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Full text of "Annuaire historique universel, ou, Histoire politique"

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ertbyGOOgIC 



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t. m 



77 * -B- 



D,gn,-.^h,GOOglC 



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ANNUAIRE 

mSIORIQH DUnillSHi 

Ml 

HISTOIRE POLITIQUE 



D,Bt,,-erihyGOO^IC 



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ertbyGOOgIC 



ANNUAIRE 

msfoiuQiii DionisiL 
HISTOIRE POLITIQUE 



D,Bt,,-erihyGOO^IC 



iKPtNKRii n LrtRocurBii M Wira 



rihyGOOglC 



ANNUAIRE 

HISTOEKIIII DNIVIB^IL 

•a 

HISTOIRE POLITIQUE 

POUR 1842, 



A>M u  f p tmdict coniHuut Im »dm pablics , \nHit , note* dipIcMa- 
liqncs, papicn d'tut et tabiMUX lUtbUiiuea, finuKien, «daiUii- 
Iralirs et nécmIogHiMa ; — un ChTotilqiie offruit ht irteMMiilf let 
fbu pi^nasU, le* «um 1m fiiu célèbret, etc.; et ta nolei pour 
HTTlr i rhiiiirire det leiaKef, ta letlret et ta vli ; 

miùiU PU HM. V. ROSBNWÀLD n H. DESPKBZ , 



DE M. C. L. LESUR. 



PRIX : iff niAKCS. 



PARIS. 



THOISNISR DESPLACES. ÉDITEUR, 
BUE M L'aBBATE, h* li. 

1S45 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 




D,Bt,,-ertbyGOOglC 



TABLE CHRONOLOGIQUE 

Des ftTÉNEHENTS LES PLUS RKMABQUABLBS DE L'AHNEE 18Z|2. 



S Janvier. 


Frarcb. Commutations de pei- 






nes de Quénisset et consorts. 


'250 


Î5 — 


Portugal. Révolution chartiste. 


427 


3 Février. 


Grandb-Bretagnb. Ouverture 






du Parlement. 479,502 


9 — 


Dankmarck. Traité de com- 






merce avec la France. 


369 


10 — 


KoBW^e. Ouverture du Stor- 






ttiing. 


373 


20 — 


Grande - Bretagne. Échange 
des ratifications du traité re- 
latif à la traite ,dee noirs entre 






les quatre puisées. 


250 


21 — 


Baue. Di.isolution'des Chambres. 


353 


_ _ 


Hongrie. Création d'Une banque 






nationale. 


330 


7 Mars. 


MBCKLBBIBOURG-SGHWBRln. Mort 






du grand-duc régnant. 


364 


25 - 


8EL61QUE. Condamnation de qua- 
tre conspirateurs à la peine de 






mort. 


316 


25 Avril. 


France. jM. Humann ( mort su- 
bitement) est remplacé au mi- 
nistère des' finances par M. 






Lacave-Laplagne. 


25? 


1" Mai. 


France. Prise de possession des 






lies Marquises. 


254 


5 — 


ViLLES-AHSÊATi^BS. Incendie 






de Hambourg. 


861 


8. 


France. Accident du cfaemin de 





..i^hyGOOglC 



ri TABLE r.HRONOI<OGIQUE. 

ailla»: l?\ 

fer de Versailles (rive gaodie). 253 

11 Juin- France. Loi relative a l'établisse- 

meot de grandes lignes de che- 
min de fer. 

— — France. Clôture de la session des 

Chambres législatives. 

12 — Frahgb. Dissolution.de la Cham- 

bre des députés. 2A5 
31 — Prussb. CréatJQD des comitésdes 

étals provindaux. 343 

10 Juillet. Portugal. Ouverture de&Coilës. 435 

11 — Pats-Bas. Clâture de la session 

desÉUts. 319 

13 — France. Mort du duc d'Orléans. 256 

— — Hanovre. Prorogatiou de l'as» 

semblée générale des Étals. 3A9 
22 — Rome, ^pel fait par le saint 
Père à ropinion publique sur 
les souflrances de l'Église ca- 
tholique en Russie et en Polo- 
gne 386 
26 — France. Ouverture de la session 
extraordinaire dee Chambres 
législatives. 257 
9 Août. Grande-Bretagne. Traité con- 
clu avec les États-Unis d'Amé- 
rique- 465- 
13 — Grande -Bretaoe. GMture du 
Parlement- 

29 — Grande-Bretagne- Traité con- 

clu avec la Chine. 438 

30 — France- Loi'dft régence- 296 
4 septemb. Prossb Pose de la première 

pierre des nouveaux travaux 



ÈrtbyGOOgIC 



• TABLE CHRONOLOGIQUE. vu 

de la cathédrale de Cologpe. 33S « 

— Badb- GkUiire de la session des 

États. 36A 9» 

— SidtviB. Rérolution natioDale.-^ 

Déchéance dj^ prince Michel 
ObreDowîtz- — Élection d'A- 
lexandre - Kara - Georgçwitz- 
Czeniy. 393 126 

— NoRwÈGE. Clôture du Storthing. 375' lOl 

— Belgique. NQuvelleloi organique 

de l'instruction publique. 311 71 

— Belgique. Clôture de la session 

des Chambres législatîTes- 3iS 8S 
' octobre. GriANDB-fiRETAGKB- ÉvacuiUon 

de l'AfghaoïslaD. 446 » 

— Prusse- Mariage de la princesse 

Marie, fille du prince Guil- 
laume de PruBM), avec le prin- 
ce royal de Bavière. S31 b 

— Pats-Bas. Ouveriuredela session 

des États généraux. 311 » 

— Bavière. Inauguration du Wal- 

halla. 35S » 

— Valachib. Déposition du prince 

Alexandre Ghika- 305 1S3 

oovendti'' Pays-Bas. Coavwition et traité et H7 

de commerce avec la Belgique- 3SS » 

— Grande - Brbtaone. Fermeture 

du protocole du traité relatif k 
la traite des noirs wgné sans la 
participation de la France. 250 m 

— Bblgiqub. Ouverture de la ses- 

sion des Chambres législatives. 314 70 

— EapAOïfB- Révolte de Barcelone. 417 » 



ertbyGOOgIC 



TIU TABLE CHRONOLOGIQUE. 

14 _ Espagne. Ouverture des Cortès. 416 164 
10 — Bavière. Ouverture de l'asséniT^ 

bléedesÉtaU. S56 99 

_ — Saxe-eotale. Ouverture de i'as- 
— — semblée des ÉUts. » 97 

2t — Brésil- Cluture de la session des 

Chambres législatives. 509 il6 

S décemb. Espagne. Bombardemeut de Bar- 
celone. 420 » 
8 — ËTATS-Ums DE l'Amérique du 

NORD. Message du présideot. 504 202 



ertbyGOOgIC 



ANNUAIRE 

HISTORIQUE UNIVERSEL 

POUR 1S/Ï2. 

PREMIÈRE PARTIE. 
HISTOIRE DE FRANCE- 

CHAPITRE PREMIER. 



tut ta féjê. — OuferluN da 1i ttaioa ItgtsliUTc. — Diuours du r»l. 
— CooipMlIfani dM bnrews. — Hominth» do préfUrat de la Oiinbre 
4ei ddfaldi. — Miauilaii de l'adroM dm la CbaBibn dM pain. — 
ImUcM. — Ujounal te SiMe InduU » la barre de la CbaiAra.— 
Vala it Vadrau.— DIsctHdm de l'adreue dans la Chambre du dépuUt. 
— V«la4el'adreiae. 

L'année 1843 s'oavnit pour la France par des espérances 
toutes nouvelles de tranquillité. A l'extérieur , une poli- 
tique sage et habile , selon les uns , mais prudente jusqu'à 
la timidité , selon les autres , avait su Taire sortir une paix 
bODoraUe des craintea et des menaces dont la question 
d'Orient avait efTrayél'Europe. Un momentisolée désintérêts 
généraux du monde, la France s'était vue placée, par l'eFTet 
d'une politique qui Tut taxée d'Imprudence, dans la triste 
nécessité de prendre une attitude inquiétante pour le repos 
des aob«3 nations et le sien propre. Maintenant tout était 
ifiH. M(l. pour \M2. 1 * ' 



ÈrtbyGOOgIC 



2 HlSlt)!^ dS rRÀHCÈ.<i8^. 

rentré dans l'ordre : la paix du monde n'était plus trou- 
blée | 1*9 gnnda iiQtosices réânjBiûvtit la «numeote 
coûleiil qû^ûné crise pôtîtiqué SvÀ âd prîîvoqllér'} 1& 
relations commercialea reprenaient leur cours , et chaque 
pays s'occupait à mulUpIiêi- ced idéfAs rapides dé com- 
munication qui sont destiDés A resserrer dans l'arenir les 
liejM des peuples «Qtre eux. . 

Quelle que tùt , au point de vue des partis , la valeur 
réelle du minbtère, il n'en était pas moins vrai qu'il avait 
replacé la France iiïs t* etiu^K 4BK)p^.dont elle n'eût 
jamais dû sortir : il n^en était pas moins vrai qu'il avait 
réparé des Taules qu'il n'avait pas commises, calmé des 
ioquiétudas qii'll n*hTait pas extiiliSfes i t-endtj Su ^iya une 
situation plus digne au dehors, et au dedans les sources 
d'une véritable prospérité. 

C'est sous l'influence favorable de c^ résultats que le 
ministère se présentait de nouveau aévâiit les Chambres 
et devant le paya. S'il ne trouvait pas partout une sympa- 
ttiifi citoiplète, au moins pouvait-il ne pas craindre dç Ioof[- 
t«v0B des eotbarr» sérieux. Vas lassitude, géeérale des 
questions politises, une epîAion publiqve unanioMliflët 
çTotOmêi «ritM lies brïminetlëS tentatWtS (]\A-Bffm^ 
et né torit '<[iiè paralyser ï'aclioh progressive des fdMi, 
un besoin ressenti par tous de se tourner vers le bien-être 
mat^el , étaient autant à^ garanties de facilités pQjfr l'ad- 
ministration. Sans doute les impatiences réformistes allaient 
se reproduire dans les discussions de la Chambre; sans 
doute allait recommencer entre les partis cette lutte oij . 
l'un exa{;ëre le progrès , comme l'autre exagère la résia- - 
tance ; mais enfin rien n'annonçait qu'il en pût rien surgir 
de dangereux pour le ministère , surtout si , par de sages 
couchions, par des lois d'intérêt général, il savait faire 
servir au bien du pays cette paix dont jl s'est fait l'apâtre. 

I>*un autre cûté, la législature, était presque arrivée à sort 
terme. La Oiambre de 1839 se réunissait une fois encore^ 

r,|i,. .i.,Gt)0^lc 



SESSION LÉGlSLATire. (Oucmire.) ^ 

Avertie As sa dissolutioD prochaine. Qu'avait-elle Tail Jua- 

qa^Ioi^ Sa Téritablement utile, et quel grand résultat tnar- 
4beHût ÏDQ ittjsage? Née d'une coalition, elle s'^tt d^boiâ 
^éâiiblement ïiVancée & travers les obslacl&s que toute coa- 
fi^DO apporté avec elle. Des transactions nécessaires, des 
idibîiâAt^tioDS successiTes, mal affermies et partant Inré- 
Êoodtis, riâ)sence d'unité dans la direction des affaires, les 
complncâtions eitérieures et le malaise intérieur qui en 
•vtit été la sotte, toat cela avait rendu Jusqu'alors impos- 
UHa à la Ghamtitre la réalisation des réformes et l'accom- 
lAfelfeineilt 'âeS progrès matériels. Aujourd'hui, quel que fût 
le sfst&ineda calnnet pré^dé par M. Guizot, ce cabinet 
tJrésonttit des garanties do durée, d'unité dans les vues, de 
facilités dans l'application. tTétait pour la Chambre une 
bëcasioa première et dernière de prendre on rang honorable 
dans T1^irtoi^e des législatures. 
CeA Uaos ces circonstances que les Chambres se réii- 

La iwMon léjgislative fut ouverte le 27 décembre 1^41. ÏÀ 
discours tvyal se tintdans 1^ généralités; rapide elconve- 
ïdAle, suivant les uns, insignifiant, suivant les antres. Tob- 
ymra eet-^ que le ministère qui Tavait dicté semblait aVoit 
I«i8 i tAcHe de ne point s^engager : les débats de l'adresse 
ViendraieiA assez W. ramener deb discussions quelquefois 
dangereuses, souvent stériles- Sans entrer dans lesconsidé- 
talions de parti, on peut dire que le cabinet, en travaillant i 
in propre conservation, éù cherchant à assui^r son eiistenCe, 
servait encore tes intérêts bien entendus du pays, ptinr qui 
la stabilité du fÀuvoir est te plus t)rëcieux des biens et la 
première condition du dévelûppément de son bien-être et 
de sa liberté : cette stabilité àhiètie d'ailleurs cet autre ré- 
Boltift, qn'îl place même léb adversaires du pouvoir en pré- 
sence d'nn système suivï, et partant tilos facilement appré- 
ciable- On se bornait donic b sfiiHHidèr la conclusion du'tr'ait'é 
deb 4étnrita , et la rédaction des ctitifs^ publiques qui en 

, . .i:,Google 



h Histoire de fbance (1842). 

avaient été lasuile : ta présenlaljon d'un projet de ItûpODrli 
créalîoa d'ua vaste système de chemJDs de fer, l'ouverture 
des négociations ayant pour but d'étendre dos relations com- 
merciales et d'où vriraux produits de notre sol et de nos arts 
de nouveaux débouchés ; quelques mois sur l'Algérie \ sur 
des lois de finances; une courte allusion aux troublesi exci- 
tés par l'opération du recGDsemeDt et un appel au concours 
des Cbambres terminaient le discours de la Couronne- 
Dés le lendemain les Chambres procédèrentà l'organisation 
de leurs bureaux» et dans ces travaux préliminaires, le parti 
conservateur remporta presque sur tous les points. Dans 
la Chambre des députés un fait remarquable se produisit au 
sujet de la nomination du président. Les conservateurs se 
divisèrent; les uns, ceux qui constituent le centre pur, 
portant leurs voles sur M. Sanzet ; les autres, ceux que l'on 
est convenu d'appeler conservateurs progressifs, mettant 
en avant l'homme qui semblait représenter cette fraction, 
M. de Lamartine. Le ministère qui voulait se ménager 
l'appoi de MM- Passy et Dufaure, amis politiques de 
M. Sauzet, se prononça pour la candidature du pré«dent de 
la dernière session et lui assura le succès ; M. de Lamartine 
n'en resta pas moins dans te parti conservateur : peut-être ce- 
pendant sa foi politique chancela-t-elle dès ce jour en pré- 
sence de la répulsion qu'il vit se manifester contre ses idées 
de progrès et de la déGance qu'on lui témoigna. 

11 Janvier. — Le projet d'adresse dé la Chambre des pairs 
était l'expression d'une adhésion complète à la politique du 
Cabinet, et il ne devait rencontrer qu'une faible opposition. 
H. de la Uoskova le combattit en cequitonchait la politique 
extérieure : il n'approuvait point la convention du lîjuillet; il 
pensait que la cessation de l'isolement armé; que notre ren- 
trée dans le concert européen n'avaient pas été accomplis 
aux conditions convenues entre le ministère et lesChambres, 
et que le parlement ne pouvait y souscrire sans tomber 
dans une contradiction manifïiste. Par ce traité du 13 juil- 



ertbyGOOglC 



SESSION LEGISLATIVE. {JdresK.) 5 

let,U France n'avait rien obtenu en dédommagements maté- 
riels, rien en réparations morales \ il n'ajoutait rien i la sé- 
etirité de la France ni k celle de la Turquie. En aliénant 
notre liberté d'action, il obligeait le gouvernement par voie 
de conséquence à régler notre conduite sur celle de nos 
alliés quelsqueTussentlesincidenlsqui pourraient aui^ir en 
Orient ; il ne répondait à aucun de nos griefs et ne cicatrisa 
de nos blessures. 

M. de Boissy vint ensuite : il annonça qu'il allait voter en 
£iTeurdupA>jet,enseréservanttoutefoi8d'appuyerlc8amco- 
déments qui pourraient donner plus de couleur â l'adresse. 
Laissant de côté les afTaires d'Orient, il parla de nos rap> 
ports avec la RussiCi du droit de visite et de l'Espagne j et 
sar tons ces points critiqua la conduite du ministère; l'Al- 
gérie et la situation intérieure du pays furent paiement 
l'objet de son examen. Quelques-unes des paroles de l'ora- 
teur durent être retranchées par lui-même deson discours.— 
n avait dit qu'une partie de la classe qui ne possède pas, 
est en conspiration permanente ctmlre le gouvernement: 
le président censura ces expressions. L'orateui- avait égale- 
ment qualiflé le régent d'Espagne de bourreau : le ministre 
des affaires étrangères lui demanda la suppression de cette 
qualification injurieuse. 

Ce .discoure valut à l'orateur de sévères leçons de 
de la part de la presse ; leçons qui, on le verra bientôt, de- 
Taient être expiées par l'un de ses oi^anes. 

M. de Monlalembert occupa latribuneaprèsM. deBoissy : 
il attaqua le projetd'adresse, non qu'il désapprouvât cedocu- 
ment dans son entier : mais parce que la première phrase 
semblait exprimer un sentiment de satisfaction dont l'orateur 
n'était nullement animé, et parceque la demi^ phrase en- 
visageait l'avenir de notre politique avec une sécurité qu'ii 
ne pouvait partager, il cherchait en vain dans la convention 
du 13 juillet une condition satisRiisante pour l'honneur et 
pour la puissance du paya : —Pas un mot snr la Syrie, sur 

,Gtx)glc 



« HISTOUUS DB FRANCE {lUi). 

Iç maintien de notre ancienne position dBQSce^coQtréesjpaïf 
un niot pour les populations chrétiennes noa-seutepieot 4^ 
cette partie de l'empire ottoman, mais pour celtes 4^ toutes 
. les autres provinces de cet eaipire, où ces populations sont 
opprimées et où elles tournent leurs regards et leurs cœor^ 
vers nous.(i£t, continuait l'orateur dansTeffusiondesafien- 
sée religieuse, si nousélions rentrés dans le concert européen 
avec cette belle et noblemission de protéger les peuples chré- 
tiens de l'Orient, c'eût été vraiment li une oeuvre grande et 
■réparatrice, dont le pouvoir et le pays auraient k l'euvieis^ 
féliciter. » — L'orateur ne voyait dans la convention des dé-, 
troits, autre diose qu'un renouvellement du fameux traita 
d'Unkiar-Skelessi. En effet, on y stipulait comme si la Rus- 
sie n'était pas maltresse de la mer Noire, et par conséquent 
du Bosphore :oo s'interdisait la' faculté d'aller voir ca 
qu'elle y faisait^ on lui livrait aveuglément les câtoadeCir- 
cassie et les bouches du Danube. — L'Angleterre n'ï ga- 
gnait rien ; l'Allemagne y perdait la libre disposition di^ 
Danube, cette grande artère de sa vie commerciale et pc^i- 
tiquQ i la France y laissait les derniers restes de aon crédit 
en Orient : 



• Je ne pnii voir dans ettte conTcnUon que l'inbilion , kgIod dioî i 
iunAt recjTclUble , d'ippocer encore noe foU te nom de li Fnmce parmi 
cetn de ttt anodes pulsuncH , où l'on n'a pai eocora IrenTé m aBl tfè- 
Cère : J'y i>oU le sam mli à celle déplorable polUique qil piMde A«p«l« 
dU •«<« anatre sjsltme e&Urienr; qnt ■ Tait du détlin de notre gn^dear 
c( do l'aDDulation de notre influence, un lieu common de la poliliq^ 
européenne. 

• Cesysitme, je l'ai tonjonrs attaqué, et je pentsteft l'attaquer eneere, 
Il n'j ■ ptua bMotn d'aHleu» de loBgi dUcoort fouT le joger : in Mt IMI 
aflflll. 

• Je d40e M. le miolstra des al^im éirangiru de se lercr 4uu çet|e 
CDceinle on dans une autre assemblée, et de nommer une nalien qneleonqae 

. de l'Europe sur laquelle la France piilase compter, grande on petite, pol^ 
unie on faible : je le défle de nommer dni le moAde bb pei^ qui séu 
poire ftn\, qol compte sur doub, A qui ne» imptrioni, xril 4e la ciïiîflle, 



i:,Gt)t>'^le 



SÇ9SI0N U6ÇÏ5MTÏT?< {Adre«e.) 

Rril de la oratlance : J'ai beau rcloanwr loutca la pages dci a 
fàttit, pj ACfdM n *ihi «mnllualH» pareOh. ■ 



Sbls fl était un reproche ptus grave que l'on poorait 
adresKt A cette politique ris-à-vis de l'étranger : c*étaitle re- 
proche d'aRhibllr la force conservatrice au gouvernement 
contre ses ennemis. Si l'orateur était partisan d'une sortn de 
mouvement à l'extérieur, il était aussi partisan, et partisan 
tri»aKtaiit do la réoMancei l'iatirieur. A U tuq de cer- 
•■ms déMwdrea inMrieura (événemenla (le Totiloiia», &n- 
mont , etc. ), H lui paraissait impossible de ne pas erohv 
que l'état social ^a pa^s était en proie au plus grave danger. 
A l«tilKrté^eUprease,ipeuprésilliiuil^,g«raDti£dure«te 
ptr DOt km el par nos mœurs, était ¥0nu se jiHDdre, satao 
IViratsar, la Nbérté de l'émante garantie parla âéplor*ble in- 
dulgence du Jary. «Ceattrop de ces deux libertés aJoi|lait 
U- de Ktootaûiaiberl; i ç'eQestbiena^zd'uQe8ifittte.>il|j|e- 
l«t<n«Htd an «auiMl'cûl sur lacMiduita dM parti». Tott(«o 
aeMBfoDdintpas«v«G l«8 ennenmaeliariiésdaVordrepooiBl 
' ^ns les hommes de la gauche et tous eenx de ta droite, il 
croïwt pouvqir les accuser de ne laisser trop souvçnt aveu- 
^er iVJï ta rdle qu'on teuc prétait de Qe RU av^Lr ï^ «D|t- 
rif» de dtasTOUer stdSaammeat ceax ^ui a» aprvail de 
finir nom, de leur» actes, poor leur fùn porter la respon- 
saUlité des malheurs que Ton espérait attirer sur le pa^fs. 

Une portion du parti légitimiste lui paraissait surtout 
coupable : user des iHeiifaits de l'ordre el de l'autorité, en les 
MînAat ehoqne joar, profiterde'toutesiKMMtf» M detous 
DOS Mioeâs en travaillani à tooles nos déftitWr M aervlf des 
conquêtes de laliberté doiit on a loi^oiM M r««aMi», pour 
hlre ero^ aa paysqil'il est soas le joug da dnpotisfAe el 
de !■ Bpt4i«tio(>, telle Mail bdz yeux de M. de MoRtahm- 
teMla taClii)tM de ce parti : k Je cherche en vaht dan» l'his- 
toire, «ontiRuaH-il, l'exemple d^ne politique aussi indigne 
et d*aMtanWfalHéans9if]xgrante. s 



ÈrtbyGOOgIC 



8 HISTOIRE U£ FRANCE {1U2). 

L'orateur s'élenit avec non moinsde vincit écontreaosyt- 
tàoie d'insulte continuelle, de calomnies odieuses, spécialo- 
ment organisé contre ceux qui refusent d'être les complket 
passifs ou actirs des ennemis de l'ordre social et du gouver^ 
nement établi : être ennemi du gouTernement, est une es> 
péce de carrière pour la jeunesse, une professitHi libérale î 



> D'o& vltBt na Alt >odal idlmni CMlnln t la MUn , MJ* dnl 
aiSan tdloMDtNDlnlniiMilecuitécMctilidii gnrahiadar Ce se 
^rali, CD vérité, uoe gMBdc plUé de toIt de gnads potlUqtm le ^iirer 
qn'ei a4iolgn>Dt * 1* H^ éleelorale quelque* DoUlra et qoelqim eToàla 
deplDi, ea eiclotnt quelques procurearegéoérinx de II Chambre élKUn, 
«I ea Temp1*(«Dl qaelquet-uns dei minbtret qui Mit li deiut set par 
d'antre! MtabimésparleiBeiitaint, le nul lera déndaé oa ceuMënMa- 
iwatdiiriBBéiiecrQli, Bol, qoe licamedeceauileetbniicoappliKbnt 
A bciiMuiip plu bal que d»i cette petite iptière de préteadnn rébmei 
et de boalevertmienli mlnblérieli. — Pluibant! parce que l'abieiKt d'una 
nonlllé lupérUare, l'ibseiKe de grandi caradtrex baséi inr d'antre* Um- 
deneab qne lar let pauloai polltiquei, tar lei dlieusiloiii qttoUdleoMi, 
lar kl petUea gaerrea périedlqaei ealre l«i hwamei du pmnota', eit aw 
caBH iRcoalttlabled'laflmtUpotir le paya. Qwnd je parte d'âne nonltu 
sopdrieare, nna «atenda bien que le D'aï paa la prétenlloa de deaceadre 
dam ta Tie privée ; Birii je regrette dsoi itaa bemaMi publlei l'abaeBtc 
rtdble de cei prlacipea stipArienrs, saicréi, innorleli, aau leaqaeb II n'eu 
peiat de grandenr réelle-paar le* Indlridni et pour lea paaplai. BeaaBaap 
platbaj! parce qail m braH de ^i en plat daai notre. paji «ne MaMa 
■artraan.diMited'éaergle.dceeBfage, demépria de la Tie, et qalae 
mit i rtea, qai a'aiiH riea, et qni lartogl ne reipeete riea. ■ 



M. de Montilembert vofiit la cause du nul dana Tib- 
sencfl de toute croyance religieuse et dans le monopole de 
l'instruction exercé par l'université, 

H. yillemain répondit que lors de la fondation de l'uni- 
vereité en 1808, ce fut précisément l'esprit monarchique et 
religieux, dana ' ce qu'il a de plus élevé, qui accueillit cette 
création comme une espérance et un appui pour la aooiélé, 
et qu'elle marqua, en effet, un reloar et un progrés T«rs 
tes plus aaiBei. 



ÈrtbyGOOgIC 



SESSION LEGISLATIVE. [Adreist.) 9 

Gela est vrai, répliqua M. de Monlaletnbert; mais alors 
eliea bien mal rempli sa mission ; car il n*y a pas de pays 
où les âémeats religieux et monarchiques soient plus rares 
qu'eo France. 

M. Yillemain repritque.le préopinant ne devait pas géné- 
nUiar les torts dont il se plaignait, et qu'il devait, au con- 
tnire, reconnaître que dans cette sociétéoù la puissance du * 
nul s'est tn^ développée, la puissance du bien s'est déve- 
lon)ée cent fois plus encore, et que c'est par là que l'ordre 
exiiteet se fortifie. 

Deux orateurs forent encore entendus dans la même 
séaoce. M. d'Alton-Sbée en faveur du projet. M- de Biêzé 
éua le sens opposé. Le premier de ces deux orateurs ap- 
prouvait sans restriction la convention du 13 juillet, qui 
nous a permis de rentrer dans le concert européen, de re- 
noncer à l'isolement, de travailler à mettre de l'ordre dans 
DOS finanèes, de désarmer. Le second, après, un rapide 
eoop-d'œil sur l'Espagne, qu'il envisageait du poidt de vue 
oà il s'était placé les années précédentes, critiquait vive- 
ment le traité de juillet- Il pensait, du reste, que l'issue de 
la question espagnole serait encore plus fatale à la France 
que le règlement opéré sans elle des alTaires d'Orien^i 
noire exclusion du traité du 15 juillet nous avait fait perdnt 
les aranlages futurs réservés à ceux qui ^ avaient pris 
part; l'isolement dans lequel ce traité nous avait placé 
en noQs enlevant le pouvoir de rétablir dans la Pénin- 
sule UD gouvernement qui nous offrait des garanties 
d'ordre et une alliance durable , enlevait à la France la 
position qui l'avait faite la plus puissante monarchie du 



13 Janvier- — Le ministre des affaires étrangères ne 
s'expliqua point sur les négociations pendantes eqtre le 
gonvemement français et le gouvernement espagnol; mais 
il répondit aux observations présralées par M. de Bi-ézé : 
Legouvemementfrançais avait vu avec plaisir le * 

L.JU. A:,G00g\C 



«0 HISTOIRE DE FHANCE (1842). 

BeifHra, parce qu'il annonçait le terme d'uoe guerre 
civile en Espagne. Une autre guerre civile avait paru 
sur le point de recommencer : des bruits avaient été ré- 
pandus sur la partque le gouvernement du roi y aurait prise: 
ces bruits étaient dénués de tout fondement. Dans cette oè- 
cssioQ, comme dans toutes les- autres, le gouvernement 
avait agi envers l'Espagne dans la seule pensée d'aider' 
au rétablissement de l'ordre et A la pacification générale ife 
cepày-sUne seule des demandesdu cabinet etpa^ol, celle 
qui avait rapport A la reine Christine avait été k l'instant et 
positivement réHisée. Une antre considération avait encore 
contribué A diriger la condvite du gouvernement : c'est que, 
ne prétendant poîDt à exercer en Espagne une induenee 
exclusive, ilaaussi la prétention qu'aucune inHùence exclu- 
sive n'y soit exercée aux dépens de la France et contre la 
Fi'ance. La politique de Louis XIV et de Napoléon, quant à 
rEspagne,n'est plusla politique àsuivre. 

Quant aux affoires d'Orient, elles étaient dans une 
situation bien différente de celles oà elles se trouvaient 
en 1840. En effet, en quel état était à cette époque la ques- 
tion d'Egypte? le pacha chassé de Syrie, sa déchéance pro- 
noncée, son existence en l^yple menacée. Au contraire, '«a 
moment où parlait le ministre, le pacha était en Egypte ; 
son existence n'était plus contestée par personne i elle était 
consacrée par la Porte ; non pas garantie, mais re<Jonnue, 
approuvée par les grandes puissances. 

De même à Constantinoplej an 24octobre,'tout étafldabs 
hncerfitude. Dëpuisonafait passer la clAlure do détroit dans 
le droit public européen*, principe qui est un gage de sécurité 
pour l'empire ottoman et pour la paix, de l'Europe. Bi àce 
principe on substituait par la pensée celui de l'ouverture, 
à l'instant Ton voyait la Russie sans cesse inquiète 
dans ia mer Noire, inquiète de voir entre les mains de tdut 
le monde, comme le disait l'empereur Alexandre, la clefâesa 
maison. On voyait la Porte uns cesse menacée, compromise 



D,gt,,-.rihyGOOglC 



SESSION LËGISUTITE. {Adrtue.) U 

pir le p«9sai^ coatiniiel des marines militaires eDropéenoes 
autr^ier^ de 1« mer de It^armara et las deii:( détroit^. 
1 i'eqipire ottomao n'aurait pas un momeut de sécurité, j 
rSurope serait sans ce^ dt^ns la crainte de voir la pa)f 
traaUéepv^esteotativescontrecetempire. D'ailleurs, cette. 
eoQTeotioo atteint un autre but bien autrement importaiii \ 
elle tait passer la f urquie elle-mfinifl, rinviolabililé - des 
droits souveraina du sultan, le repos de l'empire ottoman, 
dans le droit public européen. 

Dus quel é^t §s trouvait i son toi^r Iq France «u 29 ocr 
tobre? D'abord la gnerre imqgédiate, un armement conet- 
4£nble, une siluatioD qui présentait toujours les apparepces 
r^rolutioTipatres, fosuite la paix armée, l'isolement de la 
Fnuce. UBO situation pesante et périlleuse. Par la convcn-r 
Ikm du 13 juillet, l'isolement cesse, la bonne intelliT 
gBOce est oIScielleiDent rétablie et proclamée entre toutes 
eipgissances de l'Europe. Déjà une réduction copsidérable 
t«t opérée dans les c^arKes(}up4][s. Or, par quelle voie cet 
iUt àf) cboses avi|it-il été «mené? La France, avait-elle été 
■U-4evaRt de l'Europç? Jftta; elle di( simplement qu'elle 
ne vouait entendre parler de rien ti^nt que la question 
toTCo-égyptienne ne serait pas terminée, tant que l'exiq- 
tçoce d^ pacha pe serait p4\s réellement réglée \ ellç dit, en 
putre, ^u'eUfl oe pouvait, en aucun cas, adhérer au traité 
du 15 Juillet. 

lOn est renu an devant de nous, «ontiquait Iq mini^trç: 
lailuestion égyptienne est réellement tçrminée -, on ne nous 
■ demandé aucun sacrifice j on ne nous f pas demandé 
4't(^érer au traité du là iuillet- Sur notre demande, on a 
çhtfi^dans les ^ctes qu'on noiis proposait, toutes les e'pres- 
ùonq qui pouvaient impliquer une ft^iésiion quelcqnque A 
ca traité. La question ainsi po^> la France pouvait-elle r^ 
fiuer de rentrer en bopne intelligence avec l'Europe, lors- 
qa'elle n'avait pas jugé A propos de fnii^ la ^uerrç pour 
l'exécution de ce traité p » 

D,gt,,-ertbyGOOglC 



12 IllSTOIKE DE fKANCE (ilj&2). 

Cependant le ministre pensait que la France avait essuyé 
un échec en1840. La Frances'était trompée sur deus cboses: 
sur L'importance de l'intérêt qu'elle avait dans l'établissement 
égyptien, et sur la force de cet établissement ; sous l'empire 
de cette double erreur qui avait été l'erreurde tout le monde, 
la France avait poussé cette question outre mesure au-delà 
des limites de la bonne politique. L'Angleterre, elle aussi, 
s'était trompée eu sacrifiant la grande politique k la petite, 
l'amitié de la France au mince avantage de voir quelques 
districts de la Syrie passer quelques années plus tdt de la do- 
mination d'un vieillard k celle d'un enrant. L'Autriche et la 
Prusse avaient commis une faute en n'arrêtant pas, comme 
elle pouvaient le faire, la question dans son origine, en eqi- 
péchant qu'on mit en péril le repos et l'avenir de l'Europe. La 
Russie avait eu aussi son erreur et sa faute: elle avait sa- 
crifié ses intérêts essentiels et permanents en Orient k des 
impressions superGcielles et passagères ^ elle avait sacrifié 
sa politique d'état à ce qui n'était pas de la politique; mais 
grâce au refus opiniâtre de la France de s'associer au traité 
du 15 juillet, un grand enseignement est sorti de ces er- 
reurs : on a vu que l'on ne pouvait sans embarras, sans 
périls, se passer de la présence et de l'action de la France. 
M. Guizot aborda ensuite une autre face de cette question : 
il crutdevoir donner i la Chambre quelques éclaircissements 
sur la politique du Cabinet i l'égard des chrétiens d'Orient. 
11 déclara positivement que le Cabinet ne poussait point aux 
mouvements insurrectionnelsqui se manifestaient darïsrem- 
. pire ottoman; il ne lesapprouvaitpas; il ne les encourageait 
pas, étant persuadé que tout démembrement, même partiel 
dans l'empire, pouvait avoir des conséquences immenses ; 
maie en revanche il travaillait k bien convaincre l'empire 
ottoman lui-même que son plus grand danger provenait des 
insurrections intérieures, et que les insurrections chré- 
tiennes sont le véritable mal qui le ronge, elqu'il n'y a qu'un 
moyen d'y échapper, c'est de faire aux populations chré- 

, . .i.,GtK)i^lc 



SESSION LEGISLATIVE. {Adresse.) 13 

liâmes un meiUear sort, de changer leur conditJoD et de 
rimélioror (1). 



Cl) Voïd É M mid nu d^pkbe de M. Goliol, m date da 13 décembre 
IHl, Cl toBUDoniquée riix ^i]dp*lM coan de l'EuroiM : 

• Kflu iouBa mppéf dB danger des UMXialfME propagnnitlei ftimëM 
lOBHeMderoBnCBieeicileruiieiii del'«n>pinotURBn le wiUrement 
1m ptpablioM cbréUeuin; oudi a ftnit, i neira itU, une grave et pMI- 
kue oTCBr qn» de Toir dus cea «uoeiadoDg l'unique on nifane la priod- 
fik cme du nwnfement qui agile l'Orient. L'aRkiblisMinent graduel de 
bfdMBW MbMUMM pouTait HUnqner de rérelllwlMetpéTaïKctdei 
àiiOM otfaalan M de ntàta im» leur etprit dei poHAea d'aOraicfeU- 
■«■I et d'iad/yeadnMe; enhardii pu le tuccto de l'intnrrœtiMi grandie, 
Imnnt daw la tendance géndrale dci idées du iiidt, el dani lei dUpoei- 
liM de l'opinion publique en Europe , dei eqeou rage menti quil n'était in 
iniralr de personne de leur enlerer, on 1h eût ia% protubiement M livrer 
H'indaâeuM tat*ti*<t poor reconvrer leur liberté, qnind mlaifl la 
Mènle dn gmremeauDt oUotoui d't edt doDud aucnn prélule. Halbrn- 
HooMt, tel prétestet, on poniTall dire cet ligilimei eicuiei , n'ont pat 
■■«■<. 

• Dw CM demie» len^n tnrlout, la Porte l'etl trop hutcuI montrée 
i^àMUe % tootrir lea ni)cts de relte protection qm tonititoe le titre 
fU|al des ipwTenKffieoti eipiblet de l'exercer. La korrenn dont li 
l'dt*'!* a dtd rdeemment le tbrttre, cEltea qui déiolent, en ce moment, la 
nwipe da Liban, ne roumît&eitt que de trop Justet gtiets à dei popula- 
'iB ^1 peu latiAUei de leur litualloB habilnelle. Que de eonpablcs 
mWIm, qBOdetinlrignai rdTolDtionnalreïdiercbenlet réuidnentpar- 
Uiii'tBparer de eu légUlmea nuicontenlemeota, pour leifatre concourir 
^''•AnK.pnileUdeboaleTerMmeDtetd'uurcbi<, rien n'eit plui eerlain. 
Cm ■ devoir de lojauté, comme un acte de ugeue, pour.lu puluancei 
Ite de laforle, da trarilller i faire éclMuer cet projeta. Hait le meilleur, 
■MMlfcloMiil noren d'y rduuir, c'est d'enlever aui igUaleurs leurs 
naka plupidiMnlu, c'est-à-dire de snnslraire les ebrétlena orleotaoi 
* n» Wén* l e oppression sont laquelle Os gënlstCDl. Qu'ils cessent d'être 
■> pnie i lautet sorte* d'IntquUés el de nûifres qu'ils voient leur condition^ 
t'ufiitrw graduellement par des foiei r^oliCres et paciOquet, ils seroDt 
^Mioi enclins àpoursutvre leur but i travers les chance* terribles des 
'^ulleu, et les intrigues aDsrdutqoes perdront leur principal mo^eo de 
*ttll. Qadqne difBdle que puisie être une telle entreprise, elle n'est pu, 
■*<■• le mjm, an-deuns des foras des puissances alliées de l'enipire 



ÈrtbyGOOgIC 



U HtSTOnΠDE FRANCE (18&3}. 

La chambre passa bientôt i l'examen des articles: etleenr 
registra l'aineadement annuel de M. d'HarconH, èû faveur 
de la Polc^e opprimée. 

Ensuite, elle ne s'arrêta sérieusement due sur les allusions 
de la presse, "aux négociations commerciales qui aval^ut 
Uflu entra la France et la B^i^ue. M: 4e ficùssy réclama 
|fs«r tés fcifmfrançaisœ. Aprètfloi^ BS. d'ArgMt {trenoiifa ' 
Un suDstantiel distobrs, AbouUssdàlàlrit Mêffi'eè (^btoitiein-. 

tla incident imprévu înlerrom'pil eb cet endroit lA 'discâ^- 

~ H. daDiWiutdemvndat «eafoméraBot i ite^. UdelA 
RH flii 2% Mars 1822, h porte» une rédMnatlDti àmâat ta 
Ëhambré. tTa jiAiriiâl, organe avoué d'bne TTàctïiïb de la 
louche dynastique, et qui avait été l'un des appuis Au minis- 
tère 4ttl"'aiar8<: le iSMei», avait parlé en termes qui pon- 
nieM pantin {wacoovëi^tes d» Hc prtpéd w ila aéaBce aie 
tftidhàib«reâes^àirs, ëteii partStiaiier Uà àiacout^ de «. du, 
Boissy : la personne mêoie de plusieurs membres était péli 
ménagée dans cet article. AI. de Dausaiit f voyait .ei>corB a Ja 
■égatioii la ^lus éviâeete 4x6 droitsda la Gbandjva » U de- 



b (^"«IIM ï'ifccofdtnit à liri «otneUter , eh Itttat Wn iMpiAtMit dirt- 
tiéniiM UQBriiù k ym lotorïU, «m {Mltll^afc fliA JtitAe, )Mi pi4f«jf ri«e, 
tÂM ëner^qoe; 'il foarft ftie tia etl^H Mienl «MM^VfH MÎKadN»; 
nin TïsnTti, wM u^èr«^t>«l*t^ > *"" klWitM de tei drnMBEMett <^fo>> 
qu«B qui trop mTCBlBlYMIbsetil aupris dti HiiMftttàmikVtAfc 4tlVa- 
Topè, cDltinanl rôupçointr dM JisMnltftMDtS, H ekt1#riiflt i'aiféttt qtilk 
BÏrobt enteiidi», «tu'ib porteront a^ehreiiK Ifutls, qiiele twaT«îr<dhM1bfr, 
«CTnuUKtrriÀtpoarsMtuJrts. M rMArmln péat-lbagtëAiipk «ttMP^Dt 
qae let Ctimplots -des socFéiCs prJjpBgmdïMts édbail«nHtt liMnMàMUt. t9t 
va sninit imc antre mirdbe, si Ici pnt^teBtM, )ltiii|i)M)eiil tMiUbfilMi'dM 
htUqnn dirlgtHs cbtilrt Te pnaTblr dn lAIbn, tiéglfeAlttil dfe Mre dlsfa- 
rMtrt )'es causfes qiri rbnl là gravité de c^ MtlB^iH» i!l 1& tyniiitat nJHHdieBt 
ibngereâses, tm pedl prMiré qofe <xs pnlssrfAtiï i^ VÀmïlrMeat pél dIÉI 
letirï «ntirt!, et ttbè toi ou tard fc ÉbilimMl «utrtttdeb-, rérrtUdeilklNKntt 
atm tel ftglme, 1Â fbrtirail de l'iMJmtiA- 1 ïd att Lible; '(K 4<i sVin 
put<lljaqiiioieaiuàl'éguddeltiGrtcedilcliLiremeDlceqalarift«mt.« 



^SSION LÉGISLATIVE. (Adreite.) 15 

iiuii,dut, eo conséquence, que legéranldu Siècle fut muidé 
i k barre du Luxemboui^. 
-M. DidKHichagB proposa de renvoyer Taftaire dertot le 
jury. 

Les précédents de la Chambra demandaient que malfré 
rbenre avancée de la séance, la Chambre délibérât sar-le- 
cbamp. 

M. Cousin ooDseilla d'ajourner la décision à la séance 
■uirante, (13 janvier), dans laquelle il prit la parole : il 
recomaiasait que l'article incriminé contenait uoe ii^re 
i la dignité de l'assumblée mais qu'il ne renferapait point 
une né^tioD de l'autorité de la Chambre. 

n croyait, d'ailleurs, qu'il y avait des motifb pour ne pas 
exiger la ré|>aratîon de cette injure : ces mottf^ c'étaient les 
services rendus par le Siicle i la cause de l'ordre et de la 
liberté; c'était la place qu'il occupait parmi les {H^nes de la - 
preae,: no simple avertissement sutlisait. M. de DaunaDt 
répondît que par cela même que Je ^i^e^ était IréSiiépiDdu, 
pu cela même qu'il affectait des couleurs dynaat^ques, il 
étiit beaucoup plus dangereux, lorsqu'il attaquait tes pou- 
vait établis : l'orateur persistait d'ailleurs à penser qu'il y 
»ùt dans ce journal, i Ut fois attaque systématique contre 
''luloiié conslitutioiuielle de la Chambre, et injure répétée 
eoTerselle. 

U proposition de M. Dubouchage, appuyée par M. de 
Bméfatrepousséeèlapresqueunanimité, etcellede M, de 
DiDnant adoptée à une très-forte majorité. 
U Chambre revint à la discussion de l'adresse. 
. M. d'Harcourt se prononça pour une union douanière avec 
1« Belgique. 

M. Charles-Dupin ajouta de nouveaux développements à 
la pensée de M. d'Argout. 
De ce dernier discours on passa bientût au scrutin secret. 
U projet d'adresse fut adopta à runanimilé looiiu une 
toix. 



■D,gn,-.rihyGOO^IC 



16 HISTOIRE DE FRANCE (18â2). 

Gomme U nature des choses et la différence des pouvoirs 
l'explique, la discussion fut plus longue et plus ardente à h 
Chambre dei députêa : le projet d'adresse lu à la tribune le 
14 janvier, ne contenait aucune parole qui ne fût entièrement 
d'accord avec la politique du ministère, en ce qui touchatit 
les faits accomplis ou la conduite à suivre. 

Le débat sur l'ensemble, qui occupa deux séances (1? et 
18 janvier), présente dans toutes ses phases un caractère i 
peu près uniforme et assez vague : d'un côté, les orateurs 
qui consacrent la convention du 13 juillet : de l'autre, ceux 
qui l'approuvent : les intérêts de la marine, la question com. 
inerciale, le recensement, la corruption électorale, les dissen- 
timents diplomatiques survenues récemment entre leCabinet 
des Tuileries et celui de Madrid, sont simplement rappelés 
comme pour mémoire; mais l'examen des articles ramena 
la Chambre sur toutes ces questions, et ailcun siijet qui eût 
trait aux intérêts actuels du pays ne fut passé sous silence. 

19 Jarmer.—Vl; Guizot prit le premier la parole sur l'ar- 
ticle 1 *'. — Il avait mis sous les yeux de la commission les 
pièces relatives aux négociations qui avaient amené la ren- 
trée de la France dans le concert européen ; il en donna une 
analyse à la Chambre .- ta connaissance des faits n'était-elle 
pas nécessaire pour en apprécier les résultats? 

A l'aide de ces dépêches, M. Guizot essayait de démon- 
trer que c'était en considéralion de la France, par le désir 
de vivre en bonne intelligence avec elle, de maintenir de 
concert avec elle la paix générale de l'Europe, que l'hérédité 
avait été accordée au pacha, que toute tentative contre lui 
en Egypte s'était arrêtée, et que le but réel de la note du 
8 octobre avait été atteint par l'influence et sans menace : 
une fois l'hérédité accordée et ta question d'Egypte terminée, 
alors avait commencé à se manifester à I..ondres de la part 
des puissances, le désir de rentrer officiellement en bons 
rapports avec la France, on avait commencé è faire des bu- 
verturps au Cabinet français : la France s'était refiisée à 



ertbyGOOgIC 



SESSION IÉGISLATITE. (Adrem.) ' 47 

mtrer en négçoiations araot qae la question égyptienne fût 
i^dlement terminée. Elle ne l'était pas par le Hatti-Scheriff 
du 13 février -, mais elle l'avait été par celui du S5 mai, dû à 
rinOuence de la France. Après ces événements, la France 
iDrait-elle persisté dans son isolement? Pouvait-elle se 
refuser A rentrer dans le concert européen ? La question de 
CoDstantinople seule n'était point encore résolue. Mais quel 
est le but que se propose la politique européenne i l'égard 
de ConstantinoploP N'est-ce pas depuis longtemps de sous- 
traire officreliementConstantinople à tout protectorat exclu- 
lif, d'introduire la Turquie dans le droit public européen, de 
bire en sorte que la Turquie ne apit plus le Portugal de 
la Russie ? N'est-ce pas là, ce que la France a toujours 
elle-même proclamé P Aintila France avait pu signer le traité 
du 13 juillet sans abdiquer aucune partie de sa politique, de 
son indépendance. — On s'effrayait de ces mots concert 
tvopien \ Mais cela voulait-il dire que la sainte alliance fût 
reasuscitée ? Non; ce que l'on appelait concert européen, 
« c'était simplement l'esprit de paix entre les grandes puis- 
nnces : c'était la manifestation de celte pensée commune, 
qoe si quelque grand évéoemeat survenait, avant de 
ncoorir aux chances de la guerre, on essaierait de s'en- 
teodre et de résoudre en commun la grande question politi- 
qae. —C'est à cette politique que, depuis plus de vingt ans, 
l'Earope devait la paix; c'est à cette politique, que la Grèce 
et la Belgique devaient leur existence. Jamais, ajoutait le 
miDistre, jamais de grands événements ne s'étaient ainsi 
accomplispaci&quementjrégulièrementparlaseulepuissaqce 
des négociations et du bon sens européen. — Il n'y a 
pour un pays que de trois systèmes politiques possibles : 
les alliances, l'isolement, ou l'indépendance au sein de 
U bonne intelligence. Pour les alliances intimes, M. Gui- 
zot pensait que le moment était passé : quant à la poli- 
tique d'isolement, c'était une politique transitoire, qui 
tenait néceiBairement i une position plus ou huhds criti- 

Jm. Ml. fWHf 1843. S 

:,. iii,Google 



18 BISTOnt£ f^ FBAHGE (1842). 

qpe et réTOlntionnaire : iittniVafxçpUsT qQelqaefoifi, il oe 

but pas la réduire en q^stè^e. D'ailleurs, raUiaiic« iatime 
arec l'Angleterre a pourla France rincoartoient de resserrer 
l'alliance des trois grandes puissances cpnlineptales. L'iso- 
lement a rinconvénient plus grave, encore d'amener l'al- 
liance des quatre grandes puissances. Beatait ^ooe la poli- 
tique de l'indépendance au sein de la bonne intelligence; 
c'est dans cette politique que la France était outrée le 
13 juillet; 

Le ministre desaflaires étrangères répondait en terminant* 
BU reproche fait par l'opposition à la politique de la France, 
de mauquer de dignité i il n'était pas vrai que depuis 1830, 
la France tût abaissée; elle avait débuté par l'acte d'indé- 
pendance le plus grand, le plus éclatant que Jamais un peu- 
pleeût accompli :elles'étaitiminédiatement dégagée de toute 
influence, de toute apparence d'ioQueace étrangère dans ses 
affaires intérieures et dans son gouvernement. Elle n'avait 
pas depuis, quoi qu'on en pût dire, trabi la cause des peu- 
pies : d'abord, AI. Guizot ne recoimaiasaitpas la parenté de 
toutes les révolutions avec la nôtre. Nous avions eu pour 
notre révolution des motifs I^îtimes, une nécessité actuelle 
évidente : aucun des événements qu'on appelait analogues, 
en Europe, ne s'était produit avec de tels caractères- — Il 
n'était pas vrai que nous eussions abandoané ni la Belgique, 
ni la Suisse, ni l'Espagne : nous les avions avouées et soute- 
nuesdemanîèreàles faire réussir. MaisTItalieetlaPologne? 
M. Guizot pensait qu'il était du devoir des bons citoyens 
de n'en point parler : la politique de la France à leur ^^rd, 
avaitétébonneetsage, conçuedans l'intérétdu pays, etselon 
les règles du droit des gens et de la raison : l'orateur était 
prêt à recommencer cette discussion si on [l'exigeait, mais 
il ne la croyait bonne pour personne. 

Ce discours se terminait par ces paroles : 

' ■ Nous MsbMM en Ht\U i un Mnitge areuglcintDl : par Due bonne 
for lune rai r, uDusionunM appeUiàpriMpérer, iiMiiiiMurcr, àgnodlr 

, . .i.,Gtx)i^lc 



1 Ipiw • Kw«te pw I« ndw TéplUnt rt nuslM, pir la rav«a (Vf 
IroU, pw Tordra, pirUpaix; el oa l'ra plaiat, on «'en ^égotlle, oi tm)- 
dnit BOH ranKDer du» Im i>aiu de la poUtiqnfl agreutve et belliqueuatl 
Ak! Hcnkiin, c'est niconaattra louUt lei coOdilloi» aclucllei de U gm- 
dmctéerMlMMe : dtBsréU(>cbMld«l'biirap«, c'ait tHMiàMtt k 
lifillHpB ImqnflM •! t^pdUre. edt ptiàiéatm an miiitkn de Mm 
iM Mirtu rigalier» ti ftà&ipiti, vwlagnudeorciriBllDeiiccMjsl atl*- 
(Uî, aaari bicD que la praapérit^ iDtérieore des DalloDi. ïlenoiu délouraez 
m le cette raie pour nom faire marcfaer vers nu abîme ea nous tratnant 

> Je ttii plu : c^eM BéooDBrfln dg*Mil te «nMe p«Mée, U PM*^ 
■AMte4elarnH»MilTaa.Ce qae TonUt cette pâmée, c'âait, d'une 
pti, le gmmneiBeiU libre, do l'anlre, le déTeloppemeot padSqne de la 
ôfifiialioB eén^rale : ToUà qnel était l'iDsIinct natioiial, le tgeu, et ce qu'on 
iipTc M h Tète de U France en 1789. Le régime réiolnUonn^K, le régime 
^Hd, lee éenvaimU da h propagaaieeldeta caDqntte.taldlddes 
tt/att^é ■atureUta , iiéritables , auit des désistions réeUes de oeUe 
fmàt pitmilÎTe el proDiDde. Sb Hessienra! nou y ramenons la France : 
«il, Boni entendons mieux que TOUS te TériUbleTœn denospéret; nous 
(Mme* plus fidèles qnevonst leur tnlime pensée pollliqne; paix e( liberté, 
CAiât 11 Icnr nen ; c'était là le fond 4e loales lenrs erojaoces, soniwnt 
a?(igto, iK^driantéM, anis slaolreaet UenreiUwlea ponrlIiuMdlé 



M. DaT«rgier de Hiuraone preiuBt, ctHnmele minittre, 
Il question exténenre à i'vriaametÀ du 30 octobre, répoa- 
éi que d'nne part, 16 Csbinat avait trouvé U eeswn 4e 
Iti^édilé du pacha toutebito, et que d'aitfra part, U ; «Tait 
poBGibilité, cbancfl d'oUenir use coDceaiion. ^ négacia- 
liaps avaiaDt abouti au HaUi-Scbenff du 26 mai; outia mm 
ciniteDail ceUatti-Scberiff P Uiui:laiiBequi>àctwi|uev<KSi|iCB, 
raotet en questioD le sort du paoba ; paie use autre tilauae 
VU après «rtûr intpoai au paciia du mnditoiUTeeQnDues 
taexécntables, «toute, que riuezéeittioii d'uoe Mule 4« ces 
eonditiMW, fiera toiidierlacoiicessiontoateeotiàre.HEtiroufi 
dites, continuait l'orateur, que vous jvez obteou .quelque 
chose de plus que le Cabinet précédent 1 Je dis moi que 
TOUS avez obtenu beaucoup moins I Je dis que tous avez 
UiiBé péiirentre vosmains l'héritage que vous avez regu. » 



i:,Gt)ot^le 



SO HISÎOnUE DE FRANCE (18&3). 

Mais da moins, le peu qae NTébémet avait olitenu, le derait- 
U & Il considérstion de la France? M. Durergier de Hau- 
raone était loia de le penser. N'était-ce pas en présence da 
Cdiinet actad qu'avait été rédigée la note du 14 novembre, 
cette note qui, avec une ai insultante inuiie, reTusait à ta 
France le droit de preadre aucune part à la négociation ég^p- 
tienne? N'étaitM:e pas en présence du Cabinet actuel quelord 
Palmerston, sûr de la paix, avait renoncé k l'idée d'une dé- 
marche collective envers la France? N'était-ce pas en pré- 
sence du Cabinet actuel qu'avaient été faits tous les actes, 
écrites toutes les dépêches qui constataientde la manière la 
plus formelle notre exclusion de la négociation? Et cette 
situation si dé[:^orable, le Cabine n'avait pas hésité k l'ac- 
cepter ! Quant aux négociations qui avaient amené la con- 
vention du détroit, M. Duvergier de Hauranno les résumait 
ainsi : Dans cette affaire chacune des puissances a eu son 
rdle : le rôle de la Russie a été d'imaginer et de conduire i 
maturité une combinaison hostile à la France j le rôle de 
l'Angleterre, une fois la combinaison adoptée, de l'exécuter, 
vivement sans hésitation et sans retard ; le râle de la Prusse 
et de l'Autriche, de paralyser et d'endormirnotreactionpar 
des ouvertures amicales, pendant que l'afTaire se faisait, ett 
une fois l'aSkire hite, de nous déterminer par qudques 
bonnes paroles à subir notre échec. 

Pour ce qui était de la convention en elle-même, l'ora- 
tear en dénonçait vivement l'insnlfisance. Ce discours peut 
d'aiUaurs' se ranimer en deux mots : l'inQuence exercée 
par la France a été nulle et les concessions dont se prévaut 
le ministère sont dérisoires. M. Duvergier terminait par des 
paroles utiles à consigner ; elles se rapportent à un fait po- 
litique dont roppoffltion et le parti doctrinaire avaient at- 
tMidu de grands résultats, la coalition. 



> n 7 ■ trote au, ta moitié de la Chambre tleelire, M. le nlnlslre drs 
■nUm éUingèret était de cette moUié, ernl qoe llnBdence et ta pi 



i.,GtK)i^lc 



SESKOH IJ^ISLATIVE. {Adreiu.) M 

it U Pmee dklaid l'dMbUsMot et l'abaiMut i difl le crnt et die la dit. 
Dnat de u prérogetive, le roi at tian ippel an ptji ; le peji doDna raison 
I otle oinnioa : U misnov npreue de U Ctumbre fiait dooe d'ioaugnrer 
tat fiditiqne piat ttrtae, plus ac^Te, plui tiardie, en un mot, de rderer 
ItatacDce cl U «nuldirellra de la France. Y i-l-il dau cetla Chubre m 
MbI ddpBld qiû oM dire que la politlqoe actuelle Ml plu fenw, plut adiTC, 
|l>s hardie fne celle da 15 «Trii'Ta-t-il un lenl député qui ow dire que 
dcpnii Irais ans rmOuence et la cooiidénUon de la France «îeol élé m 
rderul? > 

M. Dumoat (de Lot-et-Garonne), rapporteur de l'adresse, 
se chargea de discuter et de réfuter les faits avancés dans 
le discours qu'on venait d'entendre. Puisant aux mêmes 
sources que le procèdent orateur, ît arrivait à des conclu- 
sioaa entièrement opposées. It prouvait que la négocia- 
liOD était irréprochable dans son résultat, comme elle l'a- 
vait été dans son cours. La France écoutant sans empres- 
sement les propositions qui lut étaient faites de rentrer 
dans le concert européen, avait montré la réserve qui fai- 
sait U dignité de sa situation. La convention du 13 juillet 
ne pouvait pas davantage être attaquée en elle-même; car 
elle avait consacré une pensée qui fut toujours celle des 
cabinets de l'Europe occidentale, et qui est de soustraire 
l'empire d'Orient au protectorat exclusif de la Rasaîe' 
Avait-on trop [tôt fait cesser la politique de ris(dement? 
Mais la cessation de l'isolement était la condition de l'in- 
fluence delà France: elle n'eût point agi sifon avait su que, 
quoi qu'il arrivât, elle resterait toujours isolée. On con- 
soit la France isolée, quand son isolement est pour ainsi dire 
une forteresse dans laquelle elle se renfertne et inquiète 
du moins l'Europe, si elle ne la menace pas; mais quand 
U n'y a pas ni guerre ni menace de guerre, k quoi sert l'i- 
wlement ? Il inquiète le pays comme il inquiète l'Europe; 
il pèse sur nos finances; il détourne vers des armements 
inutiles des ressources enlevées aux dépoisea productives 
de U paix ; il tient dans des inquiétudes sans terme^ dans 
des agitations sans froit, l'activité de l'écrit public et l'en- 



Hyr^^hyGOOglC 



13 BKST(»RB DS FRARCt (IMS). 

Kre aux idées et aux tniTant qui roccupenl, et le repo«Bl 
tout ensemble. La cessation de risolemeot n'était pas moins 
dans les intérêts de la politique intérieure que dans ceux 
de la politique extérieure de la France. 

30 /onwr. —M. de Talmy reproduisit l'opinion qui im- 
prourait sans aucune restriction fa conduite du ministère 
depuis son avènement 

M. Thiers imprima aux débats une autre direction : il 
combattit sans trop d'amertume la politique qui avait 
succédé i la sienne, essayant du moins de faire sortir des 
événements accomplis des enseignements pour l'aveDÛr. 
H prétendait les puiser dans le fait allégué par le minis- 
tère, de la bienveillance des puissances allemandes pour la 
France et des efforts de conciliation qu'elles avaient faits 
pour rétablir le concert européen. Les parolesde l'ancien mî- 
Distre prenaient un caractère encore plus grave, en ce qu'elles 
effleuraientladilllcilequestion desalliancesison ancienne et 
célèbrecondancedanslafoianglaiseétait évanouie; il Jugeait 
laRussie l'adversaire de nos influences et de notre politique 
depuis 1830. Quant aux puissances allemandes (l'orateur 
établissait ici une distinction entre les gouvernements et les 
populations), il nepensaitpasqu'ilyeneût uneseulequioë 
regardât la France comme une ennemie tflt ou tard re- 
doutable, pour deux motifs : le premier, commun aux 
peuples et aux gouvernements, est territorial et relaUf lia 
rive gaucbeduRhin; le second particulier aux gouverno- 
mentâ : c'est le progrès de nos idées lîbéralss. u Quand Ik 
France s'agite, quand elle apparaît avec son anciennegran- 
deur, les têtes travaillent en Italie, elles travaillent sur les 
bords du Rfaln ; les demandes de constitution qui sont la 
grande difliculté dès gouvernements allemands, oul'exécu- 
ûon fidèle des constitutions consenties, toutes ces idées se 
réveillent avec d'autant plus d'ardeur, qu'il y a plus d'agita- 
tion i Paris ou plus de force, et que les peuples qui seraient 
(eiités de se soustraire au joug qui pèse sur eux, espèrent 



SSSSRm LSCISLAITTE. {AJnw.) 2t 

plu on motos, attendent plaA ou nïoins de )■ Franee. •» 
De U il résulte qae toutes les puisssitces tiontinenfales 
soot réODies contre nous : saus doute, elles ne sont point 
réanies dans le but de prendre l'iDÎtiative et de Taire la 
guerre; elles savent les dangers auxquelles elles s'expose- 
nùent ; mais elles renient dans les grandes questions, lors- 
qu'elles le peuvent sans danger de guerre, smoiodrir, anni- 
hiler l'infloenee de II France, et lui hire jouer on râle 
infàîear à ctim qu'elle a ]oué autrefois. A l'appui de son 
argumentation, M. Thiera citait les principaux érénements 
mtemationaux des dix dernières années, et il arrïTait A cette 
proposition : « Quand on a l'avantage de pouvoir se trouver 
tous réunis contre nous, on en saisit l'occasion avec emprease- 
mat. » C'est pourquoi il importe que l'on sache qoe la 
France est prête à braver tontes les extrémités poar déjouer 
ces projets. i Si toos ne le ftites pas, ajoutait M. Thiers, 
TDOS n'êtes plus la France, vous n'êtes plus une grande na- 
tion. Et plas loin ; a Non, je le dis franchement, toutes 
BHsopiniooB(et les gens qui me connaissent le savent bien), 
Kma portent pas à l'opposition (i)-, mais je suis convainen 
qnesi vous n'avez pas un jour la force d'une grande réso- 
IntiiKi, ce goareroeroent que j'aime, ce gouvernement au- 
quel je tais dévoué, aura la honte tnethçable d'être Venu au 
BMDde pour amoindrir la France.» 

Que fallait-il dès-lors penser de la conduite içs puissances 
■UeouDdes dans les affaires d'Orient? Qu'elles n'étaient 
entrées dans le b«lté de Londres que pour abaisser l'in- 
flaence de la France, et que, h^ayant poînt dlntérét per- 
sonnel dans la question, elles s'étaient retirées, non devant 
tel on tel Cabinet, mais devant les armements de la France. 
Si la France avait persévéré quelques Jours de plus, elle 
obtenait non pas une coniïession brillante, car les pul^san- 



(1}Cm pmlet npHUnt l'niUur de la rcoianiuiblc brochura La Mo- 



ertbyGOOgIC 



24 BISTOIRE D£ FRANCE (18U). 

ces iTaieot leur honoeiir à défendra, mais aa noûu des 
c(MiceBaiOD8 pliu boDorablea. Ba effet, le paoba, garduit 
rintérieur de la Syrie, de l'Egypte, la France A la tête de ses 
armées a^ociaDt, les paissances ce pouvaient rien contre 
Alep et Damas; telle était la pensée du ministère da l"mar«, 
Icvsqu'en arrivant au pouvoir, celui du 29 octobre vint 
aoDODcerque pour la Syrie on ne ferait pas la guene:aQssi, 
au lieu d'une hérédité pure et simple, avait-il (d>tenu une t^é- 
réditéillUBOire. Sans doute, ilavaitfaitanDuler quelques-unes 
des conditions que les puissances, A la faveur de sa faiblesse, 
avaient cru pouvoir imposer au pacba : mais n'avait-oo pas 
ratifié la clause qui réduit l'armée égyptienne à 18,000 bom- 
mes? Le pacba ne pouvait garder l'Egypte avec cet effectif : 
on le savait, et déjft ses troupes étaient plus du double de ce 
chiffre: Le jour où l'on jugeraitconveoable de recommencer 
la question, on aurait un moyen simple et tout trouvé. 

Quanti la convention pour la clOturedu détroit, M. Tbiera 
la regardait comme l'acte le plus nul que l'on pût faire en 
foveurde l'empire ottoman, comme un actede puérilité : elle 
étailCiite pour les Russes. En effet, uqe seule chose pourrait 
être efQcace pour le salut de l'empire, ce serait la présence 
d'une flotte anglo-française, circulant librcmentdans la Mw 
noire. Les Russes peuvent venir à CtHistantinople en trois 
jours, et le traité du iSjuillet ne protège point Constantinople, 

•I SaTci-Toai, ««ttDiudlll. TUen, ce <iul «wm l'aB^UrerToln 
(Une. S«Tci-Te(u ee qui peut te KMkDfr longlcHpi? votra rtailntloffl ; le 
Jour où OB le uun en Europe, U qocsliDii un téstHat; elle est tout entièrg 
dent ces moU JeUs du luut de cette Mbnne : ipidquc emlMiru qu'il ea 
poisse rétuller pour ma litnalioD, pour mon areolr, Je le dit, perce qnllg 
ne peavent avtdr d'efFsi et de rcleDtiuemeiit en France et en Eniope, que 
puce qnlls partent de cette trlbiuie; le ]oar où cette rëeelotloB lera popu- 
laire en France, on n'aora plnt i redosler nn grand ade d'nnrpilloii en 
Eorope, de quelque part qullrienne, la France pourra seule coanir l'empire 
turc, et il lera plua garanti par cette force que par tonle* to« conTeuttont, 
que par le IndU d'Unkiar-Skeltssi, ou par Totre conrenlloD dei détroits, 
qid n'en qu'on expédient pour vous faire avrtirde la lUution où vow étlet. 



SESSION LËGISUTITE. (Adrette.) » 

■ FiUm éma Tdr que la Fïum cit forte pv •Ile-nitiBe s h Mm |im 
CNiiilR u rorce du» Ml «llià; non, arec ou UBt alliét, 5l ODMt eonTainen 
fM 11 FraDca ne MOlTrira pu un grand acle d'iuorpsUon, si on crdt i ta 
Am, eonime on 7 a cm ii 7 a qadqaet DKds, ta voyuit m irmemenls 
frtBMMTf), l'cDirire tore est garanU, b«»Koap plu gwuU que par tenles 



Bans ua remarquable dùcours, M. |Pa83y répMidit que 
loatea les puissaoces ont intérêt à se montrer amies de la 
Rraoce^ que toutes n'ont que des périls A reocoutrer, si elles 
oédeat aux sentiments que leur a supposés M. TtUers; 
il établit le rdle qu'il aK>parUent au pays de jouer dans 
les questions internationales : ce rAle doil être de re- 
pousser toutes les prétentions iitjustes, toutes les prélen- 
lioos égoïstes, tout ce qui peut constituer inrractioD ou em- 
piétement sur le droit commun- L'orateur posa ensuite ce 
principe qui est aujourd'hui la pensée de beaucoup d'bom- 
Btes d'état : que pour, une telle politique, il n'y a pa!» besoin 
d'aUîince formée à l'avance. En eCTet, de quelque ctHé que 
vint le péril, la France serait sûre de trouver à côlé d'elle 
les puissances qui seraient menacées aussi bien qu'elles par 
les infractions, les injustices qu'elle combattrait. — Quant k 
la coaveDtioa du 13 juillet, M. Passy pensait que l'ouver- 
tare du détroit, eut été la ruine, le dernier coup porté i 
l'empireottomanigricei l'appareil de forces que la Russie 
pourrait déployer dans le Bosphore^ 

Cette séance se termina par le vote du 1" paragraphe. 

31 Janner. — Le paragraphe S, relatif à la question finan- 
cière devait rérall^ le souvenir des troubles qui avaientré- 
Mnmeat ensanglanté plusieurs villes de France, et rappeler 
l'cqipositionqueies mesures prises pour opérer le recensement 
arûeDt soulevée dans la presse et même dans plusieurs coa- 
leib géoéraux. Le ministre desfinances parutle premier àla 
tribune, pour répondre auxattaquesdontilavaitété l'objet, 
et pour tracer le terrain sur lequel ses adrersairesaltaient 
avoir i le combattre. Le recensement ordonné par Ira Cbam* 



.jçjlc 



» BlSTOtRB DE FBANCE (18^2). 

bres *taK poor princfpe une pensée de jDslicé dïstribntive ; 
on avait voulu arriver à une répartition plus équitable des 
impôts directs. Était-il vrai que le gouvernement eût subs- 
titué i cette pensée de bien public des idées d'une autre 
nature, et que le recensement n'eût été dirigé que dans des 
vues de fiscalité ? Sans doute, l'un des avantagesdu recense* 
ment devait être d'améliorer le revenu de TÉtat, en dcm- 
nant à l'administration le moyen d'appliquer plus eiacte- 
ment la loi de l'impAt. C'eut été dans tonales temps, un de- 
voir pour l'administration de réclamer des contribuablesleur 
quote-part légitime et proportionnelle dans l'acquittement 
des chaînes publiques ; mais ce devoir devenait impérieux i 
eo présence d'une accumulation de découverts, absorbant 
pour plusieurs années les réserres de ramortisssemeot, d'an 
emprunt de 4fiO millions i ouvrir poordes services votés, et 
d'un déficit de llfimillionsdanslebudget de 18^9. Le minis- 
tre avait été fidèle à la règle de conduite qu'il s'était tracée 
l'année précédente et que les Cbambres avaient approuvée : 
suffire aux besoins du trésor, sans demander do nouveaux 
hnpdts, sans rebausser les tarifs des taxes existantes, en 
prenant soin que lestarifs fussent appliqués sans faiblesse. 

Le ministre avait été justiBé d'avance d'avoir voulu que 
b loi de l'impdt, en ce qui concernait les propriétés bâties 
et les patentes, reçAt une application juste, égale eten mdnM 
temps profitable au trésor. Or, c'est sur ces deux points 
seuleiAent qu'un résultat hvorable an revenu pourrait être 
atteint. La contribution mobilière et celle des portes et fe- 
nétces, sont des impôts de répartition «ixqaels le gouver< 
nement ne peutrien retrancher niajouter : Eb bien, c'étaient 
ivécîsémentcesimpdtsqui avaient servi de texte aux accu- 
sations de fiscalité. M. Rumann citait A cet égard les paroles 
d'un conseil général du Midi : « Des agents, répandus dans 
les vilhges et qui n'oét pas craint même de pénétrer dani 
les villes, ont Jeté l'alarme dans le sebi des Esmilles pauvres 
et prli^ées d'instniettoD, en lenr persuàdmtqu'on allait lliire 

, . .i.,GtH)i^lc 



SESSION LÈGISLATÏYK. {Adresse.) ti 

rinreiitnra des moindres meables de leurs mai^ns et 
compter tons les aniniaux noarris dans les campagnes, parce 
qae meubles et animaax devaient être frappés d'une taxe. 
Des mensonges si réroltants ne deraient-ils pas livrer les 
coDtribaables airx résolntïons lés plus désespérées ? » 

Quant aux mesures employées pour arriver k l'exécution 
du recensement, le ministre en démontrait la légalité par des 
citations empruntées à la loi du 22 brumaire an Ti, et à celle 
du 15 septembre 1807. En effet, en vertu de ces deux lois, 
l'action des communes disparaît et s'efface pour faire place 
i celle des agents des contributions opérant sons la direction 
du ministre. Il n'est fait mention du concours des munici- 
palilés, ni dans la lot du 31 avril 18S3, qui prescrit la for- 
mation des tableaux de la matière imposable, ni dans la loi 
du 14 juillet 1838, qui» en vue d'une nouvelle répartition à 
sonmettre aux Cbsrabres, porte qne les agentsdes contribu- 
tions directes continueront de tenir au courant les' rensei- 
gnements destinés à faire connaître le nombre des individus 
pualrfes de la taxe personnelle, le montant des valeurs loca- 
lires et le nombre des ouvertures à imposer. M- Humann 
dtaità l'appui de ses mesures ta doctrine de M. Henrion 
dt Pansey : k n eât de la nainre du pouvoir municipal de 
K toocentrer sur une seule commune; toutes les mesures 
qtuen embrassent plusieurs, appartiennent au pouvoir admi- 
DiAitif. » Or, précisément ce n'est pas l'individu, mais la 
commane, que le recensement avait en vue ; aucun résul- 
Ut n'était obtenu tant que l'opération n'était pas lohevée 
dtns la commune : c'est alors, mais aieulement alors, ({Ue 
In renseignements reônéillis, pouvaient être utilement 
Gonmuniqués i l'autorité municipale, et c'était sussi ce que 
lesihstroetlnin prescrivaient. U dernière partie du discours 
dn ministre, portait sur les reproches de contradiction ou 
d'impriidence adressés k l'admlnlstraltOo, et il terminait par 
ces pxroles : ■ Sauf le redressement, les offlUKions con- 
cernant iBs propriétés blties, là litaati&n des contribuables 



28 BISTOIRB DE FRANGE {18&3]. 

est ce qu'elle était avant, et pour remédier aux inégalités 
existantes, les Chambres auront désonnais les éléments qui 
n'existaient pas. 

Vn amendement avait été préaeaté par M. Lestiboudois 
sur cette question du recensement \ M. Odllon-Barrot pro- 
posa de renvoyer ce débat au moment où la Chambre aurait 
k se prononcer par un vote précis sur l'amendement. La 
(Siambre, but cette proposition, passa à l'examen des autres 
matières qu'embrassait le paragraphe 2. 

M. de Tracy demanda si le ministre de la guerre s'occu- 
pait de l'organisation de l'armée de réserve et de la réforme 
du Code Pénal miUtaire ? 

H. Teste répondit en l'attsence du maréchal Soult, que ces 
deux questioDS étaient i l'étude. 

M. I^crosse souleva une discussion relative à la marine» 
et provoqua le ministre de ce département i déclarer que le 
désarmement dont il avait été parlé dans la presse , n'avait 
point eu lieu. Comme en 1840, après le 15 juillet, il y avait 
toujours en mer vingt vaisseaux de guerre armés ; un mou- 
vement avait été opéré dans la flotte ; mais si une partie des 
vaisseaux qui se trouvaient dans la Méditerranée avait passé 
dans l'Océan, ce mouvement avait été commandé par les 
circonstances. En effet, il avait eu lieu à l'époque où des 
difficultés éclataient entre l'Angleterre et les États-Unis; il 
était nécessaire  ce moment que la France se mit en mesure 
de foire req>ecter sa neutralité. 

Cette déclaration satisfit la Chambre et l'on passa outre, 
en adoptant le paragraphe 2. Le paragraphe 3, qui répondait 
au vœu du gourernemont, de présenter unjprojet pour l'exé- 
cutîoa du chemin de fer, fut ensuite voté. 

Le paragraphe 4 louchait k des intérêts trèa^craves, et 
i la fois pc^tiques et industriels ; en un mot, aux traités 
de ctHnmerce, et particuhèrement i celui que l'on vou- 
lait ménager entre la France et la Belgique. Les expres- 
fikHis dont s'était servie k ce sujet la coromisuon étaient Uwi 



ertbyGOOgIC 



SBSSK>N LÉGISLATIVE. [Adresse.) 29 

d'être nett^ et concluantes : h La prudence arec laquelle le 
gouvernement doit suivre ïea négociations entamées par vos 
onlres, disait-elle au roi, nous répond qne la production na- 
tionale conservera la protection qui lui est due. a La discus- 
sion produisit des faits de statistique industrielle, quelques 
coDsidéraUons de politique; mais un grand nombre' de 
memtHM furent d'accord pour déclarer que le débat était 
inopportun ; la Chambre en convint et ne chercha pas k 
s'éclairer davantage, k instraire davantage le pays sur cette 
nutîère. Et cependant dans le cours mâme de Tannée 
cette question mettra le pays en émoi : des obstacles s'éiëve- 
ront de toutes parts, pour entraver nn projet d'union doua- 
nière de la France et de la Belgique, et en présence de ces 
BaniTestatioDS combattues, du reste, par d'autres manifes- 
tations moins puissantes, mais non moins éclairées, le Ca- 
binet prendra une détermination que les uns appelleront de 
b condescendance, les autres de la f^blesse. 

Un des plus jeunes et des plus ardents députés de la gauche 
dynastique, M. Billault, avait proposé un paragraphe addi- 
tionnel à celui que la Chambre venait de voter ; le droit de 
visite en faisait l'objet. L'honorable membre adjurait le gou- 
vernement de mettre à l'abri de toute atteinte les légitimes 
intérêts de notre commerce maritime et la complète indé- 
pendance de notre pavillon, c'est-& dire, en d'autrestermes, 
de refuser sa rati0cation au traité récemment signé i Lon- 
dres. 

Dans la séance du 22 janvier, l'auteur luî-mâmè de cet 
amendement, prit la parole pour développer les motifs qtii 
leluiavuent dicté- Dans un long historique de ta question, 
par lequel il chercha d'abord à faire ressortir la tradition 
de la politique anglaise, relativement au droit de visite 
et cette suite d'ambitieux efforts pour obtenir la souve- 
raineté des mers, il exposa comment les hommes d'état de 
l'Angleterre poursuivent, à travers la paix et la guerre, 
celte prétention du droit de vi»te; comment la France, 



1^ États-Unis, tePoitDciUt 101-111,^61 IVw^t çpfi^tve, 
soit qu'elle se prodyiMt daqs i^ projets de trailés, soit 
qu'elle s'^xfircAt eo violaitt le droit des n.etitras. Il Bbix^ 
eosuitç les inconvénients qui résultaient pour Ja Fr^noe, des 
conventions pour le droit de visite. Le premier de ces incon- 
i;^ii^ts était de porter une atteinte profonde aqx princi- 
jpes fondamentaux du droit international maritime et de la 
liberté des mersj le second, c'était de refroidir l'ardeur de 
nos marins, leur sentiment (Je fierté pour notre pavillon ; le 
troisième» c'était de nous dépouiller d'une siliution essen- 
.tielle indi^ens^ble ponr nous, celle qui bit ^e la France la 
Jtâte de colonne des marines de second ordre contre l'Angle- 
Xe^re ; le quatrième de compromettre nos intérêts commer- 
çiaux. 

Le ministre des aSaires étranger^ répondit en donnant 
de son foint de vue l'interprétation des traités relatifs au 
droit de visite. Il pensait que ces traités avaient eu pour 
c^et unique d'atteindre un but généreux, la répression de 
Ifi traite. Il croyait qu'ils avaient, en eEfet, beaucoup con- 
tribué à atteindre ce but; qu'ils avaient donné lieu â de 
piinces abus, et qu'ils contenaient en eux-fnémes des ga- 
ranties eOiCBC^ contre les abus possibles. Et d'al>ord il n'é- 
tait point question du droit des neutres ; il n'était en aucune 
façon entamé, ni réduit par les conventions dontil s'agissait. 
^D'ailleurs le texte mdme des traités offrait des moyens de 
prévenir ou de réprimer les abus. En eSet, il n'est fta au 
pouvoir de l'une des parties contractantes de faire un croi- 
seur; il n'appartient pas à la reine d'Angleterre seule de 
donner à un croiseur anglais le droit d'arrêter un bfltimeqt 
négrier français; il faut qu'il ait reçu en outre un mandat 
du roi des Français. Et si le gouvernement français s'aper- 
cevait qu'Qn abusât réelleinent du droit de visite, qi^'on en 
abusflt dan^ d'autres int^ntionsque celles du traité, au-delà 
des limites du traité, il pourrait refuser de noiivetuii man- 
dats. jUpe autre garantie, c'est que la juridiction nationale 



est seule i^wlâe à proacnaer sur le viineiii eaptm^, et 
Bon-veoleiiieot comme cour d'asaiseï, maïs pour les dom- 
mages et intérêts. Cae troisième garantie consiste en ce qaç, 
û le Mtime&t étranger amené devant la juridiction Batiomls 
£at reconnu pyr elle avoir été arrèlé sans mcdiù suffisants, 
dis a le droit d'imposer au gonveroemeot étranger luqael 
appartient le capteur des dommnges et intérêts. 
Dans l'espace de dixans une seuIerécIamationaTaitenlieu. 
On pouvait objecter au ministre le nombre des croi- 
nurs anglais plus grand que celui des eroiseurs français. 
LechilTre des croiseurs anglais s'élevait k lS4; celui des 
croiseurs fonçais k 105, inégalement distribués dans les di- 
rerses stations. 

Ces détails et cas considérations s'ap(4iqutieat aux traités 
de 1831 et 1833, aussi bief^^'A ceiuidel841 ; mais ce dernier 
oxitenait de nouvelles garanties. G'estainsi qu'il stipule que 
rindemnilé devra être payée dans le délai de six mois an 
Ueu d'une année. Une nouvelle clause avait été également in- 
troduite dans le traité pour en élargir le domaine : on avait 
■opprimé les zones qui en limitaient l'exercice. £n effet, en 
Tertu de cette ancienne démarcation des zânee, il arrivait 
que des b&timenls qui voulaient faire la traite, quand une 
tôt iii avaient échappé à la zàne du point de départ, res- 
UJenl dans l'espace intennédisire jusqu'i ce qu'ils trouvas- 
■ent un moment favorable pour traverser la zdne d'arrivée 
et se rendre au but de leur destinatitHi, en sorte que soa- 
vent aussi des contestations étaient nées de c« qoe le a*oiseur 
avait le droit de poursuivre dans la zâne intermédiaire le 
bUimentsoupçoDné de fairela traite, lorsqu'il l'avait aperfu 
dans la zêne où pouvait s'exercer la visite. Ainsi, la traite 
poufait éU^ plus elDcacement réprimée, et d'ancienoes 
caosee de discordes disparaiswieot. 

Le ministre essayait, en terminant, de repousser le re- 
proche d'ambitieux égoïsme fait à la politique «igUise au 
sujet même de la quaglion débattue. 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



S2 HISTOIRE DE FRANCE (18&2). 

■ Hauieiin, Uali-U, Je se tÊÊUMml JibiIi te vttttMe, le niUii^ 
des InUrtti pcngimels, Icmporeb, >n mUien des plu nbkt, da plu dè- 
liDiéreuët MntiauDti. Cela eiûte , c'est 1* condithM de notre ulnre, la 
eondilloD de !■ wcUU bnnuine ; miii se tnja pu qull ait iuoMit M 
denoè k du Intërêls égoistei d'eidler deu le monde un mouTcmeot pardi 
à oelni qid a iétaaiBi de gnndi pevplea ft l'imposer de grand* sacrUcM 
pour abolir la Italie dea nâgres. Ne croyei pu qnll iJI éU dénué i one 
prëtenUoD imbilkaM d'iaiprimer une telle lopulûon anxhoDiniea, eld'at- 
teladre de tdi réiullets. Non , Messieurs , pel qu'ail 6lé le mélange dea 
Intértlg pertonnels , de i'ambilion on de l'égolsme nallonal , c'est un mon- 
vement moral , c'est l'ardent dë^r de mettre Bn à un eommen» boDteux ; 
c'eat ce diiir d'attraiMblr une portion de rbnmaotlë (trts-bieD, très^ien) 
qu a lancé et aeccnapli cette cenvre.* 



M. Dupia fit observer que la questioD n'était pas sur les 
traités de lS31 et de 1833. On sayait très-bien que le minis- 
tère ne les avait point faits, et q^tio ministère qui survient 
est lié par les traités préexistants; mais si dans ces traités ii 
pouvait y avoir quelques dispositions imprudentes, ou si l'on 
avait été emporté plus par les sentiments philantropiques 
que par nne raison prévoyante, au moins fallait-il rendre à 
ces premiers traités la justice qu'ilsn'avaient point négligé les 
précautions qui pouvaient empêcher l'abus, et en cas d'abus 
tes moyens d'y mettre un terme. La question était de savoir 
si en 1841 on s'était borné è renouveler ou i coofinner )o 
traité ; si on n'y avait pasapporté des extensions quiaugmen- 
teraient les périls pour l'avenir, et qui n'accuseraient pas 
seulement notre imprévoyance après une expérience qtii 
peut n'avoir pas été suffisante, mais qui, dans un cas donné, 
pourraient créer pour la France des dangers, et pour son 
commerce des embarras auxquels un gouvernement bien 
«Tiséne doit jamais s'exposer, quand il veut rester maître de 
sa puissance et de sa souveraineté. Après cet exorde qui des- 
sinait le débat, M. Dupin entrait dans l'examen et la criti- 
que des modiflcations apportées par le dernier traité A ceux 
de 1831 et de 1833. Il pensait que l'extension indéfinie des 
zdnes était une grande gène, un grand dommage, app<«iéi 



' SESSION LÉGISLATIVE. {Adresse.) i» 

Dûs intérêts, UQ surcroît de dépense pour notre commerce. 
IfaTait-on pas auMÎ abrogé cette disposition du traité de 
1833 qoi stipulait que le nombre des bâtfmeots à investir de 
ee dnnt de fiiire course snr les bfttimenls suspects ou cou- 
pables, serait fixé chaque année par une convention spéciale ? 
c'était une faute grave- En elTet, par cette clause chacune 
des puissances restait maîtresse de son droit *, et lorsque se 
présentait l'époque annuelle du renouvellement de la con- 
vention ponr les croiseurs, on pouvait ou limiter le nombre 
des croiseurs, ou dire: on aabosédu droit, le bail est fini, Je 
ne le renouvelle pas. 

W, Dupin critiquait encore d'autres disposiUons du traité 
da droit de visite, mais avec moins de certitude, car le texte 
de la dernière convention n'était point cunno; mais 11 pe- 
sait de tout le poids de sa parole incisive sur le fait de la 
<|piature du traité k cinq puissances, u Ces traités à quatre 
etl cinq que l'on aime beaucoup trop à Taire aujourd'hui, 
sont cent fois pires qu'un traité à deux, quand il offre des 
dangers. Si aujourd'Mui des dilDcultés s'élevaient dans 
l'exécution, il fnudrsit un espèce de congrès pour savoir si 
les petits Mats maritime!! veulent bien dégager la marine 
française de la gêne qu'HIe é|iroiive. D'autre part, dans le 
cas où des hostilités éclateraient entre les États-Unis et 
TAnglcterre, la France, enchatnée par les traités, se voirait 
conirainteà opprimer une marine qu'ellea le plus grand in- 
térêt à défendre. 

Suivant M. Tillemaîn, les aliments du précédent ora- 
teur se réduisaient à un seul, A des craintes hypolbéliques 
sur les inconvénients qui pourraient résulter des conven- 
tions nouvelles, telles qu'il les concevait. Deux dispositions 
répondaient à ces craintes: celle qui maintient dans tous les 
cas aux nationaux li juridiction de leur pays, et qui en dé- 
termine le lieu e( les droits \ puis cette autre clause qui est 
confiée A l'intérêt bien entendu et A la responsabilité de cha- 
que gouvernement, la clause qui donne le droit de manda- 
Jm. MM. pon- 1812. S 

nyt,,-6^hyG00glc 



34 HISTOIRE DE FRANCE (16&3). 

ter les croiseurs de ta nation dont oo supporte la visite, 
ce qui expose un ministàrei encourir ua reproche devant 
le pays si le mandat s été imprudent, ou s'il offre des in- 
coQvéïiieats ou des dangers. De là ressortait ua autre 
avantage, un avantage supérieur àcelui dont on déplorait la 
perte, à celui en vertu duquel le nombre deseroîseurs d'une 
puissance était déterminé d'avance, et ne pouvait Jamais 
excéder de plus de moitié le nombre des croiseurs de l'au- 
tre. En efTet, dans le traité nouveau, il y avait nécessité - 
pour la nation qui accordait la commission de croiseurs de 
se consulter elle-même, et de voir si elle n'autorisait pas une 
Force plus grande que celle qu'elle pouvait maintenir et em- 
ployer. 

EnSo, M- Villemain pensait que c'était une supposition 
peu vraisemblable et peu politique que d'attribuer à un traité, 
fait dans un intérêt d'humanité, l^guissance de se substituer 
à tous les intérêts de politique etde commerce qui excitent 
la rivalité des nations. 

M. Thicrs vint également apporter dans cette discussion 
l'autorité et la lucidité de sa parole. Les raisons qu'il exposa 
avec beaucoup de développement contre le droit de visite 
en général et contre iesdernièresconventiooseo particulier, 
peuvent être brièvement résumées. La concession accordée 
en iS31 était une chose irrévocable; il la déplorait comme 
une redoutable concession; il pensait' que 1p droit qu'elle 
aliénait en partie aurait dil être conservé tout entier. Cepen- 
dant il ne demandait pas que l'on revint sur une chose ad- 
mise. A cette coaventton on avait ajouté celle de 1833 qui en 
diminuait les inconvénients^ la traite se trouvait suffisam- 
ment réprimée ; les colonies ne recevaient plus de noirs pro- 
venant de U traite, parce que la loi confisquait et mettait en 
liberté les noirs ainsi acquis. « Ne vantez pas, disait M. Tbiers, 
l'intérêt mMtil au nom duquel vous avez fait le traité; par- 
lez-en avec le respect qu'il mérite, mais n'en abusez pas, car 
cet intérêt était satisfait, puisque la traite ne se Jait plus. » 



ertbyGOOgIC 



SESSION LÉGISLATIVE. (Àdreste.) 35 

Pourquoi, le bul étant rempli, avaiU)n accordé de nonvelles 
concessions aux Anglais, quand cela n'était pas utile, quand, 
aux yeux des pbilanlropes anglais eux-mêmes, les moyeas 
employés étaient devenus suspects de nuire à l'humanité? 
Pourquoi avoir étendu les limitesdes zdnes sur tout l'Océan 
à partir des lies Madères jusqu'au cap Horn, et au cap ^e 
B(Min&-£spérance, et depuis le cap de Bonne-Espérance jus- 
que dans la mer des Indes ? Pourquoi à des zânes limita 
avoir substitué les deux grandes mers du commerce : l'o- 
céan compris eob« l'Afrique et l'Amérique, et toute la mer 
des Indes? Pourquoi, ayoirrenoncé i la garantie qui empë- 
cbait le nombre des croiseurs anglais de passer le double 
desnâtresP ■ Tous n'y auriez pas renoncé, disait U. Thîersaux 
iiiinistres,siIett'aiLén'étaitpasd'origiQeanglaise.»Iln'yapas 
m booime politique, continuait- il, qui ne voie avec efTroi 
J'ivenir que tous prépvez au commerce français le jour 
d'une déclaration de guerre. » En effet, toutes les fois qu'une 
guerre a éclaté entre la France et l'Angleterre, l'AngleterTv 
a saisi i l'instant même loua les bâtiments de commerce 
français. 

M- Tillemaio 6t observer h l'orateur que la convention 
n'existait pas alors. 

Sans doute, reprit M. Thiers, mais il n'existait point non 
plus alors de croiseurs toi^ours prêts dans toutes les mers, et 
pouvant se jeter sur nos bâtiments. En tempsde guerre, notre 
force contre l'Angleterre n'est point dans les grandes es- 
cadreStelleestdanslacourse: notre moyen de vengeanceeOi- 
cace et certain c'est de frapper le commerce anglais ; mais 
par les trtf tés sur le droit de visite on avait donné â l'An- 
glelerre une marine de croiseurs, qui, le jour où la guerre 
éclaterait, pourraient atteindre le commerce de la France, 
et qui pendant la guerre pourraient toujours résister aux 
croiseurs français- 

M. Guizot qui d'ailleurs avait exposé tous ces principes 
sur la question dans ses précédents discours, n'opposa que 



ertbyGOOgIC 



36 HISTOIRE DE FRANCE (18&3}. 

quelques paroles & cette argumentation. Le traité de 18S3 
n'était point selon lui une correction, mais un développe- 
ment de celui de 1831. La France n'avait point abandonné 
la protection du droit des neutres; sil'oD evait retranché 
dans la dernière conrenlion l'article qui disait que le 
nomln^ des croiseurs d'une nation ne pourrait dépasser 
de moitié celui des croiseurs de l'autre, c'est qu'il était 
impossible d'appliquer cet article à la Russie et à la Prusse : 
on avait pensé que la nécessité du double mandat, était une 
garantie sufllsante; enfin le concours des autres puis- 
sances au nouveau traité et l'extension des zdnes avait été 
reconnu nécessaires pour l'etncacité de la répression de la 
traite. Si des abus se produisaient, la France n'était point 
désarmée ; elle userait du droit de reruser les mandats et de 
réclamer des indemnités. 

La séance suivante (%4 Janvier), tumultueuse et agitée, 
fut remarquable par im vote au moins inattendu. — Deux 
membres de l'opposition, MM. Biliauit et Lacrosse, avaient 
présenté des amendements-, mais un membre du parti con- 
servateur, M. Jacques Lerébvre, allant plus loin que 
MM. Biliauit et Lacrosse, soumitàlaChambre un troisième 
amendement dans lequel il ne se contenta pas de deman- 
der la non ratilîcation du dernier traité; il ne craignit pas 
de biamer le principe même des Irallés de 1831 et 1833, 
sans touterois admettre qu'ils pussent être immédiatement 
brisés. MM. Berryer et Odilon-Barrot parlèrent en faveur 
de la litKFté absolue des mers. M. Guizot, malgré les ma- 
nifestations imposantes d'une opinion entièrement défavo- 
rable à la dernière convention, ne s'engagea point A en tenir 
compte ; il déclara que le gouvernement se bornerait ji pe- 
ser les considérations exposées par la Chambre, et qu'il se 
déciderait sous sa responsabilité. Une immense majorité se 
prononça pour l'amendement de M. Jacques Lefèbvre. Il 
importe pour l'inlelligonce des développements ultérieurs 
de la question de remarquer le sens de ce vote; quelques 



ÈrtbyGOOgIC 



SESSION LÉGISLATIVE. (^Aiinue.) 37 

efforts qoe tentent plus lard les partis pour faire du droit de 
visite UQ moyen d'opposition, toute opinion marne eullée, 
pourvu qu'elle soit sincère) pourra toujours élre formulée 
par cet amendement. 

Le paragraphe suivant fcUcitait la couronne sur les tra- 
vaux de la paix et sur la paix elle-même. Deux amenJe- 
meols furent proposés : l'un, par AE. H. de SaintrAlbln} 
l'autre, par M. G- de Beaumont ; le premier était aijiiî 
OHiçu ; u Les fruits de la paix seront assurés par une poii- 
Uque nationale au debora, libérale et modérée au dedansi 
le second s'appliquait uniquement à la politique extérieure 
et particulièrement aux récents rapports du Cabinet des 
Tuileries avec celui de Madrid. M. de Beaumont deman- 
dai^ que l'on ftt dire à la Cbambre, ces paroles ; « Elle espère 
que les différents malheureusement survenus entre les gou- 
vememeots de la France et de l'Espagae, ne troubleront 
point gravement l'unios des deux pays, et que, se rappelant 
les intérêts qui les rapprocbont, le principe commun de leurs 
imUtntions, ils mettront une fin prochaine à des dissentî- 
igeals sans cause profonde et nationale. > 

Comme ces deux amendements se détachaient du para- 
graphe, la Chambre vota d'abord ce paragraphe, avant de 
fiasser k la discussion des amendements. 

M. de Beaumont fut ensuite admis à développer le sien ; 
il déclara qu'il lui était impossible de comprendre la con- 
duite du ministère vis-à-vis de l'Espagne. Eu nommant un 
■mbassaileur en Espagne , le miniatàre a-t-il voulu honorer 
extraordinstremcBt le gouvernement espagnol et lui don- 
ner un témoignage éclatant de sympathie ? on serait tenté de 
Je croire, en considérant la solennité de l'ambass^dei mais 
alors pourquoi de pareils hommages rendus k un gouverne* 
ment avec lequel on ne voulait avoir que des rapporta offi- 
ciels et froids? Toutefois si ce n'était pas un hommage, 
qu'était-ce donc? LeCabinet avait-il, dans la prévision d'une 
difilcullé possible avec le chef du gouvernement espagnol, 



58 HlfflOItlE DE FRANCE {iSUt). 

risqué cette ambassade, non avec l'espoir, mais avec la 
résolution d'accepter cette diflicnlté si elle se présentait pour 
eh tirer un grief contre un gouvernement qu'il n'aîtnatt pas. 
L'orateur repoussait celte supposition. En recommandant 
à l'ambassadeur de ne remettre ses lettres de créance qu'à 
la reine, et non k la personne investie de l'autorité royale, 
avait-on voulu honorer ta reine en quelque sorte par oppo- 
sition h son gouvernenientP L'honorable député se refusait 
A te croire; car c'eût été prouver que l'on voulait séparer 
la reine dé son gouvernement ^ c'eût été an outrage envers 
Ce gouvernement. En insislaut et en donnant pour instroc- 
tion d'insister sur une simple question d'étiquette, avait-on 
eu la pensée de raviver en Espagne le principe et le senti- 
ment monarchique? mais c*était vouloir faire sortir de cet 
incident des conséquences plus sérieuses que celles qui, db- 
turellement et convenablement, devaient en sortir-D'ailteurs 
ofie telle altitude convenait-elle au gouvernement démocra- 
tique de 1830, à an gouvernement puissant? Était-ce là 
le moyen de raviver en Espagne les idées d^ordre, l'esprit 
monarchique et Tamonr des vieilles institutions qu'on aurait 
la pensée d'y encourager ? An reste, M. de Beaurtiont ne 
pensait pas que le gouvernement dût persister; il n'y avait 
entre l'Espagne et la France que des moGtS d'inquié- 
tude, d'observation mutuelle, et non des causes de sé- 
paration du de rupture : une politique meilleure, pouvait 
ramener entre les deux Cabinets des rapports meilleurs. 
' M. Guiz6l rappela k la Chambre qu'il avait pris le pou- 
voir an moment même où la révolution de septembre 
venait de s'accdhiplirj révolution faite au milieu d'an moii- 
vemeht anti-^rançai6 et par finnuence d'un parti atlti- 
fmncah : là' situation étàît délicate. Le Cabinet s'était appli- 
qué à 'convahicpe l'Espagne de de'uî choses : la pï-eînière, 
que nous n'entendions aucunement intervenir dans sei af- 
faires intérieures et nous immiscer dans son gouvernement 
par une influence étrangère ; la seconde, que nous ne con- 

Cocgic 



SESSION LEGISLATIVE (Àdnise.) S9 

sidénons point l'Espagne comme an théâtre de nos rivalités, 
de nos luttes avec telle ou telle puissance européenne, sa- 
ctiBant sans cesse dans ces liitles les intérêts de l'Espagne 
même à dos intérêts. Plusieurs incidents étaient survenus, 
l'alTaire des Aldudes et l'afTatre de l'Ilot du Rey; le minis- 
tère avait Tait ses efibrts pour ne les point envenimer. -Les 
rapports des denx gonvemeffienta étaient bienlét devenus 
plus faciles, plus bienreillants-, un ministre espagnol était 
arrivé à Paris; le miinstère anglais avait passédeswhtgsaux 
tories. Au milieu de cM circonstances, l'enVo) d'un ambas>- 
sadeur avait été résolu*, puis l'insurrection des ehristinos 
■Tait éctaté. A cette occastont le ministre espa^ol 6 Paris 
ttait Tenu demander que les réfugiés carlistes qui se pr'es- 
mot sur la frontière, fussent internés-, on avait écouté ce 
vœu. Il avait f&lt la même demande pour les réfugiés cliris- 
tiooB, qui prenaient la même route ; on s'était rendu A ce 
dé«r ! il avait désigné des noms propres qui inquiétaient 
spécialement sur cette frontière le gouvernement espagnol 
m avait fait interner ceux qui les portaient ; une seule dé- 
nuTcbe, une démarche relative i on auguste personnage 
avait été formellement repoussée; et cependant les mêmes 
déclamationsinjurieuses pour laFranccs'étaicntfail entendre 
en Espagne, des atteintes avaient été purtôosànolre territoire; 
sur plusieurs poiota nos nationaux avaient été menacés; d^ns 
lepoHdaStrcelOBBQosb&tiiDcatsavaieiitéteinquiétéSiUaas 
te cboix des mesures que néeessttait cet- état de choses , le 
ministère avaitpratlquéla plus grande modération. L'insur- 
rection élouiïée, le moment avait paru favorable pour 1c 
départ tl'uq aoihaasadeur. Dans la p<^Q^e du gouvernement 
c^était U'd'sbord une marque d'afGcdivn, dedéfércitce pour 
la jeune reine, A laquelle la France et son loi doivent et 
veulent donner toute la protection qu'un pays et qu'un 
gouvernement étranger peuvent donner hnr.s de leur U'.rri- 
loire^ c'était en ro£iB« temps une marque d'impartialité, de 
neiAtsMé dans tes disoustioos intérieures de l'Espagne : 



IiO HISTOIRE DE FBAMX (tU?). 

c'était aussi un appoi pr^ au gouvernemeut espagnol 
contre l'anarchie qui le menaçait et qu'il sentait le besoin 
pressant de réprimer ^ c'était eoBo un grand appui moral 
donn^ à ce gouvernement auprès de l'Europe, pour l'aider 
à atteindre le but, qu'en gardant toutes les convenances de 
leur dignité, les gouvernements nouveaux ont toi^ours rai- 
son de poursuivre, la reconoaissaace de lous les peuplesci- 
Tilisés et des gouvernemouis anciens. 

Quant i la question de savoir si rambassadeur devait 
reraeltreseslettresdecriaoceàlareine ouau ragent, le mini^ 
tre (à lait les précédeotsdifdomaliquea; par exemple lesDiini»- 
treadetoutes lesnatioDS accrédités auprèsdu roi deGrèee et de 
l'empereur du Brésil, durant la minorité des deux jeunes 
souverains. Celait \k d'ailleurs le principe mteie de la mo- 
narchie. Il faut en effet à la monarchie, que pendant Ira 
minorités, tout ce qui est dignité, hommage, manifestatioa 
publique, s'adresse â la personne du souverain; que tout ce 
qui est autorité, exercice réel et efUcaoe du pouvoir, soit 
remiH i la personne investie de la régence. 
M. Guizot ajoutait ces remarquables paroles : 



• L* mioariU, dint ooe mourchie, ce a'tU pu la mon, m n'est pu 
l'écUpse du monarque : H est inaclif ; il a'ett pu absenl. Il 7 « dea devoirs 
qnl s'tdmsenl h lui, des droits qui réaident eninl : si cela n'était pa«, nia 
Tcni» blenlOl dant \n mineritèi, et rariout dant lea mlnoriU* placée* aa 
milieu dea réToluliona , voie nrrtei blraUt dUpvahre la monarAjc ( an 
ernire : crris-bica). I«ra<|ue celle question s'éleva au Brérïi, prèdsémeataa 
tcin d'une manarcbie naissante, et naissante au milieu des r^valullons , ce 
mi la raison principale senlie et allaitée par toule l'Europe. Il but que ta 
royaclé nanisse dam loules les «ceasions oà elle peut paraître oanveublc- 
menl, on cDe a , non nue aalorltd pralione et réelle à exercer, uaii d« 
fanmiBagei t re^Rvoir, soit îles peuples, soit des étrangers. 

El ce ne sont pas lA, Messieurs, di^ questions d'éliquelle, de «alntafor- 
malll^ : c'est ainsi que in gouvernoraenls se fondent , c'est ainsi qae les 
principes fe mnlntirnnenl , c'est ninai que les senllmcnts sotft entreteoas . 
■Hmeniés, échtntrés dans le ccear des popflliAioiis (Uès-Mea). SI tooi 
voulei (aire diipanduv lonlea les occasiou de let BaBitater, «i voM as 



SESSION LÉGISUTIVE. [Aértut.) U 

vMitct pu qœ I> digidK exUrieun rette wi Buvqn», ne eamplei plui 
nr U noDiretùc, tlte dûp«r«Iira bientôt dle-tntaie (tfte-bien). • 



H. Guizot pesa ensaite les raisons alléguéei psr l'Es- 
(wgne. Sbds nul doute, quand elle jugeait à propos d'impo- 
ser cwlaines conditiuns, ceruines règles à la i-éoepUon dea 
mioialfes étraDgera* quand elle disait que la conatitulion le 
loi proacritt elle était dans son droit; personne ne prAeodait 
la contraindre à le violer ; mus son droit ne détruisait pas 
te nâtre; son opinion n'influençait en rien ia nôtre \ nous res- 
tions parfaitement libres. Dans ces coijonctures, le ministèro 
avak pensé qu'il ne devait pas, qu'il ne pouvait pas, conve- 
nablemflot pour la France, utilement pour l'Espagne, avoir 
un ambassadeur à Madrid à de telles conditions. Le 
dîscourB de la couroune avait garda le silence sur ces 
difficultés : il convenait i la Cbimbre d'imiter oette réserve. 

M. Barrot opposa lu ministre des albires étrangàres, la 
constitution espagnole, qui transporte au régenti sansau- 
cuDO restriction, l'exercira et l'autorité du pouvoir royal. 
£«parlero succédait à toutes les atiribulions de la ré- 
geoce exercée par la i-eine Christine ; et <Je ce qu'il tenait 
Milnûts de la constitution, des vœux légitimes du pays, il 
nedevaitpaBae montrer moins Jaloux de t'éteadue des pré- 
raptives qui lui avaient été transmises.; il en devait con^ 
■ wa pays. Le mioistèra ri-aoQais u'avart point respecté ces 
suiceptibilitéB toutesnatioaalc8,etcependaatsouatar^noe 
de Harie-Ghrisbne, tous les ambassadeuis n'avaieol-ils pas 
été accrédités auprésdelarégente? ]>j 'était-ce pasàla ré- 
gente qu'ils avaient remis leurs lettres de créancei* Quel 
devait être le juge de ce débat ? les coj-tësi* elles avatwt 
uleonellement parlé, eUes avaient expliqué le sens de la 
constitution; leur déclaration devait mettre un tenue à tous 
les dissenlimentSt si non elles verraient dans l'attitude du 
ministère une dénégation en quelque sorte de leur consti- 
lolion, de leur révolution. C'était un nouveau pa^d^ns ia 



.,Ci.x)t^le 



lA HtSTOIftE DE FR&NCE (lSt|2). 

réaclîon de notre polîtiqne extérieure, qui allait se rabais- 
sant, s'éloîgnant de son principe, de son origine : ce n'était 
plus cette politique révolutionnaire et nationale qui faisait 
notre force et notre gloire-, c'élail une politique d'étiquette 
et de personnes ; one politique concentrée dans quelques 
intérêt» ou dans quelques prétentions de famille. Ce n'était 
plusla politique nationale. L'interrentiondesChambresdans 
la politique e^l^ieure était op(>orluQe ; un f^and mal élAÎt 
déjà opéré, et l'on était arri?é à ce réaullat de s'aliéner l'aT- 
fection des gouvernements constitutionnels, sans pour cela 
conquérir celle des gourememeots absolus- 

M. Mauguin- reprit la question dans le mâmeseas, en ]■ 
rattacbaat A de sérieux intérêts de politique générale et 
d'allimce eontineutale, d'apràs les principes que pln«ears 
foi» déji depuis les mémorables débats de l'adresse de 
1840-41, il avait exposés devant la Chambre. 

Ij'amendemeot de M. de Boaumont ne fut point adopté. 
' FltMieurs députée pré^nlèrent encore sur la question 
d'EspagneouseuleitientsurlapoIfliqueextérienre, quelques 
observations moins importantes ; Jtf. Daguenet demanda si 
l'on a'ocenpait de régler la délimitation incertaine, tnachsvée 
des frontières sur le point occidental des Pyrénées. M. Bo> 
gabé paria de l'oubli d'un droit qui, établi dans le pacte de 
fniHle, accordait au pavillon frasçais le droit de oatioDalité 
en Espagne, «t qui venaKd'ètre enlevé ii la France par l'ap- 
tiele 15 d'une loi do mois d'octobre iMi. M: Mauguin ister- 
TOgea le ministre sur la situation' peu convenable de- notre 
ooneul de Hascale, à qui il n'était pas permis d'arborer son 
pavillon, et qoi ne pouvait aecordar i Mtra'eommeree, en 
AraMfr, qu'une protection InsdtBsante. 

M. Gahot répondit que le minislère s'oceupaitdeteotss 
ces questîonsi.' 

La Cbsmbre, (Mêle A ses précédents, consacra Basa dis- 
cussion le paragraphe qui rappellit à l'Slirope les dnMts de 
la nationalité polonaise. 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



SBSSION LÉGISLATIVE. {AA-ase.) US 

L0 partgrapbe relatif k l'Algérie, passa également mds 
dtffieuHé. 

Ce fut seulement après ce yote, que M. de 3t-Albfn Tut 
admis A développer son amendement, qui touchait à la Toû 
à la politique extérieure et à la pcriitique intérieare. L'hO- 
smble député de la Sarthe ne réussit potnt A le hire ac- 
eepler. 

Le paragraphe 9 émit tappml MX lois de Goaiwes, H «H 
général aux âiKrent< projets de lot , a^ant jioDr <d)jet 
dlntradoire des amelioratioos- dans l'adniDlsttatjon pu- 
blique. 

Avaat que l'on «bordftt la qoeslion du recensement, qui 
troanRBatoreHtMnentplaeeencetendroitdudéliat, quelque» 
paroles forent échangées entre MM. de Traey, de-Garmé-H 
TiUemain, sur la liberté de l'enseigeemeot- Il ea résulta 
que, malgré l'ivoitement do projet présenté l'année d«r- 
aiirs et diacat* par «ne ooaMoiuion, M. Villemain cou- 
tîBuaR de s'occuper de ces questit»»} il avait piépai^ 
M)n-«eulem«il des aMides k discuter, mats les disposa 
lions d'ordre intMeur «t d'administration qui pouvaient 
hàliter le succès dn projet qui serait adopté^ «ar, ajou- 
M K. VtllMnain, il- faut, et e'ast à cMip sûr l'intention da 
Il CSiambre, que les intérêts de TÉLat, c'estrà-dire la just* 
etnécflaMJre infloenoe de l'État sur l'instruction puMiqde, 
nii assurée et malnteaue. 

M. Les^ondois développa ateni'un imeDdenpnt «ïmI 
conçu : « Au nombre de cas projetas la sagesse davotro 
gouTBTMmant mettra*- mai n'ebsmriowdoutftr, celui-qui 
ewnptéterait la tégWition sur le rtoensement ^les ptvpriâtés 
impoMUes et<garantirait tons tes droits du trésor, en régn- ' 
Urisant lecoAcMndei'aatoriléDMieieitMte. « L'honorable 
membre décl«t« ^uHI> n'anil pour but que do jeUir la In- 
miëre sur cette légfeMion f il <ruuUJt qu'en laïasant aui peo- 
▼eir ceirtral la jgste part d'action qui tni appartient dans* 
rasàette de l'impdt, on assurAt tas muDJci patités nn concours 



hh HISTOIRE DE FRAMGB (18&2). 

uUle.TroismoUrâravaieDt dôtuiniaâiagir : il pensait que les 
mesures prises par ie miaistre âtaient illégales ; que, pour 
UQ grand nombre de personoes, les lois sumblaient au moins 
obscures ; enOn qae l'exclusion du pouvoir municipal étci( 
en soi une chose mauvaise. 

. là diacussioQ s'engagea sur cette maliëre, le 28 janvier. 
M. X^estiboudois essaya de justiBer les trois motib qui lut 
avaient dicté son amendemeuL À l'appai du prepiiert il 
allégua le texte des lois qui ont régi Timpôt depuis œlle de 
l'an VI, jusqu'à celle de 1338 ; il tirait de ces citalions 
multipliées cette conclusion, qu'aucune loi ne donnait aux 
directeuri.la faculté exclusive de Taire les recoiaements. La 
loi du 22 brumaire au vi, cuastituait V^tmc* des cootribu- 
tioBs, et la char^ de rassembler des reuseiguemeots ; mais 
elle avait soin de r^peler que d'apràs ia cunstiUilioB, le 
gouvernement n'était chaîné que de la peroepUon de l'im- 
yHt; elle avait soin de dire que l'agence créée, n'avait pour 
bulque d'aider les admioielraLioos dans la répaililiop et d'as- 
suier la direction et la surveillance 4Ju gouvernement sur la 
percepliOD; elle chargeait les agents du fisc de recueillir des 
'' renseignements, mais elle n'oubliait pas de dire comment 
ces renaeignemente étaient cecueUlis; ils ne provanwent pu 
d'uu;reoen8ement. 

■La loi du 3 frimaire an vu, conGrme cette doctrine : die 
porte que le gouvernement établit nae impoaitioa foMiéce; 
quêta répartition estfaile en raison du revenu; que loua les 
reveaua sont évalués par les répartiiteura sans distinction au- 
cune. Laloidul5septeœbrel807 établit, que les directe undo» 
eontrtbutiuoa continueroul à faire faire les receoaeiDents-et 
les autres opérations : eUe se change .donc rien aux ior- 
mes anciennes. Les lois du 31 avril 183S etdu lijuillet 1U4, 
ne font que rappeler les tannes de la Uii de l'an vii elles di- 
sent que les agensdea contributions cumpléLeroot et tiendront 
au courant les renseigiiemeats. EuQn, l'ordunoance du 
X8 décembre 1832 dispose de la manière la plus formelle , 

, ...Coo.iIc 



SESSION LÉGISLATIVE. (Adreae.) AS 

que les mstrices sont formées parles maim et répartiteurs, 
et que ce sont ces matrices discutées et contrôlées dans tous 
les degrés hiérarchiques, qui servent de base k la répartitioD 
de la contribution entre les départements; le rapport de 
M. Humann dit de la manière la plus Tormelle que tel 
est le but de l'ordonnance. La circulaire du l6 janvier 1833, 
annonce qu'il faut mettre celte règle en pratique. La circu- 
laire du directeur de la contribution est venue se joindre k 
celle du ministre. L'ordonnance est appliquée en 1833et 1834, 
le règlement est fait selon la disposition du l'ordonnance; 
elle est appliquée en 1838, après l'abrogation de la loi de 
1S3S comme avant. Enfin, nulle part on ne trouve la dis- 
tinction établie par M. Humann ; donc les mesures près-' 
frites pour l'opéraUcD du recensement ne sont point lé- 
gales. Au reste, la loi a été diversement interprétée par les 
conseils généraux; donc elle est obscure et il importe de 
faire cesser toutes les incertitudes. EnQn, à part même tout 
reproche d'illégalité et d'obscurité, le système pratiqué 
est mauvais en soi. L'orateur admettait complètement l'ac- 
tion du pouvoir central, mais il voulait conserver l'interven- 
tion municipale; il la croyait indispensable : en effet, le 
gouvernement ne peut négliger l'avis des autorités lo- 
cales et des intéressés; qui peut mieux connaître la valeur 
des biens? — En outre, les matrices doivent être uniques; il 
ne peut y en avoir deux ; une pour la répartition entre les 
d^rlements, une autre pour la repartition entre les contri< 
buablea ; il faut qu'il y ait concordance entre les deux éva- 
luations , sans cela ni l'une ni l'autre appréciation n'a de 
valeui". En dernier lieu, l'appréciation des communes est un 
élément de conviction des Chambres; leur opinion n'est 
éclairée qu'autant qu'oo leur soumet les observations des in- 
téressai, sinon, l'impdt ne serait plus une contribution, ce 
sertit une avanie. 

Toutefois, l'orateur ne demandait pas qu'un blâme fût 
porté contre le ministre; son amendement avait pour but 



hyGoo^lc 



66 HISTOIRE DE FRANCE (18&2). 

uoiqae qu e les communes ne fussent pas exclues et qu'elles 
nef ussent pas taxées sans être enlendues^ 

Le ministre des finances répondit que dans cetle queâtioa 
les lois ne décidaient qu'une chose : c'est que tes rencense- 
meots devaient se faire par l'administration : et i l'appui de 
cette opinion, il cita les paroles d'un membre de l'opposition 
la plus avancée, autrefois ministre et président du conseil, 
M- Laffîte : M. Laffite avait, en 1831, Ji reiwusser un amen- 
dement analogue à celui que combattait M. Humann, et il 
disait : « 11 est évident que si l'État n'établit pas l'assiette de 
l'impdt, il n'y aura pas d'impôt ; les riches seront les pau- 
vres ; les pauvres seront les indigents j l'égalité et la justice, . 
voilà ceque nous voulons^ona trouvé que les uns payaient 
trop, que les autres ne payaient pas assez, et qu'uu grand 
nombre ne payait absolument rien. Si l'amendement était 
adopté, disaittencore M. LafClte, il n'y aurait pas de véri- 
table impôt : les ré[>artileurs pourraient acquérir de la po- 
pularité, mais le trésor ne recevrait pas d'argenL » 

M. Humann ne Gt au surplus que répéter, en les abré- 
geant, les observations qu'il avait présentées dans son pré- 
cédent discours- (Voir plus haut). 

M. Gouin contesia l'existence possible de deux natures de 
recensement : il ne peut y en avoirqu'un seul, auquel se ratta- 
chent à la fois les Intérêts des contribuables et ceux du tré- 
sor ; l'orateur suivit à peu près la même marche, et arriva 
aux mêmes conclusions que M. Lestiboudois. 

M. Duchâlel prit à son tour la parole, et reproduisit sous 
une autre forme les raisonnements du ministre des finances, 
en exposant à la fois avec une grande clarté tout le système 
de l'impôt. Un incident interrompit son discours : 
M- Dussolier avança un fait piquant , k savoir : que 
sur un renseignement télégraphique inexact, transmis par le 
préfet de ta Dordogne, et annonçant une délibération du 
conseil municipalde Noutron, comme favorable au recense- 
ment, le ministre de l'intérieur s'était empressé de mettre à 



ÈîibyGOOgIC 



SESSION LÉGISUTIVE. {Adresse.) kl 

Il disposiliOQ de radmini^tralioD muoicipale une somme ^e 
600 francs en récompense de son esprit d'ordre el de ta- 
geae. Plus tard, M- Dussolier reconnut qu'il avait été induit 
en erreur, il en Gt spontanément l'aveu, en oETrant k la 
Chambre sa démission ; mais )a Chambre reconnut uoani- 
menient la Doblesse de cette démarcbe, et ne jugea point qus 
M. Dussollier mériiflt de ne plus siéger sur ses bancs. 

La séance suivante (27 janvier) fut tout entière consacrée 
■ui mômes débats. MM. Chasles et Léon de Malleville, 
Hltf. Teste et Vivien occupèrent la tribune. Aucune obser- 
vation nouvelle, sur le fond mâme de la question, ne fut 
(TOdnite par les orateurs. La Chambre rejeta l'amendement 
de JM, Lestiboudots, el sanctionna par son vote le syatëme 
et la conduite du Cabinet, du resle à une majorité si faible, 
que l'épreuve parut douteuse, et que quelques membres 
peosèrent qu'elle aurait dû être renouvelée. 

18 Janeier. — Un paragraphe addilionnel toi proposé par 
H. Moaaîer de La Sizeranne. En voici la teneur : a Nous 
étudierons en outre les causes du malaise social qui s'est 
récemment révélé par de déplorables symptômes ; nous re- 
ebercherons les moyens de tempérer les ambitions de toute 
Dature qui travaillent eo ce moment la société; et jalouse 
de coocourir, autant qu'il est en die, à tout ce qui peutim- 
primer aux esprits une salutaire direction, la Chambre des 
députés userai au besoin, de son initiative pour donner au 
pays une preuve nouvelle de son patriotisme et un gage cer- 
lain de son désintéressement. » 

M. Uunnier de La Sizeranne n'avait point foi pour faire 
Biardier au but qu'il désignait, dans les propositions qui 
procédait par exclusions et par incompatibilité : il croyait 
que le moyen le plus cflîcace serait l'exemple du désinté- 
ressemeotdoDné par la Chambre. Malgré lesdéveloppements 
donnés par l'auteur de cet amendement, il oCTiait un carac- 
tère trop vague, trop peu susceptible de produire des consé- 
quences quelconques, pour qu'il fût sérieusement appuyé. 



ertbyGOOgIC 



M AlâTOniB DE FttAMCE (1M2). 

D'ailteors, la Chambre «liait âtre saisie de propositions sur 
les incomplabilités et les capacités dont la prise en considéra- 
lioa de?ait être prochainemeot débattue. La Chambre n'a- 
dopta poiDt. 

Le paragraphe snivant de l'adresse avait trait aux atten- 
tats des (actions contre l'ordre public -, il les frappait d'une 
énergique réprobatioD, et se terminait par ces paroles : «Que 
le zèle des bons citoyens vienne en aide aux pouvoirs pu- 
blics; que le pays tout entier éclairé sur ses véritables inté- 
rêts, leur prête son appui, et forts de notre union, nous gar- 
derons intact le dépôt sacré que la Charte nous a confié. ■ 

M. Cbaraniaulo proposa, à titre d'amendement, d'ajouter 
après : leur prête son appui, ces mots: qu'ils s'appuient 
eux-mêmes sur le pays. Il acceptait, du reste, toute la ré- 
daction de la commission. 

M. Diliault ouvrit la discussion snrce sujet par un remar- 
quable discours. Il y signalait une tendance du gouverne- 
ment à se défier de tout ce qui provient de la révolution de 
Juillet :1a garde nationale, la presse et le jury. On n'avait 
plus la même confiance dans la garde nationale ; on redou- 
blait de rigueur dans les poursuites contre la presse-, on 
s'efforçait de restreindre l'action du jury en matière politi- 
que. M. RillauU osait même afllrmer que l'on dénaturait 
l'esprit de cette institution; il citjyail, en effet, voir dans la 
désignation des jures des signes d'une influence illicite de 
l'autorilé. dans le but de faire sortir de l'urne des noms 
d'un dévouement bien connu au gouvernement. 

Le garde-des- sceaux répondit que le ministère ne voulait 
que la puro et simple exécnlion des loisi et qu'il n'avait 
jamais demandé davantage aux tiommes ou aux institutions 
chargées de les faire respecter. 

Après ces deux discours, la discussion dégénéra en per- 
sonnalités peu dignes de l'histoire et dont le retentissement 
éphémère n'a point d'importance.ll nousBulUra de dire qui! 
s^agiasait de prouTcr que dans une lettre non destinée à 



ertbyGOOgIC 



SESSION l4Giaifi.jrVV, {Adnvfi.) A9 

Il paUidléi un fonctionnaire d'un ordre éleré, le pro- 
cnrear-géoéral de U Cour de Riom, avait écrit au ministre 
^ la Justice que si le jugement de l'alTaire des troubles de 
Oermont BTiit été différé, c'est qu'à partir du 1" janvier 
IMI la liste du jury devait être telle que la condamnation 
»iit assurée. Le mUiatre nia que tel TUt le contenu de 
la lettre de ce fonctionnaire ; elle disait en propres termes : 
• La liste do jury de 1842 donnera des jurés probes et Ij- 
bni,aiiniDe Je lollf vwt i.* oui&ellii.a'airAit pomt d'aifln 
rqipartaTefrlMtowiblMdeîGlemoot. ' 

La Chambre vota l'adresse sons l'impreèsfon de ces pëfii- 
blesdébats. Résultat do scrutin: 240 boules blanches ct»itrc 
lK[î9jaii1iér). " '"■' ' 



Hyt^^hyGOOglC 



HlâTOIRfi OB TtlAtnïB (ISiS). 



CHàHTRB-U. 




- PnpodtloD pakr i>iÉiriMM 4mûtM«n H> HIi iiilil|w 

Le Bystème électoral est» oo le sait, l'ob^ fie cntic|ve> 
plus ou moins Justes, mais iacesaantes et passioanées. 
Tantôt uDe fraction de la minorité, radicaux et légitimistes 
réunis , demande un changement presque fondamental ; 
celui, par exemple, qui conférerait à tout garde national 
le droit d'élection soit directe, soit à plusieurs degrés. Hors 
de là, les auteurs de ce système ne voient qu'une repré* 
sentalion incomplète et mensongère de l'opinion publique- 
TanUit une autre fhictkui plus considérable du pays, l'op- 
positioo dynastique, à laquelle viennent se joindre des 
membres du parti conservateur, demande que l'on refuse 
le droit d'éligibilité à certains fonctionnaires dont la po- 
sition administrative semble peu compatible avec l'indé- 
pendance parlementaire. Ea limitant de ce côté le choix 
des électeurs, elle espère le diriger sur cette classe des 
éligibles qu'elle appelle indépendants, probes et libres, ce 
qui, dans le langsge de plusieurs, signifie simplement 
opposants. Elle a d'ailleurs pour elle l'aveu devenu célè- 
bre d'un ministre du 12 mai, ministre encore du 29 oc- 
tobre. En même temps la même opinion demande l'élar- 
gissement du cercle électoral par l'admission des capacités, 
termes vagues, incomplets, si l'on veut désigner par U 
antre chose que l'admission du principe de l'intelligence i 
côté du principe de la propriété dans i/i loi. 

rji,.,nh,GoOgle 



SESSION UfilSUTnCi Vtofmtlimiivmenm.] » 

£• rfU, U Mfvttt roiot «ta |iQa.ptBTirtoM rwibiEiwt 
i i*€Blaid^ HT aoqa'tf MQvtMit i^jvtpMir 11^ wpMtte.i'IVt 

tout la loi doit Atre faite, ae soient pnMlftlHiL'MHM ^ 
MHnaatèliâé^BillaB,Le»RniiliFN4«li*rti «Mecnlwr 
m flWoaésJi Isiita^.niianM, « Hftrt iiil .g^ dw |i«INm» 
911 uBt pBdr at4it< on vote unnenot» yj- wa ^é i ^tfn^ 
fcMMideBtfatippotohhwAitt— iHMpifélTtaM»:d»i 
bm 4e» rvt)> extrtaflsj naia Sa adanteiife dMtanl.iitaft 
lea partisans des incompatibiUtés titém iMpiiitflua'asgaB* 
■i»B sBqHGto'a deanndtnl pxiaB, et(|ii:ila«»t aioMpkis 
4ackBee«d'HitMlB» toancMipJa M wnljraB wnopnuidÂrin. 
A «baqne Mssiob, dapuia oanaa^ k Gtanabraia «H àa> 
fnaoaear sur In ntampatilHliléavnaia c'est sarteDt>4ar 
wtf lea deux (toéoédeola* Msaioiu qiB»«aUe ^utstiw t élà 
aHdarisaTee 1b idud'ardaiir.PrfaaflttGii ea ctmmàifttiîmi 
eUaHr^risealadeDoimaia »b «fti—niwnul, de j« ae» 
Boo aetneUe^aoEfeMa temps qiMiiprtipasAistt en fiVMir 



M.CwwriKWi donalMbinà taitenicvdtt? Cénier^âtt 
pn^Bt qu'il «nrit rédigé. 

Traci quels en étaient les termes : 

Art. 1". liflamambrag d» ta Chambre ém ààfia k im qui ne 
•Ht pM femettoortakes paUifis nlariéi au Imir de iMT é|e«- 
Haa, «e-paaT«itledeiTtnir pendant qia'iiBfMUt partie delà 
ttaililit«,«t «aaa a^te rezpiraUoa da leur iDandat. 

GsUa dbpoaitioa oa k'appUqiiatt pas aux ttmctiom-éu. 
Bi ai itea, d'anbavadav, de «kiialn fténlpolMtiamv 4» 
i«a»-flaerMaired'£tftt,dadiroataur^«éaÉHil,* p tt wHO r- 
gépéral è la Cour de cassalion et à la Cour des cumpta^da 
fronureiff-géaifa) i la Cour royale da.Parta, d« aoBiowi- 
dwt en cbcf de la garde nalioMla de Pari« de aauwaMw 
de poMeami traDQaise en Afrique, de gl■ad^ chtMfllMr As 
la Ugim-d'Hottiieiir, de |w»enKar de ta Banque ; é4ktii 
l'art L 



ertbyGOOgIC 



&1 msroiH DK flUITCB (1U3). 

~ L'Mt. 9 portiit fpia^l^Dtenlwtion proBonoèe, par Ttii. 1" 
nilMt- pu «pfiUciiMft aux députés qaircntnùaHt.itaiulei 
foNtUodB'pubHqBM, «pr*s an étn wrtiB pendaafe li.4w^ d» 
le«r MliBditMgiilitir. ■ 

^'y«i.i-Maitaki»Ma(a: liMdépiiUf qtti «xdic^itdas 
H WMtta n ipabHqoetMkriéei tu moaient de laor élecHMi 
ae!|iéiiTeat4traproa>a8;8iuf les«aBpr6vtt»t>*rr«K. X,qu*4 
dMfoMtitas 4'flD dégré-UMBédialfliaent supérieur et dms 
l'«Alre hiérarebiqiie-flt régulierdesdhreraBerTiBes publics 
ëuxqMli ïbtKwrtieBBeiit. 

• L'art. 5 étri)li8iaitriBoompatifeiltté mire les ftntttiauii» 
dépoté et celles de proeareBr'géiiéniTgfaTeeatgteéni et da 
aobsUtat du proc&raur-'flinéral près tes Cours aotres-que la 
Coor de cassation, laCeur des comptas et la Cour royale 
de Paris; de proeurear doTù et de substitut du procHnsur 
du roi- près les tribanaux-de première iostance; d'ingéntlQur 
en ebef et ordinaire de département/de secréta TO -e énér al^ 
directeur, chef de division et employés des ministère^ ' 

Aux termes de l'art. 6 les présidents et Juges des tribu- 
naux de i>remlère instaace ne pouvaient dtra étan par le 
collège électoral de l'arrondissement dans lequel ils tatBf 
cent leurs fonctions. 

Id Cbambre entendit, le 10 fèrrier, les déreloppeneitts 
de la proposition. L'auteur s'attacha d'abord k établir que 
les circonstances étaient<^portunes pourentreproidre une 
réforme periementaire. La législature actuelle toucbait au 
terme de son mandat, et les inconvénients d'une disst^Bttbn 
n'étaient plas à craindre. Le calme du pays penneHail à 
la Gbantfire de se livrer 1 l'examen des questions iul6- 



M. Ganneron adm^tait que la présence d'un certain 
nombre -de fonctionnaires eat nécessaire dans la Chambra. 
M< de HémoBat avait fomialé cette pmsée dans un rapport 
céiMtre sur la proposition de M. Gauguîer: «Le gon- 
vemanent n'étant dans celte monarchie, disait-il, qu'une 

: . ii,,Google 



SESSION LÉGISLATIVE. (PrppetkiM âuuwrOM.) 58 

opÎDioa puiementaire arhvte tu pouvairi il faut qu'elle y 
parviflBiie «rec tontes ses forces ; qu'elle. ; siège avec tous 
Mcbetii, iTOCiBsphuhdHles, ses plus noblw représen* 
unis; U présence des foacUooiuîres dans It Chambre, et 
■orloat des fonctiooDaires politiques, est donc ua Tsit légi- 
time, une nécessitécODstitulionuelle.iiM. GaoueroQ ciUit ces 
paroles. GefaitdelaparticipsltOD nécessaire des Chambras au 
gouveraemeDt, lui paraissait légitiner suffisamment l'ad- 
■isaoD de ffmoLionnaires salariés dans le parlement ; mais 
si la chambre, soqs certains ra^wrls, doit se considérer 
comme partie du gouvernement lui-même et appuie son 
aelion au moyen d'une ftvte maiorité, elle a aussi un autra 
rtMe : celui de le contenir, de le contréler, de.lui résister 
qoelqtiefoia : i ee titre, elle doit n'avoir dans son sein qu'un 
nombre limité de TonctidaDaires. 

Après avnr ainsi JuatiSésapropositiOD, l'orateur en explt- 
qoait l'esprit , et tenniaak ^ar cette coaitdéretion morale : . 

■ On H pUlnt me niioa d« l'agiuiioa qnk m maUnte dui ImM 1m 
dmti da la (odëU; on fiiail de u bewin de pUoei, dlioDoeun qai l'cit 
tapÊTé d'nn grand nombre ittHojtnt du» les condlliom Im plut obKiirei 
et le* plas modedci-, od d^lore l'uptee de décoD^ëratton qnl lUeidt lei 
tocUoBadru la pi» énlneols, da pea de retpeet qui h* enrlranae: 
Miiriw». dUbHnei de benna r^e», fillM qu'on h pirrlenn i cet 
pèacw qae par ua loag (raTail, par nu ouiduiU de toule la rlc; bit» en 
MTle qa'eUea i^ent le prU de tenle une carrière laborieuse el pure, cl tou 
kl CDloarerei de l'etllme due el rarement rerusée aux longs Iraiani ; todi 
Ici ce l èTe r er quand on ne croira pins que c'est la ratear qal les don» ; ven 
Ici fcndroi noliit aeEMilMu aax ambllloiu rcmnantei e( niballertMi ; voua 
obMffli keaaeovyee» aqdiitl<HM> en doignaDt d'allct le bnl pour l«|>><' 
dlM fagUent. Sani doute vou ne détruirei paa le na^ complètement, car 
U réside duu U natare hamalne; maû *oiu l'alténuerei d'une nanitra ten- 
dMe; tonc anTCi ait moins traTalIlt i le ddtrnlro aniaot qn'il éull en tAus. 
■als pMr paavoir enlrepraadre aree aalorité Mc tan* «<HM«a , Il Ikut 

MMer par TMi rappliquer i 
lêae de T«lr« podTDlr, Doos ie oon 

M. Liidî^'es répondit que la cause de la .dépooraljsplioa 



M HiSTDHtc t» frn&aci (iSU). 

de h sadéU b'mI psâot dan» U mnie dai (riaon, au 
dns talMMiiedelt popelarité, qsi'pervertittoatetquiflut 
<f«e tPQp ssarcat dM«iia oonaàUO'aaD pirti on bod Joorari 
avant de oonMttar sa coMotenice ; cette eiaae, est enoore 
dam la nanie da dâaigreiueot et de l'earie, pour qui 
lien n'est saci^ id carad^o» ni ithutratiOD; eoâa dmaU 
RHaie <l^inOuaiioe et d*tnpor(aiie8, qui Tait que l'oa Teot m 
dMingoer daa alitroi, que l'on vaut l'élever i tot^ qae l'iNl 
■e croit propre A tOBt,<iue l'oa se jette â la triTem dea pré- 
tentions les plK légiliiDes.QBaat aux exdu&ms tonaviém 
par M. Gtnneroa, rorateur les trouvait iliogiquas, iocoMli- 
(utioDMlleB, anti^Hiérales, nieaqMiee, eovieoaea, alteatia- 
toireeatiK dr«it< des éteoteon. 

' La trfbgM fat caccM oecapia par M. de Tatrr «tfian* 
guier, qui parlèrent en Tavenr de U propoaitioD, et MM. de 
ltasfS«aeetJars, quila repouseèreaL Les deux pmnierSDe 
Sreut valoir aaconargaflMHrt q>i H'eAt éUdégi produit dav 
ia mâme questjm. M- Ressigesc donna aux raisonnements 
contraires A (a praposilioa one atlure énerglqM, et M. Jars 
un caractère de hante moralité, qui le fit écouter avec on 
viTiatérét. Alast^Qcedu 11 février. M- Cotelle développai 
IMwr U prise en comidàratioa, rargument tiré de la néce»- 
■îté de résidenocs pour les foacUoanaires compris dao» là 
liste des incompaUbtlKéti. M. Piscatory opposf. en réponse 
l'intérêt gouvernemental. M. Cornbarel de Leyval, repro- 
duisit )m raisofweoieDlsdeË partjsaDS de U proposjljop. 

Il tut templacé à la tribiuMi par M- da I^aiartiae. doat la 
puissante pamle donna aa débat nn caractère noaveau, 
et féleva & la hauteur d'une grande question potitique : 
l'orateur discuta d'abord les raisons alléguées contre la 
pr^psai4as foDctianaaiiiwà la Chambre. '^oit qu'ils ùissMt 
Mépemints,' sOit qn'ils tossent conplaisaiiti et aarwh » , 
le mal était gr»id, M. de Lamartihe ne le nlaK pas. 

• Me croyii-Touf Amc , dluli-U , nfi tomiK met baiBtnilrs peOr mt 



SESSION Ll^li^UTtYG. {Proposition C^muron.) || 

rcfUcr a Totr M fHi eDtn <hai loiu let yenx? Ett-ee qa'en ADgleterre li 
nmfAm B'MI f» «tM* ft l'MU â'éUmtat ■dmUIuIémmI, ëe^HlrltW 
pwnir Imm l'^t? W-ft nt ffpuii Valrel* liw^ii'* >et i^iUkun ^ 1<W 
la p;s, il d'j s pM partent el toviqnri om r*c« d^nniM amphibira qui 
nploilcnt DOB-MqlCDiriit leur parti quiod il Iriompbe, nmU qui exploilmt 
i 11 rois te miilKtre et l'oppoiHIon? Bommei dont L> Bm^ #rc a onbliri la 
l«rtr*il!'l»nB« ént la non, «t on Ita Hnaalt, daticadrail 1« Ijf», la 
kîÉDstrplig de rnummt; <ri agi m liai sur l'échellp qpc )rai (aM 
l'Bfli^ilino, nn fulrc iarl'écbel|e qaa le pouroir leur prMa, el qai, ta if 
^orUDl tHiM sor on édicloq, luilAt lar l'anire, kIod que le poQToir chpn- 
nllc on que l'oppmilioD Iriompbe, l'Aèrenl de compliiuiKe t» eomplaf- 
MBtt a de dffKtioa tn dMMloa ! QiK IM alaiiUrei oa fK les aitpofUlaM 
t'Mreelesl, qw mms iMparlaf La 4e^ «il franttal : iMt le Bonda UMhf t 
(iloujiMnl VoUice^hamiMt. * 



Oa ne pourait reconnallra lé mal avec plus de rrâochise ; 
mais M. de Lamartine ne croyait pasqu'aucune proposition 
pût y porter remède? N'y a-t-il pas mille manières d'étr* 
séduit, ou corrompu t L'est-on seulement par sa baioe cupl- 
^? En France surtout, Oi^ la bassesse n'est pas un vica 
Ditional, on l'est par mille autres nioyens déshonnâtes 
et moins directs, par ses proches, ses amis, ses électeurs, 
a localité, son département...^ la séduction passera tou- 
jours à travers le réseau des lois exclusives... Ces mesures 
qoi ne préviennent au Tond aucun vice, décrédilenl beau- 
coup de vertus. On ne relève pas le caractère d'une naliov 
eo l* dégradant, en Taisant une loi des suspects contre ell9- 
Dtaie, contre les citoyens qu'elle doit respecter le plus, 
patsqn'efle leur confie ses destinées, et ponr ainsi dli^M 
conscience... uj^ propositiop n'est p?^ digne^ s'êcrinit 



Qtnod on lunrit élevé cette barnère légale entre l'âvan»- 
cenient et le député, où serait le mérite de l'homme Indé- 
RW^l? H ne PPrwï P'"* ^^ 'yi' *' ^^rail dans la lojj ce 
k'«it jw rbooMne qui serait ipdQ(Meu(Unt, c'«4 l9 l^f q<«ù 
le «mit faur lai? «ù aarait ta vwtu de «ésister àà»»imii*- 
tiotis çpie foa ne pptinirit plus avo(r?quel moyen llwmiiw 

I ,1,. rihyGOO^IC 



58 HISTOIRB DE FRANCE (1M2). 

au (xbur stoïque aiiraitHl de témoigner de son iodépea- 

dsnce et de son désintéressement devant soa p«ys ? Auem. 
« Prenez garde, continuait M. de Lamartine, de vouloir la 
législation de la délicatesse et de l'honneur ! L'honneur de 
commander, ce ne sera plus l'hOBneur, ce sera la loi! N'y 
toucbez pas ; vous le flétririez ! n La loi n'auraitd'anlre effet 
que d'appauvrir l'adminislration, que d'éoerrer le service 
public, que d'abaisser l'administration, en retenant aux der- 
niersdegrés de l'échelle des emplois, ceux que leur mérite et 
l'intérêt bien entendu du pays appeUeraient en haut ! M- de 
Lamartine pensait que l'on devait chercher le remède au 
mal dans la nature, dans lo principe du gouveniemeDt 
de la France, de la démocratie, dans la souveraineté de 
l'opinion, dans les organes de cette souveraineté, les 
étecteura ; c'est à eux de juger si le député fonctionnaire 
abuse de la haute influence que leurs suffrages lui ont 
acquis : ils ne manqueront pas de voix qui les instruisent 
sur la conduite de leur mandataire. 

Mais, dit-on, les électeurs seront influencés eux-mêmes 
par l'intérôt local, par les avantages municipaux, par 1^. fa- 
veurs que la situation olBcielle de leur député promettra au 
PQya., auxpeM^ounesqui le rééliront. M. deLamartinerépon- 
dit à cette (éjection, par ces remarquables considérations : 

• HBHwnn, suninoiu ea bonmoi d'ëlil, en (bndiUan d'u état wâal 
MUTcau, s'il 7 a It un oui iL réel qu'oo la inppoH. D« qnoi toi» plalgnez- 
voDi uni eeiÊtf Du délinl d'*ulorilé iponle, da nuqoe de lie&i et dln- 
Htieiice entra Ici bommef et )«i bemmet, de ta reapaet Aiparu daot mi 
Icitpêlcs , Mlon la pawée de rbomine Térilablemaot dmisaol da celle 
Chuifcre, M. RoTar-CoUard, eL doDl U diipaiilion atandtHUK la lodéU au 
Bouvemeot ditanioniié de l'IadividualUne et d'aoe élemclle mobilUé. 
(SeaiationJ 

• Eb blenl Je Toae le demande i toub-diCiiim,* valu A ImiiiatlbaU d'eiUrpcr 
le moindre K«niM d« patroaage, de dtentelle, ■^'r'rilrr IrrrJt. t ■mrr 
^ull tm appanlt la mauidra traça dau noasMMn, dan Ma IpHUglim 
DMnlIeti i »iuilprc»é> de;cri(^il'aiùlocrale anffitttftt'twmairede 
Tillage ou qnlnn Juge de paii de caalaa prend q« 



SESSION XiGlSJUTIVe. (PnpotitiûH Gamunm.} hl 

ME : Dm spMrtwil ilMahr, défMnble, au MusioHMi ie loDllUR 4a 
dhaliBi IM «M iTceUi «ib«i, duu ce début lolal de pttroMge nonl el 
«jieer (c'en le kiiI que TCuUla U déoiocreliF, c'eit le uul dont Je pirle), 
hn cet ■ppaaTriMcmeiil wcUl où cbKua ril ponr k( et se prite nulle 
htee k sa ToUiiu, à ie« tnlërCts slmUiim, DdUe >t>billl4 ans Imtltntloni, 
Mttt d«M d daogereai ui fond, si- Ilbfaeux, il nauvali dànMm^u«aMlU 
p«lMl,«u«Ml9KadtojaupnniMBt crédit lu pea durable, inflneiite, 
MlwUé Morale sur Im popuULto» qui U* eoTironnenL qu'il l'^lablitu aa 
palroaaee viagcf d« quelques Immiues d*élite par 1m wnicei que la locatllé 
Rçail d'eux on qu'elle eu esptre dass les besoins de canUin, d'arroDdiuC' 
■cat, dedéparlesMOt?H'est-cepa)li, au contraire, hiat eeqMVondèrci 
Msinr le plu? N'esl-ee pal la unie ooudlUon de flilM dans ropinloB, dau 
Vêatà» qui Tooa reste? El e* tow ni priTant voas-mtaue, ue fq)eloi'*tU 
pas le gouTcneneDt , U (oeWé dans les perpétnelles oodulaiions , dans la 
pMnease verutUilé d'une ddmocrallc que rien ne pourra fixer ni modérer? 
Vo«t u'aT» aucun untrepoidt a ces oedllatlont Tlolentei des opinions qui, 
dus na pays d'enlhouiiainie et de prmier monvcmeat , reavMseut ks 
Aaaw sur tas banoMi ci Ks bmamui sur les cbosH ; et tohi roiardertei 
cswae un si gmd malheur qpa te cUentdle de quelque iutMUgindraux 
dtlecaUléitntToufonrair Hopeude ce contrqwlds qui tous manque, cl 
■ettre us peu de lesi, pauez-mcd le aot, dans nn natire qui a trop de 
•des, qitl pendie à tout coup de veni et qui tonbe iL souvenll CTrM- 
Mu.) 

> Je ne oi^priiidrrii pu U «Mrs saguse- Vou vaiidriu eulenr aux 
Asdeura. à l'esllme on à la méstsUma loalc, leur llbsrU tout entière. Vous 
iqposex, TOU le dites, qulls sont atiei corrompui Eus-mCnies par leurs 
iliiKérêl* de localité ou de ranîlle, taaei dénués de sens moral et d'esprit 
fikiic ponr continuer tear eonHance, qnèdts^Jef pocrUdMHiordoptM- 
nManeprënMllMiouàdesboaaMsqui ustnkatisl.quelulMM 
Ulcurs de leur f^Uesse, les enlrcpraneurs de lear CorliiM, Ica négodt- 
Icun do lenn laUrtU, les iraOcaola de leur crèdil ? Hais n'est-ce pas là 
tHDller par trop an cânctire de rolre pars, 1 la face de l'Europe qui nous 
feoote el qui tous prendrait tu mol? Hais I tous enlendre, n'en 'conclut- 
nll-ai pu, dedans et debori, que la Praiea est m pijv de gauRrIn 
Mnle «i «l*icetioffl poUUqusl, ni les udaUlrti wal c w i i m pdi par hs 
dépaléo.oàlud^ldssontcomHnpuspitlesdecUiurs.où les élceUurs 
uateorrompos par leurs *iU InlérêU personuels et par liurs plui bas 
inlétHs de tocalité; et où , pour obtenir une ombre de probité réprésenla- 
flre, Q tat iDéUreone M de pMcantUnf ft MU dt diaqu coDodeaee, «1 une 
M de ilWwii n k Ma de Amw nu «I da ak^n ww. (trtedriai, Irte- 
*»»■)•■ I ; ^ ■ . . . ■ 

l'orateur pensait qu'il ttXimt ft'en reniellre au sentiment 



58 OISTOmS DE nUNCE (f^. 

pabKe, et nrtral * )■ ^niblkité, caUe NénMi dvlmpa 
modernes, dont la justice, quelquefois lente et ^ient», ne 
manque cependant }amais cl punit assez dtin's un pays, oif 
l'opinioa est souveraine, inflexible. 

fi'aUleunir le vie» actuel du pays, la péril ioioiQafitt n'â^ 
laitpaBlaoorraptiofit e'Atait leinanqae it'hftaimfi yuMîm, 
de ces hommes qui sont les représentations vivantes et im- 
mortelles des grandes idées, des grandes passions , des 
grands courages de leur pays- — Placé entre, une jeunesse 
ardente qoi siiaie dit ramener Ja réput>lique) «t U 
grande propriété qui r^^rette l'anoien ordre de oboiBi, la 
gouvernement ne pouvait se r«cruter que dans la pn^riétA 
moyenne, dans les professions libérales, dans l'intelligence, 
dam toute ç^U.9 parti» active, centrale, If^omnx, peqs^ntfl 
du pays. St c'est alors qu'on lut proposait de la aeinde», 
deft retr^ir, de la déconsidérer en retranohant <le la-ftmo> 
lion politique tout ce qui, dans cette classe intermédiaire, 
participe h la foncUoa administra tiye ! 

U. de Lamartine rappelait en terminant, les effets à jafUMp 
déplorabtes de la loi d'éliaùnatioa, prononce ,paf l'aaaem- 
Méenationale, contre elle~nitme,etlestortflres morales d'an 
des grands caractères frappés par celte loi, de Bamave sans 
voU et W)0 tffbijnet à la rue de i'8S3çmt>|ée Idigislaliv^ pré- 
oipitast 1« FwBMda n a l'warehi*, qaaodil w MoUit m»«1)I^ 
de fsrvlr, de sauver son pays. 

M. de Larey allégua en fiveoT de la proposition' que h 
présence d'up lropgr#nd (ioqibre.de Tofictionn^îresiiéniitls 
emiiAehe uae majorité pui#s«qUi et r^e à» »e [orfBf r, d'gfi 
vient le mal da U situation; il propua l'ULeiaplede VàB- 
gleterre ettes lofs successives fkltes par le parlement anglais 
sur cfttle matière. 

IfitmifitTe de riostruction r^pAU, ^ipiès Iu.i M> 4e 
aémaat.dtivak)ppa arec ua naraotén rencniMM» d« qw* 
dération, des raisonnements favorables à la proposilic». 

£nS9 te miiùstre jje riptéri^fir ptit à |w;i topr I« parole. 

: . .l.,GtX)l^lc 



SESSION IAGSUTITE. {Pntpoiitàm Diêcom.) H 

poar repooMBr là neéure, et li Chambre procAda lu votB 
ptr scrutin seeret,-nir la denunde de vkigt tnemlNrsg. 
Le dépooilleraent donna IM bonles Uancliea et IM boulea 
Dotru; c'eat-i-^irn, une imfKHante oMnorité pour la prisa 
en considération. L'esprit de la propof4lion eurrJvait à cet 
Échec, et conme ropposition l'avait produite plualeun foia, 
die ne renonçait nns doute pee è la produire de noO' 



La question des eapacît<^ devait auari Atre i 
ment diseutie k la Chambre- La proposition ptr laquelle 
H- Ducoa la fonnnia était simple ; en Toici le texte : 

■ Sont électeurs, tous les citoyens inscrits sur la liste d^ 
jartemenlale du Jury ; 

• Sont également électenrs, toos les dtoyeiM qal n'au- 
nient pas été portés sur cette liste, A cause de llRCompati* 
bililé réstittant de l'art 383 du Gode destruction erimfnelle. 

Cette proposition, lue k la Chamble le 3 février, toi dé* 
reloppée par son auteur k la séanee do |4. 

M. Ducos repoussa la tendance du pooroir A r^elar 
comme suspectes et comme amenant nne dériatkm de ta 
politique de la majorité, toute Idée venant de l'opporittoB. 
Test ce pas, disait-il, cette tendance qnï a perda la Res- 
Uilration ? L'babiletè des hommes d'État consiste k eon- 
prmdre tes nécessités de leur époque, I accorder sponta- 
nément et d'eirz-mémes ce qu'il n'est ni dans leur potivelf, 
Di dans leur droit de r^ser toujours, A éviter les luttes 
quand on peut les prévenir. 

M. Ducos croyait A l'opportunité d'une réf&rme électorale 
) b veille d'une dissolution de la législature actuelle» ati 
milieu du calme le plus parfliit des esprits. H se hisait un 
ii^ument de tlnitiative prise atant lui par un membre de 
Il majorité, par le gouvernement lui-même. £n effet, M.de 
Monlaliret, ministre dé l'InUrleur, en 1830, avait, dans l'ex- 
posé des moUft de la notavelle loi électorale, reconnu que 
rexteostou de la eapadlÀ électorale étaH une conséqnenee 



ogic 



M afSTOUUB DE ÏRAHCG tl8&3). 

de la Cbarto oouvdie -j il anit dit «es pafplw : « Il nous a 
paru fondé MIT lanaturades choees et de notre gouVemc' 
ment, de oonféier au plus grand nombre possible de citoyens 
les droits politiques qu'ils ontsu conquérir.— a Et pi us loin: 
aLapropriétéetleslumiârassontlescàpaçitésquenouçavons 
rec(»inues ; It contrlbulion publique d'uae.part, la deuxième 
liste du jur; de l'autre, nous procureraient une application 
immédiateetsllrede la théorie adoptée... aM.Ducoa invoquait 
également l'autorité de la commission cbargée de l'examen 
de cette loi; il citait cette partie remarquable du rapport de 
cette commission : *Le propriétaire, le négociant, l'industriel, 
peuvmt bien enrifibir l'État et lui procurer une prospérité 
et les avantages matériels; mais les professions libérales qui 
isstruiseat. qui éclairent, qui adoucissent les mœurs, ré- 
pandent avec profusion des richesses d'une autre nature, 
nécessaires au bpnbeur de tous, et sans lesquelles la jouis- 
sance dea autres biens serait aussi grossière que peu digne 
d'unbiHnme poUcé...>La société pourrait-elle être ingrate 
eoT^ ceux qui ont pris la noble tAche de l'animer, de la 
féconder, de lui donner cette vie morale, sans laquelle elle 
oe iiepréaenterait plus qu'une grossière agglomération d'in- 
térêts matériels. Sans doute, l'amour de la propriété qui 
attache l'homme au sol, l'attache aussi i la patrie \ sans 
doute, le négociant dont les opérations commerciales ont 
besoin pour leur succès. d'ordre et de paix, éprouvera le 
mdme attachement ; mais convenons cependaiit que, si le 
patriotisme reposait sur le seul intérêt privé, il serait trop 
souvent exposé. Â recevoir les inspirations d'un stérile et 
,froid ^ïsme. Oh ! ce sentiment si élevé, ai noble, qui fait 
\es grands hommes et les grandes actions qui les illustrent, 
qui, dans le péril, sauve les états,, ce sentiment, a besoin 
d'autres inspirations. Qui donc les aura , quj les communi- 
quera k cette multitude trop souveut disposée à. sacrifier 
l'avenir au présent, la gloire A un intérêt mal entendu.-' Qui, 
dis-je? si ce n'est ceux en qui l'intelligence développée a 

: . .i:,Gt)ogle 



SESSION LÉGISLATIVE. (PntpNJnÎM Dmcos.) 61 

agnodi les racuUAs de l^Ame ; ceax qot , s^nt TOuéi pir 
tut m service âa pays diM le» pretaniaM im ptaa lib*- 
nles, connaissent le mieux ses vértbMes iatérM^-oomoM 
ceqat'esl'le plus atîlo à s> vâriUMe gloire : lenreoMotni 
ne loi a point manqaé- daoa les moments diffleilMi «B les • 
nu constamibent éclsirés ramener le sèle; entMtenir les 
espérances, prérenir le déooongemebt, sontenir l'opinlMt, 
et lui donner celte salatar^ -direction qui a Ml ifmé UiOt» 
ta nation a para, dans sa marc^ rapide vers la- WMrti, 
D'avoir qu'mie ftme A n'être' dirigée qqe pir ase Molt 
pensée. » 

M. Ducos ajontait i ces hantes considéntloos, la eoaw- 
nance d'élever le joréan niveaa de l'éleotenr, qttuid lee*^ 
nctère reltgiedx et hnmanltaire de sa fonction le'fdMe 
incontestablement an-dessas. Ce n'éUït pas un printetpe 
Donreaa dont on demandait la conaécration^ c'était on pitiH 
dpe d^ expérimenté et proclamé, ddfit oit demandait fvxf 
\emoa mesurée, et tonte rationnelle : la loi du Jorr n'Aait 
^ pas elle-même pleiite de cJreonspeeUon et de garantici? 
IVdUenrs, en ne rattachant les principes 'Rectoraux qu'Ail 
propriété, on extite contre elle tous les iMlincts BMunikt 
Unulespenchahtsambitleax de ceux qui ne possèdent p«; 
Enfin, le travail de division qui s'opère incessamment dans 
Il propriété an proBt dèe paysans, doit déterminer A iatnH 
dnfre dans le corps électoral une proportien plus grande 
d^ntelligence et dé lumière. Cest ainsi t]ù'oo peut««lnt«ill' 
le corps électoral lui-même A la haoteUr de nos iteKtatfOM 
et des besoins de la société ! 

Le ministre de l'intérieur ne voulut point laisser la 
ibcnsuon s'engager, avant d'apporter A la' trfiHHie Ih 
pensée du ministère. Il combattit nettemetit eit sansteStric^ 
tioD tonte réforme électorale; il établit lei préeédenls de ' 
la Chambre sur la qaeation; il rappela qn'en iMOj saua le 
mitiistère du 1" mars, la majorité avait prononcé l'ordre do 
ionr contre les pétitions qui demandaient le t^Hmota 

. .i.,GtK)i^lc 



n BISTCURl DE nUJfCB (tUS). 

H. ItoaMM ■'««topiM htbilvawat da U déclsntion taifaen 
6dle circoDttapce par M. Tlûin loMBâi^- DspitMM; joiir 
tetbil aiirmD>qMl4i>w tfîMHV qpi dqMot luia trouver 
MMmù.wque l'on troanit boa ■km? PoanUrop re- 
pBeobM MiJ|ittewélfltfoii^d8fi'iidmettre«iuuiiiir«grè>t 
é'tnipAchar W amobve de^^lflvtewp dsft'awicoltre? 
• H. Ihidtlt*l fipqwItU fât àm chiffm, at moqtiwtiinft 
fftrkaH4aflM4eJ« loi 4« lOirt* cbiftodes éleotwn «raU 
M poK4 de 00^0094 lOS^MO, at.qup. depois4831, a«*âtail 
Umé gnduaUeiwiit iaU,«oo. Snrqiioi donca'^ppuyy Rpar 
demander des modificatioiu i la loi électorale? La j>n^>ast- 
tton-de M . Ducqa iitait:«U» iiwirte.pirqueliiu« jnnBSfpta 
iMwijMMwn de t'opiaion piubikiiia- la miniitre (Haoutait 
«uoiU ,!• froptuition m «Ita-Bâma^ «t conciuiit qu'elle 
était mal «OD«ue. et qu'il.B^était paa ponibletJtiM.ijQcini- 
d«Me, df todIoît toiMbw i la 1(m fondameoUie» au nom 
Cvnp ptop<wMoD qui pa jteUait aucune di{BcnIlé et qui 
qtLPT^aoRtwt «iKwiw garantie. fiaGa, M- Diu^iitetcooteatait 
l'epportOBité d'UM «adifioation A la loiâlectortle; cfU'.de 
den ckcMi l'oqe, w la réfonoe veortorait dp. grands 
fllUBiententa auayBtème et prodiuralt 4aa effela jmfioQda, 
M caa aliaB0eiDent» flenùent de fm d'ii^portaDM, et cea 
«nAsaam gruTïté. -^ Dans le imBiar cas, les argumaata 
abandiwit pour combattre uwparqiUa lifonne. 11 n'était 
|M i f uiWQier, «n «SfH, que la Gbaaabn Tonl^t oy nwdi- 
flar l«iNt9tftatiDoa do paffcov changer la diracUwpottti- 
tiqNe 4u«»ur«rBeiD«it «in^ en QOQHDun avec ia nudité t 
dans le second caa, riotérêt de la slflKlité des institutions l'em- 
fprtatt «ème sur iat aTantagas des obaDgenteals pcopo^, 
ttontl'bffnth^ aà «as anntagaa «eraient reooniiua. Dans 
l'jtlat actuel des Mpnta au lendeBuia de reObrrasoence d'o> 
|4nKma.caua^ H»* ta tiaili du U jailiat, les aimpUainota de 
réfonsie dlactonla, prOBQaqéa da« la Chambre, a'j^no- 
dlraient lai dehors^ OD dirait loe la Chamhre^ entréfl dans 
iM» v»ta nonwMe, qua les inatitolioM ont été prpCoddément 



ni,,Gt)Oglc 



SESSION tÈtaSLAfrifZ. {PnpUkiaà DucM.) 61 

RMdlBéM, tjUffl^A A-fKMéMiprtMipedmit tl fert âMoira 
les cooséqaeDcea : on dirtlt <faé d»8 fi^tpiM^iaMwi'f^lai 
praeMtiMittl'«ilst«nflf«*Dtibflmatioii:«ltWUtj éo^Dalte, 
K mlfiMre êêi^Tét qu« fs B«imrti«iiieaft «%*•!*>» U 
|V«teiHlt»«8dtro qbë-taM MMdr«lt«MMM>u)liib yarfai 
Mi«imi4«tdèBmmriianciMlB,it H «fo«Utti«IIotii 
Ml/tdUOasuHfm fàatVéntt imêU denat ht Ouafav, m 
•HiifrtiOiitnlNiiliadÉttnMIaik do pqv« «e >«etall am- 
tmtrÀwitMinMu. I ' 

' It. d» ManMt ippota la pft^iDittkm. ; 
M. llQi«txl0llbriilB Dopabittift. 
teeiasMMtaBM dîÊbàmhm, litrUniiMrat oiieu|iitettf 
«aflMDbre dèli Di^rlUvM. DuAiiK, qui M jépiir»tda 
drioitUrfcdÉni-eflUa^iieBtiiHi'Ii B'«ttaeb« ^(1io«UArem«^ 
é AénoBtrtr qmtospralbsMns libéralMt waiguée i dwy 
te ftf«pOùtiba'deM;-IMcts, oOiâeiit dw girwtiet d'ordre 
et de ccmsen'tttHi) n vivrait vnùè fU6a foalviMttale^ 
te pToya H lOtty iti» eretiit «tite AlBUodoife dù^lvloi; il 
fMsMt-qBlI MiMdMigersUK de tei^MTcroira 4ua9 «rteto- 
«Më euuUtaàB:p4riiTf'BadSi«tiMfoiiuBr «acora to^tis 
M «nblAnMinnk emoite. : 

't«}M*rMSt.«sHhiinitedeadtlM»SBtfatiaM)Mtile 
à l'iDlfHigeÉOe. Kposiquoi' lui teuMrn.fltntttère, kviqae 
Waipil iu MiÉ'*Hflày*trt qu'abanA ain(Sr ^ft ^eqt aor^r 
pwrfc go wtw mwit date pifrt dto «mm foaerittiiur Ufi- 
«Mrï>4teni>-ftètiiry?Ct ti'ébA pas ime légiBtetfm-bvuf^ 
que l'on propo8ait-,c'6tait.«tisl^M«UaÉdfmtr4prtUTe avait 
MMItéi QM lil'OT objabtaitlBipM^'litipartaDttàte te|>ro- 
fdliltoni tyn«tain-rép<)ii6nlqiriBlle entrait patfiHtamcDtqteDS 
WayttMiM d^méltarttiam abdnnivM^&l «ft )a.pens6»4e 
teOtVtt. tAidinitaUé.rM3«Jti qnft celle tSnwteit laiaa^e-wi 
pays, c'est que sans révolution, observant les progrèeaue- 
centfs qai lAipèmt daH la aooiélà, saistesaot riotolligence 
K rindépendatado de^ «alotaté partM^ et 4ie8 w frouTMit, 
•Ha pormat MnOUaMàft MgiataUt«B 4'«(4Wrtv iMoeNi- 

, . .i,Goo^lc 



TBoMnt iawt le caitr84wt«qp> taatMlesan^MpntioiHiqne 
!■ «y^ttoii MMoral peut racQvi^. ,.. >.,.:.. ,., ,. 

la loUtdt/4giLKiirat ntU» pow'vaa.fli^iUeqrReoi^poijiT 
tk» des flonégM^âteatortai-: it f. » 4M,idMigQrA>4^M)tfin) 
de» «oOé^ éleetonux oertaJacis MtalHliiài. mettim d»«f 
l'iaffiiMcs.pMt «'eiereer m» Aetm*à*vqÀmtntv9 9eK 
Bici0tite.t il -imporla auiti que t<ni>«kte» jnfcupuojriy- 
omreatèla doibm^îoii des âéiniMb:idir.MnAiH^qiBR 
que les lois ont besoin d'une rigouraïuaQiicQUeDv ilAMit 
encore qu'elles inspirant de la eonfbfes i-tenf qai Imr 
doivent obéir. Cette confiaMeie frodutt:tfkalairt.|AukliKi- 
lienefltt'tpie oetn qni ont oomméteiiApdtétslnMientde 
Tes «voir Aofnm^, et quils voient en enl lean-ieprteca- 
fàtite. M- BtlfturetemiDaiten«MBnt«Biparolasd*'M.6BÎzob 
Mîtes Mi tno dira ob ranuquAle «arrags: m Sachoc 
satistUre' ce qui e<t légitisie, -et-nras anlea le .plma ftet 
point W^ppni pour réprimer ce qui «si décé^ » 

M/I>ëjBi»iconbaltitt'afgamaitatiODdet!*diacodn«oiwiie 
tenilantàhira eroireqae riiilrllluiiniiiniilgil Itifi i\H*imm 
tiqt]6bicmt«ic1ueâe:lp M éleetora1e;il:peiMeltqDerjkhq»> 
tion de la proposition aurait ponr efllBt,-Ja pennatoi* qwe Ja» 
dtffiiniltéa d'existence naisent pour le goT B i ui Mt» >on 
d«lafciiteâe&homnMs,aaiBduTi(»d«'institati0ai«.': s 

rft Morftt-. —M. Béchard appuya biprdpQMiHBi(.«)fmw 
seaiif^pOblb de donner plus de (Hitodnae.'awlîanpQMtiqae, 
lAtiAd^émi^ h t^pritpobiir, et tue TBprtmaMkm ptas 
riBOèredetoutileB'iiitArèts'gânénniz. . , xi-' 

H. Darbtay se dédUra cohlro la prisB ea «MliilérMUtNft. 
' M. Bitlaatprononça, en féveurde l^fuvpontiCfeitJm'difr- 
eotinitehianitnbleaB point de TwâM'hits.et'de la^clarU, 
nais qui nemontrait point' la qnestkuiisout.aB Jour mu- 
veau. 

Deux orateurs étaient encore inaerits'Bur'4tn>te'dn préàt- 
dent; il aHait leor a^rtenir de ckwA et de eouronaer la 
diBcusflion ; ils altaient éleverje dttat à la- baoteor duiprf»- 



h,. Google 



SESSION lËGisUllVE. (Propantio» Akos.) 85 

dpes, et loi donner le inestige de la fbrnia litt^ire ; nout 
Toalons parler de M. Gaizot et de M. de Lamartine. 

H. Gaizot déclara tout d'abord qu'il se plaçait au point 
deTudde l'intérêt social; altàtractioD fUte de touta eombl- 
Biiaoïr poBtique, de toatintérât, de tout incideot partomen^ 
taire et peisonnel. n né troarait dans la société, A la rè^ 
htnne proposée, aucun motif réel, sérieux, aucun motir 
égae d'un pa^s sensé. 

L'unité règne dans la société n'aocaise, non pas seule- 
ment l'unité géographique, mais l'unité morale intérieure ; 
il D*f aplus de lutte entre les classes; il' n'y a plus d'in- 
lééts profondément divers, contraires. Qu'est-ce qui se- 
(are les électem^ à 300 n-. des électeurs A SOÛ flr., des 
électeurs A l50f^.,des électeurs A 50 fr. ? Qu'est-ce qui sé- 
pare les patentables k 900 fr., des patentables inférieurs? 
Os ont an fond les mêmes intérêts ; ils sont dans le« 
mSmes conditions ciriles; ils Tirent sous l'empire des 
mêmes lois. « La similitude des intérêts s'allie aujourd'hui 
chez nous, ce qui n'était encore jamais arrivé dans le monde, 
i ta diversité des professions ot l l'in^lité des condi- 
tims. » De lA il résulte que la distribution des droit spoliti- 
qws n'est pas et ne peut pas être un objet de luttes et de 
cooipétitions perpétuelles, comme cela arrive dans les so- 
ciétés autrement constituées. L'électeur A 300 fr. repr^ 
Mie parfaitement l'électeurA 300 rr.,A 100 fr. Il ne l'exclut 
pisj il le pndége, il le couvm, il ressent, il défend les 
mêmes intérêts. Aossi le besoin d'entrer dans l'exercice 
des droits politiques ne se fait pas sentir vivement dans 
notre société, parce que, quelque puissante quesottia vanité 
humaine, quelque naturel que soit le désirde l'exercice des 
droits politiques, quand cet exercice n'est pas nécessaire A 
la défense des intérêts journaliers, A la protection de la vie 
civile, A la sûreté de la propriété, de la liberté, de tous les 
biens quotidiens da l'homme, quand la possession des droits 
politiques n'est pas nécesuitu A ces btiti essentiels de l'étA 
Jm. Mit. pour 1M3. ^ 

I ,1,. rihyGOOglC 



W .^TOIRE DE EKAHCIC |;iU3}. 

Ainsi le ministre ne voyait dans la n^myemeot qi}! avait 
prodiiitlapropositioD Pucos, qu^un i^ouTaoMlit^p^&ÇKli 
facUée, {nei)SOn^er, fuscité par les jQurnAux et ^ !<>*-.C0' 
inités y un mouvenient qui n'était point sorti s{toQUiiémeat 
dusefo.de la société «lle-mtoie» da mb intêrôtft et de se* 
)»e9oins. Qao s'il était vrai que Tintellii^ce fût exclue dei 
droits politiques; s'il était Trai que la fortune lé» pcQCUitt 
aeulej que la société fût partagée ea riclKsquJivwèdeBtet 
en bomoies capables qui ne possèdent pas, on vurait alon 
faon pas des coqiités, non pas des journaux, nui pas quel- 
que pétitions, .mais le soulèvement de ta nation tout en- 
tière, pour chauler cet ordre de choses. La première impul- 
aion vers la réforme électorale venait, suivaat le miuEtre, 
des ennemis du gouvememeat, de ceux qui voulaient le 
renversement de l'ordre établi, les répubUtaini et lesenr- 
Ustea. Il déterminait ce qu'il fallait entendre par ces déû- 
KoaUons. Ni parmi les républicains, il ne comprenait les 
masses, le peuple ; ni parmi les carlistes, il ne rangeait toui 
les hommes que des sentiments honorables rattachent au 
passé; mais il signalait comment^ au moindre prétexte, dès 
qu'un câté faible se découvrait dans la politique, dèsqu'uo 
incident malheureux venait embarrasser la situalioQ, ces 
factions ge précipitaient pour aggraver le mal, pour l'ex- 
ploiter, pour le faire tourner au profit de leurs coupable; 
desseins. C'est pourquoi il fallait prendre garde de leur 
donner des espérances, des moyens d'action, a C'est votre 
premier devoir, ajoutait le ministre, de veiller pour l»ir 
fermer toutes les portes, pour leur enlever tous les prétex- 
tes et défendre le public, ce public encore inexpérimeiilé, 
contre les pjéges qu'elles ne cessent de lui livrer. » 

M. Guizot ex4Quqait l'opiotoQ .des partisans du nombre, 

ff ^torale \ il se proclamait l'ennemi dé- 

oivcrsel et le combattait ^u nom mèpie dfl 

\ ^ifwrtf . C'«st^ 9iMy MIL ifii, >a suffnfP 



i:,Gt)o^le 



SESSION IJteiaUTra. (fnfNwMM Bwot.) 07 

oamml qoa ta paîKniM ptFHiqtM aux Élata-Vota doit de 
n'inîr point ce degré de force de concentratioD et de ccin- 
fiaoce CD elle-mâme dont elle a besoin pour rempUr sa 
Ucbe duu ope société qiwteooqiw. Goguua il n'admettait 
pas rflUiteiMO du mal, roratanr n'aftncAtriit pta le raisoa- 
namenl da eenu qui voraient dans radinfâslon des capa- 
oitéa une améUoràtioD propre k préserver le pays d'ia- 
DoraticMU dangereuses. U ajoutait oea imporUates consi- 



• ItoM atooi, HMi]f ùrt, une Iklie plui rude qu'il D'en • été. impotfç k 
ncBM époque-, dont aTou Iroii grudes chose* i fonder : une loàilé nou- 
nH; tegraUedéBOentlB moderne, Jiuqa'id Incoonite dus V histoire da 
Midi i dei imtllDltoai BooTclIes, legouTerneDieiitrepréseiilalir jusqn'id 
truger i notre paft, et enOn une dynulle nouvelle. Il n'est cerUinemcnt 
JaafiarrlTrilHaiDe époque d'aToir une lureille tScbe i remplir: jamais! 

I CepeDdut, Hesflears, aous approchons beaucoup du hul. La sociétâ 
midle «t njonrd'biil prépondérante, victorieuse, personne ne ieconteste 
ptacencaMtmpreuTM; elle i pris possession du lerraio social; elle a 
mfnii a même tempt et les Uulliations et la drnaïUe qui lui «iDTieDnent 
d foi la serrât. Les gnodet conquêtes sont toutes Taltn. Cela ■ éld dit 
iteieBn Uâa k cette tribuoe. Je ne puis me lasser de le répéter. Oui, louiei 
UgnUmimyêaK nal^tutei, toules grnds falértls uat nilihits; 
Mr* pnmlffï piMW Mt» *etA buda, c'a! dtetier M pomsiiim 4e es 
pe wncavou coa^iii, de dow «n asf ater la TmM «t ^emplAteloAtec»»- 

• BfaUM!|ionrréiuMrdansce qui est la Téritable lâche de notre tempe, 
MWB'aTOBi besoin qne de deux choses: de stabilité d'abord, puis de bonne 
mtUiM Had M tflklres Jonmalltres , uinrelles du gouTemcmïtit , dans 
!■ tttùfm laUrtauris m «MMewM qal mlMt aa goarerMaent sans 
lill aWrlfsdwctar, par eela seul Wit ect la gMptmoMal du para; b 
lUbiliu et ta bomie coadalta dans la Tie de taiis les Jsnrs, Toill |«s tf uli 
trait, ici seuls grands iolérêts de la France aujonrdluil. (Au centre : Très- 
Uen! trte^ien!] 

■ I)h bllc»«*tM dtae) VMs Mtes prMsénent le contraire de ce que 
mtt>b«Biwpafitifa»d««alKl<apa:T(mriUnsU siabUltd des lirts el 
4etpoaToirfl,tesUbiiiU,du.cwpa éUclaral,U sUbUité de laCbambre,la 
itabi&lédngouTeraemcnl. Vous semeiriDcartilude partout. Et pourquoi? 
bt^cépcmae Nécessité Impérieuse? est-ce en présence d'un grand moure- 
■iM, d'riaa IHw paissante? Ron; (^cst pour satlsTalre à un besoin fkni. 
Mut M >«c la «Bios btam dwlen et Ucn Wkis. 



naN.-r^hyG00glc 



69 HISTOms es JraANCB (1B&2). 

■ C(tt imr douer om grante plice à ane itUn qnc Tou Ukt Aw- 
dwr, proToqDM-, qui u tooi itnt pu nitarManenl, qiU n'tit pu l'iOalro 
ipMUDée de la lodélé ei de notre temps ; c'nl pour ta» qoe tAi* ébranlei 
h MaMUlé de TOi l<te et de TOI pavroin! (Tr«a-Ueii! Irte-biea!} 

> MwnUiiill. n n'est pu léMuelre d'être utie *a banc da mtoiitrei, et 
4'i*^Unepou>l»lUl^de(*ITtlmde«m piTi^ponr MOHrifMceBiut 
pu de la bonne poliUiiiie; il «iffll de prendre plaw inr l'on de* buca de 
cette Chambre; il Biimt d'afoir nue part, qnelqoe petite qa'elle «dt, 
du hffdetn du goaTemement a de la responubilitj qni pète tnr noiu. 
Comment, tooi troorei qne la tktae de mettre no peu de stabilité en lontu 
dMMce, la tlebe de infflre ans véeeidUi dn goa*ememenl , bdx aîMrei 
nttarellea, obligéet et inéviUblei da pays, tooi tranTei qi» cda ne mat 
■nfDt pai! Il fkal que tous Kceptief toDiet les qimtioi» qn'oa h pli|te i 
ëlerer deiant tous, toutes les alTaîres qu'on nos snsdten, réellea ou ÙW- 
Uces, mitt aa ftiusses '. 

» Measieurt, girdei-Toui bien d'une telle hdlilé; ut tous eroyex pu 
obUgésdebire ■njourd'huieed, demain cela; se vous cbargei pu dhdle- 
menl des hrdeaux qu'il pUira au premier tenu de roeLtre sur tm épaules, 
lorsque edui que nous portons nécessairement eil d'un si grand pirida. Hé- 
■olrei les qoestions obligées ; faites les allkirei Indispensables que le temps 
amène naturellement, et repousses les questions qu'on tous jette à la tite 
atOourd'huiUgèremtntetsansDécessLlé. (Vite adbé^o au centre.) ■ 

M. Guizot terminait en déclarant qu'il comptait parmi 
les motifs qui faisaient proroquer la réforme électorale, la 
désir de reaverser le Cabinet ; et il s'étonnait qu'on ne le dit 
pas tout haut et qu'on essayât plutôt de le cacher. 

M. de Lamartinequi, dans la question des incompatibilités, 
s'étaitmoQtréaiprorondémentgouTememental en appuyant 
le Galûnet, n'eu montra pas moins dans sa réplique au mlniS' 
tèreson dévonement aux doctrines progressives et libérales. 
Il réponditqu'ilétaitaffligédevoir M. Guizot descendre du 
terrain des principes, pour conduire l'écrit de la Cbanibro 
sur les intentions des partisans de la proposition etlui taire 
entendre de sinistres prédictions; il en « presque tot^onrs 
été ainà, toutes les fois que la liberté la plus mûre, la plus 
mesurée, la mieux préparée, a voiilu faire un pas : on 
lui a prédit un abîme et une chute. Cependant toutes 
les institutions libérales, la wciéld démocratique, la liberté 



ertbyGOOgIC 



ffiSSION LËGI^ATITE. (Propotition Dueoi.) 60 

de !■ iffflaw, la garde nationale, se sont établies sens amener 
les tfides conséquences qu'on leur présageait : elles ont 
tnimpé tons les proDostics funestes- Les libertés dange- 
reuses, ce sont celles que le peuple arrache et non pas 
celles qu'on lui donoe ; ce sont les libertés qu'on accorde un 
jDor de faiblesse; ce ne sont pas celles qu'on prépare et 
qu'on mesure aveo jostice, générosité et sagesse, quand 
l'heure de les livrer a heureusement et évidemment sonné. 
Or, le tonps était venu d'une réforme : pourquoi les jouiv 
■taux et les comités avaient-ils été chercher cette ques- 
tion dans le sein du pays ? c'est qu'elle y était ; c'est que ces 
jooniaiix et ces comités savaient (rès-bien qu'ils touchaient 
U en eSist one des cordes sensibles de la société, une des 
conséquences de la révolution française, entendue dans sa 
meilleure acception. Sans doute, la question était petite : 
elle n'amenait pas de grands résultats; mais elle était un 
symptâme de pn^rès,et,àce titre, importante ; carrorateur 
ne aëftarait pas la conservation des institutions du dévelop- 
panmt de la liberté : il traçait ainsi son programme .- 

• Je rais iiB oiacoT ooTricr de ce triTÛl itt uUoni et du iltclet, qui am- 
ible i dfpfteer Ici rldllet cbows ponr fUre plKe nxBiHiTellei.ponrlii- 
tnMnlaiteiMDt,lakorleasenHit,prudeiiiiBeal(piel(|<ieildtMdapltiidMS 
Il Maua compacte et [nunebOe dubUei KcepUM MdealidU lUilOMHjni. 
(Anx cxirëniltM : Tris-bien! trii-blen!] El.nenHiej troBpei pu, Hcedeai^ 
c'tit pute que Je tnii progressif de eetle rafon, qne je me croie auui conter- 
wenrqae mai, etqiieleddilreleiiiahiUen,r*(renniaMfBent,rniloriUdet 
eewerBemenl», ponrTu quecee gwurerneiitent», eu lieu de »'«rr8tef mrYé- 
iTitt lerc^ fn'nne r4*oliilkia leur a conqQÎe, YeidllaU le labwr pditélrer et 
■MTÇlrpar l'eipril de vleqneViDlelligence apporte duqne jonr aa tempt^ 
d coBsenieot à seblre eus-mêinet du macfaioes pnideDiee de rénoTation el 
deprogriï, des Tébicnles d'idées ; c'est ice litre que Je les Eouticae, qne 
)e nie prft l les lonlenir encore et toulsnn, et i eombattre cens qui ven- 
h«t l«e fngrit bimderor*«,km des l<ni,b»ndeegmtomeneiU, et 
ftMMrapasdouiéion ^uradvcal d'us Jenr de séparer U-deMu du 
kaoamM qd ont cunbitta euenlile pour la can» de l'ordre et du gouTer- 
■emenl. ■ 

M. de Lamartine reconoaissait que les lois éleetwales sont 



70 HISTOiRK DB FRANCE {18&^. 

trés-délicates k toucher; qu'elles sont iu«qu dM cfaaHfls, 
et, en quelque sorte, les dynasties da lasonranioitA natio- 
nalej mais il n'était pas rnù que l'on dût s^rayer des con- 
séquepces d'tiae modiâcatioa si graduée, et que la portée 
des lois électorales eu France (Ut ce qu'on n la figurait au 
premier aspect. Par un tuatorique du sysltee âactoni, mû 
en œuvre depuis 178S, l'orateur essayait de démmtrerqoe 
toujours les faitâ marcttateuten raisdn inrerse des soi-disant 
priocipesélectoraux^que loin d'ameDer des résultats en rap- 
port avec lesprincipeséiectoraux, les élections étaient per- 
pétudlemoit d^ouéea, perpétaellement hoaséos dans temn 
résultais j car le grand électeur en France, ee n'est yt» 
l'élection, c'est l'opiaiM, c'est la réaction da Teiprit 
publie. L'orateur s'attachait aussi i hin r%Ât dons les 
professions, que la propo»ti(Hi admettait dans la loi des ga- 
ranties d'ordre et cle coBServalion. Il étabbfSBit eaiatte qiie 
te vrai sens, le sens t«it eotier de la réroluthm dé I7M, 
«vaiLété d'enlever tas élections aux osrps, anx priTîlépa,* 
aux corporati(Hi9, aux castes, pour les indivfdilalisM-, pour 
les reporter dans les iodiridus k certaines ccHiditipns de ga- 
rantie, de solidarité sociale et de lumière^ si le gouTerae- 
went oubliait ce grand sens de k révolution dans la loi 
étestorèle, sll l'omettait Jusqu'i ab certain poMt d'injus- 
fibe, te serait marcher contre le courant mémo dés idées 
qui Tont élevé ': sans dpute , w n'était pas le momeitt d^ 
toucher profondément k ces queetioD^; l'état d'iacertiUide 
AU se trouvait eaeore la Francs, firà*ii8de l'étrangw-TleB 
rflodatt dfln^reuses '. mais on pouValt admettre une propo- 
'sitron qui ne causaîtaucune commolion dans l'bt-dre socîbl , 
et i)ui était un gage de progrès. Il y arait. au coplraire, un 
grand daogw k laisser dans la njatal et dans la aauae des 
ftctioBgt an iknoit légitime M fnom(e«é par )» nrism ds 
pays. « Ciést iréc te droit qu*oti teûr dispute, qâflit He ftmt 
une arme pour attaquer et ensuite pour renverser plus Uni 
legoDTcnmnenl. » 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



SESSION LisGIStATIVB. (pnpontûm Dam.) U 
M. de LamartiqelennÎDait par ces parotes ;. 

• llM I>itti! Il r « de iwl t«ffPK «t'MTtml, dM IwHWi Ww bMHfAlei, 
Uw i^Ualbna^ , mil lHm.arMKkf 4iim Jm CQCfP' |o)i^4iitt, 4au lif 
■ai*ri^ : «a vmi oaix «ni strtfuuntà Iftut eunm d«t chMetwardlM 
fDoiqoe tNHioes, mûres et préparées. (Munnures lu cealre.} 

• C'Kltn TÙB qiK lei pouvoirs s'allèrent, $c d^mpoieDf,HdAub>rail> 
IDC Icf lotfa^ oaralis même d» pays ee corroépeaL, h dtaenlUcot, t'iih 
4iqtuat ioui leurs ^eu 14 ils ne veulent ^urfi^r i-rien.: itSfecrUBpMUWl; 
inoiobilej ettOK^slremblastsâgool queeefaitiUssiittrBieiitntoely 
fer ciuud d'au despoiisq^ pour le préserrer .de^ mai^tt^t^Miom ibBi) 
Tn«u qu'ip tenl mal |»ur tjis : le msDTeiiuut; i^ii'iii^ (eyl, dai^*' VW 
la intlil niions ; le mouTcmcnl. On a beau- aïoir Ivalnquit wnf *MI 
teame* Inllmidé* d*i» tons leurs liità:êti l^lines ; on 4 bo^ 4'**W^ 
dtr 1 cnx duu loai letjonrs de condiats et de lutles [brsTM ans eslré- 
■ilés), daDS ces combats que les gonternanU doivent livrer de leopi eq 
InniK aux factions; on a beau les défeàdre ei périr avec eux pour préserver 
M ta paît dd monde ou les priira'gatives conslilutioDoelles du pouvoir 
■ntour du<]uel iUsê t^ru^ient |lans les ïempêtes. Tout cela'esl perdu! (Longf 
^ptaodissemenls i gailclu;.) 

• Vous pouvti avoir leur estime; JQitsdu Jouroû yooi leur proposerei 
me mesuff! d'innovalioa, )a plus pniilcpté, seloif vous, la pl|is sage, b| 
ph» avantageuse i Vtiprit conservaUur dn'gouv^DWient (réclama lions aji 
renire), d« ce jour-là vous titi |eur ennemi. lA gauchu : Oui< oui! c'est cela!] 

• Eh! mon Dieu, II r eo a t taules les époques :, en 89, <;n ISIS, en 
tS30, aajaurd'bui. C'est de l'bistoir; que Je rawnle x, ce n'ett pu de b per- 
Munalilé que je vous 1^- (Kravo auf etl:rëniilés.) ' 

• S'il 7 avaii de pareils tiomnes ici, et pIQl ï Pieu i^u'il ne s'^d refrpu^a 
jamaif de ces bommei que l'ou pourrai! inarguer de quelque cbiiïrp st- 
niilrc i cause de leurs raulesl (i gauciie : Très-bien! Irès^bien!); pul, s'il 
j avait de ces hommes dans le pajs , s'il 7 en avait mime ici, e'cït 1 eu^ 
fue je m adresserai^ furloui, c'est i eux que Je ijjrais : Dil^i»! ne croire^ 
diignei ajouter quelque roisui^THidçinlérïls d'ordreidé Wnie, deprp- 
priété, de conservalion q(|e nous avqni en comninn.tl 4 qitplque^ annuel 
de périls et de combats passées énseaiiik ppur les mêmes causes: ne vouj 
rtfaseï pas aujourd'hui i ramcUoratiQji ^Jen ;podéré* qn'pD TOU; de- 
Bande, ou plutôt orfrei-la vons-mCmes! 

> On dirdt, 1 les entendre, que le génie des boméies polttlfloei H 
eontbir qu'en une seule chose, i se poser U sur une silnallon qife te basant 
eDÔM rétolutlbta Veuraraite, eï i ; resier hnmobilesi Inertes, Implaca'- 
blei..... (tire approbitlb&l gauche.) * 

• <M, lU^MetaiW i louie amCllonUoii. El U e'étatl II, en 1^, tmt le 



..Ci.K)gle 



72 UISTOI&B DE FRANGB (IjS&S). 

génie de l'bonune d'éfat cbargi de diriger an EoaTeniciBeiit , iinU il. a'j 
■arait pu besoin d'homme d'élal, une borne ;iurQr«iL(UouTraiealgtDénl 
el prolongé.) 

'-■» [rdOHitesftteeteoiudUeri de la pknr.' Il ■> • ria de il Impnidau 
^at II pear! 11 n'7 a riea de ei niinei» que ceUo élerntile rMsttnce à tout 
prix, iBtee au mleiuD. flou, ce n'est pu U le génie de lliDinme dVtal, ni 

' > Connaître qnelquelbls Jusqu'i la mort pour les instllulions ]ur<ei, 
itcrtee, que la Eodété nous confie, et dinï lesquelles elle s'sbrile; pins 
MUTent InnoTH, corriger, développer, améliorer, toIU le grand mlnlsUe ! 
L« strtf^e politiqiie oe consiste pu sealément à détendre nue tielUe 
pOtltkMi, mail I en prendre déplus forlee, de plus bardies, de pliu arancéeSi 
et k coaper ainàla route à la république, aux ractiou, aux réTolulloos qui 
Burcbent Ùidours «n aTaot! 

* Je n^'i ajouter qu'un seul mol : 

• Vous aTei inscril trop longtemps sur votre dnpeau : • Réelslance et 
toujours résislancé. * Je le comprends ; pendanl les premières année* de la 
rérolnlion de Juillet, et jusqu'en 1831 surtout, l'œuvre unique, priDcipale, 
était de résister el de comballre. Vous l'avez bit, vous l'irei Tail utilement, 
glorieusement, à l'élernel honneur de celte Cbambre, de cette majorité des 
trois pouvoirs et do règne lui-même. Hais passé 1834, mais dans les aunées 
où nous sommes arrivés depuis'. Il s'est présenté une foule de questiont sur 
lesquelles les bommes d'état, qui dirigent la majorité politique du paye 
pouvaient avoir un avis plus hardi et plus utile i la France. Ce n'est pas le 
moment de traîler ce point. Je laisse cette question, elle reviendra ailleurs. 

Je m'adresse, en BniBMnt, à U. le mipîslre dei afblres élraneeret Je 

dit, et H. le mlnislre ne me démentira pa$ , ]e dis qull ; a en France un 
certain lentiment, pénible pour le gouvernement, honorable, glorieux pour 
la nation, un certain senliment qui eonlriste l'opinion publique; Je nediral 
pas un Eenlimenî d'al^issemeDl de la Frani!e, la France ne sera Jamaii 
abaissée, mais le senlimeat de nos intéréls froissés, murée dans le monde 
européen d'aujourd'hui; Je dis que ce sentiment pèse et vibre fortement sur 
la Bbre publique, et que tt n'ett pal dans un moment pareil que celui qui 
préside aux aiïiires extérieures de son pa; 1 doit se désintéresser eompléle- 
ment d'une impression si nationale! Je dli que ce n'est pas le moment de 
Boni dire : • N'accroissez pas , n'irrllez pas les pnisafioni de cette fibre pu- 
blique qui pourrait réveiller la nation, queiquetids trop endormie sur ses 
inlértti du dehors. • (Murmures au centre.) 

■ Ne U bites pas vibrer surtout dans cette classe que vous appelei Intel- 
ligente , poliliqui , mobile , plus impressionnable que la daise territoriale 
peut-être. Eh bien, moi qui veux la p^, qui l'ai prouvé id avec asiex 
d'énergie, nuis qui ne veux pas que la France soit subaUemisée dans la 



SESSION LtoiaUUTB. (Pntposùûm Ducoi.) 7Ï 

ODOMUf da l'BaXDpe (>ppl>iidUuiiie«ti Mts extréaliéi}, qui m nu, fm ' 

fMBMD pays lit moins que ta pUee diu le inonde 

■ Cela ficn, cela n'a pu tttU d'ftre, dit H. Gultot. * 
• Je répète, canlînua M. de Lamarline, que, dans l'iuMrei de ce grand 
pays, TOUS ne devriei pas reponsiern Bisément une proposition dont l'eriït, 
nfcseneis, selon net, sendt de reoDler dans le corp* Aedwal «« fana 
tirei, aeliTC*, patriotiques, qui préseateraieat plus d'énergie k toi rimix 
daddioft, pins d'impulsion anxcorpspDtiliqDes,coDlre les pérïU^Mlaco»- 
Dtieii sourde dn monde cDropéen peut Taiic IraTcrser k le nation (braros i 
gaadie) ; proposition sans péril , Je le redis encore , puisqu'elle ne tous re- 
Tindraii qu'apris toutes les ^rearei dis antres p4vnf côre, et modUIM par 
TW propret cMunlssaires. ■ 

Cest ainsi que H. de Lamartine, après avoir doQoé de si 
éclatantes preuves d'bltacheaieiit au système couservateur, 
se montrait le dérenseur chaleureux des doctrines de pro- 
grès mesuréet semblait devoir réaliser eu lui la personaiBca- 
tioD brillante d'un parti conservateur-progressif- La Chambre, 
fatiguée, ne lui avait prêté qu'une attention peu soutenue ; 
les membres du centre l'avaient plus d'une fois interrompu 
de leurs murmures^ seules les extrémitéslui avaient accordé 
leurs applaudissements. La proposition fut rejetée au scrutin 
secret, par 234 boules noires, contre 193 boules blanches. 

Avant de sortir de la discus^on des lois purement politi- 
ques et des questions de portefeuille, les Chambres avaient 
encore des fonds secrets à voter. Le ministère, dontlestrois 
scnitins précédents avaient consacré la politique, devait en- 
core subir cette épreuve d'un vote de conPiance, annuelle- 
ment imposée par l'usage & toutes les administrations. Mais 
cette fois, la lassitude des esprits, à la suite de longs et im- 
puissants débats, dans lesquels la stabilité du pouvoir avait 
été mise en danger, le besoin vivement senti de travaillei* à 
la solution des pressantes questions de ûnances ou de tra- 
vaux publics, persuadèrent à beaucoup d'esprits, qu'il im- 
portait de transporter désormais l'allocation tout entière des 
ftHids secrets au budget et de n'en plus faire, pour les pas- 
skms politiques, l'occasion de tenter une escalade du minia- 

, . .i.,Gtx)gle 



TA IU8TCHHE DB RLUtGE (ISU). 

tére, et DB toat cas un r«tant A U confection dee \(Aè DtHes. 

Mais cette pensée ne devait point encore 6tre acceptée et 
réalisée : au reste, le crédit de un tnillioa fut Voté en une 
seule séance à la Chambre dea député», sans que U légttimiti 
de l'allocation eût été vivemeot ou flérieuMment cootoatée 
(10 mars). La Chambre det paire adqxa avec la même fad- 
mé(2aTril). 

L'existence du ministère était donc encore une fois as- 
suréo pour toute U » 



ertbyGOOgIC 



SESSKHT LEGISLATIVE. {ExpropriaiÎM forcée.) 75 



Loii driki. — Bcprepriilioii lbra«c duH Im eol«f«>. — Pnijel 4e lof re- 
lniTrai mUc* de rentes nir pirtkDiiere. — Projet relaUt i l'iupieiiU- 
ttH ta penonnci de U kat royile de Perii. — Projet reUUf lu Urit 
im (QairiHiirt»frUenn. —Lot nuilte t b p<rilce du roalife.— Projet 
le MdiAaliM a bilrodiiire dut te Code dinitraclion criBiBdle. — 
Ul ntattre U WTieUl JndieUlïe. 



Aqx débats politiques succédèrent des d^Mls moins irri- 
bnts, quoique portant sur des auj'ets tout aussi pressants et 
plus imioédiatement utiles. Les deux Chambres étaient ap- 
pelles à résoudre des questions déjà posées ou récemment 
proposées à leur attenlion. Les unes s'appliquent su droit 
eml, tes autres aux matières Snancières. Le présent chapi- 
Ire est consacré aux premières : le suivant embrassera les 
intres. 

Suis trouvons d'abord i la Chambre des pairs un projet 
de loi déjà soumis précédemmàit aux discussions parle- 
oKiitaires : il s'agissait de l'expropriation forcée dans nos 
colonies. Mais le moment était-il bien choisi pour régler 
cettematière? Beaucoup de bonsospritsen doutaient, et de de 
nombre était M. Charles Supin. Dans l'état actuel des 
colonies , le savant pair pensait qu'il serait dangereux 
d'armer è la fois les détenteurs dg lâo millions decréahces, 
da droit d'exproprier de front, en masse, la presque 
totalité des propriétaires, i l'époque même du pluâ grand 
iTilissement des biens et de leurs fruits. ■ Je le demande, 
ijoutait^l, rîiùagination la^plus hardie pourrait-eire con- 
cevoir sans effroi l'achèvement des rilines, les achats déri- 



I:, Google 



76 BISXOIB£ DE FRANCS (16&2}. 

soires, les qioliatioDS hideuses qui osltraient de celte mise 

uniceruUe d Penetm de trois colonies naguère si florissantes, 
et qui ne sont déchues que par la faiblesse, par l'inipré- 
Toyance et l'iniquité des lois Onancières dont le ministère a 
le courage et la sagesse sujourd'hui d'avouer l'insuffl- 
sance, et de chercher le remède. « 

Et néanmoins la toi devenait obligaloire six mois après la 
promulgation. (Art, l".) 

Selon M- Dupin, il fallait parer à un tel danger, et il 
se proposait de présenter i cet effet un amendement k 
l'art, v. 

M- de Madcaa ne partageait point ces appréhensions. La 
loi n'imposant point, mais autorisant seulement l'expropria- 
tion. 

M- Gauthier pensait, lui, avec quelque raison, qu'il eût 
fallu commencer par résoudre la question des sucres. Cette 
solution lui paraissait le préliminaire indispensable de la loi. 

Diacwtion des article*. — L'article 1" dispose que six 
mois après la promulgation de la loi, dans les colonies de 
la Martinique, de la Guadeloupe et de la Guyane, les ti- 
tres VIII et IX du livre 3 du Code Civil sur les hypothèques 
et l'expropriation forcée qui n'ont pas encore été promul- 
gués dans ces colonies, y seront rendus exécutoires avec 
les modifications annoncées par l'article. 
. Amendements proposés : M. de Mackau voudrait un an* 
au Heu de six mois, et la commission maintiendrait l'article, 
sauf quelqueschangementsde rédaction, consentis d'ailleurs 
par le gouvernement. 

u II ne faut pas se dissimuler, disait le vice-amiral, entrant 
sur ce point de vue dans le sentiment de H. Charles Dupin \ il 
ne faut pas se dissimuler que, si les dispositions que com- 
porte l'expropriation forcée étaient appliquées immédiate- 
ment dans nos établissements d'outre-mer, elles y causa» 
raient, sans nul doute, de profondes et douloureuses pertur- 
bations , qui ne seraient profitables à personne. » En 



SESSION LÉGISLATIVE. (ExpropriaHm foreée.) 77 



t à nne législition nouvelle sur les Bucresle temps 
d'élever mr les mardiés de la Fra&ce la valeur de ce 
prodait» et par suite la valeur imAobilière des terres et des* 
anoes des coloDÏes qui donneat cette denrée, on rendra par 
eela mtme plus Gscile, mcnns pénible, l'application aux éta- 
Uisemeats d'Amérique de la mesure dont vous diâcutez en 
ce moment les diverses dispositions. 

M. DatHO adoptait les motifs exposés par M- de Mackau, 
eta''altachait 4 réfuter l'objection tiréede la nécessité d'assu- 
nr le sort des créanciers. Il y aurait dès ce moment une 
^toqoe fixeetcértaiDo pour la réalisation des paiements, et, 
dësi présent, lea créanciers pourraient traiter sérieusement, 
soit avec les propriétaires, soit avec les tiers, dans l'expec- 
tative d'un terme fixé et certain pour la réhabililaUon de la 
propriété. 

Y a-t-il bien, dit alors M. Ros«, y a-t-il bien dans la loi 
proposée une surprise pour les colonsPEt doit-on s'étonner 
que la commission n'ait pas même songé A changer le délai 
fiopoaé par le gonvememenl? II y a quinze ans que 
l'on prépare cette loi, et ce o'a pas été dans le mystère. 
Les colonies savent depuis longtemps que le gouver- 
nement veut introduire chez elles le droit commun. Il y 
a ^DS : le projet actufd a été envoyé aux colonies par le 
gouvernement ; il a été examiné par les tribunaux, par les 
consuls privés. Le projet est donc connu dans lea colonies 
comme il l'est en France. 

M. Bourdeau était si loin de penser comme la commission 
qu'il proposa icMX aiu. C'est qu'il lui semblait nécessaire 
de laisser aux colons on temps suffisant pour éclairer leur 
poBîtioaet ponvuren définitive se préparer i subir Texpt^ 
priation. 

Mais M. Persil fit valoir les arguments du jurisconsulte : 
il y a une dette hypothécaire et une dette chirograpbaire 
aux colonies. On suppose, sens avoir de certitude de part 
et d'attUre, que cetts ddtte s'élève pour la Martinique et la 

:■,. nh,GoOglc 



U HISTOIRE BS PiUNGH {tW)}. 

Guadeloupe A 5ia milliona ; on «jeute qmi* ppar leg ini wp - 
Ûoits quiootéléradiéefl, oudootleftcaitwsflODtéleiDtWtU 
foi4 opérer une réducUoD des trois quarte : ceU porti la 
chiffre, d'après le rapport, A 130 millioos. Q fkat «toetln 
qu'il 7 a A cfité de cela uoe dette commercitteh Or, p(ÙBt da 
^«tèiQç d'etprotniation dans lea c(ri<miM, e^ par ooDiè* 
queotf aucun moyen de m fkira parwi il dépood dn débi- 
teur de payeroude ne payer point. L'iptérMde l'arfeat Mti 
15 pour 100 : on a lieu d'âtra surpiii qu'il ne Mtt fM A M. 

Pour rendre applicable la lu proposée, il but un dttai : 
est-ce, comme on dît, pour avertir lea oolonks? Non* buùi 
ppur laisser aux débiteurs les moyens de ehetcfaer A paytr, 
d'éviter l'expropriation. 

Cette argumentation conduit JS. Persil A trouver losuS- 
sant le délai de six mois, insuffisants tous les auties délais 
firoposés. A ses yeux, il ne faudrait pas moii» de cinq an- 
nées, et alors on pourrait aivliQSWiuxcolMtiea la kâ pa- 
rement et simplement. 

« La magistrature a été eonsidtée, laseonMils cotonianx 
ont été entendus, répondit W. Martin (da Nord), ie ne saofae 
pas qu'il soit possible d'obtenir une sanction phii gnnm; 
une garantie plus sérieuse et pins solennels. ■» 

A cet argument, la garde-des-aceaux Jaunit Itau oea 
Ijui avaiNit d^ été préaralés par ka autres défenseara dq 
projet. 

■ Li kd Ml boiiM, dit en tendunt le wivaiiti «ne «M boaaa dus son 
Cmenble -, dié ne ilole ancnn principe, el, lonque mas itode des docn- 
wnU qoi «ublliMiit <pi« le dtid pmpoté tâl nrffinnl, que ooui m polxr- 
riom pai. M» dMiger ponr tel coloalct, pnM^if r«(t «• dMtm Riiid, 

Taitfewe«iieTpajwi)>eatort,>wwV«iy<n^d>AoHatW^[W>MiaMi.^ 

Le ducdeBrogliepritAsoptonrlapandesorcattaftie»* 
tion du délai. 

Le président RouUet parla sur l'^rMcla 4.. Ce -sugiar 
irat, membre de la Cbambret Toyait dta» rojbtigatim im- 



ertbyGOOglC 



SESSION UtaiSLMIfB. {BafÊVfHaHok fortit.) VS 

poaiB Ml «areoidiérisseiir d'offrir sOb ^rix campM^i, dans 
le CM de ta Taule fiite i eeUe condttioD, rimpoasilHlitfr de 



I4 ctwsiaHoii, M. Rmai le fit FenH^oer en son nom, 
anit era devoir adopter cette disposition, déterminé» 
qa'eUa T anit été par les otmrraUcHD veDim det Wlnries 
otdQbibaoaldelaMartiaiqaeeopBrtieidier^elTOfeiooaiiDe, 
i ce m^ittt s'exprimait le pn>eoreur>BâDéiil de la Marti- 
niipie : L'obserratk»! du tribunal est tort Jusle { on pourrait 
ture twt au vendeur et au créancier es sureocbérlnant i 
terme, lorsque la vente est faite au comptant, puiBi|a'il peut 
yilVQir plosd'BTantageàreeevoir dans las c(Aoniesl<n,00Orr. 
eomptaut, que 100,000 fr. à terme- Mais poor cela il n'est 
pu besoin de rejeter l'article, il suffirait de remplace ces 
mets : a kvs m^e que le coetrat dé vente contiendrait 
dipnlation de payer amptaot s par ceax-ci : k si le contrat 
de vente contient stipulation de payer comptant, la soren- 
cMre devra dtre faite «u comptant. 1 

Ainn fivait bit la commisâon ponr tout ooneilier. M. Sa- 
pin proposa de déclarer qu'en cas de surcDchère, le nonvel 
icfuéieur devrait s'engager & cmaerTer le paionent d'une 
naune argent comptaut, égale au moi» de la pretaiàr» 
Ttole au comptant; U fournirait ensuite, au comptant od i 
lame, le surplus eonaiituant la surenobére. 
Cet Maendemant fut accueilli et voté par la Ch8iiri>re. 
irL %■ Adopté sans discuaeioa. 
Ali 7. Adopté de mtaie. 
Amsi de l'art. 8, 

L'amiral Ma^uiu proposa snr l'art 9 on « Bandama rt 
daat il développa t'espitt, tendant A aeawder des fiuilitéa 
Doavellee «u débiteur de bonne (01 et di^ieéaiyide.ra»* 
toarces réelies, en vue de tranttoliaBs possibles aveo set 
(Téanciers. Parmi ces facilités, l'bonorable amiral comptait 
aa sursis de paiement, offrant au créancier poursntvant la 
ddUptiiHi.dtt rarenu net et libre da cet iouMuMea. Juqu'ft 



ertbyGOOgIC 



8« BISTCHRE DE faiNCE (MAS). 

conODirence du monUntde.la créance en capital. întArtts et 
frais. Seulement la duréb de l'aotiOD légsle du sursis De«e- 
rait que de cinq années, au bout desquelles les coloniM retv- 
treratent à cet égacdseasL'eiupireâel'art. ^iSda CoUe 
Civil. 

M. Persil modifiai en la rendant {dus claire; la pensée d* 
M. de Mackao, «n proposant d'amender oôawe il sait 'la 
proposilionde l'amiral: u le-débiteur pourjdHir du bénéfice 
d(| «(iras aurait à justifier c^ le revenu net et- fibre de ses 
immeubles, pendant trois ans, suffit pour ie paiement dfrt» 
dette, capital, iolérâts et frais, a ' 

Aux yeux de U. de BrogUe, l'ameDdeinent modiBé avait 
oe double inoonvéniirat : 
1" De proroger k trob ans l'exéoation de la In ; 
2» De rendre divisible une créance intégrale, ce qui assu- 
rément excédait le pouvoir du législatenr. ■ 

La Chambre entra dans ces considérationB : elle rejeta Ta- 
mendemeot Persil-Mackau, car cet honorable membre s'é- 
tait joint au dernier pour l'expression de sa pensée^ 
Point de débats sur l'article 10. 

Scrutin sur l'ensemble de la loi : votants, ISO; boules 
blaoebes, 93; boules noires, 28 ; majorité pom- l'adoption, 44. 
lia loi était adoptée par la Chambre des pairs. 
Chambre dei dépuUi. — Le ministre de la marine et des 
colonies vint lire le 28 mars k la Chambre des députés, et 
proposer àsa sanction le projet dont nous venons d'exposer 
les dispositions, telles que les avait Faites l'assemblée du 
Luxembourg. On a sous les yeux l'amendement important, 
introduit dans le projet printitir. Au lieu dedevenirobligattrire 
après six mois, la loi ne devait le devenir qu'après un an, 
à partir de la promulgation. C'est avec cette modiBcation 
coBSidérable et uUte sans doute, que la loi se présentait de- 
vant la Chambre élective. 

CAombrffifej pairs.— Le dernier Annuaire a rendu compta 
de la loi sur les ventes judiciaires : abréger les formalités, 



ertbyGOOgIC 



^SSION LÈGtSLkTlVE. {RemuturfOnioUiert.) U 

flt pir eàt même diminnar les ttiàa, tel étitt r^jet' qafaa 
m pnqwsilt: alors cooune aujourd'hui le goorernetiient 
TonlaU poasser plus IoId la réfonae, an l'étendant, en ap* 
jdiqDiDt à- une aatre nutiërei an rentaa conitttuées ssr 
putieuliers, ce arstèmed'améliontloD. 

Bfjtia en murhant anlrat proposé, on ne tenait pu molna 
leoftserrer des formes considârées avec nus<»ieoiinDédee 
pranties eesenUellee... 

On ne se proposait dès-lors qu'une rho^ : se rapprocher 
le plus posnble de la loi adoptée dans la dernière session, 
et dont Dons vmon de faire mention. 

■ On ne coocevrait pas, disait le rapporteur de Is commis- 
wn de la Cbambre des pairs (M. Borntgaière], que lorsque 
poor la saisie immobilière le délai à raison des distantes 
■ été rédait pour chaque jonr de 3 è S myriamjïres; 
que Iwsqne une seule publication du cahier des ëhargeS 
ipani suffisante,' il n'en tOt pas ain^ pour la saisie dM 
raites. « 

( U, continuait le savant jurisconsulte , là, se réduisent 
prespe les cbangoments qui tous sont proposés, afin da 
iHOre ea parfaite harmonie le titre to, arec les tttréà 11 et 
11 da lirré 5 dé la première partie du Gode de procédure 
cnile.» 

iossî bien la commisrion, i son toQr, he proposait-elle 
IQ pro)et que des modiQcationsde détail, destinées A ftOiAner 
DOS plus complète rédaction- 

Cela étant, c'est i U discus^on des «fllcles qdlf séfild 
reporter ponf apprécier ces amendements et l'ensemble 
nëmedela loi, présentée d'ailleurs en un seul article, com-^ 
Nétéepar desdispositioos accessoires. 

Chanibn àa pairs.— Séanctê dee M ttiO Avril. -~ La loi' 
nr les Tentes Jodiciaires rendait en quelque sorte sura- 
boodaMe nne discussion de principes sur lé' projet en ques- 
tion. On passa Immédiatement k Tarticle unique qui portait : 
« q<JO le titre 7 du lirre 6 de la première partie fluiiode de 

iwi. «M. fMwr 1843. S 

:,. ii,,Goot^le 



proBédoip ^tto, r^tif i la iniiB das teatm coutUa^^ 
•mit nmptieé par lu dHpwtiona que l'on aUtit diMqten, 
V^ait pMuite oe tttre qui s'ouvrait pa l'art. 6S6. Itpoi*- 
tiU, eat aiticla. que la uwe fl'uiu nate oonitiUiie hi pcrr 
pétuel ou ep viager, aoruioaiit sa «apHal iHimaiaàt 04 
iwar priK da la ranta f ud immogUa aa da U immoa de 
lMd« immobUian, eu i toattutn» titra ooéPMUc oa emUiit; 
ne pourrait avoir lieu qu'en vertu d'an titra «Eiautûirsi 
<m'^ Wrait prâo^^ d'un {MHDRumdeinfiQt, fait i )« pBr- 
8WFW <iu >D domicile de la partie obligte ou coadapi^t 
au moles uD*}our avant la s#isi9; pQga qif» la titre serait 
raodiSéyV iji^i il ne l'avait éjlé. 

U posiinis0toD «v|iHcompriadApsrartiela,atpan(aDti)aq> 
)« k», Ub notas roncièras et viii^mi- Al- Pareil damao^a 
flM'op 1 oompiti eDcpre.lesAcfiorMAt inUrtH dans las cooit' 
pafpiffs BoiDciâres, industrielles et oi^Bierftifles • Ift légi^ 
Mon axjstapte na présçoUnt auup p^de p^rtwHlJe^ POur 
la saisie de valeurs de cette nature. Après exwqffPi )f 
Kwpiiasioo, par l'organe de M- Sofpuguièra, oopçli|t au 
r«jet4« rwnoratioa proposée 9»rV,Pengi), . 

U Cdaoïbrp cwsM^ fvac I« «onfniipioo, pqia vm 
¥H> d'Argout, LapUgpe-^aniB ^ le gtp^a'-'î^uhfCfiau^, 
qu'il serait dangereux d'innover si gravement en cotlg^f- 
Uère ^ {MF vota l'amaodaneet Mieore- SHa ^q Ust «e-eon- 
■Avnevca à U rédaction 4» b «ommimN^ 

Les autres articles ne donnèreji^ Mw qtL'ApoJDt: 9^ ffi (f^ 
4|ftali,7|f «xoqitéf oq MlW'd'lipr^ le C^ttade p^qoé- 
4nn«» M^iowsapt 4oitr dans le* tfWfiouf? de Ja. M^»ie, 
u» t ■wtoBiQjrt' ^4Aef . à la iivtifi ms» \^ mesura 
pratiquée sur elle , nuis eocora lui aniWDWr . \f j^^ 
4a la puUuatiuB dt) c#hier des cbaiges^ 1« ]«) (^liatçivit 
cetla double diapoattion, 

M, Persil oli^ectail que le saisiswptlui-inéniye iSJKtrU^ ^^ 
pUis KWT«nt le jour de la publicatioQ.i mais. lujcâftofldit-on 
(MM. Laiiagne, Je rapporteur, le laiaistFa), vom ..roiileï 



i.,Gtx)i^lc 



SESSION ïM^klVf^ (^entat^forticutiers.) f|| 

■teégpp Id rQi^li^és, les diiti^ et cqpi^ueiiiiii^^ les p^is, 
M fv^pf dpnç pas jpdi«pep3)|l)l6 ua f çL^ i^aiirpfii : pi&'p^ 
i ^NAi (lotirait yotie afpen4i3il>ept. 

^ yt Cl^pltre peo^a dp «epie. 

yt rqffl stir l'enieffitile op 4çp<M)C^ qu'iute i[f)pefveptit)le 
minorités . 

4t94 A 'M") iPiur sf^ée 4 (liûu^r (e projet à» loi relsUf 
4 If mtfe dfi rffUq oonitifiiAf iwr jfurA'cy'wri. 

M. Q^^tpml, qui (larU le pr^mitir, eptra difiis }4 djaçus- 
iion dej| irMplÇ*- Il Çft P>rl4> <1U "^ orateur, des rentes Yia- 
gèns habiles i (jtre gratuit; lirait pourquoi ne pas di^tiii^uer 
li•r9^t^f|)|^«iBl)le3 de pelle^ qui o'oiit pps pe caractère. 
Poorquoi des termes géaéraux, absqlHa? p^ pOHrqpQi ne 
ùit-oo aucune e^tpeptjofl flu réserve eq ffiyeur dii principe 
4j>l'i nff '? i WI ^J ''^ dp (Certaines reoies, Mflcjionqé W^ ^'*'■• 
tide «7 dtj Ço4^ ^^ p/océdure civile- 

Lf) gu^deabsepiiux répop^il : ^ d'attprd^ S*^9°^ ?"^ 
cnÎBt^ «fl^ùpèen pour le leiia où |'9t) ne déclarerait pas 
d'une menière positive dam U ioi> qu'elle a.e s'app|i(|t)e 
qu'aux reotes saisisasbles, que la loi ep dificussjoj} était une 
loi de proe^qre; gil'el)Q pp chpugef it r|!en bu fo|id tjv droit, 
et qa''aloi8 que l'(m |y^ dit que le? rentes viagères poDsti- 
t9^^tKrAffDérei);f «u gratuit poqrraJeni être l'objet dune 
HiifD, 91) o.'av«it wtmàu w^v que des renlcf Hiiïissf|b|e|f. 
C^atgijpi^ét^its^ariçpUijuÇ: 
if(Qii<|e(»tte ob^rr^ttoq» peu jmpjïrtapte en ejHe-méjn^ 
TÙt ^ plflQer ose discus^iop jnciden^ d'ijp plus granif ia- 
Uré^ Ijif^u le ^]Mq de r^rt< ^36' I^- J>elc$pBul yoyail une 
dimo^îtjpp ^efpblalïle ècelle introdulti^ dans la Igi du 2jui|^ 
)M1, 9ftf )ea yent^ judiciairf^s ^es biens iinineubles, ,dis^ 
silioD btale aux journaux de l'opposition dcpartçmeuialp 
A te^pt â teiir retirer les moyeos d'existence qu'ils gui- 
siient pour la plupart dans les dispositions pmtectriceft <Jji 
Code de procédure civile ^r les 3pA0i)ces et les aHiche^ . 

, . .i,Goo^lc 



8& BISTOIRE DE rRANCE (mS)/ 

OnaTODla, réjriiqua lamtoistre de la justice, donne'^^^ 
tnnonces judiciaires une publicité réelle ; et quand les cours 
royales, usant du droit qui leur a été confié, ont désigné 
les journaux qui receraient ces annouces, leurs décisions 
i cet égard sont de véritables arrêta qu'il est du deroir 
/ des magistrats et du gouvernenient de respecter. - 

M. Delespaul rappela alors au garde-des-sceaux la pro- 
messe qu'il avait faite (yoy.VJnn., 1841} que la disposition 
dont il s'agissait ne deviendrait jamais roccasion d'un conQit 
politique au sein des cours royales et des tribunaux; que 
les' désignations qui seraient faites le aéraient toujours sans 
prébccupation, sans arrière-pensée poétique. 

Le ministre fit une réplique qui rentrait absohunent dans 
celle qu'il venait de t&iré. 
Alors M. Odilon-Barrot demanda la parole. 
PuisqueM. Iegarde-des-sceaux,dit cet honàrable orateur, 
a bien voulu reproduire des observations qui passent en 
quelque sorte inaperçues, je lui rappellerai que, interpellé sur 
l'exécution donnée A la loi dont il s'agit, exécuUOD toute 
politique. (Murmures au centre)- 
^ gauche -. Oui ! oui ! 

M. Odilon-Barrot : Vous ne le contesterez pas ! 
lie garde-des-sceaux: Mais, pardon T ' ' 

L'orateur ; Exécution toute politique, et ne dénehtant 
pas le caractère qui avait été drané i l'exécutioa "de cette 
loi, en violalicm des engagements solennels pris 'i cette 
tribune, vous avez vous-même déclaré que vous troavîez 
parfaitement légitime et convenable qu'une cour royale 
placée entre deux journaux, dont l'un favoriserait le mi- 
nistère, dont l'antre lui serait consacré, donnai la prtférénce 
è ce journal au préjudice de l'autre. Cest le JU ontfeur qui 
l'atteste. ' 

Le garde-des-sceaux fnterrompant : Je vous prie de lire 
le Moniteur. 
L'orateur reprenant encore : n II est permis dlnvoquer ces 

, . .i.,GtH)i>lc 



SESSION LÉGJSUTIVE. {Bmutaar particuliers.) 85 

puol0a qui (mt de l'antcHrité» qui sont la sancUoQ de l'exécu- 
tion publique donnéei cette loi. Et loraqueloscours royales 
eUfls^DÔme y troareront, noa-seulerneDt l'approbation de 
l'eqiritquîaprésidôi t'exéculiou de cette toi, oiais eu quel- 
que aorte reDGoura^meat d'y persister, de Dolre câté il est 
dei]otraderolrdenouséleTer,daos toutes les circonstances, 
contre une loi dontil est fait un pareil abus ; et lorsque' nous 
nlrouTiHis cette môme disposition dans une loi, marne in- 
cidemment, nous devons k combattre, et je remercie pu- 
bliqueraoït mon honorable ami, M- Ddeapaul, de n'avoir 
pu laissé paner cette disposition sans élever la voix contra 
eUe.» 

Le garde-des-iceaiix s'en référa au motif apparent qui 
ivait fait présenter (a disposition attaquée, et quant au ca- 
ractère politique que l'on accusait le gouvernement de lui 
Toidùr attribuer, le ministre répondait par une dén^alion 
appuyée par la teneur des circulaires qui auraient été adres- 
sées par son département aux cours royales. « Qu'on lise 
ces instructions, on n'y trouvera (c'est le ministre qui parle), 
on n'y trouvera pas un inot qui poisse justifier le reproche 
dont j'ai été l'obJeL Pourquoi? Parce que mon respect pour 
les cours royales égale la confiance qu'elles m'inspirent. Je 
sais d'avance que les magistrats se conformeront toujours 
■nx prescriptions de la loi qu'ils sont cliai^és d'exécuter et 
qu'ils l'exécuteront avec autant de sagesse que d'indépen- 
dance. 

«Cest ce qa'ont fkit les cours royales à l'occasion de la loi 
dn S juin 1841 ; et quand on vient parler ici de l'exécution 
toute politique qui lui a été donnée par certaines cours, on 
oublie probablement que cette exécution avarié beaucoap 
minnt les locaiitéa \ qu'ainsi, certaines cours ont cm devoir 
[vM^r aux journaux politiques les journaux d'aDDoncea, 
*t que d'autres cours ont cru devoir, désigner tous les jotir- 
UNX. Da rastot il était ioipoanUe d'avoir àcet égard des 



88 fiIffrdtAB DE FRANCe (1842). 

règles Dxes, «t l'on a ait consliU^ t«4 cirfcdtlatan^ toiàm 
pdur arriver à l'ex^uflbn. 

M. Barrot retint I la charge, et pflt texte àéi parOtea 
prononcées par lé garde-des^sceàtlx et) termlnailt : « BI, 
disail-ll, vous tâe dematidez tn^ {tensée, ihbn opinionf 
anr la décision de telle cour royale qui, ayahi i fchdisir entre 
Un Journal hottUe I nos Institutions et un Jbiimal ct)risacr6 
A leur défense, a préféré ce derhter. Je dira) qu'elle a bleii 
bit, et qu'A Sa place J'fen aurais ML tont autant. 

a Je ne demandé pas autre chose, dit alors M ■ Bàrriit, que 
Taveu qiie vient de Faire M- le Ministre, gaHle-deï^feàDt 
(i gauche, très-bien l Exclamations au cenlre.]; M. le garde- 
des-sceaux nous parle d'instrucUons écrites : rien de plos 
formel, de plus énergique que les paroles qui viennent de 
tomber de cette tribune. Ealre deux journaux vous vous 
détermiaez par une considération politique; la difTéreoceque 
voua faites entre les journaux qui soutiennent te ministère 
et ceux qui l'attaquent, qui attaquent le roi et les institu- 
tions. (Réclamations au contre.) 

» Nous savons, dit M. Barrot aux interrupteurs, nous sa- 
vons bien que tout homme qui attaque le ministère ou tel 
autre système, attaque le roi et les institutions. (Nouvelle 
interruption, voix à gauche: très-bien! très-bien!) M. Bar- 
rot: comme nous savons qu'il n'y a d'huinmes probes et 
libres dans ce pays et bons à être jurés que dans telle ou 
telle opinion. C'est une formule dans le laugagr; politique 
qui n'est pas de ce jour. 

L'bi^lébr, dit eh tef mlhant : it Noils avons eu tbH| nn tort 
très-graVfe, non pas tdtttè l'opptjsitiioh, mai* Orté paiiie dfe 
l'OpposItlDtl : fe*est Hll^l' bru è la décIarstiHii MenheiM 
«Itt'il ii'f avtilt ri^ m l(iMW\<im anta une pai-eilte Û»- 
IHMIttoH; divoif crti ^tifi iel éngBgem&nl ëUlt qtielque 
«llt»ae ffiMt ceux qui étaiatil cWirg» S* réi«cWiir. Ib 
AiiiîtiticnSi ^.a préscfid» Se mwi pays «t dëè f^its^ 400 
l'exéoaHbn ((uf a él« Hohnéti A » IDI, a été iin« «tIécQinh 



SES S. LisaiiU {Aùfétpmomelde taC.roytUe.) 87 

lotte foUlique ; (|ae la ptlUieitâ qui étnl le btil ippirent» ■ 
é(éé cartée ; que dand la plupart du colin rOyalest m h'mk 
pai ajournai qai derait daader la ploa grande publicité Mm 
iffidfea, aux adJbdloaLiMsi iiui a été choisi, naia le plua 
souTeatlejounialleplai obscur, qui araitle moins d'abonoét 
et qui ae se recomniaDdait que ptr uti bauI Litres ealui d'être 
l'oqaae habituel du système miaistériel, 

cLe reproobele pltugrareàbtfe ieeUadiapoiitiendflla 
loi, c'est d'aroir iriaoé let cours royides tous les ans dans 
«Ue situation d'Aire obligés d* chbisir entre tel ou tel organe 
politique, de 1m «voir l«t4ea foicément bore de la spbèra 
judiota^t et de tes «Toir hit entrer daus la sph^ 



A ce diacDursf qui sera un utile wraoïBntaire de celb 
partie delà lotde 1841, suecéda la TOle des autres artlctaB 
du projet en discussioD, dvat BOtia tie reproduirons {dus las 
iuLrea dispesitiens» les araut analysées d^é i propos de la 
diseosiitHiÀ la Chambre dea pairs- 

96 boules noires se déclarèrent pour le rejet de la lei» 
IM boules blanches votèrent l'adoption (l). 

13 ^vrU.— Cham&rt àaf»n.— h» Chambre était saisie 
du projet de loi relatif à taMgmentution dt perêênnel d> ta 
Cmr Bogaie 4e Paris. Il y avait peu de choses h dire sur ce 
siijetaK«BSOuveiit discuté, aussi n'y eut-il qu'un membre, 
lebaroD de Daunant qui prit la parole dans la diseussioo 
gàoérsle. 

' L'honorable pair eût voulu, que l'on eût songé égale- 
mwt a aiigmaQL«r lé uopibre des couseillen dans quelques 
cours ruyalesda troisi^ne ciassC' La dépense ne lui en pa- 
niwfU pas bien coasidérsbie, car tout au plue voulait-on, 
pour fiM cours royales, raugmenUtion de trois autres 
coRwillers. 

(I) B Ml «lUMl 41» M M wtt rtpitttn weot ('•nMlkta «h N> WlW 



n,aN,-t^hyG00^lc 



88 HlSTOfflE DE FaAMGE (18U). 

Le garde -deS'Bceiux répiKidit qoe d^ i bi aesaioa 
prochaine, U atuation noD-seoleuuait des cours royaln, 
mais même des tribunaax de premiëre instance, serait 
soigneasMnent examinée. Mais U fallait, pour y par- 
Tenir d'une manière satisbisaote, un trarail administratif 
auquel il serait nécessaire d'acc(ffder un temps utile et suf- 
fisant. 

Les trois articles du projet n'ayant ensuite donné Kea k 
aucune discussion particulière, ils forent soecessiTemeot 
votés. Le premier portait k soixante, le nombre des conseil- 
lers k la Cour de Paris ; — le second, n'ourrait la candida- 
ture aux six places noureUenMHlt créées, qu'au Air et i 
mesure d'autant d'extinctions i Je troisième et dernier article 
créait un cittquikne connonrs général {vès la Cour royale 
de Paris, et réduisait à dix le wHDbre des substituts du 
procureuTfénéral près la mtaie Cour. 

Cinq boules noires s'opposèrent seules i VÊàapiioa de 
cette loi; 114 la votèroat. Le nombre des memlffes votiats 
était de 119. - 

La Chambre des pairs ne s'arrêta pas plus longtemps 
sur un autre projet relatif au tarif det eommitiaireppriievt. 

Personne ne se présenta pour la discussion générale. 

L'article pronier seulement donna lieu k quelques 
débats entre le marquis de Barthélémy et le garde-dos- 
sceaux. 

Le tarif proposé, dit le premier de ces orateurs, remplace 
par UQ droit de 6 pour O/o les droits difiârents qui étaient 
accordés suivant le plus ou le moins d'importancedes rentes. 
Mais en portant ainsi les droits sur les ventes- de S k 6 
pour O/o, le gonvemement et la commissioQ n'auraient 
peut-être pas dû r^ler qu'il pourrait ôtre alloué aux com- 
missaires une ou plusieurs vacationa sur la réqnirition 
des parties constatées par procès-verbal du commissaira- 
priseur, à l'effet de préparer les obj^ mis «a vente. U 
faudrait ici, non des honoraires ^iécianx,DMîs dei booo- 



WSSiOK lÉKSLiXm. {Tirifiletamm. prùetits.) 89 

' nires qui se Coofondraiort dans ceux qui aont accordés 
poar II Tente ; car cette r^nisiUon des parties deneodrait 
DD ange qai serait eosoite une kii. 

H; leiTMir, répondit le iniDÎstre,daiis cette essertion^que 
dans l'état actoel des dioses le droit sur les vMttes' n'est que 
de 5 pour O/o. Le droit proportionnel n'existe que pour les 
commiasaires-priseurs de Paris, et la loi de ventôse an ix 
établit on dnut diSireiit, selon l'imporUtoce des ventes de 
S, 7 et 8 poar O/o- Dans le projet actuel, il ne s'est agi que 
d'une seale questioo : Fallait-il étendre à toute la I^anee 
ledroit proportionnel de 5, 7 et 8 ponrO/osoivant Timpor- 
tance des ventes, ou valait-il mienx établir un droit uni- 
forme? On a préféré le droit uniforme. 

Quant aux vacations (l'objet de la critîqnedu préopinant), 
il est reconnu que le droit «ecordé par la loi de 17B3 était 
ilhisoira. Aussi cette Iw était-elle en quelque sorte tombée , 
m désuétude. 

Cest U un état de choses qu'il a (Ulu faire cesser. 

On a pensé qu'une vacation spéciale devait Atre accordée. 
Biais à deux coodilions : la première, que les parties le re- 
quemîmt; l'autre, que le produit de la vente s'élèverait 
au moins è 4,000 Or., somme que la commission a cru de- 
Toirrédnirei a,000 fr. Ain^ point d'inconvénients t, la vente 
pourra être faite indépendamment de la disposition des 
ol^, et les parties alloueront, s'il leur convient^ la vaca- 
tion i elles loot, en effet, les meilleurs Juges de leurs in- 
tér6t& 

L'article premier, ainsi commenté, ayant été mis aux voix, 
fut adopté. 

De marne de 2 i 8 exclusivement. 

Le deuxième paragrapbe de ce dernier article rend obli- 
gatoire, pour les commissaires-priseurs de Paris, l'arrêté du 
Sdgerminil jm ix, relatif à.leur chambre de discipline. 

Ou eet «rtté a le oai«etàre législatif, et ators la sanctico 



9» HISTOIRE DE FRAHZ (MUQ. 

est inotile t cm il n'est 'que rtglenantnrè, el alon il s'est 
pas convenable de le otter dans la Im. 

Ce dilemme était posé par M. HOBnier. 

M. Mérilbou y répondit : L'arrMé ceosâlaire éa 90 gbr- 
minal an ix est, dit-il, du nombrn dâa règlements q(ii aost 
considérés comme ayant fores de loi, comme des décMts 
tégisiaOb. 

Alora pourquoi le consacrer par une M noUT^lB) répliqua 
M. Mouaier. 

« Gela est nécessaire, dit alora pour tonte argatopataliiA 
M. le garde-des-sceauz. ■ 

L'incident n'eut pas de suite. 

Les art. 9 et 10 (derniers de la loi] foMbt adorés saa» 
p^lus de débats. 

On£e, abroge les dispositiona coottaires. ■ 

Cinq suffrages négatifs rotèrent seuls le rejet de le kH au 
scrutin sur l'easemMe. 

Cent cinq en votèrent Tadoptioa. 

La loi mr lapoliee du /tmtiage Ait-porlée, le 18 janvier, 
à la Chambre des pairs par te miniatre des travaux pabltos. 

La législation jusqu'alors en vigueur prescrivait les JimteB 
étroites, dont Taction est si Tuoeste aux reoteS. et l'attelage 
de plus d'un cheval aux voitures à jantes de moins de 11 
eentimèb«s de largeur. Mais elle ne fixait aucune limit» 
inférieure de la largeur des jaoles pOor les voitures aUeléES 
d'un seul cheval, qui d'ailleurs ne sont soumiaes à auoHOe 
vériBcalion de poids. De là, résultait l'emploi de voituiw k 
jantes très-étroites etqui, bien qu'attelées d'an seulcheviU 
mab choisi, mais puissant, détérioraient les roules, et Ser- 
vaient leur chargement à un poids bien supérieur k ceux 
que la loi accorde aux voitures soumises au péage. 

La loi noevelle ne ferait plus dedlstlnctioa entn lesette- 
lages, et diueune Torture ne pourrait «Vt)lr moina de t cW- 
limètres de largeur de Jantes, si âlfe étt i Aeox fOttéS; 
moins do 6 oeatimètres, si elle est k quatre roues. - 



SESS. UtolSL. (LùttarlapelkeiturmUige.) 91 

Bo ce (jui Urachfl l« tarif dea poids, vu )e dmger de don- 
ner dès A présent i un tarif queleonqiie Is sanction de la 
kH, os hiiHwait pnirMranieDt iu gourei-henient le stiin 
de le déiermlnef. de Urif rarierail pir centimètres de lar- 
geur de jsntes eatre 7 et 13. Pour encourager l'emploi des 
grands diamâttos, il serait ninrdé une prime de pris de 13 
kil. par cHaque centimètre. EoBd il n'y aurait plus qu'un 
jmA poar totites les saisoni. 

A égalité de jantes, les voitures stispendues, allant au 
trot, pourraient avoir un poids égal à celui dea voitures 
non-suspendues, allant an pas, et lenr maximum de lar- 
g-ïur db jantet serait Oxé A 10 oeotimètres. Aucun poids nd 
mil actor^ au trot «on sospendn. 

Pour donner A l'admiaistFalien le temps d'expérimenter 
le oouveaii tarifa oo Bxerait A 6 dnsla darée de te régin» 
Hoveaii. 

EafiD« la loi déSofasait les eoïKraredtim» et en garanlis- 
NJt la féphtasion proliipto et oomplètc. 
Td Mail le projet du goavememeet 
Le M niirft la oomtnimon da Loxembouif termina «on 
npport, et H. Mounier le présenta. 

Bntre autres modlflcallons, la commiasion proposait de 
bortiet à Sans le délai d'expérience pour le nonveau tarif 
et de détehoiner les Umitn dm poii» A raison des saisons. 

6 rferil. -^ Dtiemiùm in deux pn^tU. — Ditetution gé~ 
néraie. — M. de la Moskowa proposait, dans l'intérêt de la 
cavilerie, et poni- défrosiir, par l'emploi de voitures 16- 
g<8refi la née énoritie de nos fclievaux de trait, de faire un 
mtxitnimt du minimum de Idt^ur de bandes proposé par 
ta comminiDn. Getamtddement fut repoussé. It en fut de 
même d'iifa artt^ additionnd par lequel M. Maillard vou- 
Uit appliquer les l^étrietiom de l'art. 1" aux chemins vici- 
naux de grande éommunication; 

L'art. Si de'latvmniissiôn, qui Tait varier avec los saisons 
Il limite àm poida, paAH «na opposition, et après quelques 

, .i.,GtK)i^lc 



931 HISKMRE DE FRANCE (1U9) 

diflcusuoQS peu imporUalea sur les dispositions de p(dioe, 
U loi dsns son etuembie fut adoptée k presque UQaninUté. 

Chambra de» tUputé». -~ Le Gode d'instruction crimiaelle, 
conçu et rédigé à une époque de défitnce de t'eepril de li- 
berté et de perturbation dans les relations des peuples entre 
eus, appelle depuis longtemps des modificatioBS nécessaires, 
pressantes. C'est pour obéir au vœu général que, le 19 février, 
le ministre de la justice présenta un projet doot nous allons 
exposer brièvement l'économie. 

Un premier paragraphe mtitulé : De la réprbssioB des 
crimes commis à l'étranger par des Français, eat destijoé Â 
d<»ner aux pays qui ennroHoent la France la satisfIactioQ 
que quelques-uns de ces pays, par «xemple la Bdgtque. 
la Prusse et la Sardaigne, lui! donnent déji, à savoir; le 
droit de demander et d'obtenir la r^resskm des crimes 
commis sur leur territoire par des Français. Mais qivd sera 
le moyen ? L'extradition? Elle est contraire aux rég^ du 
droit public français. Reste la compétencet ou plutôt l'ex- 
tension de la juridiction ftnncaiae; c'est k ce moyen que 
s'arrête le projet, et pour obrter aux dtffieoltés d'application, 
il décide que des commissions rogatnres pourront être don- 
nées par voie diplomatique} qne dans le cas où le domicile 
de l'inculpé sera trop éloigné de la frontière voisine du lieu 
où aurait été commis le crime, le ministère public pourra 
demander le renvoi devant le tribunal le plusi'voiain de cette 
frontière, 

Il suffit de reproduire ce titre du deuxième paragrai^ie : 
ie l'empriaonnement aoant jugemaat det préoemu et dsi 
aeewéi, pour en tain sentir l'importance sous notre ré^me 
de liberté constitutionnelle; ansâ bien soulèvera-t-il les 
plus graves débats. El d'abord, consanera-t-on l'inteqtré- 
taUon donnée par la Cour suprême k l'art. 9l du Gode . 
d'instruction criminelle, interprétation qui laisse au juge le 
t/Aa de décider s'il y a nécessité defléeemer le mandat d'a- 
mener, de telle sorte qu^ peut ne déeeroeripi'on muadat 



..,C^ 



SESSION UtolSL {Instar te Code ttmtt. erimin.) 9$ 

de «mfAniHOD, mâme ooatrallocalpé d'm fait quriiflé 
GTJme. Le projet se range A' cette doctrine. > 

Autre qoesUcHi : Le juge qai a décerné un mndit de dé- 
pM, en peut-il donner ensuite maio-teréeP On conçoit que 
les indices accusateurs puissent' veoiF h t/a «odlflerou à 
s^etbeef penbnt l'iDstroctitR). LegonremetDeotpropOBeiea 
rentoarantde ta garantie dD cooeoora nécsessaire du minia- 
^tè pnlAic, d'accofder su juge la Eaculté de mainlarer le 
dépAt. Par les mâmes motift, ta cbambrè du conseii-et la 
chambre d'accusetiob pourront ordonner la mise en Hberté 
du prérenu qu'elles renverraient derant le tribnoal cor- 
recUonnel, nuis senlement alors : en eflM, l'instmction est 
(Complète, ies charges a« tfonvent attânaâes ; on peut donc 
iviler ane rigueur inutile. 

n s'agit ensuite de la liberté aona eautkm : M eneore le 
Itn^et adopte sous certaines réserves la jorisprùdence de h 
Cour dé cassation, qui interprète dans le sens le plus Ue- 
ToraMe aux incttlpés l'expressioti facoltatire poHrra de 
l'art. 14 du Gode. Les riteroes que tait le projet, consis- 
tent dans quelques exceptions qu'il énnm&re : la liberté 
sons caution poorra même alors être accordée ; mais elle 
résultera de l'appréciation laissée au }ogh^ maisdans aucun 
Cas elle ne pourra être accordée aux condaoïdés pour va- 
gabondage et aux repris de Justice. 

'PoBrHîtfi profiter tontes les classes dn béné6ce de eau- 
Gonnemetat, et néanmoins p6ur ne pas le rendre Illusoire, 
le mitaiiAum enest fixé à ioo fr. Par la raison inverse, en ce 
qui louent les coupables Bnoriséa par la fortune, la loi pré> 
sentée ntf fixe pas le maxlmfun du eautioDnemaBt. 

Bnfhi, pour clore ce paragraphe, le gouvernement pro- 
pose de soumettre i la surfelUance du procurear général 
les HmitM dans lesquelles s'exercera la fteolté laissée au 
Juge de prononcer Tiaterdiction de oommuniqfler avec les 
prévenus. 

Ponr obvier i ce qa'il ; a d'exorbitant dans la iMsallé de 

:,. rihyGOO^IC 



«k , aisnMiB is nuH» (tu3), 

«BJair le triiMwil oorcwlitiuift* «tr t« mmiait iimigi dq*- 
uée au préreDU «t wj. peegoRpgs «ivil^fBqiif mwbwmW^ 
^ PfoM prwpM dii «Htwllfem tin ^ iHiiHii|inr ilR nii 
Ktte cMw : td -<>■( lu ixtiiicJHl oUit du tniNWw PVO- 
gra^bediUloiprPWfui»-' / - - 

PoiiFii Fwdn plu> <«<si!«> I» nrM wtpmm 4>'«lmli ¥ 
rptt MfHwK, l'obliviin) invfM^ m r«1i ^v tvr 
damné, de f^tre iméw dw !» iw"»»' d i!*».d« l» "<•- 
mande eo r^|)i>it«>i<» M «oW d» «pUo ffm'àlm (* 
l»idilB» e«de l«"tsl«»IBWièt 

))a))iliutipq, à d* «Hrtùofs cft^dltiopa; i) «# v)^, i)}l(ii^.l^ 
récidivistes; comme aussi il fait r;^w>;',f <tlr ^)»(impji« [|p ly 
lpi,flUÂj«9daitHtWi>liCfiblt)aH^ ÇOffdwipf^ çpTEf^nffeU 
If )*lMMit»i)<i!), ati»cl)iis< jiiiBi 4 )H» eeif» pHptjisp>>«"llr 

SOriùra upe a4*tre pflidB, pAfiflw)fieip«pt perp^tHBllak Pfl(j«- 
Mu( m) Aiil ^ fplts difijtjNtiua 4ine WIWMIPI «PHI ««• 
Wbb ^iiotif d'ordre «ul)|iç 44» "W>1»1» W fti* WW*» = 
PUlll«ii*e?'l»diji)98i»)«itdjl'jH,lSj»l«|9tdll(SJBi»l»»> 
qui «dut um serlaiue al|iw 4a nmlMIIil^ dH df<#.dl> 
leoirAwlft 

Le SS wra, M. .Ma»«r prémiU 1» wBmtlIv'ça gnilft, 
au DOm de la commiasioil- .-, . , 

il•^Gll•n«liew«wlmwl>tll(«>wlM<>««H^M<8<l• 
leswinpsMiHwis p»F dwnmfMi "f^"' i^t^tUfmw. 
iimiitt 4M BWWi M4M>ii)i«i la uomiwn dMwpiK 
ar^B|u«desMi(ii><Miil)d»w«¥fil»4i7' jlflwMnnit 

entendu ^m k.di«p«^tiw fl^t^ fwi4 BiUj^^oljfAiniap 

Fnpw Im wd««>w cwMlw dw ifilWPWi ^tnvien. 
vftâii ii t n ii vri iléi diMis 1^ etf ae^w^ prévy ewUiut- * 
. Mais l« qiodi&patiop pffî^os^ fi'Hs^ifmeffrttfile au9 dAr 
lits? U (Wnmi w fflt fépqnd sgyg^YffaflB^ .' 

Au lieu d'autoriser comme le projet, la Cour de fflimtjfip 
è renrofer i Uii^iir 1» PtJts yei«n«, et jxwr qa piis af^parer 



ii,,Goot^le 



SBSSIOH «Uiai» {te J«r leHak thm. trimm.) W 



a d« la Cour MprteM, li «anniiaMOD tuforiaB Ip 
roivoi CiculUlif i l'un des tribunaux les plus voiaios. 

Sur le deuiiAroe pirignpbi, h pr(9«t ata^vlé s'écarte 
de c«liii du 8<WirernefOUt».M IW 4ui UMctw 1« BMTel 
ait. ib9,iiiii.riHirodoir*Jt i'txwgtioa de l'aniBiM «rU Mi, 
nlitiT 0UW«)pdHiB^ pour rasitwadtge. 

Vpw BMUnr fiaitp div9RgMwcw46 nptwrt dit i (tqtt'w- 

tNfi«bpwJ'«Ur*WV>Bt><WlM4l'.0DfiDtWMlutd<s)U>in(B«| 

wlûWfinwot jrerfbtt d'itaaiwur «t de ipQridUé, «q livrant aif 
asoiéiA i twv )P4 finpn» ^ «niaiW «t 4e 46)jti, -ta^ti* 
qu'aujourd'hui le vagabond n'ai) souvent q^'OB ioflivid^ 
dost t«ipt i4mine.4»t. U p«riBB*e> «rnot .ww,#'vliliaer, w>>s 
H'mM £tf»(wtaWK .(avf>rRbl9 paiM r«)^ aulnvai) et k 
uoe meilleure conduite. ». ; - . > • 

^.^ifit. df»£0li*e>1)^n|tpf;JW-»'flSf>liqomt p<^t fur 
tiHftai Im 4ro9f}^ta!H:«B f}A|i» l^iuj^^ l'iqpitlp^.ipQVrrait 
<tlNv>(lnfWPblW*>'QWi4u^ Itii.aoQtJispoi^aar.tafliiiv 
4» .litter^ Iir<^WMro Wfott wvtiQfij la ctipipiiKPtt. d^id* 
qup 4aml0W6 las iç«a, qiâiBe celui de renvpî d» l4,9bw)t«* 
le tribunal aura le droit de profKHvar iiue t(^ «^ iWlîV 
du l aqtf i fi g ny injipt. i^r^ :aMm4 à l'£l«t. M |i'WP«M nfi^B 
d'obéir aux injoDctions à lui faites, de comparfiU* W PfVt 
■0||W,.OBi>9rpr<}Cvmfrja9XKt«ff^«)^Pro«à4iHfi,: .: 

Tw^oHiwIwIiniL ^jn9âiiefiatipp«.4M>prié«4MixNrt jft^ 
et^^ e(t ^.çoB^^^f i;onloii9aaçe^^.i))iw «a life^ 
CWWP «W amu^tibie. (i'QBp98(Uoo, ]* «tviffWifin'flW^ 
Vie ï'eiéfiitfiw .4$vt piwpem^ttf. >■ l'^weaitilM s'{|tt«m»4 
Upait^^ Tor^mpanf^ 4ui 4H)(Ui$eiajbut imrioiwiii. 

B«lat^!i|Wt i l'V^ ^13,. i^ pifijejt modiÇ^jfe nuigeJtH 
texte tluS>it)iPtpriwiW' se^idnnwt H s'eo éG4rt0> «o œsu'i^ 
laine «9^ piaillas, inèfi)edaa# le4 cbef»-lieiui 4fi P^fe^turti 
la aiirreiitlaA<0 dpi twiWDa,.Rlors 41^ le gouroiwniâat r«t- 
tribuait auj mine <hi «tt^.i^^vl^. 

S 3. U ff«jpiit4),(l» lu nomiMsioB n'çst pas iei de l'aria 
du flfiay^nesMnt, à^rqurn da riw de la citJitiQO dîrecbi 

:,. ii,,Goot^le 



M mSTIHRE I» FBAKCB (1M9% . 

par le procurear da roi :''cUe n'admet point !■ ajcewitéd» 
ceviM, 

$ à. Point de divergeDoes lor ce pangnipbe. 

AiMi préparée, Is djacnarito de le loi pot biuilAt être ea- 
tamée- MM. de KerbertÏD, de Peyramoat, de la TeurAelle» 
et le« miniatres de la Jintice et dea travaax poUica occupé- 
TeHt seuls te champ de la dncinrioa générale. M> de Ser- 
bertia entra prématurémeat dans la critique dea aittelea* 
pour conchire que, iMlanoe faite des anatages et dea In- 
cenvénieitts, il valait mieux s'en tenir à la légisktien crî- 
minelle, telle qu'elle existait. ' 

M. de Periiimont voyait dans la l(ri anetoDdaaca générale 
. i atfaibHF les pouTdrs déposés dans la main des ma^Bbvts, 
pour la protection de la société. 

Ce fat ausM le sentinieDtdé M. de la Toornelle ; appdant 
la statMique à son aide, l'honorable membre fltgnalait une 
dtmlnnUOD dans le chiffre des réprearions légales, et par 
aaite, an adouclssemeot de fait à la séréritéduODded'in- 
atructien crimiDelle : il n'était dcmo plus besoin dlaatre re- 
fermé que celle des mœnrs. 

' Ceàt à ces objections que répradirentMBC. Teste et Blar- 
tin (dD NcHYl). 

Le garde-des'Sceaox fit dbaeirver avee raison qu'il se fal- 
lait garder de ce respect égyptien pour les direnes parties 
d'une légirfatian; alorsque'quelqUAs-âBes étalent snsœp- 
tibles d'étro modifiées-, et répondant eu particulier au re- 
proche le plus sérieux, le ministre ne voyait pas dans les 
dispositions du projet l'ombre d'une défiance contre les 
magistrats ou lejage d'instruction, et il ajoutait: eb quoi la 
vindicte poUique aouârin-t-dte, par exemple, de oe que 
le juge d'initructicm, lié aujourd'hui par une <^spoaîUen 
formelle aura demain nne hcuité dont il pouma user dans 
rintérét de l'innocence, knrsqu-'il oroKe qu'il y a présomp- 
tion d'innocence?... Vouft croyez qu'en armant aioii le juge 
d'instruction d'une fkcDltédedoucetir, de Justice, d'i&dill- 



.ogic 



SBS»ON LÉGISL. {LoiierU Code'^mst. ermm.) 07 

geace, tous porterez aoe atteinte quelconque aux mtérâts 
delà société? rfest-ce pas au contraire le plus bel hommage 
que TOUS poissiez rendre aux magistnts, puisque, par ti^ 
TOUS leur téiooigoez une confiance plus grande encore? 

Le ministre des traraux publics essaya de placer la dlis- 
enasioa 8008 son Jour véritable: on a fait, dil-il, une étrange 
eonrosion ; II semble que l'on ait voulu attaquer la pénalité 
dâji encoorue, alors qu'il ne s'agit dans le projet que de 
t'eut de prévention, d'un état d'innocence présumée- 
An sorplos, toutes ces observations seraient mieux pla- 
cées, seloD le ministre, dans la discussion des dispositions 
que l'on pourrait ou dérendre ou attaquer une à une. \ 

TeUe fut la physionomie de cette discusûon générale. 

Tint celle des articles. 

Simeedulljivriî. — Le débat allait porter sur la disposi- 
tioa relative aux crfmes commis à l'étranger par des I^ran- 
(ais. L'esprit aussi bien que le texte de l'article furent 
Tivement combattus ou défendus par divers orateurs, et le 
résultat fut le renvoi & la commissidu pour obtenir une rér 
diction plus précise. H est nécessaire de résumer les argu- 
ments qui motivèrent ce renvoi ou portèrent sur la disposi- 
tion en elle-même. 

Me fut combattue parMIW. Bervillë et Dupin notamment, 
et appuyée par M. Léon de Bussièi^' et Janvier. D'autres 
orateurs se mêlèrent incidemment au débat. 

NoD*fieuIemeiitM. BerviUe trouvait la disposif ion du pro- 
jet contraire aux principes de la criminalité eL des juridiç- ' 
tions, mais il la Jugeait encore à peu près ineT;écutable. ! 

M. Dupin fut tout aussi sévère : il attaqua surtout la dis- 
position du projet de la commissiouj en ce q' ue la poursuite 
contre un Français pourrait avoir lieu, non-f .eulement pour 
crimes, mats même pour simples délits, et par conséquent 
aussi pour les délits politiques. 

< |e recommanda cette observation »i l'opposition parti' 
culièrement, ajoutait M. Dupin. » 

dtm. tUit. pour 1842. 7 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



09 ftlSTOIB^pE FAAVCE {18&S}. 

« Cela mérite coasùjératioq» eo eff«|. répOfuUf H. j^rnit,! 

Pui% ^aJos »Q faire un rçoipart trop sértet^K (ies.diniciUt^ 
di'éxéculioQ, M. Ouftio trouvait cepeodiu^ que la déftanse 
des Ffancais semït rendue bi«^ diOScjJdi 

* Maïs il eçt un fait plu^grare^us atops)^ alors môve 
^ue le Français aura déjà été jugé.eD p9,jM étraq^rt il devra 
épçore subir un noureaujugemept ea JFxaiice. L? prviet de 
la comrqissiod ue se conteote pas ipfioie as cela : il ^^^ 
que Ih senleuce rendue eo pays élranger ait été suiria 
d'exécution pour empêcher la poursuite en Fraooe. Awurâ- 
ment, il est évident que si le condamné à nport 4 été exé- 
cuté, TOUS n'avez pas à le juger une second^ fois. » (Rin ^ 
néral.) 

« S'il est détenu aux galères, aux. préaides uu au Sf^el- 
berg, vous n'aurez pas à Je juger: vais 4 pioins de cela vous 
le jugerez; et cependant voyez quelles poivraient être le^ 
.chances d'un nouveau jugement. Un Français a été jugé 
et condanmé en pays étranger ; il s'est évadé) la hache était 
levée sur le condamné j il a pris la fuite ^i s'evt.réfg^^ w 
France, et vous allez recommencer le jugement ! 

«Jusqu'à présent j'avais entendu dire qu'on ne pouvait 
pas juger un homme deux lois pour le même faiit = fo^ ^ m 
«ifm ; n'est-ce pas une grande nouveauté qt^ç çp jugpnient? » 

Et pour pousser jusqu'au bout les olûections> l'orateur $e 
livra à ^'autres hypothèses. 

Selon l'honorable procureur-général de la Çpur suprême, 
voici le point le plus grave: Quelle loi qppiiquera-t-on?Ii| 
loi éliïngèreP mais le juge français ne là recooQattra pfis. 
Id loi française? mais c'est contre tous les principes! car 
le crime, c'est la violation de la loi, de la loi sous laquelle 
on vit, sous l'empire de laquelle le crime a été commis. 

H. de Bussiéres avait pris la parole ayant JVI. Dupin, mais, 
comme nous ï'avons dit, pour défendre le système de Ifi 
commission. L'argument principal présenté par cet orateur 
était que, admettre le principe de la poursuite des critiieset 



ertbyGOOgIC 



SESSION I^Q^U. iiaim-ie^C^ ^^u crimin. ) «) 

d^^UUoDHUB» p«r,IoftPr49<^ep BAïa^Sapeç^ç^lilé- 
tJ^ pvs «'ifopOBffr une (liiH jo(ioi» pp^r (ou6 l9/i>ç^^ wàê m 
. ménager une Acuité. , ,, 

^ Yûuiaat «ns^M* |«4::^^t^'nFt>H)Wâe ^ diapwtUftn rie 
pUH^«(]a^JH{tice, iJl J»Yi0ryM.Twtet«tç. t, 

te garda-d^Kça^ n$ ponrtit que reprqdMice. «e qo.'^ 
ITi|it dit ea préaenUat I4 toi : • Nous ne Duaquaqi m <imih 
9pe M Boit SD ^rincipede la «Quvéraiueti ^ optu UiHaoB }ei 
légialajUgpg étnagâtes ezereer le«r.,ea)jpjre sur Iw criiue^ 
qui ont été commis sur leur territoire/ jiu iBoneoL qv'ifft 
uq^UfiDUKilo^ uQÇtcoitctaainatioQti été prpooDcâe oentfa- 
diftIwraaNntt oaus .NspeclODS la décUigo rendue en ps^ 
itrufger; nui»i)u4(id, on Français fura commi^ «[i;.I)|<ï.9 
tooKer un crioto nont^rei la upLorfio â» toutes U^.Q|ç 
tioi») «t qu'il TieodrftAii, France pour lOMïr de lajùstif;^ 
française» cette justice se montrera; éi\e saura ratteiiulce et 
le frappw- » 

M. OdiioD-Barrot ayant alors pris ia parple, àoofi^ .à.,If 
ditcitsaioQ une autrp tournure, et fit préciser la t^uesliQJi^: 
l'orateur ne répn^Rrait pfis pour son .comple à douoe^ .àja 
M xfft^çffg^cièn pemofiQ^I, et par cocséqueut uoa Q!^é^9 de 
droit de suivre à l'égal dea,Fra(i^if ^méjnew p^ysétrap^r^ 
maislepremier caractère de la loi pénale, ou des crimes su»- 
M(iliMM4'lU»iWUMtM» lie l»h» »taale, e'estd,'^rAfftten- 
MiM#)ii-tol«lai^iM ifflt doilV dtiutoiiâloa cm, «tn ^^ 
tfaté. If âb^fttidriîfifoilii pas qfte lïes cttrrtesou dfliH ifOU 
ont oil çàrtCtftré purement" relatif eil quelque sorte,' qui 
n'ont pas un caractère commun, pussent être considérés 
«iqniAjgasaîfeles d'pDç poursuite et d'une apjtlication pévale 
en Frff^.L^.serailia démarcation i établir. . 

4(-.^T|<ir .entrait diLD« k «eotipjent de M. Barrot, maïs 

pour ajouter que le texte du projet allait .au-dpyai)t d» la 

HrmlB Wfi-iinéa par le préopin^itt. n Tout Français, y est-il 

M, qui aa. 8fi;# r^q coupable, hors <lu territoire du 

I '«TIW* ^'OP M^ Wfi/'' ^t"*' o» ^^^' ' 

I ,1,. rihyGOO^IC 



100 anrroiBs DE in&NCE {iMS}. 

- AUis «e qàé Toolnt M. fiairot, ce d'Abit pas tealemrat 
ta poritioi] du priudipG, c'était ericore h d^nition, l'éna- 
mération des crimes et des délits. ' ' 

''Le-mintiitre dtt trbT&ux'pafili», kson tour, Wmt^t, 
dem£me qufe' M. lâ^nbèrt ipris lot , i FopinioD exprimée 
ffer le préopiDAnt, en tant qa'élb reprochait i U comnds- 
ààa d'ivoit- rendu la dispoâtion commune i toui ki'dé~ 
Ht», in lien d'énum^rer, de spécifier oesdffita; mais' il s'è- 
roignattdèc^ite opinion dès qu'elle tendart a fkire éaaumépe^ 
âans^l'atllcleles crimes qiiàlîQés. ■■' ■ " ' • ■ itJ. 

~' £nRn ie'^arde-des'sceaux, et arec'fiii Ilf.-PsscayB, pro- 
pi^rêiit''dâ rédiget' ainél qu'il suit' -.ihat fait qùàUjiéerim 
pifr' la -toi' française, ioit ewtrt \m Ftwi^àië, itiUcontfe vk 
'itrmger...\TiÀiSàâqtû serait an utile emprùntifait'aux. 
f^slàt£>iis belge^ d sarde ', qiie' l'on prétend' d'ailleurs 
imïtén ■ ■ : ■■ ■■' ■ , 

La discussion n'alla pas plus loin ce jour^U. L'extrémè 
lînportao'ce delà quèstîOQ que la proposition 'des deux der- 
niers' orateurs semblait devoir sagement résoudre, rendait 
'ce^danl nécessaire le renvoi i la commission. ^'' ' ' 
'''I3\<fmt.— Le résultat du renvo! et dés obsemittottf qui 
y àv^ent donné lieaj' fut la rédaction savante : 

• l^l'Ft'aiM^ls qui M térti niJdil eoipitl^Mtf titftre ni Aufrif ,«lt 
oMfln un fttwÊea, i-ut.M(,«l»UfM.trin« W ;ll<W»*.»:l>^*>l»H»*H. 
.|K)iirTa,i Ml) retwir en^rjUKe, y (trt pt^fsuJj't^eKjugi.àlaMqii^lef)! 
mlnlslère publie, s'il n'a pas ta Jugé déBnilif emcnt en pa^s étranger, et tà, 
«a cas de condunoatioD, là Mhltnu n'a pas éù suivie d'eiéculi«i. i 

'tin second paragraphe décidait qu'^n Cas de déUtt'il ne 
pourrait être dirigé de poursuites que sur la- plante de la 
partie lésée ou siir l'avis oOlciel des autorités 'dli Heii où le 

'délit aurait Été commis. ' ' ■. 

" 'Après une longue discussiort, la C^aihb're ïyMt divisé le 
détiat, adopta ta première pariré dé'Paloictadement relstire 
aux crimes, àpart cependant celtedispoMtîbnàdditidnïïéOe: 



SBSSÏGS Lkl^hi.iUiMrk Celle tùuLmmn.) 101 

fl «i M ftts 44 emdmmitioit:.. diipoaHioQ qu« repoussait 
«nssi le govreroemeot. i 

Les lutres amendements présenUs ivaient étA r«cus avec 
pou de Taveur. 

Vensit U question en ce qui toachait les tUHli, et assorè- 
meot c'était le point vraiinent important 

14 Avril. — Deux épreuves douteuses firent procéder au 
scrutin : 138 boules bUoches contre 9* noires décidireot 
l'addition da mot diUt à l'article 7. 

Un- anMBdemeat de M. Isambert portant surtout sur le 
deuxième paragraphe} n'avait pas mémo élé appuyé ; il se 
basait sur ce qu'il 7 avait d'exorbitant i, ^accordar aux auto- 
rités étrangères de tels privilèges. M. Isambert eût voulu 
que dans tous les cas^la loi ffit restreinte aux délits ruraux 
et fbrestiers. 

Toutetbis, un article additionnel, proposé par le garde- 
des-Bceaux, modifiait comme il suit l'article, en ce qui 
touche les délita commis k l'étranger contre des étrangers 
par un Français : il ne pourrait être dirigé de poursuites 
par le ministère public que dans les cas qui auraient été dé- 
terminés entre la France et les puissances étrangères par des 
conventions diplomatiques- 

Il s*agit alors entre le garde-des-sceaux et divers ora- 
tears, M. Barrot notamment, de savoir si ces conventions 
seraient soumises à la sanction des Chambres. 

Ce n'était point l'opinion de M. Martin du Mord. 

Le paragraphe S, à l'occasion duquel s'échangèrent ces 
observations, fut ensuite mis aux voix et adopté. 

De même, l'ensemble de l'article 7. 

Le second article à modifier (art. M du Code), se présen- 
tait ensuite. On se rappelle qu'il a poor (Ajet l'étendue des 
pouvura dajiiged'iottriictioo,qaantaamandati décerner. 
O'après l'opiniim qa'il avait déji exprimée, flE. de Peyra- 
mcpt devaU ccMnbsttn las restiiciioi» H^rportées aif poo- 
wir do înga, c'est co. qu'il fit. Lldéai dolmaotë fia kmg 

. A.,Goog\e 



I«K II1M«III£ Dt: fflâlit:^ ((«63). 

c'était que le résultat de l'article serait l'exteadon ëa 
UDMbni des caalQiMKM. 

Uq membre, dont cette question est deveouB en quelque 
sorte la spàeiilité, M. Roger (du Loirst) répondit aux 
assertions premiërosde M. de taTratnoiit(t)cy. la dise, gia.}, 
i|ua, ItHnd'afllilbtirraDtionde la nagistratare, ladispotitioa 
DOUTaHe la fortifierait au contraira. Lorsque cstle sction 
était gênée , que le juge n^awit pas le sboix du tnasdat 4 
délivrer, il H'arrttait souvent et nuisait «uK interdis de la 
«ociâté, par cela m4ine qs'il ne poursHlvait ^s la erfm«av«o 
toute la vivacité qu'il «orait déployée stAscela-, ettpnDt 
ans chjffrsi produits pour Itire resseMir les ibconvénimts, 
M- Soger pensait qu'ils laissaient trop de place à Plnckfli- 
tude, pourque l'on en pûtUrerdes inducttonsinéfragahles. 
M. Per»l ayant eu suite de ce discours émis des observa- 
tions qui rentraient absolument dans l'opinion espriinée 
par At. de Peyramont, le garile-des-sceaux vint de son côté 
parler dans le sensde M. Roger, pour la dèl^nse de l'article. 
On allait mettre aux roi; ce( srticje, lorsatiç M. de ^^~ 
leville vint faire une observation qui, foniJée surjlti prévision 
d'ua cas tout particulier, jie dut ri^n cbaoge^ aux con- 
victions do la Cbambre. M, d^ Malleyille craignait que le 
niBgi.Htrat iostruc^ur qe sp lai'i$âtgui4er daQ^fNsase 4e !> 
faculté qu'fjn lui laia^il, par le désir d'att^auef 1? flpsi- 
tion de certains inculpés. Sans dofite, |a fijiose poqvait se 
rencontrer, ni^is rarement; la loi ^'aillçurs ne pe^l ^'oççu- 
per que de hits généraux. 
f,'i)fl){jedi| if f:fmiftt&}>Wi 4l«B)Mï6l sf ifgiif^iùt gplui 

lJ99Ha[é BB sutvtit dam tVivdm 4e ta «ivUAsiM :m t 
p«priïlifBtfaipnn4diifei]ajMit teff)énd|rti|t)itn4flor, le«Mi- 
4at di. leaipKnltK' «t ft «as «ùH pttut; ««vif ll«aM 
pakiiM it-atfàb:- im -da^niét vawgnpbs déiwniab iIms 

r;,|i,. .i.,GtK)l^lc 



SESSION liÉeiSL. (loi' mr te Cûde ttina. crîmin.) 103 

qoelks ehtoil^ncfs le Juge pourra donner maln-levëe de 
eemndat. ' 

M. de Kerbertin eombatlit I» disposition, en da que, 
psrees expresrfons : "Sur les conclusions confonhcs da 
procureur du roi, « elle donnait â ce magistrat on pbOToIr 
que fonrtear Tondrait lont sitnpfement convertir en droit 
d'opposition. 

15 ^ril.— Il ; BTaJt ploa de justesse dans t'obserraUon 
Plantée ce jour-H par M. de Peyramont. Selon lui, A 
ehique phase de la procédure, H ftludralt nécessairement 
que le juge d*fn9trueti(ft) et le procureur du roi ntantfes- 
tiiffient lefl Impressloni qu'ils auraient reçues, et qu'à chaque 
tMlant de métne, ita en retidissent compte. — ifnè autre 
eonaidérstiDn présentée par le même orateur, c'est que 
l'artiele porterait le trouble dan^ la hiérarchie : les pfo< 
eoleufa du roi auraient M des droits propres, aa lieu de 
n'ttre, comme le fait notre 'droit criminel, que les snbstl- 
tuts des procureurs généraux. 

M. GbégHray parla I peu près dans lé même sens. 

Le ministre ties travaux publics «rait répondu A M. de 
PeYnmoilt. Abçun des amendenienls ne Itit adopté. 

Le paragraphe 4 demeurait doQc seul avec sa rédaction 
que nous avmis Tait connaître ■, la t^ambré l'adopta ainsi 
que l'ensemble de l'article. 

Urre observation faite par M. Itenouard, et tendant A mo- 
diRer l'aneteo article US, qui ne se trouvait pas flans lA 
loi ; cette obtonration, disons-nouk, càt IMt revenir, i\ ta 
Chambre s^f Fàt rangé, sur toute l'écenumie do la loi nou- 
velle. En ctkt, Particle US porte que < la liberté provisoire 
ne pourra jamais être accordée au prévenu, lorsque le tUro 
de raccusation portera ene peine afSictive ou infamante. > 
Or, dit W. Rehouord, vous venez de décider que l'accusé 
d'un crime aussi bien que le prévenu d'un délit, pourra étro 
mi* en liberté Vro'i*'*™- 
Les ért.' M et 1 14, IrèpoàAf filrl justement M. te gafdé<> 

,Gtx)^le 



10& HISTOtBB DE FRANCE (18Sâ). 

des-so^ax, ^parlent de liberté prorîMiirB» ouù de qarile 
liberté provisoire? de celle d'un iadividu qui s'adresse k k 
cbain^ire du conseil, et qai, venant dire qu'il n'a -commis 
qu'uQ^cle n'entraînant pas une peine afflictive ou infamante 
demande la liberté provi^ire eoua caution. L'article 93 n'a 
rien de commun avec r«rticle 114, qui va fttre diacuté, ar^ 
ticlequi, loin d'infirmer l'article lI3, s'y assimile au con- 
traire. 

Venait donc cet article 114. Le gouvernement adhérait à 
la rédaction de la commission, aux termes de la laquelle si 
le fait n'emporte pas une peine afflictive on inCiLmaate* la 
.chambre du conseil ordonnera, sur la demandedu prévaau, 
et snr les conclusions du procureur du roi, quelle prévenu 
soit mjs provisoirement ea liberté, ea donnant caution aol- 
vable de se représentM* i tons Im actes de la procédure. eC 
pourrexécotiou du Jugement, anasiUtqu'il en aéra raquis-Le 
second paragraphe di4xi8equeU.miseeoUbertéaou8caatioB 
pourra être demandée et accordée en tout étft de cause. 

Cependant l'art. 115 établit et émmire des exceptions, 
que VL Renouant appelle des catégories : « menteusas, dit- 
il, comme toutes les catégories. » U vent doac, pour préve- 
nir cette énumératiou, que l'on écrive dana l'art. 114 ces 
mots : la Gbamln^ du ccMOseil pourra, tuivatt Ut àrtnn- 
ibmeety ordonner... 

Contbattu par H. Bédupd, qui voyait dans les dispoàtions 
du projet de précieuses garanties ; défendu par M- diB h 
Tournetle qui pensait, qu'ici il y aurait danger i enchaîner 
le 13)re arbitre du juge, l'amendement futoéanmcùns r^ieté 
et l'art- 114 adopté, tel que le Elisait la eommisaioo. 

L'ait. 115 retrouvait sa place après ce vote. 

Voyant dans cet article le retrait du principe accorda par 
Tart. 1 14» M. Corne propose d'amender k prflmi«r,aiiui qu'il 
suit : 

Sontseuls exceptés : l" les inculpés déji conJamnéa à w 
emprisonnement de plus d'nae année; fr lea iacflpéa déjà 



SSSSlOJtlMîSL, (Ltitio'IeCtdnemm.crimài.) W 

eondamoéa pour crisie i àcetégurd» la mis» en mmM sens 
eiotioa m sera que hctillatiTe; ' 

Tout en rendant justice à Is pensée de raméhdèinent, le 
garde-des' sceaux le combattit ': l'art. 115 sera exécuté, 
mais les garanties sont dans l'art. 119, qui laisse aux ma^ 
giitnts le droit de fixer le taux du cautionoemeot. 

M. Odilon-BaiTOt s'exprima dasa le aens des idée» émiWB 
par M. Corne: 

■ La oomeadataM dea «xcapUODS est Mlameot étendue, 
qu'die s«ibl4 violer la maxime t donner et ntaûr m vmiU; 
elle détruit eo quelque sorte le bénéfice de la Ap«ntion-, 
die en atténue l'esprit libéral.. . 

» Uainteaez, Msasieurs, a}otAe cet honorable membre, 
Bi^teeetE sous le rapport moral, -sous le rapport de l'hunu' 
nité, le principe parftiitement libéral qui est pMé dans la 
loi;que UdéUBti<Hiprév«Dtirene reste ptna dans m» codes 
qu'A titre d'merigDureaae et absolue nécessité; qu'en ma- 
(i^ correctioiaelte, la miseen liberté som otutioanement 
SEHt oonaidérée comme un droit, et si quelque exeeption 
paraît nécessaire, que cette nécessité soit tdieraent éiridaite, 
lellemeotaoeeptie par tous, qu'il B'f ait aucune espèce^ 



Et plus bant, k titre d^aignment, M. Barrot ajoatait': 

• On ne «e bit pas d'idée de toi» 1«e dangers qui sairent le prévena daoi 
tei frinn ; 11 y «ntre dni n pureté, dans son bon niteté, et 11 n'en loTt 
noreM que MHiDié pu lei pfa» odUax exemples, et cerron^ ptrtet doe- 
lriBe>lM^nipunrMiJ>ei)lv*,liidépead>iiifflentdeUp«BWaBdBpiéT«ini, 
ma est HUTctit nn Mnier, poor qui deux on trois Joun de dëtraUon ioat 
ne mistre uni remède, qnt en épnnie un dommage qu'il ne prnt saurest 
répcrer, même par le tratail le plus aMidn, toui arei i (unsidjrer la posi- 
tieiidenfeDme, deiesenlïmtslL'honHne riche, nrtppé maUnorenseinent 
d'MeMeaaoa prtraitlTe, ■ ont bnillle qitf Tient an iMonn de SM cbOmIb 
•t^i«U)«àsea«nUrei;fluîa lamalbegrau cm*rter éont lei bns >li- 
Dealeot u feoiiu, set enfUts, quand « ous le neitct ai prisao, c'est la mi- 
rire, et mCme quelquefois pire; c'est sa Bile qui reste sans protection et 
sans otoyen d'exlsitnce. 

■J<ysainfl<MiefaetepaiwBpMlow)oBrBé«i ti a iiiU f> u ' Wa dtilWB l 



1*8 ■ RH-rotHB DB PRÀNCE (ISÏii). 

«•«■iHwtie TCDdMU 4Bllr«tt, CI ^elqu wrte, mfMiolURrHé nonlt 
«1 tre les uni el les anlrH; go 'on n'c|«Mllt pM ■■ «wHWfMt AM «• 
■pmoied-ai^eo(atpM«eiqv'PO|Woaia|iiiwe4'aRf)lUr^^m)t4fmKM- 
nelle dans ces cas-li: cène serait peut-Clrequ'nueqipIiciIiopdog^^JtToUe 
dtjpnltloD de !■ lel.i 

18 ^rtf. -nr U Obambrè, après «voir entendu eoatr« l*t- 
rnsmleneat M. Mater, rappottaur, et p^w^M. Oottie son 
auteur, ails aux voix et rejeta la proposition. 

M, ÛdUovAarvDt parut diffOÊi i la nprM4re, «a y ajou- 
tMt'«'JHi)0jMiraelJMMer«Nu;B6ar, Batoalui,tlii'y âglidte 
qtn las filtade ftA at d'ehmiquarie qut doaititueiit nae lA- 
tualîon particulière, n 

Quoi qu'il au Ktit, catta^ntre prapalttiaB.B^ot ^s de 
wMa» rt r^rtiole U* reata rédige «t adspU ians les Istah 

a'«pi<âa l'«rtkiU llfl (eUaaton de la cmumbIob), l'oh 
tkWQMVe da niae an libertâ pivnaoira ai«ra le niffDtant du 
iWUtMWNDMpta^loa toattraDDaUiROii, at«iégavd tant A la 
wti^m du dilit, Qu'aux rApaiiatàana mvilas qui pmn-aieiit 
Ml FâwXV* lU'art. 1»9 «Ompiète la préeécJaBt ; il tmito dn 
vpiet'QHraFtea ppur le reobuvreDWBt du aaidnailament. 

Point de discussion sur les deux premiers pangnplm. 

h» ^yx autnea tunat «oatiite nitéi. Malgré ta ob- 
servations de H, Teulon suf la rédaction iiouye|{ç du 
dentier ptraSTQÏlbe. i UqueUe 4I préft^rfU. cwnan» f\ttf 
ck|im, wU» du SQVvermaent. 

t'artMa lao, i-«gle la juridietioo : ri la (kit etrtmtne ufw 
peloie correctionnelle, le prévenu sera renvoyé au tribunal 
de pollcç correctionnelle; s'il entrajqe la peine 4'9VprissO- 
RçoieRt, te préYftPU. »'^^ e^ es ^Uï d'arresintioii, y daneu- 
nra pMvteoiniMat. Cei dispostioas se Ireavant lampAréM 
parMBtiinatn: laeiiambredBeeflseltpbiim.fltiifaiitles 
circonstances, ordonner la mise en liberté du prévenu, i 
charge de se représenter devant le tribuns) j|)i jpur ffut lui 
mm A w ài mtmmdlm»^ U4iMaj«i 4a HttHriMdu 

, .i.,GtH)i^lc 



LÉGQSU (iaimii:ié CiiA il'iiUl. crinûn. ) IOT 

iOMÉI ofeitnfWHanpiBriètlVqiioritkiii, miH fexAitition 
cosensa^wnét», eDBksd'oppoeitioa A rondDaaMcaffnjdiM 
sir le fond de la prérWbok. 

H. de B*fiaftili, qni ne voulait ni de r«ritote, tii dn ta loi, 
rmpoM cepMdMl, nui >ulMi^tirMMBt, de' laùser A l« 
partis civile u DMiaB la (Iroitd'oiipoaitisii. (Vo^cs le dvf 
nier paragraphe.) 

■GuBmeot, disait cet ontanr. te dAH Mt ctniUté, la ^)ise 
ea pnémwÉîai^ ordOBate, le préma tndiùt eo. polin cor» 
ndioMMUe, 4 loi d^uitttn^ de Isula ffHwtie k piriie 
Usée!... ■ 

U. I»ebaUiir«s oontfwttit tas cotithUratioBe iMisai «■ 
«Ml p«r H. da Kfirihortta, par ofUa anlr» «anifalaratiim, 
nue M diipaaitiaQ sUaquéè ■*■««( applèiaWa ^m Jonque 
l'jnatniotiDBsataitptBaqinooraplètc, et lonqlwiBTénialllB 
juge du foad serait saisi ito tou la« ^Umills qoî putnant 
iaspîm' la confiaBce. 

H. Cbégaraf adopte pteinetoMit les trais piQ«ier» pana- 
emphfttf KaSA il na peut atteotlrA ^ne tout Ba.atKaréaal à 
lisbwBfarrdii toBBlâl 1» ppHrnr OPmeaU' ^'gnl—a areo 
i^n» laaif» ks rfiBv^i jan polioa cttreotiaiMlle et la tpim 
ea libaté, in Mftua oapaqdaiit an niaistèra putUip la rinpt 
i]es'oppâawèrdUËJnisa.eDlifaBrléi «Bi.bQDsiqUaacejU da- 
BHDde ta ra$et pur et sioipladii parjg^ptifl final- 

La dtsenssibo sdr ce Siijiil était érfdfrmnieht lipuiste: RéHR* 
moins le mlnisiK des triivftux pubticr, ;M. Miémillliod et 
U. de Kerbertio, prirent encore la parole. 

Le q^atpéale parqBr^phe Tut adoptéf et Tstpendement de 
N. de RerbertiDj rejeté. 

Ifcmi*! JiiamdK-MitrWJBtn-lqirtl MMii^k'Im^qtts 



108 aiSTOBtE DE FIUflCE (18&3). 

ToD pût étendre le bénéfice de le i&paaition k ItafivMa qui 
se sendt Musirait k le poursuite de la Jastice. 
Mis aux yo\\, l'article 130 Hit adopté; 
M. de Saioti-Albin, poar mettre d'accord avec nos institu- 
tioDs l'art. 1^3, propeaed'ysobatituorà eed moto':si....leB 
JBges, oal'und'flux estimant...., ceox"er: sk.. la majorité 
des juges.... 

Quelque fbndé en di^Nt et en mnon,(|ue parût cet atnea-* 
dément, il ne triompha point de l'oppoailitKi qtrïl sotriera. 

On se rappelle au sujet de i'artitdellft, qBe, pour aaisir 
dudélitla juridiction coiTecUonneUe. la citation de la pniie 
civile doit dira, dans la pensée do flomo i oo m c at, soumise 
au visa du procureur dn roi. — lia oemmisslon Ixe parie pas 
de visa, Buisd» la désignatiott du jour par ce magfttrat, 
apr^B demande^ lui faite, et oonaigaaUon de la soDune qiii 
ooanirBit au bénin les fraisy eUe. 

Il fallait un contrepoids i la àtation diceole ; on ne diffé- 
rât qaeaarke imyeufi: après os assez long d4iat,ramen- 
denaot de la awithisMon» soua-aoendé par H. Tailbiodier 
'en'oeaeos.qufllaiwrtiemilepOBrraitaBCaîrerepréMnter , 
ct'par M. Paseal ea cet antre aeiu, que l'artiole ne s'appli- 
''quèraitpoiDtauxoitationsiproposdes dWta ruraux «ofo- 
- rttUov, cet anendement. disonMotu, Ait ad<q>té. 

Le sun)las.da prafat, e4»lBaé«t-d'aiUMV8 noinb'de dis- 
poaitioDs impqrtantes ou fondamentales, liit ensuite Toté 
aussi bieu.que l'ensiBmble par une majCHité qui se rencon- 
trera plus difflcilement à l'aqtre Qianitire. 

En 1640, à propos du projet de loi relative A l'organisation 
du tribunal de la Seine, le vœu avait été émis à la Cbambre 
des pairs, qu'une loi rendit obligatoire un noviciat judîcMttra. 
' Le rapporteur du projet en dlscbstioa (M. ForlitiB), s'était 
rendu l'organe de ce vceu ; il anlit dtt pluir iddiqiii 1m pifn- 
tùpesqui, selon tut et leS pàHishili^'ih cette cré«li6n de- 
vaient présider au novicist. Depuis, et pour obéit-'Vtiè vœu 
d'une detftanofan de la lëgUatare,!* g art te x la tfa ctfcox 



SBSSION U6gIS&. (LeiamUmmUatjuXciam!.) IW 

mitpài éitbaiw on i»ojet «t consutté sur c«;pcnM la oour 
de cassatioa et lesRUtnS'OOHivdti royaume. ' ' 

La Coar HUprêiae et ritift cours royales se prononcèrent 
en fiTettr du noviciat. Sep^ autres cours émirent une opi-' 
nion défïTOrable. La majorité de la magistrature approuvait 
dMK tlâée du projet, et par suite, le ministre de h Justice- 
cmt ilflVûir le soumettre A là pairie. La commission! appelée 
à en examiner les articles, en proposa l'adoption, i cela près 
qu'elle l'amenda sur certains points. ' ' ' 

< La magistrature, dit le reporteur, M. de S^upant, se fe- 
cruteaulourd'bui dans l'ordre des avocats.et dans ia «(««se 
des anciens avouéa licenciés. A part un certaip.Qoiabre de 
jeunes gens, qui passent par les fonctions de juges sup- 
pléairts, k part encore qoc^iues rares nominations; qoi ont 
lieu panOî les greffiers des tribunaux et parmi d'anciens no- 
taires licènciési il n'y'a'paa d'autre nffriciat que le' barreau 
et les études d'avoués i quant à ces derniers, quant aux 
greffier^ et aux ootaiiv^ ce a'eat que par une longue prar 
tique, ane-grande hafaitode des afblres qu'Us- peuvent sap- 
|Mef 1 ce qui teur inniqm souvent soOï Ib rapport de l'in- 
strucUod théorique ; ce n'est dtmc qu'après une longue car- 
rière qu'Us peuvent asfurer aux emplois judiciaires. 

> Les avocats, continue le rapport, occupent les avenue s 
deiamagistralare, mais ils aspirent rarementiyentrer...; il 
lut 'donc ane institution spéciale de jeunes gens qui, par 
l'étendue de leurs connaissances et la nature de leurs occupa- 
lias, IniJHsarent lue pé|UiiiAFe de talent^ Bofiir dfMMtux 
jeaneâmagi^rats Téducatini de la Anittc^' il teor iMt cds 
tnditiwuqHi se trmnnrttMllidepfare a(fil&» 

Le projet'vint devant^ l'assemblée dû LuXémboèrg,' le 
H mai : le comte Bengnot fil; an projet cefte ob^'tion qn'ôn 
poriaifàtteitite fia prérogative judiciaire du roi; en iiripo^rtt 
dei eondltibns ail choix dn gouvernement et ett créant, en fa- 
veur deTertaîiis individus, Tintfroit à étreclioiais par le ni. 

n,aN,-.^hyG00glc 



Uflèt'f a«yEii qiii'M W«Màte*»MMi|al*w»llÉLritaVlnr 
ielle-mâma doa UnitMâtMtHrcfaabb . 
..M. de Boissy cvnibatUt cettf . docU-ioe i |if p^nW^*™ 
royale n'c^t^ ditrjUi BtUquée pfi ikxt^ ptpdon lio^j^iwi 
n^taiaea-çirctyisUQces le» poUits sffr lu^u^ àio, i!^e^. 

M. MartiD du Nord St rwnarjiuer q»? l'orffViÙtlUoo,,}^ 
diciairà ayant été établie par des fois siiccèssiyQi, il fallait 
encore iiQe loi pour le DOTiciat,.£i|, d.'^uU^ t^i"?)^) Iacomt 
rootie choisit les iadividus, elje pk il.oi(ipe ni (e oir^lèî^ ni 
les attributions judiciaires. 

bb tJi^'tétisuKd aux aiiltiles. 

ftoùS pikçbtis ëh rë^rct îeîi déût i^àdttttiU dit i^tlfe^ 
bbinentetdë ià cbiUtfaiutotf. 

• Art. 1", UiméliMideiaK- .■ i^l. t"..n «er^ «ItbUMW- 
diteun prte leg tribunaux de pré- iMan ptti )ei iribuosak de pre- 
iOète JlQiuUiM. tli de pdftritnt ette iliArt In jtaàb«. Ht sehJfai^l^c&pMi 
l^Mt 4W |ltk M HWjnfeM sW- - KsiMMUW rf^t*^'^ <^IIBn 
SMtiKchtflIpHaetmnititt*, . éfettahiofteirtderwun^W- 
penU. iMtrilituHisil'iTroDdLmiMiit^qin. 
> LenKToiicUoDSSODlgrBlollÙ.» par lé ÎKÂnlirë iâ ciusù inscrîtM 
■ti ttn, onrAn Bu ludjuu imn- 
r 'MB'* A'la4(f9<:ti|#-.. . / - . 

, • D*DE aucun taSi on ne mfn 
eitadier Jkihi (ribiiultdut d'iuiQ- 
ftdh qu'il nV> dfr duiMtM. t " 

Om t«ik Qin dNW ta imilii Un l'iMniiilfiiiil itiHiMi 
:toe«iitisaUMèqittlMckeE»JiMÉl;dBanran>lEt)«).de:oaars 
d'assises ou deMparMttBl [Mnimml«n]irdfiS:iHdiliaitm 

Cette pensée 9ut contre elle M..PsIel; fia .la tfOfènByqui 
tcourajt vi^gue d'ailleurs» cette dé&oitioa : M» ,tribfuuMta 
^arrofiàmeTa/aU^par k nombre d^t catffwùpiicnt^t.etc 
, II y a, répciodit M. d^ Oauaaut,. ^lù tùi( ^^^/in Vff 
iRondement, il y,a.<»rt.wju tribunajiz .dlfj^nutdiSKV^eBt 



ÈrtbyGOOgIC 



SESSION UeiSL. {Ui^U m^imt jmtfaan. ) «M 

très-inporluila par le Qombr^ ^ leura aOuxm *t d» hoan 
procès, Umlts qa'il y a de« IribuoMX «iâgetat ii» Meitê^ 
lieux qui ne préseatenieat tM4«w ««ditflun ltt'Sla)wt* 
d'Jostniction uéçeatkiteb 

M. de Poiilâcoul«otéU^il»rtTÙd»M.PeWiet N. U 
garde-dfl»4caaux eotialMn duoslaaaptiniQal dts^X bo' 
norables pairs, en proposant de foodra dam ËwUcle f tft 
dùpositioD de l'articla il) de ^9 ; PmtrikmimMiffmréH- 
ëutment jtii KfDftf rf|(f«fmwtif« jmt <(« n!f tannir -^ém i 
Rùtratton PU6JÎ9W nwnltoiin^ d t'artieh 8> 

La coDunisaiGai, par l'wgave de U. bl|tt«fiw-JiWria( sa 
rallia i cette rédaction, qui W »i9t^ PW la QluttlbNk 

Ia gourBniem«nl«dbénit mMfxmd para^'iplwyrapaBâ 
par la coaunivioD et pori^ot qiWi ^fass «MMi «m fl» ne 
pourrait atUcber i kd tribuaai plua d'MdîIflHl qn^ b'T 
■Tait de chambres. 

Di{ipoiiM<W Ç|ui ftit i^Q^i^iA adopbia- 

De mâme cette autre du projet : que I9 ««•DlM'.dBftiMKn 
leurs ne pQUCnez.oédier:Cant;i;i0qiHM)li9, :. -.• 1 ■ : ■. 

À l'article i du ^uvenumei^t, «eit««t qi«»4e6 «MbUMm 
seraient nommés par le roi etprdteraientsMnantdwnat-l» 

cQui^ 1a çonmisiioii f)ni^ai#i( L'4PHV>4*w^ ' 

a Les auditeurs seront njorno^lte pu* le nùi wtts.vHfWM 
tatioD des yrofaiors («éaid«*taiet.d«s ptmaiim*aMnaJ. 
des cours royales. ; . 

» L'ordQQpaDfw de DQfnioatiiW^ AMOMii» JftteiNMl «u- 
ijaeiraudileur sera attAché; I h , . . 

» Arant . d'ea|rer , p^ fpncti«iM*' !«>. «DilM»W)it |KMraw| 
lerment devaotUcour rof^ie..... >-- / >'. ■■'•■■ .- 

■ Leura fonctions sont ^atuit49< t./ .1 : .' 

Seloa le ^ardeniesrsceaux, ^prt^mMiom m^iM^fv-mn- 
lement inutilBi elle devait, plfkcar eneure le sawr.vr^omMtf 
dans une espace, d'iiqftililé visrA-via destxw», A.I=hm.iImh 
quelle» d'ailleura, il oe aen4 pu taou d'»TDir itmia49 fui 
serait blessant pour elles. ..',■■■■ ^ 



ÈrtbyGOOgIC 



i» msnHRE DE ntASCE (184S). ' 

IMmlres nisms coDtro la rédaction furent pr&etitdes par 
M. Villomain. « N'avait-OD' pas les autres tondttions impo- 
sées : les deux ans d'exercice du barreau pour les lîoeaciés 
ou le doctorat en droit; eoBu, la garantie résultant des 
épreuves réoennneut établies dans tes écoles de droit? » 

« 11 n'T a pas de dignité à-triiliger le roi i. consulter les 
cours, w dlt'le duo Decazes. 

La cbmmÎB^on eut tort aux ^eux de la majorité : le pre- 
Bîier paragraphe amendé, ne Toi pas adopté ; les deux autres 
passèrent. 

SSJIM.-» Article 5- — Les aenf premiers paragraphes 
furent adoptés sans disoassioD iniportaDte. 

- ' Ltmticle 'to da la comoôaricm portait ce qui suit : 

' 'K Sent également admissibles auz'mémes emplois : 
-: » l'I^Bjaget'de-paix licences en droit, aprâsdenx ans 
d'exercice de leurs fonctions; 

n 3° Les avocats qui auront été auditeurs, après trois an- 
BéM4l«l'aadhorat; . i 

» 3' Les avocats, aprèadeux ans' d'exercice réel de leur 
poMaAùa '. tes deux' améés dateront du jour de'leur in»- 
«ripOoti au tdrieau ; 

» 4* Lea greffiers près les cours et près les tribunaux de 
pramiAre-ïintaifod, après wx'BDS de fonctions; ' " 
' /:«'S*-I«sn!iM«(reeet'STQué3'IioeneiéB, après huit années 
d'exercice de leur profession. •» 

CésdispMiHofW'ewtnat contre elles d^abord legard&-des- 
sceaux, qui jugeait, avec raison peut-être, qu'il ne fallait 
pasj jf propos^ du novldat,' fiter, par eow d^oMendemott, le 
sort de ceux qui. indépendanânent dU noviciat, désirerairait 
entrer dans la magistratuïv. ' ' ' 

- £e'n[itnrt0ur ré^poudit que, en se d'^termiftàn^ à pro- 
{MWir «ea'iispoeilionSj'Ia commission avait voulu prévenir 
l«'daQgm''de'VMrleB candidats manquera l'institutioa. 
ii'L'anetfftaie&t fut encore combattu par MM. ftomi- 
guières, Beugnot et de Pontécoulent. ' ■ • < 



irihyGOOglC 



SBSS.I^GItt.(fH^*WjirtewrMt>wfiMiBV.) U» 

Une ré{riH]iiedeM. deDraunt inpqL connioera k Chim< 
bra, eir l'utide 10 de la coauniasioD oe Ait pas adc^té. 

L'Htida U éUitla enm^ineficie da piMdMti UmM 
lemteM sort. 

Le résolut da acrutin fat assez remarquable. Sur i08 voix 
SS N pnaoadreai cootn U loi, qui fut néaomoiaa adoptée 
par8& 



ÈîibyGOOgIC 



qnvoiRB M PtlAHi» (iut>- 



ÉUUM-*UlbkHh^^lUlfe 



ÇHAP^TIVB ïV. , ; 



Ibnfeui nauHBkm:— RenoniclleiDciit da pri*U^ de U buu|He to 
Houai-— Loi iur le ridul itê Jouiutnccc des euaox. — Cbaniw de fw. 
— Loi Kbtin i llmpreulon det asarrtt de Laplice. — ProreK*llM de 
la M dn incref . — CrMiU. — Budgel. — Clfilure de 1> leadi». 



Chamlm det diputéi. — La banque de Rouen i été cori' 
stituée par ordonuances royales des 7 mai 1817 et 7 juin 
1826; — son privilège ayant expiré le 31 décembre 1840, 
une autre ordonnance royale du l4}uin même année, avait 
dû en proroger la durée jusqu'au 31 décembre 1843 : ce qui 
donnait k la législature toute latitude pour réviser la Charte 
constitutive de l'établissement, et renouveler, s'il y avait 
lieu, son privilège^ le tout conTormément à la disposition 
expresse de la loi du 30 juin 1840. (V. l'Aonuaire-) 

Voici maintenant comment le projet présenté à ce sujet à 
la Chambre des députés, sortit de ses délibérations closes 
par le vote du 7 janvier. 

U fut décidé : 1" que le directeur de la lanque serait 
Dommé par le roi, sur une présentation de trois candidats; 
Taction d'un commissaire assez souvent étranger aux opé- 
rations, ne paraissant pas suffisante. Cette disposition, qui 
n'était pas dans le projet du gouvernement, conférait audi- 
recteur les attributions suivantes : nul effet ne serait admis 
A l'escompte sans son approbation; — il veilleraiti l'exé- 
cution des statuts^ — dirigerait les affaires de la banque; 
—aurait voix délibérntive dans le conseil de l'administra- 
tionj enfin ne serait révocable que par ordonnance. 



ii,,Goot^le 



|i500,pQ» fr., ét#it Mjourd'bui porté â a millioiM. 
3* Jadis la binqoe de Rouen m 6Q4V«>t weompter vw le 

papi9:«iVCaFHI«^(iiB4ri«)<^eUapriQdnitiiuwNMtR{lai»- 

nerifir JBUieuf, OfirpeUl, :^retqt«Boll^, Difpp* 8t Loiivjprs. 

Seulement il fallait une vif^, ih» Uoutq 4 pelt? fa9V(ll6 

taot de« iàlMfi w cfrcultttf», ajoulé A w^ifi dw so«flifiB 
diM par U B«IN)II4 PB fnmptaB-couFaat Qt.ppyaMei k ^t- 
lM|té, n'eKféfjOTf jl pai Ja tiiplfl d|i qijiaéraire exisMPt Wl- 
téri^^pi^t ea ctiiss^t ^^ V^ 4tfu#uctiq c«» l'e^ cédant «Hi 
pu^t; pAyabld i rw sur le Dani6r|iire on ca|3ae, no ih)hi>- 
nit pxcMçr le qifa4mile di) fonda social. 

IMq-lpi?, ep ^oaat pot"* exemple le cf|>it«] ^ ^ rpit- 
liOQ« ()ehilMm4]ued9 4Qvei],un eocaifwdafiniillipRiim^ 
finit goiir coatr^iflancer on paanT de 18 milUons i c»p. 
l'encaisse dédiiit, ce pfuslt n'excéderait pas |e qt^adruple dp 
foddq BpP44l> C'e^t-^tre t? oiiiJiQoa. 

U Dçtayimxt maintepapt de jeter un coup^'œil sur Ibb opi- 
aiqi}* p|i S7st£fnp> divers qui se sont pr44*>Hii siir co sujet 
i la Cbambre. 

AL Pdm1i4 9lU'Dulu qu'on Dorl4L à !}ipj||ioi)s,repràae«tés 
pir $ ipillp iptions de i,oop fr. le capital àa U lunque. 

On M>t iKiA gi)P c^t lunpndeinent n'a pw été adopté par 
llCbfqibrp. 

lu qqe^on de |uinre)l|«aee 4e (> t>40f]H1) t>t vive^pt 
d^tluo. Trois pynt^eq nyaient été propq^éq: le premieri 
cpliti 4b u cominisaioQ, BOMteait par MM- Mermillipd ef 
Bii^et» rppoiiwait toute fU)T4ill«iice de U Pjirt du gouverr 
nemçiiti l'at^i'pT <^'"' ''^ Pn)jél> réaenrait à une ordon- 
nance Je iBodq A adopter; |e derni^)- ea^o, propoeé par 
M- Jacques I^ebyre, et éloquemment appuyé p^r Itf . pi»- 
faure, teii4ait à faire écrire dana la loi, que le directeur se- 
iBÎt noomté par le gouvernement. Ga fut, comme on l'a vq, 
cesjat^me qui triompha. 

D,Bt,,-ertbyGOOglC 



116 BISTOIRB DE FRANGE {18&2). 

Le êcmtin sur rensemble de la loi présenta une auez 
iqjpoaaale miaorité : 61 boules nùres sur S33 toUuifa, 
côatre iSî booles Mascbes. 

H' noas reste à saivre le projet i Ix CAombn été pain: 

Les motifs d'urgence déterminèrent U commïstion du 
Uixembourg i proposer l'adoption- 

Tout en a'abstenaat de formuler ses objections en un vcte 
négatif, la cwnmission les faisait porter sur ces trois pohitA: 
1* la facnUé d'escompter les billets payâmes aifleufs qu^a 
ehef-Iien de l'étaMissement ; S* llnsnfBsance des pouTOirs 
confiés au directeur; S' l'absence de biesores répressives 
jtour le cas où les statuts seraient violés. Sur le premier 
point, la commission s'expliquait bien l'avaDtage accordé 
1 ôertatnes villes qui peuvent être considérées comme les 
hubourgs de Rouen ; mus elle voyait avec plus de défaveur 
qu'on retendit k des villes telles que Dieppe et Fëcamp, où 
l'intervention d'un correspondant deviendrait nécessaire*. 

Le petit nombre de voix qui se prononcèrent contre 
l'adoption de la loi dans son ensemble, témoignèrent assez 
qoe l'on avait bâte de rassurer les intérêts engagés dans ta 
banque de Rouen. 

Cfumbredeedéputéa.—ljas loisduSaoût 1S21 et du 14 août 
1S2S, ont autorisé le gouvernement à exécuter des /royaux 
decanalùation, et dus ce but. àcontracter un emprunt jus- 
qu'à concurrence de 138 millions. Les temps étaient diffi- 
ciles, et H suffit de se reporter aux circonstances au milieu 
desquelles l'État se trouvait alors placé, pour comprendre 
que ce ne fut qu'à des conditions onéreuses que l'on trouva 
moyen d'appliquer le crédit à l'exécution des travaux publies; 
aussi bien le gouvernement s*engagea-t-il : 1' à payer des 
intérêts, primes et amortissements, variables suivant les di- 
verses soumissions pour les difTérents canaux ; 2' k aippliqtler 
le produit annuel des voies navigables au remboursement 
successif du capital affecté À leur construction ; 2° enGn ce 
remboursement opéré, à faire l'abandon pendant un temps 

r,|i,. .i.,GtK)l^lc 



SESS. LÉGISL. (Loimrlertieàatdeijoiiiit. dtteaaawa.) 117 

Vim OB moins loDg de moitié d«s bénéScw neU de l'exploi- 
Utioii. Lea préteon furaat ooostitu^ en looiétés iDonymes, 
et autorisa par onJonnaDces royales, à émettre deux titres 
distincts, comme repréeeoUtiOD des droits divers qui leur 
étaient concédés: 1* des actions d'emprunt recevant un in- 
térêt variable, suivant le tour des adjodicstions, et une 
iniaiefixerenbouraaUeparla voie du sort, en môme temps 
que l'action elItHuéme; 2' des acti<»is qu'on appela actions 
de jouissance, représentant le droit des porteurs à la moitié 
desproduitsfutura descanaux, produits incerlaios, quant à 
leur qtMlité, dépendants de deux éléments complètement 
inconnoB-, la somme h partager, et l'époque à laquelle de- 
vrait s'effectoer le partage ; cette époque ne . pouvait être 
précisée i l'avance, subordonnée qu'elle était A l'action lente 
on rapide de l'amortissement, accéléré ou ralenti dans ses ef- 
rets par lerendoneot annuel des canaux. Et encore, èl'impos- 
tibilité de déterminer le point de départ de la jouissance des 
[wéteura, s'ajoutait l'impossibilité tout aussi grande de con- 
naître k l'avance le revenu fort incertain des lignes de na- 
vigation. On voit donc quel était l'inconvénient, et quel il . 
doit être aujourd'hui, que le crédit et les travaux publics ont , 
pris un si grand développement. Etd'ibord, c'est leguu?er- ■ 
nementqui parle, les caoauxdelSSl et 18SS ne répondent pM 
aux résultats favorables que l'on s'en était promis. Les ta 
rtfs qui grèvent les voies nouvelles sont trop éleréa ; i cela 
8'ajontent les complications administratives qui naissent de 
l'intervention des tiers dans la fixation des droits h perce- 
voir. On a dû songer d'abord à transformer les droits éven- 
tu^ des oompagDiea en annuités, dont le montant serait 
fixé par une sorte de tribunal arbitral, annuités payables 
immédiatement sur les fonds du trésor ^ puis i Ciire estimer 
le produit probable de chaque canal dans quinze, vingt, 
trei^aas,soivantl'époqueoà l'on pourrait auppoaer opéré 
ramMtieeeneot du capital, pour ensuite mesurer sur l'es- 
timation de ee produit la valeur de l'action de jouissance»' 



lt« HISTOfflE D8 m&IfCl (l«fS). 

laqubUfe YsMur Mrtli eanvêrti» fcn t(tt«s rétlis«bl«9 itntot^ 
tlMtement) et porunt tntArdt A 4 pom- wbt. 

Tel éuit L'objet, i«l le but du prt^et prisenM d'HboM I la 
chumbredu dépiHéi. 

Mainienant, la (lueatlan hiilititite^ c'était l'intérêt, le coït* 
trat deA pi-Ateurs : était'Ct une tiquldatiOn, était-ce finb «K- 
propriation qu'on proposait? Lifl gouvernement n'f Toyait 
sms doute qu'une liquidation. C'est sur ces deux points op- 
posés que dut rouler la ditegislon. 

« nomallonshlre une chose toot-A-Ait iojustet <àiaM par 
elemple un orateur «ompétent. M- d'AitgeTllle:ae»iiuii- 
qnerons à l'éaprit ot A la lettre des eonventiofis qui ont 4tt 
Taltes par nos prédécesKura de I8|l et de im> Il paul y 
afoir Aonvenatice, iDahi assurément pas utilité publique ponr 
cette expropriation. • 

Cependant, nn autre orateur, non moitis versé dans ces 
nntières, M. laubert^ trouvait la praposillon non-seulement 
utile, mais urgente. « Il est impossible de Mlrfl vivre plus 
longtemps ensemble ie gouvernement et les eaoïpagnles, 
dans les termes qui ont été stipulée par les oontnU de iMi 
et do 1891. Il y a des plaintes rédproques extrêmement 
amàreè, H y a même des prucùs eoulevfe A l'heure quHl est. » 
La mesitre proposée, ajoute M, Jauhert, terminerait en on 
iosl&nt ê»s dlflUcnlIés sérieuses^. 

Toute la discussion générale fut marquée de ce ctrMfère 
d'antagonisme : pour les uns, e'était une violmion du droit 
de propriété; pour loi autres* el ce flit la majorité, la loi 
proposée respeatait ta droit, tout en cbangeenl dtds un 
intérêt publie le mode 4e joeissanee. La discussion des arti- 
cles flt sueceMivemeM lriom|iher eelie niaui^ d>nvMager 
\m choses, el au eerutin, la M qui se compoMlt de Huit 
arUcIci, fut edoptéOt sauf quelques amendomentt qiti se re- 
pntduIrOM, Iwsque le prqjet porté è la Chambre des pMirs 
y sera diKtité, il y rencontrera nAoeffidlreffieM un4 plus 
conaiatite, et peut-être une plus heureuse opimsAlon. 



SESSION i^QI9L4TirB. (ChtmiitHU fer.) 11» 

A^ !n«iBeQ{.ia4 ]« foi iht n^MW dt «/i»<*i»« d» f«r.re|. 
pr6)^téei qoelquetrOBea de eea rotet de cDisailQieaUoo . 
euBUiMiL ééih: il r«*4ilt coatme il jt a «iioOK, Mll«-(i« 
SBio(-£ii«nBe A Ismi da SUaiibuurg à Mit», dr Vav\i w Or-: 
lëans, de Pht'^s k Rouen \ mais c'étaient là d>-â lignes tfoU^k 
U Isfnps^était veiiU:^.|et lyMépiMMer, de.leti iB\itu- en 
quelque sorte, comme od avait fait en 1807 pour les route* 
rapies, eo 4833 j|(^ lescanmix. Voter comme ou l'avait 
fait jusqu'à présent, l'une après l'autre, chaqm iignir, f)'ét4i#, 
taire, attendra et ^fww iBdéÛauncqt |ioui: )a Fi^rice les 
■vant«ge«.<ntc 1^ ploq .raptile im mojfiii», de (xtfitimuiipv 
tioti doil néc4i«a|Feiati4 wsurei^ à ud Kr|||id.pAy6. , . 

U est inutile 4'<uitr«r,4iiaH le dàlail des merveilles qw : 
peut fif Dipcltre à l'^eoir res^QUtion dee çhnmu*^ Stri 
cet» aéiidit, «tmieux asf^rémwitqv'si) ae pourrait le i^r^ 
ici. Mais pour notre pays, une considération iii^ini^ «pof- 
çua, p9iit;^tre, et ceofDjijmit iaooDt^tsblp, devait siirtofit 
ftire.peiichfc |e b4l«VQ9 eu (aveur d'un reste eystème de 
chemins de fei i c'est<]ve riea o^ convieol mieax à la France. 
cei))ial|aAe(;fiii)(pe.ellere^d^ pli|ueriefi n'est plus d^ifa* 
ture à balancer les iawov^nietfts de cette cenlralisation; 
repprodiei tlf la capiMe iea proviqcea, et.réciproqt^meal 
cetlef-cii (le 1* preo^iére, et le caeur de Iji. Fiaiice. ne aer# 
plt» ^uieowjBt à Paris^ les dépertemeFil» participeront de- 
la vie active et inintercpmpue que Ifi ^empi^ e^ 90* is^titu* 
tiens 9ot ûùle i la principale ville dtt rojrvime., Par. cela 
même, OD ne pouvait songeTf^iopiine quelquB6-!HD«i'auraMnt . 
voulif , il- proç^dr d'e^ori} jwr rexjéeutiOD. d'noe nota )|gn^< 
wit.in^e la.pU)» i^jle, celle de Belgique» par exemplei, 
9t,.V0fpqi¥ l>,Vt,t)je(t repiÂrqwé Iq rafiporteur du prt^H 
de l^qqn)tfiH«iiQp à I4 ^jHnbre des pairs, M. de G^t^rjo^ 
on s'exposait i ravoriwx.uffiq^em eut lue pertie de )a Fr ji^oe,. 
d^)fijÇw^nséefari'ef«^I^Ge de .«m sol, par levoistnafe 
de l'iiéleterre efd* 1» Meiqup, pac la préeeoce de la çêr 
pit^V, eiegifi 4u,délr;içe)it.aecftfte auU:» Frano: ceptnilqi, 

: . ii,,Google 



12» HISTOIRE DS FfUNCK (4843). 

prirée de dAoochés, de eomniQiiKaUaD, etcuMinot oirwt 
moïDaftortUe; de cette lUtreFraoce de l'ouest, oà de grands 
ports, éloignés des centres de coosoWDMtiop, tangirisMit 
dértiérités du commerce des grandes eblomesqM bow srans 
perdues. 

La ligne uaiqtw deBelgiqaeainidtdoDC été inpolitiqiwov 
inpMsible. 

Dm objections ODilogues rq[K)BBSiifliit li ligne unique^ 
Piris à Marseille. 

La seule pensée i laquelle on pOt s'arrêter, c'était donc 
un classement préalable, flnt dans des Toes dVnswn M e» 
embrassant toute la aurtace dn territtùre. On donDermit 
d'aiHears ainsi satisractio& i tons les fnléi^ raisonnables. 
Vaste dans son ensemble, la loi présentée, et en définiliTe, 
adoptée par les deox Ghaminw, est eonefse dans sa rédac- 
tion. Elle arrête : 

1* Un chemin de f^r de Paris à la frontière de B^giqne : 
c'est U une ligne dobi l'utilité n'a pas besoin d'être d 
trée, bien qu'elle ne doive pas être exelusire ; 

S* Un chemin de fer de Paris an littoral de la I 
qui rapprochera la France de l'Angleterre ; 

3* Un chemin de fer de Paris i la frontière d*Allettiagne, 
par Nancy et Slrssboarg ; il s'agit ici d'une voie phitât stra- 
tégique qne commerdale ; Parla sera rapprodté par U des 
places fortes de la Loiraine et de PAlsaee ; 

4* De Paris & la Méditerranée, ptr Lyon, ISaraiSBa et 
Cette : c'est wi«hemiD européen ; 

5* Oa Psris à la frontière d'Espagne, par Tours, Poitiera, 
Angtmléme, Bordeaux et Bajomie. S'arrêter ici i Bor- 
deaux, c'eût été ne rien fair« pour nos relations fbteres 
arec la Péninsule : cette oonadérstion a tld l'empoHer, et 
la ligne sera prolongée Josqu'A la fhintièn ; 
' •* Sor rOe^n, par Toars et Nantes, n ne poartft y 
sToir tct de ffifflculté qm sur le point intermédinre-dMIgné 
par la loi. On voit que c'est Tours, tmnme le Keo le jplas 



SSSSION I.A6ISM11VB. [Chemin de fer.) 131 

CflBtnil, le plOB bvcmUe 1 la circalatioD, qui l'a emporti; 

7* Sur l« centre de la France, par Bourges. On oe pou- 
Tkit noir iei d'autre raison qne de rapprocher de Paris letf 
prorneas centrales de la France ; 

8* De la MédHerraDée ao Rhin, par Lyon, Dijon et Mol- 
hansea. Par cette ligneon mettrait en contact la Provence et 
l'ilaace, on conserverait aux ports frauçais de la Méditer- 
ranée le cominenw d'eOtrepM, et à bob voies de conununi- 
calion les frais de transports de cas produits ; 

9* Cbamiiwde l'Océan à la Méditerranée, par Bordeaux, 
Toulouse et Marseille. . 

A propos de cette ligne, quelques personnes penatienlqu'il 
BiUBsait du canal des deux mers, que contint» d'ailleors le 
canal latéral à la Garonne; mais les voies de terre et lea 
voies navigables difTèrent dans leur but et dans le natare da 
leors transports. Les deux Chambres ont donc voté cette 
ligne. 

Le réseau une fois tracé, il s'agiEsait de trouver le mode 
d'exécution le plus convenable, le plus économique et le 
pins sûr. Voici ce que la législature a cru devoir arrêter i 
cesojet. 

Combiner l'action du gouvernement et des conpagniea, 
e'ttait, il semUe, rencontrerla solution du problâme. IsoM- 
DUDt, les deux moyffis offraient également des inoonv^ 
DÎeDto. Quand l'État exécute, il y adépenae énonne pour le 
trésor, impossibilité d'exploiter en régie; quand ce sont lei 
compagoies, il y a indétermiiation do c^Sn des dépenses^ 
faàM de terrains et de coastmotions. Dans oet circen- 
riasees, on fera ^deux parts de l'exéci^oii omptète ; on 
gardwv pour l'État la partie la plus indéterminée : achat de 
ternias, niveilenent, construction des travaux d'art, vih- 
ducB, pontfl, déblais et remblais ; ensuitia, aux compagnies : 
la pose des nuls et l'exidoitattan. Ainsi. l'État, propriétaire 
des chemins, se chargerait de l'achat des turuns, des :ter> 
rtaseoiAtiï des onvrages d'art et dei staUoos; il doHiD- 

, .i.,Gt)o^le 



ISS HISTOIRE DE FRIHCB (IMS). 

nit A bail lox oompigaies l'asploitMtian des ebemid» éb 
Tetj Umlisqfte les oomp^iuw auraient à tsur charge- FI- 
chtt et ta poée des raUSi le msiériol «t les frais d'ntpioit»- 
tation. les Trais d'entretien et de AMGtnietibn; Maiatoitw 
les li^es na priHenlant pas les mêmes ressourtas rt les 
niAines receltes, la sitiiition s'égaliserait eatre ellea par 
des tnodifisatioRs sur la daràe et sor lelertf des droila à 
peroevoiP. A la Sn du bail, la valeur de .la voie de fer et du 
matériel de l'exploitatioa serait remboursée, à dire d^ex- 
perts, 1 lasompagoie, parcelle qdi lai succéderait oa>p«r 
l'État. 

'En partaDt de ce peiot, le concours de l'État p6ur une 
notable partie de t'entreprise^ il ne s'afiissait phis que de si- 
v«ir dans quelle mesirre ou ferait interrenir tes eoBiaiunea 
et tes départements. 

Pour simplifier les chons, force était de s'en tewr aux 
déparlemenlâ traversés ; le conseil généra) réglerait ensuite 
la part contributive des çonumunes. 

Voici maintenant comment se répartira le genre de 
concours demandé i ehacun : le département et les oosh 
munes supporteront le prix des deux tiers des terrains: mais 
l'avance eo sera faite par l'État, i qui elle sera remboursée. 

Bien que ce système général d'exécution pAt s'appliquer 
à tout le réseau, cependant un amendement istroduit dans 
la pi(i)et primitif adopté par ta Cbambre élective, et> oonsenti 
par le gouvernement, déeide que le «ooaours des com- 
pagnies ne se bornera pointi u chemisneB OorapriB ^oa 
le e to ssemeot, nais qu'elles pcnirrorit eBoore coocotirir fM. 
leurs propres moyens, et souacertainea ctmditioiia, i l'exi* 
ctttiOQ des lignes elaaiées. 

Les artU)let I0~15de laloi déterminât la dslatioD iKm- 
tés dès A présent k chacune des lignes classées, dont l'exé~ 
catiob'devratt Atrt immédiat», et eA méms temps •ttigaenft. 
undrdré de priorité d'axéontion. 

lieaerPiurs, s^l s'en rencontre dass.aalle f>artBS.4l« l* 



session UCIBbATlVe. {C/^Bmins dt fer.) 1!!3 
loi. poàtrom tou}àunf Mm Murtiisé» -atrè chambm p«r l« 



M t/«vaH tl0 prisriM dont il f ierit d'Mra p«rlé, il tésoltfl, ' 
qne «ix d'eHtM k» HgnM cbMsAêM Kppsrtt^ant k t{ntAV« di- 
TectJom d»lléh;nl«a; ba tmuvcnÉ prof inilrpinent dotées pnui* 
1« )Mrti«M de «80 rout«9 rifmt uti iraeé fanerai est «rret^, 
qw le* IruTtox dos trois Ëlitres sont différés. MVotr: 1* la 
ligne qai, partant des ports de 1» Mattche, se rattache k Mlle 
du nord ; 1- cette de la SMditerraitée an Rhin, pir Dijon et 
Mulbatiaen; 3* oeHe de rOeém à la Méditerranée, par Bor- 
deanx, Toolouse et Marseille. 

La première proBtera néeeMSiremeiit de tous les travaux 
qui seront fkits à la Iff ne du nord ; ta seconde de cenx qtti 
KTDQt entKpna de Marseille A ArtgnoH, et enfin la troisième 
deceuxquiserontmenésoùle iontdéJAoeux deMar^ilte A 
Montpellier. L'article 17 de la loi outre aux chemlnn rotés 
pauriUl,unorMitde lSaiiUloMeldBSS,500,000rr. poui* 
IML 

L'^proat et la réserve de l'amorllsswnent fenmt fsee 
lox 600 Millions de dépenses que crée la loi i 45o millioM 
«eroM eoMverts par renpruDt< le reete lé sera par riroor-t 
tinemenL 

Bnfis, un artitile (l'art. 91« dispoee que des réglementi 
d'admimstratioa publique détemtiDerdDt lès mesures néte»' 
iùree potnr la polioe, la aûreléj Ttuagc et la oonservation ' 
deadmoinsdefer. 

H oa reliera plus désormais qu'à tronver et arrdler ub 
tysléoMi eflteam de péualité. 

Aussi la comioiaaieA de la pairie st-t^elle memeDtreeom- 
loandé ce poial aux nédMatioua de I» Chambre. 

Ob sali BiaifiteHiDt ^u^lfts sent let dispositions fuoda- 
meotales de oett» grande loi t il roavieiri de passer sommai-> . 
reneotea refwe kaapiwons dirersea qui se sotit produit w 
O) «tle oècaflioB. 

I ,1,. ii,,Goo^lc 



ia& BISTOIBB DB PRANGB (iMS). 

amio» gàunOa. — MM. Victor GraBdin, d« Camé, Fould, 
de Peyramunt, Puxbans, Mi^nier, de Mmoamtro, 
Scbiuenbarg, et eo^ U. JBerryer* ocMDbaUireDÏ dunmt 
ces deux séances, pour ou contre le pN^et de loi. Les ont 
en bl&màreat l'esprit général ou les moyens d'exécutiooi 
soit sous te rapport matériel, soit BouB4e rapport âoancier; 
les autres justiGèreat et l'ensemble et les détails : les uns 
voyaient dans l'exécutioa sioiultsaéo )• moyen de se rien 
adiever, 'tandis que les autres dduiaient leur pleme adhé- 
sion ft ce systèree. Une opinion intunédiaice, mise en avant 
par MM. Paixhana et Berryer, ccHueillait de commencer 
pu- ce qu'il y avait de plus Ufgent. 

Le discours de M. Berryer résume cette opinion, et l'ex- 
pose de manière A rappeler, en les oorabattant, les <Ajec- 
Jectioos que l'on y avait faites. 

£t d'abord, la situation fioaneière étant la question pré- 
judicielle, l'illustre orateur déclara qu'il ne voyait dans cette 
utuation, telle qu'elle avait été présentée, aucune raiaoo 
déterminante pour arrêter complètement lea réscrfoUona des 
CbamtKw; qu'il y avait biea une raison de prudence, un 
motif pour limiter les allocetitHia immédiates et actueltea, 
pour n'allouer des crédits qu'en faveur des chemins defar 
susceptibles de donner progressivement des produits, de 
manière à alléger les chargée du trésor, et à permeUre d^é- 
tendre le réseau. > D'ailleurs, ajoutait M. Berryer, les éta- 
blissements étrangers nous menacent (cette considération 
venait d'être également présentée par M. SebauenbiufO : 
ils nous menacent si bien, qu'ils poorraientnous hire perdre 
les bienfaits de notre situation géographique. 

» Je ne veux pas qne ce que font dos voisins do nord «a 
midi, de l'est à l'ooest, puisse Mer à la France le béoédee 
de sa position. Ces établissements étrangers oons impotent 
l'obligatioD de faire chei nous, et de dire rapideramt, dti 
travaux qui neutralisent les efforts industneb- qa'ilK (but 
chez eux, elraaintiennent la France danl^tu les avantages 



SSSSUOH htaSUtVTE. (ChemiutUfer.). US 

de H poaitioa géi^nphlqae : é'eat U aoe néconti évi- 
dente- » 

Tient «uoite c«Ue cotre conslâArttioâ d'âne éridento 
jaatesae. 

«Qortest, daos nos rapports arec les ai]tree£talfl,àa'des 
grands mconréDienta pour notre -commerce? Cest notre 
étendue, noire développement... Ils- (les étrangers) ont cet 
avantage immense, que leurs produits natorels ou indos- 
triels sont transporléa sur les grandes rues de transport, i 
très pea de fraih, et nous, dans un pa^s essentiellement 
ridie, mais sur un territoire très large, nous avona sur- 
cbargé d'une multitude de nrais de -transports nos produits 
naturels ou industriels ; c'e^ nnconv^ènient de notre magni- 
fique et riche aituation.a 

Ici se présentait donc la question du transit, déji traitée 
par M. de Maisonneuve : la questî(m dominante, selon 
M. Berryer ; car il s'agit de la concurrence de nos produits 
avec les produits étrangers. Que les cbemins nécessaires 
soient construits, et les produits exportés concourront avan- 
tageusement avec ceux de l'étranger, et l'on n'aura plus 
rien à craindre de la multiplicilé de nos produits. 

Ces prémices posées, l'orateur arriva aux conclusions 
suivantes : La Chambre doit voter dès i présent les dépeusi^ 
pour certaines grandes lignes (celles qui permettront là cOit- 
currence avec l'étranger) , et par cela même, ouvrir im- 
médiatemeot une ligne de l'est à l'ouest, « parce que, dit-il, 
]e croifl que M lodangerest imminent, parce que les progrès 
de l'étranger sont menaçants pour nous, parce que cette 
aiinée, la ligne d'Anvers à Ostende Jusqu'au Rhin, va être 
complétée par Tadièvement de la voie d'Aix-la-Chapelle ft 
liége. » 

La même raison s'applique i notre commerce de la Uédi- 
terranée. Déjà les marchandises totrodoitea par Trieste, ar- 
rivent au lac de Constance avec un bénéfice de Trais de 
transport sur 1% marchandises qui entrent par les porta 



i\6 msjQpif m rfuiicB tmn. 

sullate seroDl bientôt augmentés par rétablisBeqejRt d^s 
et au nord de l'Allemagne. 

^H ^fd ^w ifudi, aussi J)i0a ^ue de l'a^ h l'fwwt^ 

]tfW4 il faitU ppur QiB pas fAvoriser ïa% pprU b9lBe4 ^ Wrt» 
(vojira d^Mnapt, ^u* |a. iigf)B dff pop), iw «ûtti ^ififiafi 
Joii)4re ^Qi porta de U ]44i)ctKh . , . 

.Quant «i| mode d'pxécMtion, )& cQiubiDaisQa 4u pr^st 
l«raH ))iflaca(ifiue 4 % Çuryer^ seujeqiefitiil rp^idrait pli)s 
44 I^M^ide iraur N çqmfiagBie* ^ |i» lo^j^ifin 4'iptérét }«> 
ftUuHtefvtt, S) jif«)^'^ ce jptMi let^r poi^urs d> pas Lmi- 
}ours produit les résultats qu'on en dpv«jt ^t^^ocke, c'pst qffe 
le govranieinflitt P'â pt» »sat^ stricleweot Eaft exécuter la 
loi du cofltrfit. 

pe ce discou^St plein de rues l^rgfis et bieq poQçuBa,fluoi- 
4ufi réfutAbles »\it cerUiu;^ poiqU* )a(4viplifp fivait passai 
\à discussion des articles. 

Ar^icl^ 1". ■— pas^em^t des ligne*- :- Sétmce* 4« 98* 
39 e( 30 avriL 

Mt.de.AIoroay fippofta aucla^ii)&H( ^e Tart^Pte le 4fs- 
lànje d'pn^ ligne unique; Toici quels Hûwi les terfpes dfi 
cet *in^den)ei)t qui, on (e siji d^, n'e^t poipt les 
uiirnigeii de lit Cliaotlire. 

«.jl ^a él4blt use ^41? Ugpp |lp ctiefoin d^ f^ ^9 I4Ue 
et Taleuciennes 4 Paru, ^ de Pari? À la Mji^Uernqée, par 
Marseille el^ Cette.» 

Ç'eat iHé u^ prajet tout dilTéfept, et. A por^ lu itin^liflA' 
c'était la féalisalioQ A certaini égan^s de la pw*^ (IP 
M. Berryer. , 

l>n ooDpreod que t'aulsgoaisme qiH s'était (îétrhtré àflos 
I4 discusaioa généraloi se niprudqisit eiif:QrB cette foi*- 
M. pufaure le coiqprit bien ainsi qifa^d il ^ut ^ q'gxpriqwr 
au nom de le coinmisstoa, sur la valeur de la pft^oaiiien 

, . .i.,Gtx)i^lc 



jjH Mooini • f^Hifts^B wp iffmUfl la dMumiH Ht *w<r 

lée à Totw m P» AHWapt. t^t dit-il» 4ofie-£i,: la Cbamiira 
i^t*«U* idaaw, «(«Bfei|t aspaUr «aift hp cU^apunt» (uw 
seule ligae, ou bien veut-elle eu tête de ce r""i"l un itllIPO 
meot de réseau général ta) (ma ooiu U propo^opa, I,a |ivm- 
BMWB 9I> çlHEgé tf4.ro))s déclarar qu'elle éUjt tsuuaiine 
poDr mainteoir le projet qfi'elle lai a pié^té, et poitr pli 
fj^ma^dar d'iiuarifîi-e^ Uta dq pfojet de Ipi ui^ çljfafl^iaeat 
gépécajd^çlieniini fie Cbt. > 

ÇélaU pour U. Oufaure le inoaeiit der^Mindre au:|.ob- 
jBctioqa tiréei sfirtout do li) situation .^nancière ^rguoiaa- 
UtioQ de M. Fould) : 

pa coaoBiùsioo ne pgtiTUt pps ^i^ aytrejnsnt %ut de 
s'expliquersincèremenl, fr8ncbemeoL,^rcettfBituatioD...i 
9Ù6, a,-t^ll9 dit) coinnte l'a prétendu M. .FoiUd» qu'il y 
avait ua^éBcit da lS7^inU|ioiiB} que la Fraace.iLait soua 
le poids d'un déficit? Non. Elle a dit que pour les tcois an- 
ifiea i^Q, ifil e( 1841, il rast^il i ^I4e|- 3oq,!iao,Q«> fr., 
4M'*ii-dAU de cette aoinae. on avait d^ .entrepria 4* 
gtaodc.travauz^ige^qiriltati une (^penM deâOl aiH- 
lions, et qu'il s'4j[issait 4^^ eotfepreodre ^qre poqr upc 
WQVPa évaluée paF l^ ^x9^lamiaa i 47^ nijlioiu. Mai» ce 
fftaasHBeRt q/m sJsni&eTt-ili* c'est ua eoflagament que yopi 
propasaa i pt cfit engagement, il faudrait le tenir. 

« Oui, répond M. Duraure, le pays prend reDgagenept 
4'«oo0«^ir I4 graw^tniinnlarrAlé par )a présente )0).... U 
eaoamii^iflQ ■o»af>ttja/i l^Vlûen que le gquvw-DenwDt m 
diflpûafiTH.ebatits anoée^tvi» le <cwcotirs : dea- Chapilwes, 
%m.éa^ HMfipUroea qq'il «ure à w dispotftwi} w'il ne tèé* 
tfigeraiiaa d'autraa d^ieny* nioea^ires, qu'U qe sacriSera 
pas d'autrea oéeesiléa À !'« nUvpfiae des cheaiins de /er... ] 
■aalaosnt noua déairgns ^ue le gouvamemaDt ae trace uit 
■itia. ua ordre détarRunà k l'ayaoce, diaprés lequel il am- 
pkMFa lea reasourcea qu'il aura àaa dispositiou». ■•» 
U vote de la Ctaanbpe ajant en effet doiwé gain de cMua 



hyGoo^lc 



488 BISTOms DE PRAKtX (tSbS). 

à e» pTfnàpe, en le pltç>nt«i têt» de l'artida 1**, le ditet 
pat enaoîte s'étaUir sur la détignaliw' des lignes : 

l-DePirisilafrontiàn de Balg^B, par tille M Y«- 
Icuciounes. 

PoIrI d^mendement sur ce paragraphe. 

Sur l'Angleterre, par nn point du tiOoral de Ut TÊKOdba; 
'^ni 9tn uKérieureoient détenniné. ' 

Un amendement de H. Roger da I4t)rd reaqrftcait ces 
mots : qui sera ultérieurement déterminé, par ceux-ci : pur 
Boulo^e, Gâtais et Dunkerque. M. Berryer appaya en rain 
cetaméndement,'qu'il trourait préTéraUe aux termesfndédï 
de l'article. 

M. {>elebecque, dépoté du Paa-de-Galois, combattit l'a- 
mendement avec succès. 

M. Lestiboodoia, dépoté du Mord, eût ToalQ qu'un éeri- 
Tlt dans le paragraphe : « par le littoral de la Manche et de 
ta mer du Nord.» 

Cette proposition ayant été rejetée, ainsi que celle de 
M. ftivet, qui demandait qu'os dtt : it» ou phianm point» 
de titloral, on passa au troisième paragraphe : tur ta fron- 
tière d^ Allemagne, par Nancy et StraAourg. 

M. Larabit ayant fait ses résenres en fivenrde la TÏUe de 
Metz, et le paragraphe ayant été adopté, on «i vint lu 
cinquième : aur la Méditerranée, par Lyun, MalwMe et 
Cette. 

tJa amendement combiné de MM. Lasnyer etlMottat ve- 
nait se placer i eet endroit : « la' commiasioa et le gouwr- 
nement (c'est M. Mottet qui parte) vous propwent^e dîii* 
ger te chemin de for de Parisà la Hédlterraoée, d'Avigoon A 
Arles, et d'Arles, par Marseille, A travers ia plainedeUCraii. 
L'amendement que je soutiens a pour but au contraire! 
de diriger la ligne de fer d'Avignon sur Marseille par la ligne 
directe, et de (kire, immédiatement après le passeg» de la 
Darance, une bifurcation qui descende jusqu'à Arles, ta 
amont de Tarascon; on jetterait nn viaduc sar le Rbtae 

, . .i.,Gtx)i^lc 



StaSSOKliaiSWIVnUCIiemiudtfer.) 4» 

pour Joindra A cette ligne le chemin de BHDuiro k 
CeUe.» 

Cert-inliniqnll s'egùnit dé décider si,>D cas où la Tdlée 
da lUiâne ne l'amportenit point, on «éenterait dd bras de 
fer (de 14 kilom.), qui se rendrait de Tarescon A Arles, et, 
pour le dire en nn mot, la question était de nvoir m la val- 
lée do Rhdoe sertit ^érée A la ndiée de la Dorance, par- 
taot, s'il 7 aurait deux ou trois débonebé* sur la Métfiter* 
ranée. 

Il y avaX A ce sujet dissideace dans le aein de la commis- 
lioa : la minorité roulait les tnis débouchés, et ce fut son 
opinion que traduisit A la tribune l'amendement dont il est 
parié. Lie rapporteur, M. Dnfaure, partageait cette opinion ; 
ce fui donc M. de Lamartine, le préaident de la commission, 
qui dat parler en son nom- La parole nette et lucide de 
M. Dufaure, résume les raisons des deux parties : la mino- 
rite n'avait pas cru que l'on devait accepter le tf^cé direct 
d'une manière abattue, et par conséquent aacriSer Arles, et 
barrer le Rhûoe A Arignon, comme le disait M. de Lamar- 
tbe; elle araitété pénétrée comme lui de toutes les graves 
eoBsidérationa qu'il faisait valoir pour empêcher que la 
ville d'Arles, que tout le commerce qui vient y aboutir ne 
ftiasenf , comme il le disait, jetés dans un cul-de-sac, etrendos 
étrangers A la communication par cbemin de ter entre Paris 
et la Méditerranée. On avait cm qu'il y avait des inconvé- 
nients ': on avait proposé ce que le conseH général des ponts 
et chaussées avait cm devoir adopter d'une manière sub- 
sdiaire ; si tùen, que le tracé cDrect entre Paris et Blarseille 
pouvait être conservé, sans que Arles fût sacrifié. 

t Dans le tracé directj pris d'une manière absolue, on 
descend la vallée du Rhdne jnsqu'A Tarascoo -, entre Ta- 
nscon et Arles se trouvent 14 kilom. de distance (3 lieues 
et demi) : nous demandons que le chemin de fer que Ton 
«Tête A Tarâsoon dans le tracé direct, se prolonge jusqu'A 
Ailes, et que la ville d'Arles devienne alors, comme Cette et 



ISt fflSn»RB DE niANGB (IB&l). 

ManaittfS ime ttte <h dmia de fer de Puis i feMédltar- 
raoée. > 

U Ht dur que ce prûloBgeibe&tnnft t> t mi ohtetftrtter 
k )■ TtUe d'Arles dés traasbonleBeDts noiiifalM k sn 



M. de Uniftim répIniiH fiort MoiiMinment : «Si nos 
séperez Aries ds ïtaneUle, tom MéaittiHKg od de vos 
meiUean ports diBS l'anDiri «t n l'ameAdensat trioaiiilM, 
si TOUS rioleotez le Rbdne, la mer, la uatare, en bvew 
d'AvigaoB, ne Toas troapei pas sur le sort de k maUiea- 
rause TÎIle d'Arias, et m liea d'Arles, ioicrivei mr II carte 
de Fraaoe : mtMt M M>rit„ 

Eotre ces nnou égaleffiont pnissaBtas de part et d-'ia- 
très, et que nous, résumoas dans )t parole deedeox ora- 
teurs qui les représentaient) la Chambie «e décida comne 
la majorité de la oomaiissiaB, pour le rejet de t'ameydefneat. 

Un article additieHuel STait été fwopaaé par N. Boula; 
(du Var), Il s'agissait d'ajouter : a Tosloa et la fKtatière 
d'Italie, dont le tracé serait ulléneweneikt déteciaM- * 
Cette proposition n'avait pas été plaa tieurease que les 
précédeutes. 

S Mai. — S S. Xtl s'agit toujours de ia loi «aieadée i>ar la 
conuDiBBÎon) : • Sur ia frontière de TEspagite, par Tours, 
Poitiers, AngpuMme, Bordeaux et Bayouse. « 

« Sur la froBtière d'Espagne, par lesplateaOK du centre, « 
pToposaitdedireM. Huretde BMi : en aurait ainsi la tempa 
decompléterlesétodesqui pèchent parce poiot^ nette hgna 
centrale serait d'aiUeurs la tAte du cbemin de Bordeaux- 
Or, c'est i)réciséaeat ce qui fut contesté par le sous- 
secrétaire d'état des travaux publica, qui démontra qoe 
cette ligue ne enivrait pas le tracé Bomial, indiqué par lea 
règles de l'arti et même par tes intérêts et les babitodea du 
commerce. 

M. DuCiare, au nom de la commisaion , "fit .rasnrtiç. 
d'une manière piquante le we^sJ'aoïeadttinetiW w oooifinr 



pangnwb* du pr«t9t M ta p»wibmw mi » ^uJ tf^oe i$. M^e 
dttpMW ptr TlW« «t J XM ii w n, et jl» w w p fc y » ftariua 
mtim mn $9t mn itp «^ ji«im w 4çi^«ii9 «f» ««tto lit», 
Tours, Poitiers et AngoultaMi* i> 

*Mo pd » mw4 pwtfwé fiM- M- CMilMidir«:«<tafvdwif> 
ptr Orléans, Cb&teauiM» »t ^ingniiaiwift i> 

fi f «rH wr et iwncmifJw flir^BWce ^Vvww <!■(>• le 
WmnDMMvt «i 4» «wwaiwipD ; je fouwrs^Bwt |V0|^ 

•Mt« BW;'jOc4M(f«rBOFd¥Ml.> 

M. T«teM inwyo «t fit «i!»«iM wfite ^ac^oa, «twv 
dsBpée depMùr pv taaovveriiaiWDt {mot ceUe-rÇi^ «sur 
rOcéan, pir BoQdoMixet Jjantw. a U jjiflfagjwy «oiWWtait 
ilMwte«Witid'«in«i6s : M «poKBWiw vxuiUJt ia jEi»«ti^ 

fafdwa ««t (wur déCwMvs MM. ik SnHymift JW" 
but ; le premier Bt nUàr les considératioBs politique»; J«s 
iWWtWrutiow d'acwwUwe «t à'»nivaim Xtve&t préKQ* 
UatparlL Aiitart. UiaM^aur lfls«omé4ucipces,<9uir^ 
Miltovient pour les l4uula% &i le if^eé éifiit pwmé plw 
iaiBifuefioEdeam' 

M. XestozteuoaJki passée 4u«au«ecneiiaeat«£tr^a(iâi( 
mi WK-iléteaMursjlu systève i^ipoaé : « OMDd yow w- 
tnwv grande lj0»e de Atnatin de ^, jwtant de Paris et 
sedinBBMtii'Otc^lwreordeaui^ WMu allez tauLpràsde 
n frontière; U ne tous reste ^Uh iiranctûr que l'inlentAlle 



Si BatdnmT «'est jtv wi tânoe «Hqnsl J'ao doive «'<uiô- 
littfUw wn de môme de Jtf araeiUe, il Jaudc» jwuiper jiM- 
ffi'k l'Italie (aUjuion i la proposition ,âe ,M. fioulay). ^ 

3 Mai. — AiBsi les Xrais systèmes proposés jyaieat (IwpiiQ 
leur ot^ bieD apparent. M. Chaalea aTa)t,QD vue l'ouentj 

, . .i.,Gtx)gle 



1$3 HISTOIRE DE HUNCE (1S&3). 

le gooreroMnent, on point détenDiné de l'ooest, Naotes; 
enSD, la commintOo, noi rations svec l*Egptgne. 

Ce tai comme on sait la commisrioD qui l'emporta. 

Ce fut en vain que M- Glais-Btzoin s'eObrfa ensuite de 
tiire passer on amendement ainsi ctmçu : « 8ar l'Ooéan, 
par Yersailles, Rennes et Breat, ■» 

A l'appui de cet amendement, on diiaît que le système de 
la loi laissait en dehors de aea tHenraits un certain nombre 
de départements ; « c'est là une «wséqoenoe de la configu- 
ration du sol, » répondait M. Dofaure. 

7* Paragraphe. — « Sur le centre de Ja France, par Boar^ 
ges, ÏTevers et Glermont. ■ Amendement pn^xisé par M. Ley- 
raiid ; « Sur le centre de la France, par une douUe ligne, 
et passant, à partir de Yierzon, l'une par Bourses, Nevers 
et Clermont; l'autre, par Cbiteauroux, Umoges, Péri- 
gueux, Montauban, Toulouse, Perpignan .v 

4 MaL — Après avwr répondu au reproche adressé au pro- 
jet, de vouloir coaliser Iti intraéts, le représentant de la 
commission (M. Dufaure). repoussa l'amendemeot par les 
raisons suivantes. 

■ On propose deux expédients qui sont de nature h lais- 
ser à tout le monde des espérances, des expectatives, mais 
qui, en réalité, ne peuvent satisfaire personne. 

•» M. Leyraud demande d'aller jusqu'à Tierzon. Toîlà une 
grande ligne gouvernementale qui ira jusqu'à Yierzon. 
M. le sous-secrétaire d'État a demandé qu'elle allât jusqu'à 
Bourges, quoique, veuillez bien le remarquer, ratre YierzOn 
et Bourges, il n'y ait ni plus d'études, ni plus d'enquêtes 
que sur les autres parties de notre ligne. 

•» Mais, arrivés à Bourges, que ferez-TOUS P De quel câté 
vous dirigerez-TonsP On ne le saura pas ; on reste dans une 
expectative qui, i mes yeux, est trompeuse- On ne résout 
pas iAmédiatemeot une question qui est résolue par la na- 
ture même des choses; on ne tranche pas b difficulté, au 
moment où on peut la trancher. 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



SESSION LtolSUTlVE. (CWmni de fer.) ISS 

■Quant ènoos, fl «at vrai qae, lorsque noua avons proposé 
i H. le miniatre des travaux publics d'aller de Paris au 
ceatre &ur Clennont, on nous a proposé, comnune moyen 
terme, de classer la ligne jusqu'A Yierzoa, en laissant tout 
le reste de son prolongement dans rincertitode. 

» Mais sur celte partie de la ligne, comme sur les autres, 
l'incertitude nous a paru mauvaise : noua n'avons pas voulu 
l'admettre. Nous aimerioDS mieux mille fois qu'on donnât 
dès k présent la Ugoe centrale de Paris à Toulouse, quel- 
qoe impossiMe qu'elle soit, d'après le miotstret que de ve- 
nir BOUS demander le classement d'une ligne de Paris à 
Tierzon, en laissant dans l'iocertitude le reste de ce tracé. 

» Cette ligne de Paris à Toulouse, si on la proposait ou- 
vertement, au lieu de la proposer d'une manière détournée, 
nous dirionaque l'administration elle-même a déclaré qu'elle 
ne pouvait pas se faire j qu'elle a déclaré ea outre que le 
chemin naturel de Paris i Toulouse était par Bordeaux} 
que cela se trouve dans la note que je vous ai lue j que, par 
conséquent, pour satisfaire aux grands intérêts de cette 
grande capitale do midi central, ce n'est pas par les rochers 
escarpés, et par les vallées profondes du centre qu'on peut 
s'y diriger, mais par le chemin de Paris à Bordeaux, con- 
tinué jusqu'A Toulouse. 

* Quant A présent, nous pensons que jamais on ne fera la 
ligne de Paria à Toulouse par Limoges; à cet égard, nous 
en croyons le témoignage de radministratim ^e-méme. 
C'est pour cela que nous ne voulons pas laisaer dans la loi 
ooe incertitude, qui n'en serait une pour personne; une 
iadécision qui, du reste, serait tranchée dans tous les 
écrits-, c'est pour cela que nous voulons que dès è préamt, 
sDr ce point comme sur tous ceux où noua avons pu le 
deounder, voua tranchiez la difllcultéf c'est pour cela que 
nous vous deouodons de classer la ligne de Paris sur le 

c entre par Clermont» 

Dans Tf^ion du ministre des travaux public», la ligne 

* ... _'.i.K)gle 



1M feUtOlfck DK ftMKi (4Bt3). 

pfdpMAe pat la tômmisaidn M M ctmciiiiti fuè» a^ee le 
ptiaeipo même de k M. 

' n Prenen loales les ligoe» 1m uboi »pH« hnt sub«8 1 ^Iw 
ie r699end>lent tootea^ en ée point, qu'elles parlent de ¥àtii 
pour aller abôolir A une frobtkire da la Franee^ Mit rotti- 
tMae, acrit territoriale, une seule exceptée, la ligne dd IttiiD 
A )a MéditerranM, qai, eocore, parf d'une eiïtrénité poat 
aller aboutir i one astre. » 

M BtqB'adecoitiiBiia àvee oetl«iMe,qni Mt Isfondemeat 
du sTiitèate, la llfne dg olermoDl ? » 

A aon tour, un astre wateur, M< d'AngefOte, aignalrit 
séVAremeat dea wrdurs de distance eommlae», leton lui, par 
U eemmlsakin, et il ne braignàit pas d'ajcÂrtor que ai la 
OlaAbpe MOotioonaH œ projet, elle terirait Irtiplleltetneni 
ûitiB M loi ; « te classement que je propose, n'eat pas im 
claaawnMil séfteux ; c'est un joajob élMtoral tjue J'ai vould 
créer : rien de plus. » 

Il fAllut deux épreUTea pour entraîner 10 rejet de l'aftien' 
SertiMl L«yraud, 

M'Olala-BlioiD sfant Mislille fR-opmé de eommeROer li 
MMidraUon par le vote sut- an point tittrfltne ■. dlermotii, et 
U ècirdUh secret ayaitt «nwite 4M dertiAAdé par Ttt»gt titelb'- 
bres, 202 voix contre 159 rejetàretrt la pivpaaKIba de 
Rt. elalft^BIzoln. 

e JIM. — L'iatentioti de l'aaleiir de MKe propôsiiien« m 
demandant 1« voteaur le point «xtrWie, était évMeni' 
lueiil d'entraOïer par là le r«]et. Il n'y réussit p»i non plu« 
quB IM autetirs d'RUtreé amendewehta, tendant plus ou 
HioiriH A ce b«L ' 

W. DMofigriis eumu i trancher la dNIlÊulté : > Voua 
tOBd trWftt réduiU, dil-H, 6 BM iflOta : «tsurieOenlrOfleU 
FrioM) pta Boorgesi» ato<^ H iti0 semble qoe tioiM tm 
ffeiAtnft plus ilne ligne qOl aille traverser l« ceMre de la 
Franc^ionne pouvait donc plus aller t(Ué par les points 
fttJMéSi Or, GlermODt «Mit une m^tivaHe dltWitton (éaber* 



SESSIOM I^ISU-nrS. (CMemâu 4e fer.) tSS 

(JoadoganTenieiiient}, Linx^esienitt liBpOBRUe,de l'ivea 
même de l'administralioD ■, le plus simple serait dooc le r^iA 
àtégni do paragraphe. » 

Le rapporteur répliqua : il est impossible do laisser ua 
intervalle de cent lieues daos la centre de la France, sans 
lui donner un chemin de fer... 

La Chambre pensa de mftroe, et, eomiue le demandait la 
com m isaioo, elle vola tout le paragraphe, après s'être ar* 
rfitée d'abord à ces mots : au centre de la France par 



Le paragraphe delà Méditerranée sur le Bbio, k par LyoOi 
Dijon et Mulhausen, » triompha plua aisément. 

fi- Lestiboudois ne put faire accueillir un amendement 
aux termes duquel on eût ajouté : s de la Manohe et de la 
PKT du Nord i la Trootiére de Belgique, par Lille- » 

7 Mai. — M. Janvier avait proposé (6 mai] le tracé de 
Bordeaux sur Marseille, par Toulouse, et N. Gardas avait 
SDtn-amendé celto prtqXMilioD, comme il suit : « Ce cbemia 
sera contidaé de Tputoiiae juiqu'A la Méditerranée, ivae 
BfllbranebemeatturFerpignaa, pour entrer en Espagne par 
la Ca.Uiog»e. » 

La proposition principal», osUe de M. Janvier, différait 
daprojetdelacommiasion, enceqne: l' i'auteurde l'amen- 
denent faisait partir la ligne, non de Paris, mais de l'Ooéam 
3* en ce que, au lieu d'arrêter cette ligne A ToDlouse, 
M- iaovier la J«cu)ait jusqu'à Marseille. 

M opnoMHioo avait un principe : elle faisait rayonner de 
Paria les lignes sur toutes les extrémités du royaume. 
Adopter l'ameoderaent, c'était donc s'écarter de ce principa. 

JUm motifs de la commissioa furent eombaltui par le tni- 
iMstre des travaux publics, et appuyés par' M. Duve^ier de 
BauiiwDe, 

Ce fut M. Janvier qui l'emporta. 

Le SQ^fr-amendemoBt n'eut p«& le même auecèt. 

Vvt. 1*% l'aittclfl du classement se trouvant déa-lora 

, . -ihyGOO^IC 



ISS BISTOIRX DE FRANCE <16U). 

adopté, on puts'oocQpn'daS'arUele, quieataoïaitleBiode 
d'exécution. 

H. Grandin proposait i cet endroit ud' ameodement, qui» 
se trouvant complètement en dehora de l'article du sys- 
tème de l'article, dut éb« d'abord discuté. 

L'amendemeat était ainsi conçu : 

«Le gouveraemeot est autorisé à concéder directement 
chacune des lignes de chemin de fer déOnies par l'article 
précédent, aux compagnies qui, ayant versé i la caiase des 
dépôts et consignations un cautionoement égal au dixiràie 
de leur fonds social, auront justifié de capitaux oéceasaires 
i l'exécution de oes lignes. 

» Ces concessions auront lieu avec le concours de l'État, 
limité toutefois au maximum d'un cinquième de la dépense 
totale né<%ssitée pour l'exécution entière de chacune de ces 
lignes. 

a Le cahier Mes chaînes, les tarife, les actes de sodété, 
seroDt les mêmes que ceux accordés à la compagnie du che- 
min de fer de Rouen, par la loi du l5 juill^ 1S40. 

n Le cautionnemeat déposé, sua reslitoéaux compagnies 
aussiUH qu'elles auront justifié avoir dépensé, en travaux, 
une somme é^ale i ce cautionnement 

M Les départements et les comomnes traversés par les 
chemins de fer, et intéressés â leur exécution, sont autorisés 
k s'imposer extraordinsirement, et i emprunter jusqu'à con- 
curreace des deux tiers de la valeur des turaiss et Uli- 
timents nécessaires, sur leur territoire, A l'établisseiBent de 
ces chemins de fer et k leurs dépendances, savoir : les dé- 
partements pour un tiers et les communes pour un tien, 
pour ensuite offrir la somme résultant-de cette impotidon 
DU de cetemprunt, soit à titre de prêt, soft à titre de'dcMi, 
en tout ou partie, aux compagnies concassionoeires desdils 
chemins de fer- 

■ Pendant la durée des travaux, le gouTernemmt est an- 
torisé k garante à chaque compagnie ua latérât qw >» 



hyGoo^lc 



SBSSIOH UtolSLATim {Chtmmdtftr.) ISÏ 

poam ééçtaBer 4 pour cent du ca]^ dépeniô pir elle. » 
Od voit d'abord que le système de cette [HtJpDsitkui était 
puallàleà celui du gouvernement, en ce qu'il excdmit tout 
coaoonrs, autre que celui des compagnies. Son auteur y 
Toyait tooa les avantages que l'on peut attendre des chemins 
de fer, et aucun des ioconvéoients du projet du gouveroa- 
ment U permettait aux compagnies de s'organiser et d'exé- 
cuterea cinq ans, ce que l'État no pourrait faire en dix ans: 
«ce qu'on ne ferait Jamais, s'il fallait s'en tenir au concours 
■imultané de l'administration des poats-ctrcbausaées et des 
oompignies privées. > 

A quoi la commission, par l'organe de son rapporteur 
(M. DuAiure), objectait d'abord, et ceci lui paraissait dtre 
ua vice radical : que l'amendement avait pour but de don- 
aer au nûoistre des travaux publics l'autorisation de faire 
des coacessioQs directes aux compatpiies, tutu fMtercmlw* 
de ta loL Or, depuis 1833, toutes les oooeesuODs faitei^ 
l'avaient été avec l'intervention de U loi; aussi bim, une 
GOQcessic» dmnant le droit d'expropriatioQ, ne peut'^Ue 
6tre faite qu'eu vertu d'une loi^ puis, ajoutait M. Dubure, 
H. Grandiu -vent, d'un cAté, que l'État oonooure avec la 
compagnie, pour le cinquième de la dépense, et lui donner 
eooofe une garantie d'intérêt de 4 pour cent, nou sur un 
capital détermmé, comme il a été fait pour la oomp^nie 
d'Oriéana, mais sur le capital intégral; avantages que les 
compai^iies n'avaient jamais t^tenus. Enfin, M. Grandin 
veut que, r^tivement aux statuts de la compagnie, et aux 
conditions de la concession, tout soit organisé sur des bans 
nnifcHtnes, de manière qu'en France^ toutes les compagnies 
inunit demander à un notaire de Rouen, les couUtions de 
la compagnie de Rouen. « Je me ferais sompule de pro- 
longerxatte discussioB ; il me paraît absolument impossible 
d'idmetlre l'amendement de M. Grandin. w 

« raiomniB la Chambre i trns ans, inteirompit )!• Grau- 
dia, peur savoir qui de vous ou de mw-a raison. » • 

: . rihyGOO^IC 



in HISTOIRE Dt FRANGB (i8^. 

La CbHSbre donna ruson d'arMoe k la ooBHOiMiaa. par 
le rejet de l'ameodemeBt. 

L'industrie pai-ticultère eut eosuila an savant et Eorrait 
déTenaenr en M. Gustave du Beaumont. La peasée de c«t 
orateur est tout entière dans les paroles qui suivent: «Je 
did qu'il y a une grande babileté, et non pas nne abaurditi 
pour l'administration des ponts-et-^haussées, à mettre ûnû 
la main sur les chemins de fer; car, comme }e le disais, 
dans dii-huit mois ou deux ans, il eût été trop tard ; il f»V- 
lait profiler du moment où l'industrie partiauUère, et l'in* 
dustrie privée des chemins de fer n'étaient pas en hveur. 
Dana dix>buit moia il eût été trop tard, parce que le 
«uccès de ta compagnie d'Orléans, de la compagnie de 
ftoùen eût rendu imposiiible ce monopole que vods deman- 
dai : dertes l'occasion a été trié habilement saisies Mod 
Dieu 1 Je ne ferais aucune difflcalté è ce que l'exéoutioD 
des chemins de fer fOl con&ée à radmiuistration des ponts- 
et■^^ba^seéea , seulement je m'oppose sa ca momeot, parce 
que je suis convaincu que si vous lui donoez ce monoptie, 
dans vingt ans vous n'aurez pas da chemins-dé Ut. 

» Je voterai pour tous les ammidementa qui tendront à 
ouvrir une porte à l'industrie partieuliire. > 

7 Jfst.— Pbureotratnerradoplioîi dosystàcneooBtnire, 
H. Gauthier de nnmilly&t valoir de nombrauaesst de pQt»> 
aantes objections. 

' Le prinoipe de la loi enlive aux compagnies tout ce. qu'il 
T a d'inconnu dans l'exécution des ohàmins de fer.eo leur 
laissentlipartie appréciable, o'«strâ-dir8, la pose des rails 
et l'exploitetion -, une vaste part est laissée i l'industrie pri- 
véa... Que si l'on tient à élargir encore le œrale, eh Inon! 
qu'on fasse cooune pour les fortifications de Paris : qu'on 
aagmente l'activité dee ooaipagnie8,-eo leur donnante fbrfatt 
Tentreprise des tMvaux r m alors peot-éMIa eraJote qui 
-peut ppéo<xuper de boas esprits, la enûnla de la lontenr 
• dans les travaux diqtaraltni. 11 y avEra tler» iedustria de 



SESSIOn tÈOtSlArSVU, (Clamùa de fer.) 13» 

Umil, et Doo iodastrie d'igiolage; il y aura des hénéficea 
rétolUnt de t'exéeutioD de« travaux, el aou des bénifloes 
toUcipéa par primes sur les derniers actionnaires; de sera 
l'MfHit d'ianclstioa (foi réalise, qui eiécule, qui hit les 
dwnlns, et dod l'esprit de epéculatioos. » 

Ad BDTirius, la part hile pftr l'art, 3, est préférable pour 
les eompâfoies, en ce qu'elle les dégage de ce qu'il y a d'iiK 
nrlain, de danfteraus dans les chemins de Ter, pour ne 
laissera ces nâmek compagnies que la partie commerciale 
et appréciable... Tonte la question d'exploitation est dans 
las tarifs.... L'État peut laisKr à la compagnie exploitante, 
l'exploitation i titre de bail, i des prix très modérés, et, 
par Miit«f le* tarflh peurent être plus bas, que lorsqne la 
lompagnie est ooncesslonnaîre ; l'abaissement des Ivrts, 
c'nt la circulation eHe-ta^me. Par exemple, en Belgique, 
c'est le gouvememant qui a exécuté : aussi, (es tarifs belges 
mtHls de moitié plue bas qu'en Angleterre ; 4, 6, 8 cent, 
par kHom. en BelgiqDe; la, 18 cent, co Angleterre; c'est 
■nsi la qoeitioa de diminution des frais datransport ; enfiny 
ii importe d'égalinr antant que possible las tarifs «alra )w 
lËverses parties de la FreHce aur les grandes lignes. Le pai^ 
tsgc fait par le projet de loi, réunit tia un faJGceau toutes 
les forces productives de la France, pour un réaullat natio- 
nal. On oppose, oomnîb rembde universel, la garantie d'in- 
UrAts ) mais soit'on bien par expérienee les réaiillats de la 
farantie d'inlérètip Nos, sans doute : pourquoi ? parce que 
les oboses en sont enÊore Ml, à l'état de théwie. Toyex 
t ce qui arrivera dans l'appUpation; rÊtatélant 
, il faudra une VériBcation du produit net «t du 
imduil bruL Puis, conâment tériâera-tron les eopiptw des 
•ompagnies? Or, les eoniplei des compagnies seront beau- 
coup ptas compliquas qu'on ne le croit i ' il s'y aura pas sei>< 
iamant à bsamioer Iba dépenses pour l'entretien des rails , 
Biais le détail des wagons, de la boalHe ; Il fauftra efaminer 
les dèpeBsei d'flDtratieD et oelles d'BmAlioTatiHv: ou tas in- 

, . .i.,GtK)i^lc 



lAO HISTOIRE DE FRANGE (lUS). 

téréts de l'État seront sacrifias, oa les compagnies se friain- 
drontide l'oppressioa de l*Étlt. Qae la garantie d'intéréta 
favorifB tes compagnies, d'accord \ mais l'État, croit-on qa'il 
soit dans une bonne position, arec la garantie d'intérêt? 

M> Duvergier de Hauranne proposait raauite un amen- 
dement, soutenu d'ailleurs par la minorité de ta commis- 
sion : il était couçu de telle sorte, qu'on serait maître, pour 
toutes les portions de lignes qui ne aéraient pas immédiate- 
m«it entreprises, de choisir plus tard, entre les dirers 
modes, celui qui conviendrait le mieux. * 

ParallâLement, l'auteur de l'amendement critique les dis- 
positions du projet. En 18^, gouvernement, commissioD, 
Chambre, tout le monde disait que les chemins de fer de- 
vraient être exécutés par l'industrie particulière; et on 
ajoutait qu'il fUlait surtout se garder de l'esprit de système^ 
aujourd'hm il semble reconnu comme un fait incontestable, 
que l'industrie particulière ne peut rien faire, même svec, 
l'aide du gouvernement ; et cela, quand pendant deux ans 
die B confectionné deux grandes lignes de chemins de fer, 
quand aa contraire, tes mêmes lignes accordées à l'admi- 
nislratiûn sont à peine commencées. ' 

» Eh bien je reste fidèle à la pensée de 1840 : je crois au- 
jourd'hui, comme alors, que l'ÉUt ne doit faire les chemins 
de ferquequaod ils ne peuvent être faits par l'industrie par- 
ticulière ; je crois ausa qu'il faut employer tous les modes, 
faire appel i toutes les forces, et surtout, n'exclure dans 
aucun cas l'industrie particulière. Cti objecte que le projet 
n'est pas absolu: qu'il admM le concours de l'État et des 
compagniesi oui, mais il porte dans le mode d'exécution 
l'absolu qui n'est pas dans le principe : il sacrifie l'utilité i 
la régularité, l'avantage de faire des chemins de fer, au 
plaisir de hire nne loi bien ordonnée et systématique. " ' 

On dit, continue H. Duvei^er, on dit que les cheminsde 
fier se feront par le Concours de l'industrie privée et de 
l'État; mais on ajoute que ccSa aura lieu d'aprè* un mode 



SESSION UÈGBL&TIVE. {Chemùu de fer.) ihi 

imifteiDe, d'après das pnqwrtiona détermlnâes k l'iTasee, 
une foû poar toutes, qnelles que soient d'ailleun les circoD - 
stances de tanps et de lieu. 



» Maiatenant il est écrit dans le projet, et admis par la 
commission, que les chemins seront exécutés par le con- 
cours de l'État, des départements, des' communes, et de 
l'industrie privée des départements traversés? c'est sup- 
poser que chaque département est un individu collectrr, 
d(Hit les intérêts sont toujours identiques- Or, il n'en est 
pas ainsi : très souvent, au contraire, entre les diverses 
parties d'un département, il y a des intérêts dîvei^ents 
et contradictoires; souvent aussi, entre des portions de 
départements limitrophes, il y a des intérêts analogues, 
des intérêts unis. Maintenant, les communes, ont-elles 
bien toujours un intérêt véritable aux chemins de fer qui 
les traversent, celles mêmes qui n*ont pas de station? Je 
ne le crois pas, et je crains que dans beaucoup d'occa- 
sims, on ne leur (ïisse payer assez cher le plaisir de voir 
passer la fumée des convois. » 

Mais ce concours des d^rtemenU rt des communes 
est-il {«aticBble, et ne reacoiitrera-tnon point dans l'appli- 
catif» des difficultés énormes et insolubles ? Le conseil gé- 
néral détermine d'abord la quote-part des départements; il 
règle, en outre, la part afférente i chaque commune. Si le 
consul gâaéral est absolument maître de cette répartition, 
n'eat-il pas à craindre, lorsqu'un chemin, par exemple, 
passera i l'extrémité d'un département, que le consul ne 
hsse peser sur quelques communes un fardeau qu'elles ne 
peufeot pas supporter. Si le cimseil général, ku contraire, 
n'est pas le mattre, alors qui déterminera la quote-part du 
départemrat? Sera-t-elle réglée d'après une proporUon dé- 
terminée et égale pour tous les départements ? Mais alors 
on ne tiendra aucun compte de la diversité inévilalde des 
âtnatkms. Que si elle est réglée par le ministre, autant vaut 

: . rihyGOO^IC 



lU BIBIOOtB OC nUKE (I8U|. 

diM ^n ie oèamÈn kapamm ^ttBtei, al «Iwi â 
fih«r, letiUpirtBEBeBU ai Im aom— dm. 

Mais, Ml outre, c'est un grand tuàtmn qM l'tMii 
aux commuoes et aux département». Ainsi, on ne peut en- 
luer k moins de S4,000 francs par kilomètre les indemniléa 
de terrains et de bâtiments ; sur ces iiJKO francs» 16,000 
franc; sont i la charge des dôparLenienls et d£s communes, 
apposez un département traversé par lOO kilomètres, c'est 
une dépense de 1,600,000 francs, dépense énorme dans 
l'état actuel des départementa et des commuoes. — C'est 
l'État qui fera les avancesj la commission le reconnalti 
ainsi actuellement aucun soulagement pour l'État; seu- 
lement il aura une créance à reconvrer sur les d^partemei^ 
et les communes, recouvrement qui sera si difficile, qu'au 
bout de quelque temps l'État finira par y renoncer : on aun 
ainsi mécontenté les départements et les commmies, et eo 
fln de compte, il n'en résultera aucun allégement pour 
l'État. 

» Quant au mariage entre I^tat et les compf^niea, il 
faut voir si les articles du contrat sont bien entendus, et s'il 
Taehac* ^ae intutan «no^nts ?ùrettt «B(»iiK,ct^Qe 
lenrunioajtM féconde ;ieiTtiiM fort, peur 0a «art, V** 
fi'anrve trés>pre«i$teaeat au dïMroe. — l'État fera ie> 
leriMBeBents et les travaux d'art : l'IràiBlne parttcfiMre 
les raili et le maténsi.— SappMec eaeSbtitae l-ÉtattaK 
Wte(Taa8emfiiibd'uiichemin^fHÉs-qae,«eb«raii auht*^ 
il paaae bail «vm w» cempaifiM, test Je mande isaBt^H'il 
m Ttediena iia retairi de dftux ou frotêans^ doac ffMt 
HUB les deux aertes de IranwK .naKheat aiatritaBéMBtt 
— et il le faut, — pour ^'il ea aaà. aioat, pendairt 4*° 
l'État fera iea tarrassemenla, les coBtaBUBes fiïép»t»oal lu 
4«Us <t le mttén^ f cela eat iaéYttable : e^ le «aadiïti» 
tmeqtié no» du f)ro)et; Bnms les coeipagmies coDSintirw^ 
eHes à eoBtectioimer les rails et ie «alénel, «tK^uluR'déltf 
sfflt fixé poar f«BÀ!atiea 4b ettmm ? rwdroàl'^w'^ 



i:,Gt)ogle 



SESStOfI LkVULAimL (OtmimAfer.) Ut 

limr «iiM i l'crbilnire, aax Jnleun de radmiuUtratioa 
des ponto^-cbanastet, et s'exposer à coDserw pendiut 
pluaieiire innées un capital oiort, «uacepUble de se d^- 
rianr. Dmc w ^4Iai doit dire Bxé, et nue inàern^lé, dei 
dMWMgoi iotéréta davraot 4lre stipulés, pour le cas où la 
diuse serait violâe et le cbenûo noa acberé i l'époque dé» 



a Cela établi, dites, sans vouloir attaquer le coips dei 
ponta-et-c&aossées , s'il n'est pu porniis de craindre, 
d'après l'ex^énoBoe du passé, que le terme fixé par le cod- 
trat ne BMt souvent dépassé, et que l'État ne se trouve con- 
damné i payer bien des indemnités el des dommages-înté- 
rèts ? Ce n'est pas tout : l'État devient eu quelque sorte 
entr^Hrenenr de turaseemeiit et de travaux d'ati pour 1* 
compte des compagnies de chemins de fer^ il est tenu de 
leur Uvrer les chemins de fer k nne certaine époque, et de 
les leur livrer bien confectionnés. Quand un entrepreneur 
traite aveo l'État, celui-ci a droit de taire vérifier les travaux 
par ses ingénieurs, pour s'assurer qu'ils sont bien faits j les 
OQfupaffiisa auront, dès-k>rs, le même droit au r^ard de 
l'État. 

Autre AffiouUé: tré»iSouveiit, «près la pose des rails, il 
s'opère des tassements , des éboulementa. Qui' sera res- 
poosaUe? l'État? les compagnies? 

Dn tel système est iiiffi§tiiUKe d'embarras, de procès con- 
tinuels ,entre l'État et les compagnies. ~- D'ailleurs ce sys- 
tème, qu'w présente coHiine absolu, est-il bi«i exécutable 
partout? Une compagnie ne cooseatira pas à dépenser 
125,000 fraacs par lûlomètre sur un ctiemin de fer, sans 
qu'il y ait ctiance pour eUe de trouver dans rezploitatioo 
du cfaemin des profits suffisants. « Or, dans le réseau que 
BOUS ven^fi de traoer,. il se trouve des cberains qui tnn 
versent des pays peu riches, peu peuplés, des chemins dont 
aucune compagnie ne voudra se charger aux termes du 
pQjet, et «kws l'équilibre sera rompu, et le système ne 

: . .l:,Gt)Oglc 



164 BISroniE DE VRASKX (48U)1 

s'appliquera pins k tout. Dans quelques cas. il ne se tnm- 
vera pas de compagniesL et l'État sera obligé d'adieTer i 
Ses frais l'exécution du chemin. 

ToQtea ces considératioas eussent conduit M. de Bao- 
ranne à conclure au rejet pur et simple du système proposé; 
mais les compagnies qu'il cherche, il ne les Yoit pas ; elles 
n'ont pas donné signe de vie depuis le commencement de la 
discussion. « Comme je ne veux pas, dît-il, l'ajournement 
du projet, je suis disposé i accepter le système du gonver- 
nem'ent, quant aux fragments de ligne que noua allons en- 
treprendre... L'État veut essayer : qu'il essaie, j'y consens 
volontiers-, mais, ce que je ne puis Admettre, c'est qu'cm 
décrète comme système général et absol u un système si peu 
éprouvé et sujet à tant d'objections de toute sorte ; c'est que 
cesystème,onl'applîquedpnonaux mille lieuesde'cbemins 
de fer que nous avons votées ; h mon sens, cela ne Bénit ni 
sage, ni sensé, a 

Cette série de raisonuemeuts si serrés, si nerveux, se ter- 
minait comme il suit : 

« Je suis, pour ma part, pour le mode qui ooodoira au 
but le plus vite et le plus économiquraient. Je sais que l'ad- 
ministratiob si honorable et si savante d'ailleurs des ponts- 
et-chaussées n'est pas tout-è-fait de cet avis ; il semble que 
tout ce que fait l'industrie privée lui soit dérobé, et pourvu 
qu'elle reste maltresse absolue Qtatravauï publics, le temps 
et l'argent lui coûtent peu. 

* Il reste k savoir, si la Chambre qui a repoussé souvent 
cette prétention, voudra la saoctiomier aujourd'hui. Si vous 
adoptez le projet du gouvernement, tel qu'il vous est pré- 
senté, vous consacrez pour dix ans, pour vingt ans peut- 
être, le monopole des ponts-et-chaussées; si Vous adoptez 
l^mendemént, vous leur Taites une large part, mais en ré- 
servant l'avenir : c'est entre ces deux systèmes que vous 
avez à choisir. » 

Le ministre de l'intérieur répondit k l'orateur, qui vernit 



SESSrON LË6ISUTIVE. (Chtmùu de ftr.) iUi 

d'apprécier IeprojetarecUntdeTigueur:*Le gouvernement, 
adit le iH^pioant, aabandonné le systtoie des compagnies ; 
il y a deux ans, on paraissait encore disposé A adopter 
l'exécution des chemins de fer parles compagnies; aujour- 
dllui les idées se tournent vers un systèmeopposé et absolu, n 
• Ce ne smit paa les idées qui ont diangé, dit 1I|I. Duchâ- 
td, ce sont les fsiU Burveous depuis deux ans, et qui ont 
prouTé que Texécution par les compagnies ne pouvait se 
réaliser, comme peodanl longlemps on s'en était flatté, m 

On oppose les chemins d'Orléans et de Rouen ; mais il en 
est peu pBrmi ceux qui sont classés, qui offrent à la spécu- 
lation autant d'attrait que ceux d'Orléans et de Boueii' 
Mais à quelles conditions ont-ils été entrepris? Pour le che- 
min de RoueD, un prêt considérable, et il a fallu renouve- 
ler la concession du chemin d'Orléans et lui accorder une 
laranlie d'intérétjet encore, dans quelle situation se troa- 
Tùeot ces compagnies, il yavaitpeu de mois...? les actions 
du diemin d'Orléans étaient au-dessous du cours : si elles 
s'étaient relevées depuis, on devait l'attribuer au projet en 
discuanofi ; le diemln d'Orléans se trouvant être une tête k 
laquelle viendraient se rattacher d'autres voies proposées. 
« &oyez-vous trouver si Tacilement des capitaux pour les 
> compagnies, lorsque les chemins plus favorisés ont éprouvé 
tiDt de peine k élever leurs actions au-dessous du pair?...- 
l'exemple était peu encourageant pour les compagnies : 
lus^lescompognies ne se sont-elles point présentées, parce 
qu'il n'y avait point de prodts sulTisants pour attirer les ca- 
pitaux. On n'a donc pu trouver de compagnies, à des con- 
ditions modérées: le ministre de l'intérieur insistait sur ce 
point. On en aurait pu trouver, moyennant des subven- 
liom très considérables, ou une garantie d'intérêt qui dé- 
passerait les limites raisonnables. Mais,, était-ce servir les 
ioléréls de l'État? 

Les secours donnés aux compagnies de Hoiicn et d'Or- 
l^nsn'ont passuQi, il faudrait donc » de^ compugntes nou- 



.,Gt)0^lc 



1^ HISTOIRE DE FR&KGE^ (^8^- 

Telles des secours beaucoajp plQS pai^afib} m^. çlon ou 
dépasserait le but. 

■ J'ai donné autrefois mçD adhésion k d'autres mode^ 
d'exécution que celui qui est proposé ; je 8e^aiJ^ encore c^s- 
posé i en faire autant ; mais ce serait à coodilion que les se- 
CQura accordés par l'État aux compa^qies ne fussent pas 
tmp considérables ; car, sans cela, le système d'exécution 
par les compagnies perd ses avantages, et devieat trop oné- 
reux pour le trésor. Garantir, c'est en quelque sorte prêter ; 
TOUS ne pouvez donc garantir un intérêt supérieur \ celui 
auquel vous trouveriez à emprunter aujourd'hui : le trésçr 
emprunte facilement k 4 pour cent, et il trouverait, je l'es- 
père, de l'argent à un moindre prix. 1,'Etat ne peut donc 
pas, même en regardant comme détruites toutes les objec- 
tions qui ont été opposées au système de la garantie d'inté- 
rêt, accorder une garantie supérieure i l'intérêt de 4 pour 
cent... » 

Les 4 pour cent garantis, renferment, dît-o(^ 1 pour cent 
d'amortissement ; mai^ si l'on se charge de garantir aux 
compagnies 4 pour cent, plus la reconstitution de leur ca- 
pital par voie d'amortissement, on donnera par cela même 
A ces compagnies, se chargeant d'exécuter les chemins de 
fer, et pouvant proBter de tous les avantages éventuels des 
chemins, des conditions que l'on ne voudrait pas accorder à 
des compagnies de prêteurs, qui fourniraient à/ea tonds au 
trésor pour l'exécution de ces travaux.... Un tel calcul ne 
serait-il pas absurde? La situation sociale explique cçtte 
didiculté de 'trouver des compagnies : les fortunes en 
France sont très divisées, et personne ne peut aventurer 
une portion de son avenir dans des entreprises qui n'ont 
pas des chances assurées de succès. Ce qu'on désire en 
France, c'est un revenu certain, actuel. Dans le cbemia de 
fer, la recette et là dépense sont également incertaines. 

«Ce n'est pas tout, non seulement la recette et la dé- 
pense sont'incertaines, mais ei^çoréiï faut, pendant ^qelques 



h,. Google 



SESSION liGISUTIV)^. {Chet^ de fer.) 1&7 

uiDées, que les capitalistes restent privés des revenus: ce 
qui est contre l'habitude et riDcIioatioa des capitaux eif 
VnBee-..* 

pe tout cela, l'orateur du gouvernement conclut que 
dans l'avenir la concession à des compagnies sera l'excep- 
tion, et on autre système, la règle ; or, quel est ce syslèmeP 

Le gQifTerneDaient fai^ concfiurir h l'œuvre caqimuna 
l'état) les ^^ifarïeçneBts et Ifis cçnimimes, et les comp»* 
plies., Les dép^tementa et les communes concourent i 
l'fcqqisitiffit des terrains pour les deux tiers ^ c'est ua priq-; 
C(pe (|e ju^ce et d'équité. Il est juste que ceux que l&^ 
tr^vau^t comiQfndés par l'intérêt général, favorisent plus ■ 
tpéaaleof^t, çoncoarent daâs une certaine mesure, à ré- 
tablissement à/e^ cbemins de fer qui leur sont particulière- 
ment avantageux. 

Il faut, (AjMto M. Buvergier de Hauranoe, qu'il y ait 
inlérÂt local i que le département doté d'un chemin de fer, 
lit an véritable iotérti à l'exécution du diemin, et cet in- 
Utél peut BB paa tonjours se rencontrer ? 

« A cela, je réponds que, si nous interrogeons l'opinion de 
tons les départements, la réponse est unanime -, il y a pai^ 
tout intérêt local i l'exécution des chemins de fer. » 

Et les Intérêts divergents? oppose-t-on encore; serait-il 
JQste d'imposer au département tout entier un sacrifice, 
quand une portion du département profitera seule de l'éta- 
blissement du chemin de fer, et quand ces chemins ne se- 
ront pas de la même utilité pour toutes les parties du dé- 
partement? Si celte objection était admise, quelle dépense y 
résisterait? Il siilïit que l'intérêt général l'emporte, pour 
qu'on fasse bien de la voter. Les communes, poursuit-on, 
n'oDt pas toujours intért^t à l'établissement des lignes de 
fer; mais ici ce sera le conseil général qui sera juge, et 
personne nç peut trouver un meilleur juge que le conseil 
général... } il prononcera avec une parfaite connaissance des 

D,Bt,,-ertbyGOOglC 



i&B HISTOIRE DB FBANCE [1642). 

lieux, arec une parfkite coaoaissance des intérêts de chaque 
localité. 

Après avoir établi par cette suite de raisonnein^ts la 
justice de cette donnée : que les localités spécialement Ta- 
Toriaées par les chemiRS de fer doivent contribuer i la dé- 
pense un peu plus que le reste du territoire, le ministre 
passe A ce qui a été appelé par le préopinant, * le ma'riage de 
l'État et des compagnies, n Les difficultés sont-elles bien ie- 
solubles, comme on le prétend? ou bien rallail-il préTérer i 
cette «spèce d'alliance, la garabrie d'intérêt? outre la té- 
ponse déjÀ faite, et dans l'hypothèse de cette garantie ac- 
cordée, croit-on que les difficultés soient moindres? elles 
seront au contraire très-grandes-, voyez par exemple, la ga- 
rantie d'intérêt accordée par la loi de 1640 à la compagoie 
d'Orléana : il a*fallu réglementer cette garantie^ détermioer 
de quelle bçon seraient protégés les intérêts de l'État sans 
nuire à la liberté d'action de la compagnie. On a rencontré 
là les plus grandes difficultés pratiques : défendre les intA^ 
de l'État, s'assurer que l'intérêt de 4 pour 100 ne sera pas 
demandé en vain, et pour cela entrer dans les comptes de 
la compagnie, prendre connaissance de la recette et de la dé- 
pense ; quels embarras ! En sera-t-il de même du système 
du gouvernement? Non : dans certains cas d'ailleurs, l'exâ- 
cution de certaines lignes pourra être livrée k forfait.— Les 
compagnies exécuteront les chemins au compte du gouver- 
nement, et le gouvernement demeurera propriétaire de ce 
chemin. Au reste, dans le premier cas, le gouvernement 
exécutera, les compagnies poseront les rails et exploiteront; 
tous les intérêts pourront se concilier. On a mis au compte 
de l'Étal tout ce qui présenterait quelque chose d'incertain, 
d'alé/itoire, d'effrayant pour l'industrie privée; et on n'a 
laissé au compte de l'industrie que les dépenses certaines, 
Bur lesquelles h spéculation pouvait se baser avec quelque 
approximation et des probabilités sufTisanlcs, et si de ce sys- 
tème il peut réijuûer quelquefois une charge considérable 

n,aN,-.^hyG00glc 



SESSION LEGISLATIVE. iChemni de fer.) ik9 

poar l'État, l'État en est dédommagé par la diminution 
dana la durée de la jouissance des compagnies, considération 
qui justifie des subventions, en apparence excessives, et qui 
a été complètement oubliée dans les objections. 

C'est sur celte durée de jouissance, et non sur les tarifa 
que devra porter le rabais. Les tarifa doivent être assez éle* 
Tes pour rendre un intérêt raisonnable. C'est sur la du- 
rée de jouissance que le rabais doit s'établir. 

■ Laisseï aux compagnies, ajoutait le ministre, la faculté 
d'établir des tarifa qui répondent aux besoins du commerce, 
et vous pouvez, à cet égard, vous en fier à leurs intérêts, 
bien entendus ; mais accordez des jouissances moins lon- 
gues, pour que l'État puisse, dans un avenir assez prochain, 
rentrer en possession des voies de fer, et les accommoder 
aux situations nouvelles qui se seront produites, aux chan- 
gements survenus dans les relations commerciales. 

> KoQS voulons un système général qui réponde aux 
besoins du pays; mais croyez-vous que, si plus tard on 
trouvait pour Vexécution de telle ou telle ligne des propo- 
sitions plus prôGtablesi l'État, on ne les adopterait pas ? Il 

Quant au reproche d'uniformité adressé au projet, 
M. Sucbâtel répondait : 

■ On veut adopter le système de la loi pour les lignes les 
plus avantageuses, que fera-t-ou par-là? On réservera aux 
compagnies IGs lignes dont elles peuvent le moins se 
cbnrger. » 

Ceci était une réponse au système de M- Duvergier et la 
critique de ce système. 

M. Duvergier avait reculé aussi devant la dépense de 
700 millions ! Il fallait rassurer la Chambre. 

Ces sept cents mitUons de travaux, on les exécutera ea 
dix, douze ou quatorze ans ; il faut donc partager la dé- * 
pense entre un certain nombre d'années. Ce premier calcul 
diminue ce qu'elle a de gigantesque au premier abord. 
Toute la question se réduit à celle-ci : la France, do lous 



150 HÏSTOIllE DE FRANCE (1842). 

les pays du monde, celui qui a le trésor le plus opulent, la 
puissaoce fînanciéi-e la plus grande , peut-elle dépenser 
cinquante A soixante millions par an pour s'earichir d'un 
système de chemins de fer ? 

N'aura-t-OQ pas pour Taire face i cette dépense, les res- 
sources de l'amortissement, dont le fonds est aujourd'hui de 
95 millions, à quoi il faut ajouter l'accroissement annuel et 
régulier des revenus publics qui, depuis dis ans, dépasse 
19 millions? 

M. Duvergier de Hauranne répliiiua : il y avait peu Je 
différence, selon lui, entre le système du gouvernement et 
celui de la minorité de la commission, puisque le ministre 
venait de déclarer que le système du projet n'était pas un 
système absolu; et que si, plus tard, on pouvait exécuter 
leis chemins de fer à de meilleures conditions, il ^rait bon 
de le faire. 

On craint que plus tard les compagnies iie veuillent pas 
se contenter des lighes les moins bonnes ? Elles lea ÇTta- 
dront quand elles auront apprécié par l'expérience les bons 
ré.suUats des chemins de fer. 

Un nouvel amendement était ensuite proposé par M. Du- 
vergier -y il était ainsi con^u : 

a Néanmoins, les lignes de chemins de fer pourront, en 
totalité ou en partie, être concédées À l'industrie privée ert 
vertu de lois spéciales et aux conditions qui seront alors 
déterminées. ». 

Le ministre attaqua cette nouvelle rédaction comme inu- 
tile; la loi bornée à son texte, ne faisant aucun obsUclei 
pour l'avenir, à des lois spéciales. 

M. Dejean eût voulu qu'on ne fît concourir que le^ dé- 
partements intcrewa et non les départements travermsi et 
en outre, il pensait qu'on devait assurer aux communes et 
aux départements une portion des bénéfices que pourrait 
trouver l'État dans les baux qui 8<?raient conclus avec le* 
compagnies. 

, . .l:,Gt)t)^lc 



SBSSIOK UtotSLATIVe. (CHemàtt de fer.) 151 

« QneTqu'éqarUble qfle semblât & M. Barrot la pensée 
de hîre concourir les départements et [es communes fnté- 
ressêes, il y trouvaU cependant des difficultés en droit et en 
application. En droit : est-il conforme ftux lois existantes ï 
Il division des pouvoirs, aux attributions propres à chacun 
d'eux, d'imposer, par une loi émanée des Chambi^cs, une 
contribution spéciale et locale & tel on tel département pour 
Du intérêt local dont ce département n'est pas juge ? 

1 Vous ne pouvez pas plus imposer les départements on 
lescàmmiines, que rousioe pouvez imposer les particuliers, 
que vo\is snpposeriez retirer nn avantage de telle ou telle 
routé. iLes départements 6nt lenr souveraineté, leur indé- 
pendance. Sachons un peu respecter les pouvoirs, n'entre- 
prenons pas sur dés pouvoirs qui ont une sphère dans la-^ 
quelle ils doivent se mouvoir ; ne réglons pas par des \à& 
œnirales, ce qui doit être réglé par les pouvoirs locaux OQ 
départensentaux, afin que ces pouvoii^ eux-mêmes restent 
dniê ienr sphère, et qu'^à lear totir lia respectent le pouvoir 
central, n 

Dans ra{4)Ikatio» , la difScnlf^ était dans la différence 
d'scceptiw) entre tnvirséa et im^uoi. 

9 Mai. — L'amendement de M. Dejean, combattu fur 
U. Glai»BizoiB, flit soutenu p«r M* ^e Mornay qui, au 
Ksle, prévofaBt le rejet» demanda subaidiiiremeot qu'o« 
fcrirlt dans le piragra^e intàresais au lieu de tm>eni». 

M. Testa prit la parole, pour démontrer qne, )iyi(«nce 
faite def iacanvéïHBBts iobéreots i chacun des systènea 
watemu^cehiidaieourerDenwnt était de tons celui quicQ 
présentait le moins. 

- H taH dair^ dit ensuite H. Vivien, qne la question pré|i)- 
dicielte,ceUeaar)aqunUe la Chambre doitd'aborddélikérer, 
est de iwroir si les dépai-tementa et les communes Beroat 
appelés h concourir A la dépense dea chemins de fer. , ■ \ inais 
ce concours ne sera Jamais réalisé et demeurera entière- 
ment illusoire. 

D,3n,-.rihyGOO^IC 



f52 flISTOltlK DE PAAMCB (1843), 

Dans le système auquel s'est raogé le goareroement doat 
la pensée première eût été une riolatioa de la Charte, dans 
pe système, l'Etat fera l'avance; sera-t-il remboursé P 
AI. YiyieD en doute, et justifie sas craintes par le tableau de 
le situation financière des départements et des communes, 
puisé dans les documents publiés. En moyenne, lesdépat^ 
tements sont grevés de soixante-onze centimes additionnels 
au principal de la contribution foncière...; quant aux com- 
munes, leurs actions sont portées aux taux les plus éle- 
vée. . ■ De plus, il y aura évidemment, nécessairement dans 
les impositions qui seront établies pour obtenir le recouvre- 
ment des sommés avancées par l'État, des inégalités, des 
différences de conditions, de délais qui finiront Torcémeiit 
par la remise de la dette elle-même. On ne voudra pas con- 
stituer dans un déficit réel constaté, les départements et les 
communes auxquels on se sera adressé et qu'on aura ainsi 
constitués débiteurs envers l'État. 

Le principe du concours fut de nouveau défendu par le 
rapporteur du projet de la commission. 

M. Dufaare répendit d'abord k l'objection de M. Barrot, 
tiré d'une prétendue violation de ta Charte. L'art. 9 de la 
loi del838,qui détermine les attributions d» conseils géné- 
raux, prévoit, S 4 le cas dont on se préoccupe : il dispose 
que tes départements supporteront en outre toutes les dé- 
penses qui seront mises k leur charge par les lois. Quant à la 
dI(B«uïté d'application, en proportionnaat le temps accordé 
aux départementsetauxcommuaes.Âlenrfl ressources et à 
eurscha rges, ils viendront facilement k bout de reratmorser 
i l'État ses avances- Quant aux calculsdeM. Vivien, ilspa- 
raissent empreints d'exagération : des renseignements pris 
par la commission il résulterait, que la charge moyenne so- 
ratt de beaucoup au-dessous de 71 cent, additionnels. On 
passa au vote des amendements présentés. 

L'amendement du M- Dojeaa, qui supprimait le concours 

: . .l:,Gt)t)^lc 



SESSION LÉGISLATIVE. (CA^fflôu de fer.) m 

des d^rtements et des communes et la subslitutioD sub- 

■idiaire du mot inUmaaét proposée par M. Vivien, furent 
rejeta par la Chambre. 

L'article S du gouvernement et de la ccmmission ayant 
ensuite été adopté, sous la réserve duparagrapheadditionoel 
deM. DuvergierdeHauraooe, cefutsurce paragrapbaquc 
porta le débat 

Un membre de la ccHnmiasioD, W. Tesnières, coiDbatttt 
fatnendement, démootra que dire d'abord que tes chemioi 
de fer seront ftits par le roncours de l'État, des départe- 
ments et de i'induslrie privée et ajouter ensuite que ces 
mêmes chemins de fer pourront être concédés â des com- 
ptgnieB , c'était évidemroeot placer deux sysIèmeA en pré- 
sence. 

Ainsi pensait M. de Lamartine : Je m'associe entièrement, 
dit l'orateur, aux paroles de l'honorable membre de la con)- 
mission qui descend de la tribune : comme lui, membre de 
la commission, d'une commission qui, pendant deux mois et 
demi, a défendu avec conviction, avec énergie les principes 
posés dans la loi par le gouvernement lui-même, ce prin- 
cipe conservateur des droits de l'Élat sur les lignes natio- 
nales, étonné, afDigéhiér de voir le gouvernement, par une 
condescendance que j'apprécie et que je n'accuse pas, dé- 
serter lui-même le principe fondamental de sa loi; mais 
n'ayant pas changé de pensée, parce que le gouvernement a 
changé de langage, je répète que je serais prêt à défi:ndre à 
la tribune ce que la commission avait maintenti Jusqu'à ce 
matin, et qui, selon moi, est la loi tout entière. Je serais 
prêt à combattre pied k pied l'amendement de M. Duver- 
gier de Hauranne, si le gouvernement, en l'adoptant, n'avait 
pas effacé le terrain sous nos pas. 

n Mais comme nous ne sonf mes pas ici pour défendre des 
ihéortes personnelles, je m'en abstiens en gémissant, pour 
mou compte, de ce q[ue la Chapifore accepte un amendement 

, . .i.,Gt)o^lc 



iU ÙIStOÏRE DE FRAIfCE (1842). 

dont, selon moi, elle o'a pas suffisamment apprécié la por- 
tée, et de ce que, dénaturant cobplèlëmeut le projet âe loi, 
elle y substitue un autre projet (Dénégations. — Parlez, 
^rlezl),Etinenâ«ment()QtcMisiste,ilel*oQbliez pas, vous rt)DS 
eA apercerrez troJ> tard, qui consiste iéctrire'âanb'Ie projet 
lui-ntème l'abrogàtkHi duprojetdeloiàanslalDim^ei et I 
dire au fond pour unique prescription : « Le gtHivemetDMit 
fera'oe qu'il TÔadrtttl Oui, il disposera i sop g}^. avec les 
flpécnhteors, avec les coflopagniea de h diatributiOD des 
■lignes, de la répartitidn dea fonds, de la natiiHialiLé, de la 
.défasse du sol^etil livrera, s'iUe veut, tout cela de owiTUa 
an désordre et A la cupidité des inléréta privés. 

C'est contre cela que }e proteste. 

Le ministre des travaux publics répwdit k cette protes- 
tation : il ^ulint que le principe subsisuit tout entier; le 
paragr«[die additionnel ne dit qu'une chose, à savoir : que 
le gonvemement ne s'interdit pas, après avoir con^cré le 
mode d'exécution par l'É.tat, d'admettre par voie de coa- 
cessioD, des propositions plus favorablesau trésor. 

bans une réplique pleine de vivacité, M. de Lamartine op- 
posa au ministre ce dilemme : Ou l'amendement de M. Du- 
Tergier a pour but de laisser au pouvoir législatif, augouver- 
nemen'tetaux Chambres la faculté de revenir un joursur la 
loi et d'apporter avec une pensée nouvelle une pensée plus 
opportune, des dispositionsplusutilesila France, eq un mot 
d'abrc^er une loi par une autre, ce qui est un droit évident 
pour les Chambres, pour le gouvernement représentatir, et 
alors l'amendement est complètement inutile, on n'a pas 
besoin d'écrire cela, on n'^t pas le sens commun ; ou l'a- 
mendemeot consiste à dire, qu'une fois la loi faite « cette 
loi qui distribue les facultés, les prescriptions et les alloca- 
tions aux différentes zAnes du territoire, cette loi qui éta- 
blit comment et par qui, avec quét coiic'ours lé pays iwra 
investi d'une faculté nouvelle de circulation et de jmîssance,* 
qu'une fois cette loi faite et 'sanctioènée par- te voife des 



SESSION LÉGKLATIVE. (Chemins de fer.). ISS 

Chambres, H seM loisible toi ministre de sortir, dans I^année 
mflme, de ses pt«script!oDS hnpératires et de renir ai1>i- 
trairement dohner à des compagnies qui se présenteraient, 
la AslributioD tiouvelle du sol ; fc'est lA ce qM a été com- 
battu et rehToyé deux Ibis dans li commission. 

Cela se Fera dit-ôn parone lotf ïhats cela né garantit en 
tien ce que la commlsiion et la loi avaient ponr objet (te ■ 
garantir en renrerman't )e goavemement dans les prescrip- 
Ikms de la loi de 1842. 

(Vu la loi i Vib'e penâëe, ou eT)e n'en a iÀ».Or,nne pensée 
en exclut une autre, sans quoi elle n'existe paS. 

Le ministre des travaux publics répBqna, 'niate n'ajouta 
rien aux raisons déji présentées. 

9t. Anisson Duperron déclara que l^mendement hVait son 
■pprobalion, parce qu'il détruisait textuellement le msnvaii 
principe de la loi. 

L'article addKîonnel ^iVoposé par M. lYàvergier fut adopté : 

l'ensemble de l*ïirticlè 3 ayaiit été e'nsufte' 'Adopté, on 
pas au 3*, amendé pat- la cOmtalissioa. Le ))remiËr para^ 
^pYie consacrait le principe ; il tùt adbpté Mnlt discus- 
sion. D y était ait qoé ■)esfïidebinit6s dues pour le^ttehaidi 
et bâtiments dont l'occupation aérait nécessaire i l'élabfi»- 
ïement Hei cteminÈ de fer et de leûrt d^hdanÀs, se- 
ratetlt a'rïndées pkr li6ut à rémWortées k l'Etat ju«qo1 
coAcu [Vencè des deQX "Gers par la déq^artementt "A les com- 
munes. '■ ■ 

LeS^lvaM, qui conf&re^aùx conbeils-générauxlé droit 
de fixer là part imptiWbU sur les fbtids départementaux et 
dedésignerlescomtnunesqui seront àp^léeSalï paiement 
dn iurplufe des deux fiers, fut critiqué pm- M- Vivien, cfui 
voulait que le priàcipe qni soumet toutes tes délibërktiônft 
des conseils-généraux à l'approbation ultérieure dn gou- 
vernement, fftt également appliqué dans la circonstance. En 
conséquence, M. Vi^en proposa un amendement COAça 
dans cette pensée- 

,1,. rihyGOOglC 



150 HISTOIRE DB FRANCE (1842). 

Sous cerUioes réserves, le mïDÎstre des travaux-publics 
et celui de l'intérieur, donnèrent leur assentiment. 

« Si l'honorable M. Vivien, dit M. Teste, veut se borner 
à insérer dans l'article que les règlements faits seront booio- 
logués par ordonnances royales; s'il veut encore ajouter 
que les conseils - généraux m feront cette répartition qu'a- 
près avoir entendu les conseils municipaux, nous déclarona 
fonnellement n'avoir pas d'objections à faire à l'adoption 
d'un amendement ainsi formulé. ■ 

L'amendement fut reoroyé k la commission comme pro- 
position nouvelle. 

On passa à l'art. 4. 

Cet article et les deux suivants étabKwnt le mode de la 
division des travaux, dont le .principe venait d'être posé dans 
l'art. 2. . , . 

M, Bineau, pour éviter les lenteurs, les difficultés d'exé- 
cution, denianda qu'une di^)p»tion additionnelle stipulât 
que l'administration ne pourrait commencer, les. terrasse" 
me^ , les çuvrages d'art et les stations, avaol que la con- 
struction dp la voie et l'exploitation n'eussent été assurés 
pac u» bail pos^ avec une compagnie , et afBrmé par une 

^'- ,..■ 

TouL^ fondant justice i \» pensée de l'amendement, 
fi. Tests le combattit , parce qu'il plaçait l'admintstration 
dans une condition trop dilGcile.Sansdoute, on pourra traiter 
avec les compagniesde manière à faire coïncider ces conveo- 
lions avec l'exécution des travaux mis à la charade l'Etat. 
« Mais, dit le ministre , que je,preiioe l'engagement formel 
de ne conuiieoper nulle part, sous aucune forme, aucun tra- 
vail, quelque degré d'espérance que je puisse avoir de traiter 
avec de&compagnies dans un temjw fort court, cela est im- 
possible, a 

. l.'ainei)(l3ipeDt fut retiré, et l'art. 4 futadopté. 
,. L'art. 5, cqnaéquence du précédent,,ne fut pas même dé- 
battu. 

D,Bt,,-ertbyGOOglC 



SESSION LÉGISUTim (Chemùu de fer.) 157 

Le sixième passa de mâmc. 

D'un commua accord, la commission et le gouvernement 
proposaient le relrancheipeDt d'un, article, dunt upeodant 
nous donnons le texte. 

I Art. 7. Pour le règlement des indemnités de terrains et 
bitiments, l'administration sera dispensée de remplir les for^ 
malilé% prescrites par les article 23, 24, S5, 26, 27 el S8 de 
la loi du 3 mai 1841. 

■ L'appréciation des terrains et bAtiments compris dons 
leianemeot d'expropriation sera immédiatement déférée au 
jury. 

■ Immédiatement après la décision du jury, Tadminislra- 
lion entrera en possession des terrains et bâtimenls expro- 

. priés, en consignant le tiers, mis k la charge de l'État, du 
montant de l'indemnité. » 

Ici se vint placer un amendement proposé par M. de 
Beaumont (de la Somme). 

n L'échange des parcelles de terre, résultant du tracé des 
chemins de fer, se fera au droit fixe de 1 fr. u 

II fallait entendre par là les parcelles de (erres qui, ache- 
tées pour la construction des chemins de fer, demeureront 
(R dehors de l'emploi- Cette interprélation del'amen dément, 
donnée parle ministre des travaux, et acceptée par M. Beau- 
mont, fut ensuite combattue par M. Dufaure. 

M. Tourret iît ohserrer, à propos de cet amendement, 
que la traversée des champs par les chemins de fer, peut 
occasionner d'assez grandes entraves h l'agriculture, et par 
conséquence porter préjudice aux propriétaires des champs 
coupés. 

Mais la pratique et les lois, répond M. Dufaure, présen- 
tent des moyens de parer à ces in Anvénients : la pralique , 
parce que les traverses à niveau, quand la police est bien 
Taile , n'offrent pas de danger, et que des chemins latéraux 
sont éUblis le long des clôtures des chemins : les lois, car, 
d'après la loi d'expropriation , lorsque les parcelles d'une 

:■,. rihyGOO^IC 



159 HISTOW? W TO^Cft PW 

propriété sont réduits à de trop faibles proportions, la com- 
paçniequ le çouroroemeitt aqi exproprie, est i^pHg^ tj'fiçiie- 
ter la propriété tout entière. 

Qâ^enflod dès- lors Tamaideiilent par les ^réelles de 
ferre résultant da tracé? A qadle éleodae recomuttr^-t-oa 
une parcelle? Où faudra-t-il s'arrêter? 

L'aipendeqieDt c'était (tas assez cl^r^pieiit formulé pour 
être ad(^té. * 

10 Mm. — Le paragrai^e qui propoaitit de laiaser fu con- 
seil-généraf la décision souveraine sur la part qi^i resterait i 
la charge des départements , et la part qui serait mise à la 
charge des coinmunes intéressées, avait été renvoyé, sfir Les 
objections de M. Vivien, à la cqmniisaion. 

M. Dufaure vien^ rendre compte des résoltitioDS qu'elle 
avait adoptées: 

»Nouaavonscrn,dit-il, avec l'honorable M. Vivien, que 
c'était aller trop loin que de donper au çopseil-péaéral lo 
pouvoir de régler la répartition des dépense^ d'exprppriatioa 
entre les- départements et les communes intéressées- i(ous 
n'avons donc pas voulu rentrer dans les 4i?l>osilions des 
art. I, 2 et 3 de la loi d? lS38. Mous avons c^if, 4'*"' 
autre calé , que ce ne serait p{is aller assez loin , que 
ce ne serait pas donner aux conseils généraux po pou- 
voir sufflMtnt que de leur demander un simple avis, seN 
l'art. 6 de cette loi. Nous avons été ^inst cqqd|ii(s^(^eniaa- 
^er une délibération du conseil-général, sur la part contri- 
butive du département et des rommunes, et sur ia réparti- 
tion i faire entre les communes intéressée?, ei) soumeltaot 
toutefois cette délibération du conseil-général k l'approba- 
tion du roi. 

La commission propo^, en conséquence, de diviser ^a^ 
Ucle en deux articles, dont le premier serait ainsi conçu : 

« Les indemnités dues pour les terraips et bfttimepts dont 
l'occupation sera nécessaire à j'établissemeot des cbemiiis 
de fer etdeleors dépendances, seront avancées pai; l'État, et 



ertbyGOOgIC 



SESSION ^ÇISUTITE- (Chemins de fer.) 459 

remboursées A l'État Jusqu'à concuireace des deux tiws fu 

les dépàrtemeDls et les communes. 

« n D'f aura pas lieu k indetnnifé pour l'occupatipn detf 
lerrsÎDs oa bfitiments appartenant à 1*ÉUL 

■ Le gouvernement pourra accepter les subventions qui 
lui seront offertes par les localités ou les particuliers, soit en 
terrains, soit en argent. » 

Ce sont les paragraphes I*'i 3 et 4 de l'article en discuï* 
siofl, qui formeraient l'article 3. 
Et puis l'article i serait ainsi conçu : 

■ Daos chaque département traversé, le conseil général 
délibérera-. 

■ 1* Sur la part qui sera mise à la charge du département 
dans les deux tiers des indemnités, et sur les ressource? ex- 
traordinaires au moyen desquelles elle sera remboursée, m 
cas d'insuffisance des centimes facultatifs ; 

> S« Sur la désignation des communes intéressées et sur 
la part i supporter par chacune d'elles, i raîsoit de son in- 
térêt et de ses ressources Goancières. 

1 Get^ déUbératioq sera soumise à l'approbation du ^. » 

Le gouvernement adhéra à ces modiOcations apporiéia» 
an texte antériNir. 

n en résulta Id'abord l'ensemble de l'article; puis, sop 
l'irticte 4, M. Tirien demanda h parole pour faire ses ré- 
serres sur cette addilion.... n et sur ki reuoureeM exiraor- 
^ludrea au moyen degquelUi FÉtat sera rembourté, en c$f 
tiMugUance de ctnHmet facattati/i; ■ c*est-l-dire, que le 
conseil général délibérera sur les moyeas par lesquelsil par* 
Tiendra A payer ce qu'il doiti l'État. 

Le roi approuve ensuite \ c'est le droit que lui donne l'ar- 
ticle.— Mais comprend-il le droit de modifier? car, le c<hi- 
seil-géoéral peut froisser les droits de l'État, et empiéter 
ainsi sur les pouvoirs de la Chambre. Pourquoi ne pas s'en 
n^Knler U-dessus aux règles du droit commun entre déld- 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



IfiO BISTOmE OB FRANCE (<8A2). 

teur et créaDcierP—Le budget fixera dès-lors le mode de 
remboursement. 

H. Dufaure prit la parole : « Si l'on s'en rapporte ici au 
droitcommuD, dit-il, il en résultera qoe celte dette, comme 
dette départemeolale, sera introduite dansie budget des dé- 
penses variables ; il en résultera que c'est la part du dépar- 
tement dans le fonds t'tmmun qui viendra payer la contri- 
bulioQ du département ; c'est-à-dire que ce sera avec les 
fonda de l'État, qu'en déBnitive, la part du dàpartomeot 
aéra rembouraée i l'Élat. '^ 

On a voulu, ajouta M- Duraure, proclamer dans la loi que 
la contributif») des départements, est une dette départemen- 
tale, une dette obligatoire, et dès-lors, il n'y a plus eu qu'à 
empocher qu'elle Tût portée dans les dépenses variables.... 
La dépense étant obligatoire, le conseil-général délibère ; 
s'il indique des moyens illusoires, le ministre de l'iatérieur 
proposera le vote de centimes additionnelles. 

La Chambre pensa comme MM. Vivien et Dejean, qui 
trouvèrent satisraisant ce commentaire. 

Il restait à s'occuper de plusieurs articles addiUonnels, 
avant de passer au titre ii. 

Et d'aborii, M. Dupin demanda qu'un artide s'appliqaàt 
k la police des chemins de fer.— A la réponse que fit le mi- 
nistre qu'un article venait d'être volé, l'booorable procu- 
reur-général répliqua, que les règlements d'administration 
pyblique dont il y ^ait pailé, pouvaient bien indiquer des 
précautions, constituer des cas de contraventions, mais 
qu'ils ne pouvaient pas y atltcber de pénaliléâ appropriées 
àla gravité des cas. 

H Ces règlements de police n'ont pour sanction que l'ar- 
ticle 47] du Code pénal, qui prononce des peinessi minimes, 
que si elles suOi-sent pour de simples contraventions de ba- 
layage et d'éclairage, elles sont tout-à-raitinsuflisantes pour 
les contraventions à la police des cbemins de fer, conira- 
venliong qui peuvent avoir des conséquences terribles, dé- 



SESSION LEGISLATIVE, (fihtmini de fer.) 161 

sutreusea, pareilles A celles qui se sont produites ivant- 
hier, et qui ont Jeté le deuil dans le cœur de tous les ci- 
toyoH. 

« II but iaoc UQ article qui applique des peines spéciales 
iceacoalraTenlIcHis... > 

Le ministre flt remarquer A son tour, qu'il ne suffisait pas 
ifiiD artklfl additirainel pour ranpiir l'objet indiqué par 
M. DupiD; mais qu'une loi mûrement élaborée était au 
moins nécessaire. 
Lt diacusHon sur ce point n'alla pu plus loin. 
Un membre, H.Lebeuf, se préoccupa surtout des infiréts 
faoe classe de perKHinea, les maîtres de postes; Il ksrecom- 
mmdt avee chaleur à lt sollicitude de la commission spé- 
ciile, nommée i cet effet (Ordonnance du h nui), aussi bien 
qu'i l'attention du gouvememenL 

Après l'afflendemeot que le dernier vole avait ajouté à 
l'irticle S, M. Alcock pouvait fitre porté à croire que la 
Gbunbre serait Ikvorable i U série d'articles que, par voie 
<raaieodenient aussi, il soumit k l'appréciation de ses col- 
lègues. 
Toici qi)^ toient les termes de ces articles : 
« 1* Toutes les lignes arrêtées par U présente loi pourront 
être eonoédées, entoutouenpartie.auxcompsgniesexécu- 
tiotes qui se présenteront, et offriront les conditions d'orga- 
Diution et de solvabilité nécessaires A la bonne exécution 
des travaux ; 

» 2* La garantie d'un minimum d'intérêt i 3 p. Q/O et 
1 p. OfO d'amortissement est assurée é toute compagnie qui 
offriralesconditîons ci-dessus indiquées. 

* La cession gratuite des terrains nécessaires à l'assiette 
ducbemin estégalement assurée par l'Etal, les département» 
et les communes, dans la proportion déterminée par la' pré- 
sente loi ; 

» Cette garantie d'intérêts est limitée i quarante-six aiis, 
i partir de l'achëvement des travaux ^ 

im MM.pMir 18«. H 

n,aN,-.^hvG00^lc 



1Q2 HISTOIRE DE FIUNCE (4842). 

* 4° L«s concessions auront liea pour quatre -yingt-dix- 
Deuf aus au plus, après lequel temps elles feront retour k 
i'Etât. ■ ' ■ 

» Pendant leur ^urée, l'État aura la faculté de preB|cnre 
tel abaissement de tarifs qu'il avisera, k la charge d'élever ^ 
5 p. 0;0, j compria l'auionissement, \i parantif d'iotéiëts 
promise j 

' b 5* Les concessipns seront réglée^ provispifent^nt fiar le 
ministre des travaux publics» et définitivement soumises i 
la sanctioa de la loi. 

« La commencement des travaux par l'État, an e:^écuUon 
de la présente loi, n'empêchera pas les concession^ d'être 
accordées aux compagnies, sauf à leiir faire teoif pQpplB 
delà valeur des travaux exécutés; 

»,6° Chaque année, dans le premier mois de la se^oa lé- 
gislative, le ministre des travaux publics rendrq pompée aux 
Chambres de l'état des travaux des chemins de fer, des de- 
mandes en concessions à lui adressées, et so^iqettra les pro- 
jets de ces concessioDB arrêtées par l'administratioD. 

» Ces projets et rapports seront renvoyés k une coipmis- 
non de neuf membres qpmmés dans 1^ (prqie prif ipitire, et 
j^ hiquelle seront renvoyés aussi pendant tout le cours 4? '" 
^ef^iOD, les proposi^ons et rapports relatils au:^ pheifuns de 

L'auteur de la prçtposition pensait que sans }t secoure de 
l'industrie privée, agissant librement, avep énerg^, et 
pl^ç^ au prefDjer rang, que lui refusf|it le projet , op ne 
rirait rien de grand en fait de chemins de fer ; avec cette 
restriction cependant que cette industrie sefait impuissante 
pan^ l'appui de l'État. « Or, joutait l'auteur de l'unende- 
ment, le piode le plus sûr, le plus efficace, le moins oné- 
reux pour l'État, et le plus moral dans ses conséquçaces, 
est, sons contredit, la garantie d'un minimuo) d'inté- 

Lea développements présentés p^r, M. Al^k, fie purent 



ertbyGOOgIC 



SESSIpN LÉpîSUTIVE. (Çhemint de fer.) 163 

pentuderla Cbainbre, qui se fût contrcflile etle-méme: 
l'amendement ne fut donc pas appuyé. 

ïnu II.--iK(ctiffwm fi^ttk'-r-H- Smpo- 4e Cbuaq- 
loap4iiQtMt fit ufisqintm ttbtoMide li MtsaUoo Suncièi^t 
«Elt-il CEQ^able, dit-il, que T09d6couv«rtt> tos dMcita se- 
fool absortiés par ro8 réwmt daoBqMtra ans? eal-il pro?*- 
Ua que votn «opriiat i» 4âa niUiou tous suffira ? Bour 
■m, Je le dAdue, le cniiu d'AUe au-dessous da la \iài^ 
pnd j'«jouto 104 oaiUtoiM i ce cfaifirp, et cela seulemeat 
poer le bceqia des Uaïaux eztraordioairei.. . 11 y i plus : 
Il oooutiisBiDD arait porté à A76 miUioos la part de l'État 
dus la eona^uction des lignes maiDteaaDtclaaai»; mais la 
Cburfire ay aot, dcfiais le rapport de la eommiation, aug- 
neoti rétemlue des lignes, on aiait spo lieues de claaadAs 
■ulieadeSOO. 

f Commencer sur tous les points, ce sera donc s'exposer 
ida désastreux mécomptes... et s'il se présente un érérie- 
ment qui vienne entraver l'entreprise, peut-être sura-t-on 
bit d'immenses dépenses qui resteront improductÎTea- 

» Je sais qu'on va dire que nous avons des ressources .* 
qoe la Frapce fst riche, que l'amortissement a déjà racbeté 
{5 millions de rente : qu'on pourrait en disposer. Je sais 
toatcela; maisje sais aussi que l'impât Tuncier est arrivée 
la dernière limite du possible. Je sais que la moyenne des 
centimes additionnels est de 71, él je vois avec peine que le 
^uvemement ne se préoccupe pas assez de cet état de 
choses ; qn'on vient chaque juur nous apporter des orojets 
de loi d'intérêt local, que' nous votons trop légèrement 
peut-élre, et qui augmentent encore les charges qui p^enf 
Hir la propriété territoriale. Et pourtant^ Messieurs, nous 
tommes en temps de paix, c'est-à-dire dans ce temps où il 
faudrait ménager l'impât foncier, pour en exiger tout ce 
qu'on a droit d'en réclamer, lorsque la guerre vient tariif 
le; loarces des autres revenus. » 



ÈrtbyGOOgIC 



16â . BISTOmE OE FKAMCE (1M3). 

La situilîoB financière n'eût-elle pas été telle qu'il la re- 
présentait, M- de Qiasseloup-Laubat trouTait encore im- 
prudent de ne pas coneentrertonaBea^ortsaur-uBe aeule 
ligne : ce serait te seul moyen d'arriver, aj»^ tant d'ajoor- 
Dements, presque en mdaie temps que nos vtHsins; ensuite 
eotreprendre toutes les Hgnes classées, ce serait donner né- 
' orasairemeot t'exécutîoa de tous les cbemiu de fw k l'Etat, 
puisque radminirirati«»i des ponts-eUchaussées, se mettant 
à l'œuvre sur presque toutes les lignes A li fois, exclurait, 
par cela mdme, tontes les eonpignies qui pourraient se ' 
préseotw. Ce n'est pas que l'orateur se défie de l'adminis- 
tration ; nous lui devons au coutraire, ditil, presque tous 
les grands travaux publics dont nous sommes en possesùoo. 
Mais si elle oe fait pas tout ce qu'elle pourrait &ire , c'est 
qu'il est rare qu'on mette A sa disposition les allocations 
qui lui sont nécessaires, dans l'intérât même de cette admi- 
nistration. M. Ctiasseloup-Laubat demande qu'on ne la 
charge pas de tout faire, autrement il arriverait un moment, 
dans peu d'années peut-être, où, parce qu'elle aurait com- 
mencé sur tous les points et qu'elle n'aurait rien pu tenni- 
ner, on viendrait se plaindre de sa lenteur. 

Enfin, un dernier motif de ne s'attacher qu'à une seule 
ligne, ressort de ces paroles mêmes du ministre des finances 
en son rapport du budget. 

« La France, y est-il dit, entreprend une tAcbe difficile et 
hardie ; elle engage son avenir pour dix ans, et encore faut- 
il que ce soient dix ans de paix... Dix ans de paix! mais 
qui donc peut les assurera la France? Et si l'avenir n*a 
rien de certain, comment ose-t-oo commencer tout h la 
fois? Quels guerre survienne, et l'on n'a plus que des tron- 
çons inutiles ou des rayons qui ne sauraient rendre de vé- 
ritables services. » 

Voici les graves considérations par lesquelles terminait 
l'orateur : 

a Avant de desceiylre de la tribune, je veux, messieurs, 

,Coo>>lc 



SESSION LEtilSLATIVE. (CAmmm 4e ftr.) 165 

TOUS té/pitast ce que l'on m'a dil, lorsqu'on m'a tu déposer 
ramendemeat que j'si eu l'honneur de tous lonmeUre. 
Od m'a dit que la cause que je déCeadais était perdue d'a- 
vance; qnlt y «Tait une coalition, une sorte d'assurance 
mutuelle entre toutes les lipies auxquelles la commission 
■nit alloué des fonds. On m'a dit cela, messieurs, et J'ai 
répondu que cela n'était pas rrai! 

I Sans doute il se peut que des citOYenssoient allés trou- 
ver H. le ministre des traranx publics, pour lui demander 
de comprendre tel ou tel tracé dans son projet de loi ; mais 
ce ne sont pas des députés qui ont Tait une semblable dé* 
marche; car il n'y a de députés que dans cette enceinte j 
des députés n'ont pu se coaliser po w obtenir, par Je ne sais 
quel sorte de compromis, que l'on comprit telle ligne, à 
GODditioode voter pour telle autre.- Non, cela est impos- 
able, car cela serait inconstitutionnel 1 

> On a calomnié la Chambre, messieurs, lorsqu'on a dit 
qu'elle ne saurait pas s'élever à la hauteur d'un grand in- 
térêt public; on l'a calomniée lorsqu'on a prétendu que û 
Ton ne formait pas en quelque sorte un faisceau de tous 
ces intérêts particuliers, on ne parviendrait pas k obtenir 
d'elle quelque chose de noble et de grand. 

■ Au moment où nous allons nousséparer, où nousallons 
paraître devant le pays, je tous adjure, messieurs, de vou- 
loir bien prouver que tous ces intérêts, que l'on a appelés 
des intérêts d'arrondissements, saTent s'imposer silence 
quand il s'agit d'un véritable intérêt général, enfin qu'ila 
Hvent se réunir dans une grande œuvre nationale, n (Mar- 
ques générales d'assentiment) 
Le ministre de l'intérieur répondit i ce discours- 
Est- il bieuTrai, demanda d'abord M. Oucbatel, est-il vrai 
que nous; manquions de ressources financières pour exé- 
cuter les cb^nins de ferP Sans doute on ne peut pas exé- 
cuter avec les revenus ordinaires; mais on votera les dé- 
penses, qui d'abord et provisoirement seront supportées par 

, . .i.,Gt)o^lc 



iei) HlStOlitE DE FKÀNCÉ (18/i2). 

là tlëtie fldUante, comme il arrive pour loutes ies dépenses 
éitraoïdiriaires. A ce point dé l'opéràttoa, ou bien on aiira 
Ses tàhds libres sur la réserve de l'amohlâserilènt, et àlori 
on ôiiisolidera à l'aide de ramorlissëhient.i'eiiipniDt à faire 
ei) dette Oottante ; ou bien la réserve de l'amortissement ne 
aéra pas sufHsante pour acquitter là totalité dé U dépense: et 
alors oa aura besoin, si la dette (tottantè se trouve trop 
ciiargée, de recourir âuhe oégocialioii dé rentes et l'on 
ïerminera aussi l'opération. 

La question est donc celle-ci: Cfôit-oii pouvoir éfriployer 
la ressource extraordinaire de l'emprunt,' soit eii s'a^i'es- 
èantà l'amortissement, soit en crëaut dès rënteà jwuf l'eié- 
cûilon dès chemins de Ifer? 

Or, il n'y a pas de dépende d'utitft4 jiiibliqoe ^tii Justifié 
plus que lescheininsdereri'ii'ppel ailX fessourceâdiici^dit; 
puis, il s'agit d'une dépense pit>ductivé, et toute dépense 
productive augmentant la i'iclicsse halionàle, porte iivec soi 
pour ainsi dire son recouvrement. Les chemins dé fer cun- 
Iribiierontààugmentér chaque année le pro'duit dé^ impôts, 
et l'on trouvera dans l'impulsion donnée {Jaflès voies db 
communication, à tous les développements de la richesse et 
de la prospérité publique, ijn moyen d'acqiiittër lès tliBrgés 
inènie auxquels ils auront pu donner lieu. 

Une rois prouvé que là dépend des ctlemins âe ter eût 
assez réconde poiir qu'on doive recourir aii'k ressources ex- 
imordiDairoi, il né s'agit plus que de savoir si là France' est 
en mesure d'empi-iinter chaque année une somme qpî, d'a- 
près les calculs du ministre des travaux publics, serait de 
50 millions environ. . ., 

Or, continue, M. bucliâtel, vous avez uiî révériii pùolic 
qui croit continuellement ; la progression 3e' ce revenu de- 
puis dix ans est d'environ Id k 20 mlllioris par an.' D'uii 
autre cOté, votre amortissement est aujoiii-d'hui de 95 mil- 
lions, ce qui serait une somme énorme , ûiie somihé qui 
no pourrait pas âtre maintenue dahs oofl budgets' Si l'ii- 

, . .i.,GtK)i^lc 



SESSION titlSLATITB. '{Chentiai de fer.) 161 

morOffiemeot ne devait pas être em|)l6yé en travaux d'a- 
tilité publique, il serait pàrfaitetnetat disproportionné. Ea 
&ce ds ces deux termes, un revènà puBlic qui augmente dé 
19 ibillions par an, ^t d'un amortissement de ds œiltiohs, 
peat-on hésittsr h TiXri ce que fdnt les antres peuples , 4iti 
D'unt ni une progresùon aussi rapide dans leurs t-évenuï, ni 
une puissance atissi forlb dans teti'r amàrtisseiïietit? 

Il est, dit-dn, de l'inlérét de l'Adininistratioi) des pdnU-et- 
chaussécs de n'exécuter qil'lihe seule ligne , paréb que dé 
relie Taçôh on pourra trâdrer des cofepagtifes -, mats s*il f t 
chance de mettre en opposition les pohls-et-'chàtisBëes et lefi 
compagnies, ce sera plulât avec pludieni^ Vtgnes qù'Aveé 
mie Seule. 

Autre bbjectidh : H Mt de'l'inté^ de^ tlgAei ^lii- tes- 
qaellea des fonds 'aè àmt ç»k demandés , d'^rfi exclues du 
projet, paréequ'elles trotiTbront des coffl[ftgnTe^; maïs lefi 
compagnies voadront-eMfcs se chai^de ceBÎigiies, i leurt 
risques et périls, sans demander l^^àslance de l'État ? 

La commisstort' ayant Ajouté deux ligi^ Hat 'Quatre du 
projet prirailir, Sur les tix, il y en à tïoEs à i)eu-prés qui 
tout kppi-ouvées par ^out lé Ihonde'. Il éiii iést deux qui se 
tallacfiEnt ft là Hgn^ d'Orléans ; enfiii , H 'eh est une «Jui 
commericedù themin de Paris ï 8t>iisbbiir§;, fit sertVtaché i 
une ligne dëjUâiie (db Strasbourg & B&le). 

Quand 'bieri même des ' éVénen^cnts funestes siirVien- 
driléslt; quand irtèmé on dôVrail fe'arfêttîr après l'à'chÇ- 
vemùit dts traVa Jx tidtirlesqiielè des \cia^ stitil 'dehiMidds; 
il n'V'àh^raît \i^às Â'ar^nt Verdu ; oïi tiàfift fAit ikà traVbuî 
profitabres pour le ^SyiÈ. 

Ënré8mnè,keionteininlstrederintSrieiir,t}éftôV^e)'dâris 
te syst^â\é dti gouvernÀiTient eï de la commissiOrt , b'est 
Dienei' à fin dans dit ou douze ans l'exécution du; système 
tout en'tler. Au contraire , adopter un système aAatogue i 
celui que venait soutenir le préopiaant, c'est ^journek* l'exé- 
cution détltiiUYè h une époque lllîmitdé. 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



l(i» HISTOIUK DE li1tA>'C£ (18b2), 

M. Thiers vint plaider la cause de la ligne uoiqaB. — U 
queatiffli de Snaoces ne lui paraissait pas aussi peuimportinle 
que le ministère se rimagioait. 

■ Je regarde, dit l'aocieD miaistre, le question de Qnancei 
eomme Targumeot premier et principal dans U matière qQO 
nous traitons. 

M Je crois et je déclare que les finances de France sont, 
sinon tes plus puissantes ( car, il y a i câtâ les finances an- 
glaises}, maiasont,avecle3 finances anglaises, les plus puis- 
sante^ de l'Europe. Mais, voici ceque j'ajoute: Nos finances 
sont engagées pour plusieurs années, sérieusement et gra- 
vement engagées... ■» 

L'année dernière on s'était trouvé inopinément sous le 
coup d'un découvert considérable, qu'on a appelé * 1 mil- 
liard dépensé par le ministère du 1". mars. » Cette session , 
ajoute M. Thiers, grâce i une année de la réserve de l'uaor- 
Ussement et à des calculs plus exacts, le milliard est des- 
cendu à Soo milfions; comment cela s'eat-il produit? On 
avait entrepris une.masse de travaux civils considérables, et 
les travaux militaires avaient été ajournés; des événements 
graves sont ensuite, survenus, qui ont bit passer aux travaux 
militaires longtemps ajournés. L'accumulation a amené un 
excédent dans trois budgets et la néoessitéd'uneloi extraor- 
dinaire, portée l'année dernière, qui établit nnedépensede 
tnvau^ de tout genre de soo millions. Ainsi, le concours 
simultané des dépenses civiles ^treprises presque toutesi U 
fois et de? travaux miUIaires longtemps diOërés, ont fait 
peser sur les finances une charge évaluée i 800 niiUions- 300 
millions ont été imputés sur la ré.<erve de l'amortissement et 
fiOO millions sur l'emprunt de 450 nûlllonsque le ministre 
des finaiioes a eu charge d'exécater. Ainsi, on a 300 millioU 
auxqueU la reserve de l'amortissement doit Mn Açe , et 
fioo millions auxquels l'emprunt de 450 millions e^ chai^ 
à son tour de faire Tace. 

Combien faut-il d'années pour faire celle liquidation'.- ? Il 



SESSlOft I^ISLATIVE. {Chmitu tU fer.) Iti9 

bat au moins quatre années pour que cette charge de 
8M millions ne soit plus un embarras. Cet enibarras. quel- 
que grave qu'il soit, n'ioterdit pas un effort pour les çha* 
mios de fer, mais un effort très limité. 

Comme il n'est pas possible que le 5 pour O/o tombe au- 
denoug du pair, la réaerrede l'amortissement ne peut guère 
muquer; et quant à l'emprunt, il faudra deux ou trois ans 
tu moins pour réiUaer les 300 millions qu'il s'agit encore 
de se i»Qcarer. 

Viennent des circonstances graves, et l'emprunt sera peut- 
être difficile, ou du moias exécutable è des conditions plut 
Méreuses. 

• Je »pp«e qua etUe lUaation grave, imprime, nut lorprlt en ISIS, 
il Toni rapdraii cdcotc deni année* pour (voir fini celle espère de liquld*- 
Uoiila rtieiTfl d« rtaortisMiuenl voni ipintnuiil loat-i-<iinp,ee Mndt 
110 ■flHoasl iKnmr, car fcn wni» 1 73 mUlloai ea moTH» t6nt 
tSOnillli«(,LMirBnneo«ii)>e«ita,tMi l'IniigiDeqa'UhiidfillK borner 
1 In iiupealn : c'Mt une illuBioB. Assurément ricD n'est plat IMK que da 
napendre des traruix : nuis quand arriTeratl la taspension. Il j inrait pent- 
ttn pour 100 Diltioni de rnTinx ié\i exécutéi i liquider, t tlqnider tm- 
Bétiatement. Des éréoement* grwet itnrTeiiant , Il tkadnlt donc, Inddpejt» 
taneat de ta laq^eittlMi Inn^e, ùntaDtanée dm Iranux; il fandrdt 
trMier 160 mUUont d'uae part, pour suppléer i la rettoDrce de la létem 
de rtSHHlitteBient, et del'inlre, 100 mlllktas peut-tire pour les IriTaiix 
eifcnlés el qu'il hndrail solder*, e'esi-l-dlre que vous anrei lor les bru, 
dCdk en impendant les traTam, une charge de 350 miilioas, et cela forcé* 
Mnt, afiDt de psarririr ins dréneaieiita exlraordinairei qui ■uraiiat dél^ 
■lai II sMpenikM det iranm. 

VolUce qnej'enlendt par CCI moUiFInanas mçafia... * 

Mais, aux yeux de M. Thiers , les charges contractées 
ne sont pas ce qu'il y a de plus grave; ce qu'il r a de 
plut grave, ce sont les charges nouvelles qo'on est sur le 
point d'y ajouter. Les chemins de fer, surtout avec la riva- 
liLé étrangère, sont un intérêt national assez important, 
Assez actuel, pour autoriser un effort, mais cet effort doit 
être limité. 



ÈrtbyGOOgIC 



170 HtSTOIRfi DE ÏTtANCK [16&2}. 

■I Si votis Ihisiez un effort qui enlbrassflt la toUUté (les 
chemins de Ter (]ue rous avez classés, vous seriez d'une im- 
prudence impardonnable-, et ce mûi, ajoute M: Tbiers, 
quelque grave qu'il soit, Je le maintieris contre tout lë 
monde : âe pouvant dépenserqù'UDe8ommdllmitée,ilfaut 
la répartir sagement. 

L'ancien président du consul voulait que l'on créftt une 
gt«nde ligne du nord au midi , qon pût éUàXSr tinâ circula- 
tion riv«le de la circulation étrangère ; cette seUle et grande 
ligne on pourrait l'exécuter en quatVe ou cinq ans, tilorsoa 
pourrait songer à en Taire d'autres. 

a Ce que Je vous dis. Messieurs (nous citons encore)* eat 
si simple, que je ne conçois pas qu'on soit réduit, devant 
une assemblée d'hommes sensés et un ministère composi 
d'hommes capables, à le démontrer. » 

Quant aux autres lignas, il-s'agit, pour M; Tbiers, de 
èavoir %i les raison^ fournies pour ces lignes valent les raisons 
ilonnées pour la ligne du nord au mî3i. La France n'a 
pas de plus grand commerce qi;e, celui qu'elle fait avec la 
Belgique : ii est de 120 millions par au ; on irait r^oindrei 
Lille tous les chemins de fer du nord -, on entrerait en par- 
ticipation dans tout ce que font les étt-angers dans cette partie 
de l'Europe; on s'affecterait une partie des bénéflces; oti 
créerait tout de suite une immense facilité pour le plus im' 
portaDt des agents de l'industriei pour ia houille, qui est 
gênée tantôt par le haut prix des canaux, tantôt par le ctiA- 
mage ; on créerait aussitôt une concurrence anlt éànàhx, soit 
pour vaincre leurs prix élevés , soit pour échapper i fin- 
Ouencé des saisons, boilc l'un des plus '{(rands coillitierces 
àe Priince, est erttrë iii Belgique et Patrti ; lé èëfioùA com- 
mercé ésl celui qui se f'ait entre taris et Lyon; 'o'uiut au 
transit, la partie principale de ce commerce se fait entre 
Lyon et Marseille, pour aller en Suisse. Partant, là Ugne 
proposée satisferait aux plus grands intérêts comineiviaui : 
elle saliaferait i la moitié , au moins» du transit. Mllitaire- 



..C^ 



SESSION LÉGISLATIVE. (C/iemint de fer.) {H 

ment, lecbemiD du nord pourvoirait au maintien de la neur 
tralité de la Belgique. 

Entre Paris et Lyon, l'intérêt de la ligne projct<^ serait 
plus grande encore : joindre Paris et Lyon , c'e^ compléter 
les fortifications de ces deux places, où les populatioiis otit 
été si souvent agitées; de plus, que le chemin s'en aille dil 
Dord au midi , et on pourroira à un troisième intérêt : où 
parenitt i rintorifétilent de retenir en Afriqae la plud active 
partie de l'armée. 

M. Tbiers (ertninatt par une comparaison : « Savez-vous 
qitel effet |nx)duit sur mon esprit i'éparpillemeut de vos 
Boyem? MTez-vouit quand rous'Tonlez éparpiller vos res- 
sources pour lutter contre la concurrence étrangère, sa- 
res-Toas i quoi tous ressemblez? Vous ressemblez à ces 
habitacts d'utie ville comme Paris, par exemple, qui avaient 
ploaifeurs ponts à constraire sur la Seine ; qu'auriez-vous 
dit si 6ËS habitants de Paris, au lieu 4e faire d'abord un 
pml, avaient commencé i faife une arche de tous les 
ponts de li Seinei » 

tt ATt^. — tés dtâctfurfl que nous vtindns d'analyser pré- 
KRfâtetil ia queMlôR soifl etè âiVers aspects; sibieta qu'il est 
pennis dé donnei^ iftlt 'esquisse plus succincte du reste de la 
fréëtlj^iot) ; ttQolQUe d4â ôMteUH dlsUàgliéé descendent eO- 

conimav&me. 

M, Billaut essaya de démontrer que le réseau , tel qu'il 
était préseotéi, n'avait riend'effrayant pour la France, en cas 
de pKîx, «l^'il serait Ëacile de suspendre et de s'arrêter 
ti la guerte fiieosçalt) que dam les deux système» eo pié- 
KDce , on pourrait disposer immédiatement de hO rHiUjotia 
V^ an, sans ibcorivéDientâ, et (îhir en trois ans les 179 lieues 
proposées par la commissiob ; mais, entre les deux systèmes, 
il D'hé^tait pas A choisir lé systèOie des tronçons embiissant 
ttmte la Fnuice ààoi leurs développements, dohriaut ntia- 

, . .i:,Gt)ogle 



172 HISTOIfiK DE FRANCE (1842). 

foclion à toutes leg parties du pays j but que doit toujoursso 
proposer un gouverneineat sage. 

yi. d'Angerille, regardait comme inutile l'exécution nc- 
eéstioe, et partant des allocations succemva. En consé- 
quence, l'orateur, appuyé par MH. de Carné, Fould, La- 
rabitet Carnot, proposait un amendement conQU dans ce 
sens. 

M. de Lamartine, conclut i l'adoption du ràs^aa , et Toici 

par quelle considération. 

£a 1S38, rien, dit-il, n'était compromis', engagé; mais 
depuis, par l'effet des lois de 1838, 39, 40, la France a reculé; 
des lignes irrationnelles ont été votées ; les compagnies se 
sont divisé le sol, se sont partagé le manteau de la France, 
et ce qui était possible, raisonnable en 1838, est malheureo- 
sement devenu difficile, pent-6tre impraticable et dange- 
reux, Ce système d'éparpiHement dont on accuse injuste- 
ment la loi de 184S, est donc antériear i cette loi. En efftt, 
que trouve-t-on en 1842? Rien que des tronçons épars sar 
le sol : un de la Teste à Bordeaux , denx de Tersaillea i 
Paris , un autre de Paris à Rouen , puis de Ntmes k Mont- 
pellier, de Roanne à Andrezieux, deMulbouse à Strasboufg, 
de Lille et de Valenciennes enfin, i un. point ignoré de U 
Atintière... H faut àoac raccorder les systèmes diflloquéft 
Les finances du pays sont puissantes, dmIs engagées, 
dit-on. 

Voici, dit M. de LaiBirtiiic, psnr 1m trob dertdtim irata qnl irtcanot 
de s'écouler, et ensoile pour In bnil >Mt4ei qoe non* vmIobi tajtajtt^ 
notre mmt, roid l'étil ml et Mm tilt4 dei eb(MM,'pfiir it» laaéa Wtt, 
1842,1613: 

1840sedotpiriiiidéadt4e136iiilUi0Bi,u*<iir:4aiRHUiiuiDrle»'^ 
penws ordinaires, 69 tniUlons lar les exlnordinaim. 

1841. DWdl, 235 miltia»; 60 ordiuJrtt, le reste, circonsUDco)- 

1B43. DdDcUpMm, 1% nimoni-, 95 ordtDilra, Je Telle, suite de tSfl. 



hyGoogIc 



SESSION LEGISLATIVE. (Chemàu de fer.) 17S 

El l«al,M31 dtoinbrelS42 dOO.OOO.OOO 

IMi la réKTTH de ramarlisuiiMal SM/WO.OOO 

tabnn iUàL 300,000^ 

nn«««abre1843. 

JjMila- IM dépcMcs estraordiiuirt* «•!<» pMr le* for- 
OtentandelSIl 600,000,000 

btailiconnir 800,000,000 

anlMdt&r«hailni,e001icii«i. 800^,000 

u un. 1,600,000,000 

iVOlR. 

MKm f UBoitUMmait, 1 ptrUi ta 1*' ]UTl«r ISQ, à 

UnintHiipcDdiiilbiiUui H0,000,000 

Dette lIotUBte. 130,000.000 

fiBpnut de 1841 i îMim. 300,000,000 

Eb loot 1,370,000,000 

BcMe 1 IronTcr 330,000,000. 

Ehbieo, neidutde nceUei peidul boll uu. 300,000^ 

DtUe floUiBle tttntei 30,000,000 

Total génénl '. 1,600,00^000 

D empmBt ie fiOO BlUieBi dm duq «u, el TMM 



M dUem impidui 



> J»aaie let Upmi» atnordlDaim filtei pour lei bMaiiH de la Fraiu» 
et prar 1m rnlldeMloiu de P>rU, etje treave do djAdl total de 500 mUlioDi, 
a j «HOpraBint U dépense dei ctaemlns de fer pendant huit anDtes. 

> J'adm^ «oui rargnment de M. Tbien : qne tour pretiiH rai^Dtdam 
le trtsnr on dans l'épargne dei parUcnliers, c'eit toojours i celle pnissaim 
Bnandtredn pa^B q<M*ooi voMadreHCi. Ehltlen! J'a'lmetiqne, pourlee 
ïSlUaaeideAeailudeftrqaeDMaMBimeedditmiiiéilCairr, il 7 ail en 
iMiU.apmnUmlheounlpotti ces bail nuées, noedépeiiMdeBOOiniUioDi. 
■iontei 800 iBlUwDi de déBdl, cela rail t .flOO milliens de défidi ; roilA rntore 
aKfoiilagnTitéaiarMtlédeDOIrcsilaatlan. • 



Hyr^^hyGOOglC 



m ^ÏSTQ^B DB miSCE (i8&2). 

L'orateur jeta ensuite no coup-d'opil sur les recettes ; les 
80 tpillions, moyen terme de l'amortissement (M. Thiera 
disait 95 millions), produiront bien en huit ans 6^0 niîilioQS; 
la dette floltaote représente 330 millioni, et l'empruat Ha- 
mann avaitréalisé 30O millions; il ne r^Uit dppc plus 1 
trouver pour couvrir la totalité de* graiwles dépeo(|e9 ^ 
diemins de fer pour huit ans que 330 miilioos. Or, l'ezcA- 
^ent des recettes devant bien être évalué i 30 millions , au 
moins, la dette Qottante pourrait s'accroître, dans les boit 
ans, de 30 millions; ce qui ferait en tout 1,600 millions. 

C'estàl'espritpublicà prononcer si une nation qui peut eu 
hnitans, indépendamment de l'excédent des recetteSi sturir 
800 millions à ses chemins de ff r, SOO millions à ses grands 
travaux de fnHiQcations, et se retrouver an niveau de ses 
recettes et de ses dlipeqsea, n UW UiOe Dation pput ^Stre ar> 
rétée par les scrupules qu'on opposai^ bj^r au légitime élan 
du pays. L'Angleterre lui ferait honte I Voy^ ce i^'elle 
ose pour des résultats moins importants! 

Mais l'œuvre des chemins de fer vaut - elle bien , 
objectait M. Thiers, l'immense effort qofi l'on d^funde au 
pays? 

M. de Lamartine répond i cette objection et aux raison-, 
nemeula sur lesquels on la fonde, eu expliquait lea vues 
de la commission : elle a voulu des moyens de commu- 
jDicatipQ et <)« Ofrcu|^tipn cqpimercji^ux, ^raf^qijes p^ p- 
dustrieb- 

Un autre orateur (M. d'Angevilie), venait de parler des 
tronçons disséminés sur la surfkce du territoire. Ces tron- 
çons, (lit l'orateur, se réduisent à six : celui d'Orléans i 
Yierzpn, lequel se rejoint à Paris par Orléans; il n'est donc 
iM9 vrai de dire qu'i)ucune compagnie ne p^ut se pf^ep^erii 
celui-là , puisqu'à l'instanl ojAme |joe couipaguiç en peut 
obtenir l'exploitation. Vient celui de Pariaà Amiens: celui- 
là commence son rayonnemebt an centre du pkys et se 



ertbyGOO^IC 



SESSIOIf (^GISUTIVE. {Chemms de fer.) \1S 

ralUcbe aax deux troncopsde Belgique et du Pas^e-Calais \ 
il e$( dès-lors complètement justifié et de l'exploitation ^ 
pitis iffloiédiate. EnBn celui de Strasbourg, le pjus critiqué 
et le plus indispeusablè dans la pensée de la majorité de la 
commission doit pourvoir à la défense du territoire, rap- 
procher le çceur du pays de son point le plu3 vulnérable. 
Mais, dit-on, il n'a pas un parcours assez long entre Stras- 
bourg et Nancy? Avant deux ou trois ans, le tracé en ppurra 
hre complété. 

La loi de 1842 est essentiellement différente de celle de 
1838. Le système que consacre la première est un système 
concessionnaire, mixte, meltant en rapport le gouyern^ 
ment, 1k départements, les communes et les compagnies. 
i£it 1838, TOUS n'aviez à consulter que vous-m^mç, ajoute 
Toraleur, en s'adressanl à ses collègues; vous avez aujour- 
d'hui à mettre en balance d'autres volontés, d'autres inté- 
rêts : car enfin vous demandez aux départepients et aux 
communes de concoqrir aux deux tiers de votre dépense 
totale, et c'est là ce qui dégrève votre loi ; il faut bien que 
pes départements pt ces communes se jugent' intéressés et 
favorisés. ' 

» Comment justifier ce concours, « vous ne les traversez 
pas, n vous n'empruntez pas leur territoire, leurs villes; si 
TDDs oe les servez en rien ; si, en un mot, vous pe faites 
qu'une seule ligne ? 71'en est-il pas de même de vo? compa- 
gnies, auxquelles vous tenez tant, de vos compagnies exécu- 
tantes et exploitantes? Compnent se présenteront-elles pour 
prendre vos œuvres à finir, si vous n'avez qii'une ligne à 
leur présenter I Votre loi combinée devient illusoire. Si vous 
ne voulez qu'une ligne , je le veux bien ; mais alors , que 
l'Etat fasse seul, que l'État possède seul ! A ce prix, oh! j'y 
consens ! cela est bien plus vrai, bien plus grand, bien plus 
national, et surtout bien plus populaire ; carunjotir, au 
moins, vous pourrez donner vos ligues au peuple, pour qui 
tout doit être fait. 



ertbyGOOgIC 



176 HISTOIRE DE FRANCE (i8&2]. 

» Dans cette dangereuse instabilité des hommes rt de 
la Chambre, de nos constitutions et de nos lois, j'aime 
mieux, dit l'orateur en terminant, j'aime mieux voter un 
système que voler une ligne ; car un système tous lie, et 
une ligne ne tous lie point. > 

Un discours du duc de Dalmalie précéda la clôture de h 
discussion. Au point de vue des intérêts militaires, leminis- 
tre de la guerre attachait la plus haute importance i la ligne 
de Paris à Strasbourg, pourvu qu'elle se rapprochât le plus 
possible de Metz. Sous le rapport de la défense, la ligne de 
Paris à la (ï-ontièredes Alpes par D|]on, n'était pas moins 
importante ; car si l'on était mmacé du cale de U Basse- 
Alsace ; si une armée cherchait par là i pénétrer dans l'inté- 
rieur de la France, nul doute que d'autres ennemis ne fus- 
sent dirigés snr les frontières des Alpes, ainsi que cela s'était 
déjà TU. 

La clôture ayant été prononcée après ce discours, et M. 
Carnot ayant renoncé i développer l'ameiidement collectif 
dont, avec MM. Chasseloup -Laubat et d'autres, il était un des 
auteurs, on procéda au scrutin secret sur cet amendement 
qui tendait à remplacer comme il suit , le titre 1 1 tout ^- 
tier. 

tt Une somme de est affectée h l'établissement d'un 

chemin de Paris i la n-ontière de Belgique et de Paris à 1> 
Méditerranée. » 

Le nombre des votants était de374-, Ifia voix se pronon- 
cèrent pour la proposition ; 22t voil se déclarèrent contre. 
En conséquence , la cause du gouvernement et de la com- 
mission l'emporta. 

12 J>f(n. — Cette séance vit se terminer cette longue et 
importante discussion. 

M. Berryer avait eu d'abord l'intention de présenter i)D 
amendement qui aurait eu cet objet : 

1* De concentrer sur quelques lignes les allocations de 
crédit; 



ertbyGOOgIC 



SESSION faËClSUTIVE. {Omm»» de ftr.) 177 

3* JDo tftire particâ^r fiuu de ^us lirgea proportiOQS ris- 
dusUw privée à i'exécottoa des cbemioi de fer. Or, n dnv 
lier olijet te trotivût rempli par l'adoption de- l'uUde 
additUDDel propoeà per H. Duver^r de Haumuie (voyez 
ci-de3sas). Le vote de I« précédeate séance laissait peu d'e*- 
poir de «uocés lapresaier article de i'aroeodemsnC : en 
eowéqaeaee M. BerFrer peoaa devoir le retiivr. 

Cepandnt daa intérêtSt peut-âtre axclusib , repimnot 
dans tm aaModenest préaeaté par AUf. Corne et Cbiis* 
d'Ett-Ange , coniisbat à retrancher Douai de» terme» dtt 
projet, par cette raiaoa qae la véritable ligoe était de Pari» 
à Cr«l, Douai n'ea étant que le proloogemeat. 

L'amendement s'appayait sar cette considération, qu'au- 
deUf la ligne n'était pas sufOsamment étudiée. Lorsque le 
gocveraeoMnt cooaattrait la direction précise du cbemin 
vers l'Angleterre, ilor» seulement on pourrait déterminer 
le tracé principal. 

Cet amendemeat Ait repoussé parle sous-secrétaire-d'état 
des travaux public», qui résuma dans les cooclusisD» soi- 
nntes les rsisoas qui devaient faire préférer le traeé pv 
Amiens. Et d'abord, quant à la question d'exécution mati- 
lieUe, quoique moins importante dans req)àce, quoiqu'il 
ru ticUe de faire un bon tracé sur lea deusL lignes, cepea* 
dintdu câté d'Amiens techemin serait phisfiscilef les pentes 
plus douce»; point de souterrains k ouvrir. De Paris k Lille 
Ulutgueur serait moindre par Amiens qae par St. -Quentin : 
une différence de 17 Icilom^res devait être prise en cen* 
ûdéntion. Le tracé par SL -Quentin marehe parallèlement 
k me voie navigaUe. « Sans doute, ajoutait k ce sujet la 
KUMecrétaire-d'état, saus doute, nous établirons plus d'niw 
fois des tracés de chemins de fer dans les vallées où il existe 
déji des voies navigables : cependant lorsque les voies sont 
déjà établies , lorsqu'il est possible, i des conditions égales 
ti même meilleures, de porter la direetton d'un cbemittde 
fer sur des territoires qui ne jouissent encore que de» 
im Mtl. powisn. 12 ' 



I7S MlSIiOflUI 08 ni&Wa (1843}. 

«utod» taere, loraitie sottoat lostranox ^texéoateat aux 
ftMs du. trésor, il eit de ta jdstiM do gouvenwfflMtt <ta di^ 
tribMil égilemeqt kccoaunottictlioUflnUMrréeedu floi, 
Bt de nti pH porter les Uanhiti sar dM pmnia <lâj* aalBM»- 
Mcni ftTorùék 

■ M^uiMalnire, ledumiadefer, loia 4b Mn eaMvr* 
rence à une voie BtrigaUes mat m Uer à AmieM ta orihal 
de ■■ Somoie, qn iboulX k li mer, et i l^ide ds n ouul 
fit du chcmia de fer ^ Varia i Amiens, laneroe se trOB- 
vara |iUu qu'A S4S kitodiAlraa de la iwpttale. Cm fccHités 
nouvelles de oeaamuBMalioH readroBlinpoariblelaconear* 
rence des ports belges. • 

Oqitklecte les éubliaiements indolliMs de tavanéfrde 
IHNaaet de l'iBseant? mais i Amiem, près d'Amiees, d y s 
dSB étabUsseiDenta industriels très importants ; et qeast A la 
populatiM)5ur)ali^edeSt.-QueQtin,OBliouTe4ySllftmes; 
74,838 sur la ligne d'Amiens. D'autre part le tracé d'Amiens 
adie les ^soes tories d'Amiens, d'Aires «l de Douai- En- 
io, par Amiens ea a on tronc eonsiua, qui est plos long 
Vie |Mr le traeé de Sûat-Queotin par la ligne de Btdgiqae 
ei d'AneWHarrs. 

V.04ilaB-ttnofceAtvMtaiqa*OBlaMMdaMrhMerHtade 
leiraoé pas AnûsoS^ puiiçae- la Cbambn avait IwssA iaocr- 
MÉt te poiot d'arrv^éo sur le Uttoral de la Manche. 

«Jtaais, dit-il «TflD quelque amerlame en terminant. Je 
sais le ptHsaiiea des partis pris : Je sais que le traoét d'Aniens 
eoteagagé dans une vaste atsoeiatioà mutuelle qoi lui ap-: 
portasa Utotce saa ftosces ; je saia qu» le treed de St-Quen- 
tib est ai^urd'hat , et d'avance^ en qoelqae sorte sacmfié; 
et ea vérité je «mu dois mteie dea remerdmeals pow les 
quelques paroles que vous m'avez pennls de porter h cette 



rtnvauxjftublics sentit la gravité dee^le 
i,quiaflctt*ait leministère^evouloirftiireeipier 
itoiie ou tette:perlioii du territoire le i^^Xqu'^e «nitfiiH 

. ...,Coo;ilc 



SESSION liOISUTIVE. (Chemim dt fer.) 179 

pwrb représeMition nationale. < }e n'ai pas besoin, dit 
M. ttàt*, detféssvoaer un pareil motif, ni d'en fhire com- ' 
prendra toute rÉtnurditA ; je crois tjti'on peut mepiiSser t'ex* 
praêon cette fola. » Le tracé par Amiens a été maintena 
daoa tons M tenpB, sous tous les nîtilstéres ; mais Oit arga- 
mente de nneerfltade du point d'arrivée sur le littoral de 
la Mandie? Ce qnl n'est pas Incertain do fnoiàs, c'est 
ifne le diemlo, dans tous les cas, aboutira à un point quel- 
conque du littorsl de ts Manette ; que ta ligne ne sera pas 
aenlemeot U ligne belge, mais 1b ligne anglo-belge. Qr, 
SDtre les deux dtreetioBS, celle qui se prèle le mieux 
icettedouble destination, d'aboutir i la ligne belge et & tin 
poiit du littoral, éridemnient, c'est la ligne par Amiens. 

La Ckambrejugea de mfime, sans doute, puisque l'amen- 
dement fut rejeté. 

D'autre part, M. Berryer, qui avait retiré son amende-' . 
ment, en tant quH eût changé le STsIème général du titre 
11, s'était réservé de présenter le suivant, empreint d'un 
caractère plus spécial : 

• tJn0 aomnie de 30 millions est affectée i l'élabllssemenl 
ite 11 jWrtie commune aux chemins de for sur l'Angleterre 
et sur la fronUère de Belgique , coidprise enfre Pai-is et 
AnieDS. » ' 

Gffb'éCaK pM un changement de tracé : l'anteur de t'a- 
■tendement iMttit seulement au maintien de régalité entre 
ks deul routes, celle du littoral (pour laquelle il avait tant 
i» f<às réclamé la préférence), et celle de la fï'ontiâre. 

MotllesoQs-secrétaire-d'ÉtatdestraTaux publics, la pro- 
tMrition de M. Berryer allait directement contre le but 
<|u'eHè devait atteindre- Pour laisser la question égale, dit 
H. legrand : il faudrait aller jusqu'à Arras ; or, M. Berryer, 
propose de s'arrêter i Amiens ! Arrivé même à Arras, n'est- 
Upas convenable d'aller joindre Lille? Et peut-oa laisser 
Aniteuw une question si souvent résolue ? que si l'on veut 
Wnoéder la partie comprise entre Amiens et Lille , l'ampn- 



ISO BISTOntE DE rft&NGB (ISU). 

deoieot de M- Ditrtfgîer de Haoraone est là ^ que lî Wf con- 
trure.oo reutaciDder la ligne de Belgique, lameUradshrii 
i AiDtena entre lei matiu de YÈtMty et d'Amieu i Lille dtu 
celle d'uoecaaipagiHa, ne vaut-il pas mieux que la ligoede 
Paris i LiUe reste tout eoti^ uoe ligne goarernBilieaUle? 

D'ailleurs, n'est-il pas démontré que la distanee de la but 
 Paris, par le ciieiniB de Paris à Amiens, etpar lecaaalde 
la Somme , n'est que de 340 kikunètres , . tandis q|ie des 
ports d'Ostende ou d'Anvers elle est au moins da 380 bio- 
mètres. 

L'amendement de U. Berryer ayant étérqponts^, on dé- 
libéra sur l'art. 10 porUnt allocation de 1 1,500,000 ft, i U 
partie du chemin de Paria à la frottUère d'AUemagpe, ooid> 
prise entre HommarUng et Strasboui^, Cet article m ren- 
contra qu'un seul contradicteur, le général. PaixbaBs, qui 
voulait une ligne de l'est tracée dans le double intérêt de 
ta SaOae et du Rbin ; une ligne qui partit de Paris pour 
aboutir k l'une des villes de Oiampagae. 

L'article U allouait une somme de If millions A l'établis- 
sement de la partie cosamune aux chemins de fer de Paris 
A la Méditerranée et de la Uéditerranée an Abin, coiri(»n>0 
entre Dijon et ChAlons. 

M. Denis (du Tar) proposa ; « la psKte du chemin de fer 
de Paris A la Méditerranée, comprise entre Gortwil et Sens. « 
C'était le tracé direct, lequel d'après les calenls de M. Dciû, 
présentait en moins, une différence de 88 kilomètres. 

La commissioa, par l'organe de M. Dufavre, combattit 
l'amendement, psr la raison qu'il décidait dés A préseiU taie 
question que la commission enlendiit ne pas pr^ger i celle 
de savoir si le chemin de Lyon aurait ou non une entrée 
particulière dans Paris , se souderait ou non au chemin de 
la compagnie d'Orléans. 

L'amendement Tut rejeté psr la Chambre. 

Unitjoumement, proposéparM. RogerduLolrrt,fut^ 
lement repoussé, sur les observations de M- Teste, qui dé- 



fflSSION LÉGISLATIVE. {Oimins de fer.) ISl 

cUra que les études étaient assez complètes pour qu'il n'y 
eût pas besoia d'ajouraernent L'article FuLadopté. 

Art 13, devenu art 13. — AlIocaUon de 30 millions k U 
partie da ehemio de Paris A la MéditerraDée, comprise entre 
ÂTignoD et Harwille par Tarascoa et Arles. 

Beaucaire est-il compris dans l'article ? demanda M. Ten- 
Ion. On ne rencontre sur ce tracé, répondit lo ministre des 
travaux, qae Tarascon et Arles ; on ne peut donc parler que 
de ces deux points là. Il est évident que cette ligne, devant 
être la ligne de Celte , arrirée à Tarascon par un pont jeté 
Eurle Rh6ne, donnera la main au pont du Gard. 

L'adopb'on de l'article fit ensuite passer à l'article îi. Une 
somme de 17 millions y est affectée A l'établissement de 
Il partie commune aux chemins de fer de Paris i la rron- 
tière d'Espagne et de Parîsà l'Océan, comprise entre Orléans 
et Tours. 

La discussion de l'article fut interrompue par des obser- 
vations înddeotes hites par M. Chasies sur des sujets divers 
et eo particulier sur lei titea âei Ugnei goupernementaht dont 
on M s'était pas, disait-il, assez préoccupé, et sur les condi- 
lioiis faites i la compagnie d'Orléaas.'i partir de la loi ac- 
laelle. L'artide f^t voté. 

L'art, suivant portait allocation de 12 millions pour l'éta- ' 
blBSBOMDt de la partie du chemia de Paris au cea^ de la 
Ttaace, comprise entre Orléans et Viereon. 

* Vierzon et Bourgs ■» s'écrièrent plusieurs voix. 

11 ya Bourges pour le classement, dit M. le président; 
nais poor TaRectaliou des fcmds, il n'y aque Vierzon. 

Article 15. — AfTeclalioa de 1,500.000 fr. à la conlinua- 
tion et k l'aclièrement des études des grandes lignes de 
chemins de fer, définies par l'art. 1" de In présente loi. 
H. Bessauret proposa d'ajouter qiio celle suDme serait 

au»i ap|diquée au proloi^nient de la ligne entière dans la 

double direction de Limoges et de Clprmont. 

:,. rihyGOOglC 



192 HISTOIRE DE F^&MCB (ISU). 

f^i commissipa déqiontra rioutilité ds cet amendemeot. 

Un autre, {troposé par M- G)ai9-Bizolh,aQ'octait ipo,000 fr. 
jiux études de cbemios de Paris sur Brest, parfienneQ} do 
Paris sur Toulon et la froaUère d'Italie. ■ 

La commission adoptait cette BMdîGcation, tout çp trou' 
vaat la rédaclioa trop exclusive, quand M. Teste affirma 
que le dessein de l'ad^iinistration était précisément de faire 
porter des études sérieuses sur celles des lignes qui, o*ayant 
pas obtenu, soit une place dans le classement, soit une allo- 
.caLjon actuelle, avaient le plus h attendre de l'avenir. 

Sur cette assurance, l'amendement fut retiré par son au- 
teur qui, d'ailleurs, vit rédiger l'article, sinon dans ses pro- 
pres termes, au oiojns dans l'esprit de ses obserrationS' 

Article 16. — Il y est dit que sur les allocations meotioa- 
nées aux articles précédents et s'élevant ensemble k la 
somme de cent vingt-six millions, il sera ouvert au ministère 
des travaux publics, sur l'exercice 1842, un crédit de, savoir : 

■. r Pour le cbqniq dcPvUilatroBWndf la Balgiçtt, dui ta (wrtte 
.coDUirisc entre Puis et Amieni. 4,000,000 fr. 

• 'Pour la partie du dieinin de Parii A la rroDilère d'Alle- 
nagae.entTe'-SIraïbonreetnonnnarHfiff. .' ifiWJBOO 

• PebrtaparUBtMMDBivMKcbeiiiiBi dflPiHi Abtll^ 
diicrrauée, e( de 1> HMilerrenée lu Rbin, «Ira WliM «t 
CltâloDï 1,000,000 

• Pour la parile dn clmniu de Paris i la Médllemtiée, 
<«0lDpi1séedlreA«i8««n«l MirMUe ifitOfiOU 

«PogrlaparUecoaanweaUXchevIaidtPtritiUfntt' . - 
li«red'Ë»p«K9eet.^r>^il'Oc£ui,eatreQrléa^elToorg^ 2,000/100 

• Pour la parllc du dicmio de Pirii au ceulre de la 

France, comprise enlre Orléans et Vierzon l.Soâ.Olto 

• Pour II Mnlianallon des éladet 1,000,000' 

i>>iii ^t; ...... is,im,on 

• El sur feien-lee 1813, on crédit de ' ' 

1 Saïolt : 
'' PwirtofÉaaiideParUlurronllère de-firtst^nei . . . SifOOJDDO 
.. Pwr k pirlie du ctienin de Pari* i la ^tUre d'Air . -, . . 
lemapie, entre SlrasboiiismHonimnrlùfg., ,.....,.., ^,500,000 

• Pwr la partie commune tDX cfaemlni de Pari* t la Hédi- 

: . ih,Googlc 



SBSSieN iË<llSI.4TI*B. (C/tmiia 4w fer. ) IM 

\anatf, a de ]« Ué^lloniië* \m ma, calr^DiJoD «l 

Chiloos. . . . . , 2,000,000 

■ Pctar !■ partie du etemin de t>ariG I U ^éditernnét, 
(DlreATlgDOD ei MiTsellle R,eeO,OW 

Pon-la pvtta cannnMun dnriiif Ae Pitkl l'Oete, 
•Kre (totéUH et Tonn. . «,000^ 

• Pour la partie du chtnio de Paris «a ccnlre de la Fraoce, 

aire Orléan» et Vierïon 3,500,000 

• Pour l> cwllnalion An éludes 500,000 

• Totsl^l 30,500^ > 

L'article fut Adopté après quelques paroles de M. de Papale 
Cet honorable membre voulait substituer l'excculion suc-r 
cessive à rexécutioQ simiritanée; mais la «lueslion o'cUit 
plus entière, quoique résolue implicitemeDl. mats prénvlu- 
rémeat, selon AI. df) Paoat. — Aussi bien. reiipnQBil-il k 
ilé?elopper sou ameodemeat. 

n s'agit dans le titre m des vai^t et mvjrntf. L'article 
unique qui y pourvoit ne fut poiul débattu- Ëofin le titre iv 
n'a qu'une disposition finale, portant (art. 18}, que chaque 
année il sera rendu aux Chambies, par le ministre des Irar 
vaux publics» un compte spécial des travaux exécutés en 
tertu de la présente ioi. 

Cette disposition, qui est en quelque sorte la sanction du 
projet, devait être acceptée sans discussion. 

Au scrutin, 83 voix se déclarèrent contre Tadoplion dé 
la loi^ 255 voix lui furent faYOrablp«. Les volants étaient aii 
nombre de 338. 

Telle fut L'issue de ce grand débat. 

La loi fut votée k la Chambre dot pairs le 4 iuin, après des 
débats qui reproduisirent les mêmes otyections, tes mêmes 
apologies. Au scrutin, une faible minorité do 6 voix si; pro- 
DDDQA seule contre l'adoplion. qui fut crriporlée par r22 voix 
sur 128. 

Chambre def Dèputçe. — Séance dv i Jui». — Celleséance 
fi^ consacrée à un projet qui ne touchait qu'indirecteinent 
aox Iqis de Qnànces : il s'agissait de U réim^reasion des œu- 



i.GtH)^lc 



ith HtSTOIRB t>E ntANÇB [^&2). 

Yre8 scientiOques de taplace- C'était li nn objet d'utilité 
nationale : disons que la Chambre se montra ea cette occa- 
siOD, aoimée du meilleur esprit. Elle adopia iaos letHacutraf 
l'article 1", qui décidait qu'il sertit ouvert au ministàre de 
riDStruclloT) publique sur l'exercice 1B42, un crédit de 40,000 
fr., pour étro appliqué à I'ob]et indiqué par le projet. 

Seulement la Chambra écarta la proposition faite psr la 
commission, de donner aux 7 volumes le titre de eolketion 
mathêmati^ «alûmah, et, contrairement encore au projet 
de la commission, voulut que les volumes pussent être ven* 
dus séparément. 

S37 Voix contre 16 sdt^tèrent l'ensemble de ta loi. 

Le projet fut encore accueilli plus favorablement à la 
ChMnbra de» paire (séance du 7 juin)-, S voix seulement sur 
108 se prononcèrent contre la loi. 

LaChambre des députés vota le 16 mai (320 voix contre 
&), le projet dé loi ayant pdur objet de proroger te délai 
fixé par la loi du S5 juin l84i, pour la présentation aux 
Chambres des règlements d'administration publique rendus 
A t'eflet d'assurer la perception de l'impât sur le êuen %ndi~ 
^ètu (art. 1"). 

La conséquence de ce point capital était (art. S}, que la 
gouvernement continuerait à pourvoir dans la même forme, 
à toutes les mesures qui seraient nécessaires pour assurer 
le recouvrement dudit impôt sous les pénalités prononcées 
par l'art. IS de la toi du 10 août 1839. 

L'art. SpourvoitàTaveuir, parunediaposition portant que 
lesdits règlements seront présentés aux Chambres dans leur 
proctiaine session, pour être convertis en loi. 

Le premier orateur entendu dans la discussion générale, 
M. Mermilliod, demanda qu'on ne s'engageât pas sur le fond 
de la question. 

M. de Beaumont s'attacha à une question particulière : il 
voulait des moyens plus sûrs, plus efficaces pour réprimer 
la fraude : il conseillait^ par exemple, pour atteiadre ensuite 



SBSSIfflï LËGI»^-nVB. ISmn vuHfène.) les 

plossd retnent le but, nae enquête parlementaire , et h dé- 
tînt , renroi mr les lieux , d'une commission nommée par 
le gonvemenwnt. ' 

Ce fait de l'exisleiice de Ii fraada ne tat pas révoqué en 
doule par le ministre des finances, qui déclara que le gou- 
rernement prendrait pour la combattre tous les moyeni 
utiles , s'il en était indiqué. Qumt au fond àa la question, 
te ministre se eonlenla de réclamer pour le gourernement 
U liberté d'action- 

La commission n'arait pas dissimulé sa répugnance pour 
le système de l'interdiction avec indemnité, tout en se tenant, 
ainsi que le dit le rapporteur (M. Dumon), dans les limites 
de la loi de 1840. 

Les débats portèrent d'abord sur cette expression de Tartf- 
de 3 : « cooUnaera i pourvoir par de lemblabka riglementi. m 
Lacommissî<m obtintcettesubstitutlon : danâ la même forme. 

M. Chégaray eût voulu, dës-à-présent, une détermination 
plus précise des mesures destinées à réprimer la Traude , 
telles que la fixation d'un minimum de fabrication, et la pré- 
sence continue des préposés de la régie , pour constater 
Vabsenee aussi bien que l'existence de la fabricaGon. 

Art. 3. — Ici encore legoT'veroement se séparait de la com- 
mission sur le délai dans lequel, après l'ouverture de la 
session, les règlements seraient convertis en loi- Il le fixait & 
3 mois, tandis que la commissîoa voulait l'expérience d'une 
campagne tout entière^ Cette expérience plus complète de 
vant favoriser la liberté d'action du gouvernement, le ml- 
Distre da commerce y adhéra. 

La Chambre des pairs ne discuta mSme pas ce projet 
provisoire, qui fut adopté le 3 Juio par ISï voix contre 6. 

Les crédits supplémentaires et le budget forment par Iftur 
nature un tout connexe , les uns précédant ou complétant 
l'autre. Gomme le budget, les crédits ont presqne toujours 
le privilège de réveiller les passions politiques. Il s^gissait 
pour cette année de la loi relative aux crédUt evpplémm- 



tamt et t^teûtréauùn* («laraiau 1841 et 1648 et exercices 
oIm). Le débat «vait été ouvert à ia Chen^n 4" ^fl» 
dès le 4 avril. Ce jour l la discussion gén^Ie ffil reeaplie 
ptruDBeul membre, M. Etienne^ wsobservatioBf tendirent 
A démontrer que l'adminiittration de l'Eut était trop dispen- 
dieuse, qu'unmoyendedimiauerlea dépenses, c'était, pour 
l'autorité, de ne pasctiercber uDiquement sa force dans le 
Qombrede ses ^gentstdmwlamaltiplicitédesee ressorts, dans 
la distribution d'emplois à des hommes incapables. L'hono* 
cable orateur eûtvoulu que l'autorité s'entourât de ces pres- 
tiges d'bonneur , de probité et de lutpièresque^ selon lui, 
elle a souvent perdus par sa faute. Après ces considérations 
sages, sans doute, mais peut-être un peu vagues, on passa à 
Is discussion des articles. 

L'article 1" alloue sur l'exercice 18^1, au-delà des crédits 
accordés par la loi de Qoances et par diverses lois spéciales, 
des crédits supplémentaires montant à 26^1&,263 fr. 

S 3. Ces crédits supplémeotaîrea demeurejit répartis entre 
les difTérents départements ministéricds, conformément aux 
états annexés/ 

MiniatiT* de la justice et det euUei. — Dépenses de la 
justice. 

Cbap. ;ui. Frajs de justice criminelle 600,000 fr. 

L'alloeaboQ ne paraissaitpoint justifiée à M. Portails. Le 
rapport de la commission parle, il est vrai, dit l'orateur, de 
1.00,000 Cr. qui peuvent être attribués adx dépenses extraor- 
diflaires faites devant la Cour despairs, mais dussent-ils être 
accordés, il resterait à justiûer 1^ surplus. Quant aux 
100,000, (t-. réclamés, par la Cour des pairs, ils ce doivent 
pas être «Uouës, puisqu'il y a déjà 16,000 fr- de portés pour 
settç application au cbapitpe des Goances. Pourquoi en elfet 
ne pas. réduire- dès-lfdï la dépense portée au ministère de 
laiostipe? 

Le rafporte^r, M. Dapratt répondit que cesdeux.dé- 
peasea,fivateBtdes«pplicatioasdif[éreBtei. AJoni, répliqua 



SESSION LiGISLATIVË. (Crédits mfpiàn.) 187 

rontaarj H l« (hlliit nlMX eXfAiiiMr. M^ PortiUt «jou- 
titt ItB pirolaB saluantes, qoi Mulavèrent de tîvw réolaBi»* 
tions: 

« 81 la Chambn des pain dchappe à tout csaMIe, la coar 
des paJri est soas notre «imillhliM i je le dis, «t ptriDTHM 
dms cette enceinte ne voudra eertaioemantmeoMitredire) 
mats Je d<Mi en mâme temps que ^ les (Vais sont r nagé* 
rës, que slls s'élèvent tou» tM jMn dafBDt^e, s'est qo'il 
en est ainsi de toute juridtctioii qui n'ait pas détemmént 
qoi n'est pM Mmltée; o'ett sur oala ' que J'appblle l'attcn- 
tien dH goutcAfleaimt, ds ta Chioibra et du pays; il flut 
sortirile «e provistrtref tl hot que le goavemement, qrn I4 
Chambre, aient le courage de présenter un projet de loi sur 
la eompéMioe de la «ourdeapain; i) aHitquenomaaDiUons 
ce que c'est que cette première 'cour souveraine de Vranee, 
parce que sans cela, daas r«fflb[guilé, dana i'é^ivoque de 
sa position, la couc ém pairs m mérita pwt4dtite p^&Aaut la 
TfispeM dont elle eH dfgne. • ■ ■ ) ^ 

« cellr n'est pm tolédable, s'4orta'Ie bribMtra des air 
faires étrauffèrea 1 la 'jutittiathni de I» flbnibn rit» gwn 
n'estpa»équ1voqfieïei(e juge eir vMIodetaCbRrtectdai ' 
Ma. ■ ' 

* Je rappelle à t*oratear,- dit aloril Is iirMdeAt dé la 
Chambre, que tout pouvoir éUbU par Ib Charte deilMrcrefe- 
)>eclécoiTM)e4a(Mrt»'4t»-inltne. » 

H. Portails répondit par une distlnetienentre ta paiiis, 
en tant que pouvoir parlementaire, et U. pairie considérée 
oonJihe'«Hirfle)airtflie. Blioslt«demiârei|MUCIt,diihil-il, 
u }uridicti(Hi peut être discutée, «n tp^rlieht aV'gou- 
vemetnfeffi conStHuffMne), de déterminer d'Une «aoière 
deSinttivé ({belle dtrit Stre cette Juridiction. ntMcmjttti- 
DMion éM ((JtilvoqQe^, nofns ^le a de liantHi « 

* Céiit'ëtldent, dtt M. edileb-ftimt; ■• 

t( Vtfr ti pis 4-«|t»tvM((Mi daM totte jdrtdÉttiem r«M à 
»kH«*ir!ll;6«iit)fcif ^' 

naN.-r^hyG00glc 



188 HISIOIRE D£ FaiNCE (ISA^. 

L'autorité du présidant dut de nooraia intemiiir ; il ^ 
gu que l'oratear était dans aoD droit, lonqa'il dsmindiit 
une loi sur la compétence ; lorsqu'il présentait des obwrrt» 
lions relativM à l'ulilité d'un ré^aoïnt pour ka frais de 
juBtioD) miiB non plus en prétendant que la CtiamtKV dca 
pain, exerçant, en rertu de la Cbirte, les fonctionB Judi- 
ciaires qui formeot une pOTtioa intégrante de son autwité 
oODSlitutiomiellBi n'est pas dans m cas, comow dans tout 
tatre, i l'abri de tout coatrJMc. 

L'incident terminé, le crédit fut mis aux voix et adopté. 

On faautamiMiiléreie»affitireiétrtmgire$.LeilOOflOOtr. 
ponéfl (cbap. v.) pour frais d'établisseiDeat, furast adoptéi 



Chapitre vi. — UisaicHis extratmlioaires et imprévues, 
260,000 fr. 

M. Glais-Bizata signala l'araa oooteno au rapport qu'il 
n'avait pas tppjours été possible d'établir l'utilité» la certi- 
tude de ces dépenses; il en prit texte pour dire) qu'il était 
de la dignité de la Gbas^bre d'exiger les explications que le 
TBpportdiakit avoir été donoées pu- te piiaistra des aSaires 
éttengérm.' Lé rapport- aTouait de plu», setoo l'oratMir, 
qu'une des principales causes de notre infériorité en matière 
A|doniatique, T^eot de oe que ikws sommes mal ioTtriDés 
decequfsepuseArestériOUf- . 

a Insuffisance, dit alors la ranioftew CM* I^Mpnt)» ne 
Tcut pas dire înférifMrité.* ' - ' . ' 

« Intériorité est dans le (anwrt, » reprit M, 91ai»JBtxoia- 

« Ladiflérenee n'est pasgrao^Vi vous pourez l'accoter, « 
répondit M. OditoBBarrot. 

Le ainiatm de* affaires étrangèna prit alon ^ parole. 11 
oOtait^dODneràdWqQeAions préeim,*pèewhti,iif» ré- 
ponses analogasat « J'ai peûe à croire, dit-il emsv^ pour 
répondre sur le eecandpDiart^i'ai tPi(n,àcroii«qi)fi^-l'}^pDO' 
raUo préopittnt luMBtaw pMPBa /térifWanBp^ IPffPOser 
que j'aie sTonérinfériraité on l'insufBiiHijBedeaotf^politi- 



SESSItm 1ËGIH.&TITB. {Crédài tuppUm.) «M 

qoeice qacfaiditi Ueomitfis8ion,ce(|i)e }'«v«ffl d£ji dit 
la Chambre l'année dernière, ce que Je râpète aujourd'hui, 
c'est l'iosolBsaDce de dos moyens dlaformalion. 

■ Tanldt les IrailemeotssootiosufflsaiilSitaBtM tes agents 
mioqueBt, ajoute M. Guizot : il faut donc sappléer, tantôt 
par lea agenta oESciela, UntAt par des mtaaions extraordi- 
■airec, et- il faut qa'ellea soient nombrauies.» 

M. Glm-Bizàio vint alors avec des détails sur ks miistoiis 
i BueDOB-Ayrea et en Grèce. 

« En ce qui touche Buenos-Ayres, répondit M. Gutzot, 
la qoMliOD a Mé i^aolae auaai bisn qu'elle le ponvait être. 
Et quant i la seconde mission, il fallait, lorsque la IraoqoU- 
iité intérieure d« la Grèce causait des liupiiétudet, y.ffliToyer 
an homme qvi, syaot rendu des serrioes i ce pays, fût en 
état d'y représenter la bienveillancâ active de la France. 
C'est ce qui arait déterminé la mission et le choix de l'eo- 
TOyé cbargé de la remplir. » 

£lle avait réussi selon le ministre : 

• Aa moBHBt mhu où Uliitlli«dBH.PiicitoiTi'aCM«pUiuU, le CiU- 
■d gnc a éU daugé : nn iriBblèra wwtuu ■ M tormi ; il n'ippirbiult 
pAI, par MB Acr du noiniià taqn'onappdla le parU fr»t>U:':il MiAMt. 
■n p« imvoté. à Dieu ne pliiie qoe Je ne «rre A-wi Iri iiwl ! saW porU 
cfl Grice per nne [nflHeiKe diffîrenle de !■ bAIk. 

• KoHlVoM MMplé bautoneai : noui rarcn» UDlcmi; Whu iToni Ut 
ttbt tenta tei rifellUi. Intel U» latomlei. Ce MMael m'a pu rtutil : U 
■Wpaii«U«aponelr,MiunoMMcBaplMeBeiit4lrugmàu(kule. 
U, de mene'iina uontl'nioat hantaneal acceplé, et que moi n'aTioni rien 
bit poni l'Arigner du ponrdr, de nrton nomaTon* porU à ion racceuenr, 
fnt piiH pour appartealr au parti de U France, le Driine lo;al ippul. 

• EllcrMIUIde)>iilntoaar<pondnftl'iBleaaoniridl'tnUinsplrét. I^ 
Gftee Bit MleUîd'kill t UJbU plna aninéa et ploi calme; plut «oafiMte 
JaMkgr^ml etnoiM auMtleuu lur ton aTedr. Elle eit esirëe daM ta 
TOie de» «lOilloralloDf . L,a ubwm de »mi roi saura Vj couduire d'accord 
MMlï lèle de ses roinUtr»; cli mesnreque eetheureui r*«uU»U «e ilëre- 
lopperoBl, en reconuallra de plu» en plus que landlW loiale cl prudcDle de 
b FNan B'r Mt pM 4irwi8«re. 

nyt,,-6^hyG00glc 



«M BKTOIM Dl 'HtAmai (1U9)- 

iiûlrafltelpokiiUalnîL'DBiTfûtiniMlOBdcaoaieoadUerkspttpiîtUtiu, 
te qui D'éUtt pis dans la miisUii diplonuliqae de l'autra. ■ 

liB «eu dw pirala* que Bt «ateodi*«ifwite H. Pwsdtery 
ttÙHiiâiae, reatrùt d«nB l'esplicatioii da M. G^ukoU 

Yuk aprài loi AL HàuguiD, qui reprit Iob qM^tioM vè< 
nérales. Notre iolériorità vieat, dit-11, io .ra qntf depoii 
OQM IIS, KM ageats n'ont pȍu dn iniaaUra dM affilires 
étrangères aucune inatruclion ^ do ea qa'on satftr a jMMia 
d^atandé aucun renseignemeoL 

« En Yéritéj ThMOrable AMdve aa Mât toamaiM» i^ 
qae moii » répondit la mioirfnb 
LecbapUrefotadopM. '>^' 

On a'ôecupa ensuite des crédits eXtramflDtlresda mi)»*- 
tère de rifittruc/idn ;ntdUfM. 

Les allbcatîons portées aux iCfférents chapitres ne don- 
nèrent lieu i aucune discussion qui mérite d'être signalée 
et furent toutes adoptées i une grande majorité. 

Il en fut de même pour les sommes portées au chap. jxn 
du minùfe're de l'intirieut. 

l£» Crédita da mÊMtéra d* /« yMrri, 1" seetion (iuraD( 
égalenent volés aans récIamatlMi. 

La 2' section portaitpourtitre: Algérie— 1Ï y «vait li une 
double question, financière et pglitiqiue, qui, çouuw d'ha- 
hjtode, dwwt «Toir sa vWe diicaiaiOB et set grataun ^A- 
eiaux. 

La commission, ayant d'entrer dans l'examen détaillé 
de ces crédita, constata le^. faits accomplis- Ellki ropp^t 
les suecèa obtenus par ootra armée.qHi BQiablaieaA jHsbâM 
le syatéme strivi Jusqu'alors. Toatefois, en re|iotMMBt arat 
énergie toute pensée d'abandon, la commission rejetait en 
même temps la chimère de la conquête indétermin^i 
M. Desijobert , Tadrersaire constaM dei îdAia da colaBK 



h,. Google 



ssssiCH liaawnn, {OtUiu mÊppièm. ) tu 

aikm, CKMÛM l'Mat «etaM des cfaoauL H y «nit l'aa 
pMié 70,0^0 horames en AAiqae,4itr'il, il y ea a ftliOw 
ceUflanote- Eal84e,ba a dépensa 74 milUsas, es 184l, 
M miUieiu. Autre progrès : on oe soldait ea 1M0, qm 1» 
iribS) me partie des Douaira et des Smélas, queltiuM Tares 
e( dea loaloDglia ; aujourd'hui tous ceux qui n préMBteat} 
la dé^auM a'élAvo euviroQ à ft,Sl9,000 tr, 

Ceat «aaoUtf i'occupaliOB de TtemMo, de Mascara : m 
eoburas de pl<H^ ealralDanl uo nouTel eflbctif pour poo- 
Tcârtoomir leBCokniDèa de rantaillemmt ; ees colonuaa ellea- 
laABMscoataotâMd^mueH mealculables. Eafin l'inatitutioB 
4e éea\ netiveaux beya, l'aa à Mascara, l'autr», aoua le nca 
deSnKan de l'Ouast 

H. De^obert S'appuie ensuite sur l'autoriM du général 
Bartvior (autour det'ourrage intitulé i ScrfutioB de la ques^ 
lioo d'Afrique) pour établir que le Climat de e« pvya est dé- 
Mère pour nous. Il tenuioe par cette assertifAi justifiée, dit 
fl, par rbistoire : ou les colonies s'émaocipuit, ou ellea pè> 
rinent. 

M. deCoK^leA rcpenssnitcescoïKlusioBBdéeoarageaDtea: 
U seul bot niMHiDable est, di^ un étabilasement cMnpIdt 
(iasis la HéditerraAie ; loin de reculor devrai les dangen 
sipudéa, il tkul tout faire pour les sunnontor. 

■■• TMm, qui parla ensuite, réduisit la question àeesetd . 
peint: Le port d'Aller. 

8i l'on veut eonserrer la colonie, i) but, dit l'andeB ni- 
BBtre, dams le cas d'une guerre Hiaritime, pouvoir porter 
des secours rapides et certains k Alger. Ce -qui n'est potf- 
>il^ qu'h deuK condition : l'wi» d^k reinpHn , on pcvt 
BriliWre en nanee : VoMoa ; l'anire n» port nriUtaiM ea 
AMqoe : Alg^. Il fknt profiler d« temps àt jmx pour mû- 
plircndeux coïiAtions, i l'aide deeqneUes on poorrait per 
ter rapidiKeBt SÔtOeobonmea en Afri^ae. Le port d'Alger 
M eoMHMé ; ill'a élé de 1 SSS à 1 838, le HtOie «st r^art, 
Ml Va même pMriongé an lutijet priraHir. 

naN,-.^hyG00glc 



MS fllSTOmS DB nASCSE (16*3). 

iD pnjet Parrat qui doue ^ique jour* fe etaaqoa mètn 
d'étendue ijouté k U Jelée, uoe otilité iminédiiUet'catew^ 
m tii substitué im autre projet plus faste, trop TaalB«t gui 
exige des dépenses énormes. Le (ffemier pouirail slezéouter 
en peu d'années et, y eût'il intwruptiou, cequi aurait^ 
exécuté seraituUle. M. Ttiiera ne TeutkrhHire>préseate 
qu'une chose , des explications. Pourquoi U prokag^on 
du mûla n'esl-elle pas achevée? Faut-il qnalre ans pour 
choisir entre deusL syslèmes ? La queoUoa avait été résolue 
il yadeuxan8:KJecoatribaai,ditM. Tliien* 4 U)H^é- 
rence qui fut doni^ au port qui ne eoûteratt que 6 A 7 mil- 
ltons> quant à la principale Jetée ^ seulement . on porta la 
Jetée plus à Test, afin de rendre le port plus aeceasibte par 
tous les vents; je croyais par là la difSeulté résaloe, il pa- 
rait qu'elle ne l'était pas. » Une lettre écrite par le ministre 
de la guerre actuel, prouve que le cabinet dont U CaK partie 
approuvait également ce projet , et cependant le port d'Alger 
se trouve complètement absodcmné. ■ UalbeareossiMUt ce 
port présente un inconvénieut politique; il y a une difficulté 
dans les suscaptitMlités de l'Angleterre. Il faut des ménage- 
ments. Je le reoeuBsis, ajoute .tf . Tbien, nous ne sommes 
pas maîtres obez nous i* (Vives réelamatioas). 

« Je demande pardon, reprend l'orateur, je demande par- 
don de rexpressioo que j'ai employée, ce n'est pas ma langue 
ordinaire que j'ai voulu parler (on rit). . .; je cberobais à 
employer les expressions qui peuvent offusquer le moins 
ceux qtii croient que tpee amis et moi, Uous ne vouImu ja- 
mais que ce qui peut blesser l'Europe, m 

Et, revenant A l'argumentaticm : « une des nraclions ipa^ 
Uquea qui se partagent le pays avait, c(Hitinua M. Thiera. 
beaucoup de ztie pour le port : l'autre redoutait les sus- 
oepUbilitès que son achèvement pouvait Uesser. On a laissé 
passer l'année, pour hire quoi ? un ouvrage qui a mi» le port 
dans un état Oiseux : la jetée devait couvrir une partie œt- 
respondante du rivage, et le quai sur cette partie d« rtrage 

: . ih,Googlc 



SESSION LÉGISLAHYE. {Crédits suppim.) 1»3 

nedenit Un exécDté qa'aprës la jetée. Or, on n'i pas fait 
)> jetée et on arsit le quai i décourerten pleine mer, comme 
s Ml élisait un quai le long de la Méditerranée. On a fait SO 
mètres de quaï qui ont été emportés par les dernières tem- 
pêtes. 

* Le port d'Alger nous ofliv un grand intérdt maritime; 
cir, sofez bien convaincus que lorsque nous aurons en hce 
de Toulon, l'un des ports les plus grands et les plus renom- 
mes du monde, an port militaire qui pourra recevoir, dans 
un mouillage sûr et i l'abri de quelques centaines de bou- 
che* k feu, une escadre de tS vaisseairs de ligne, soyez 
tftrs que rentrée de la Méditerranée sera fermée au proflt 
de la puissance française contre celle qui voudrait régner 
MDS partage daurla Méditerranée : c'est là un intérêt im- 
DiBDie. n eit démontré aujourd'hui qu'en trds ou quatre 
innées et avec 6 ou 7 millions, roos pouvez vous donner 
cet avantage ; et pour moi, je le répète , si je n'avais pas 
cm qu'an appel è la Chambre f&t indispensable, et le port 
toat-à-fait compromis en gardant le silence, je l'aurais gardé 
comme l'année dernière ; mais maintenant je m'adresse k 
h Chambre, comme le dernier recours que je connaisse pour 
activer le zèle du gouvernement. * (Mouvement d'adhésion à 
gauche et dans plusieurs parties de la salle). 

Le président du conseil répondit k M. Thiers : « Non seule- 
ment le port d'Alger n'a pas été abandonné, mais, confor- 
mément aux vote» obtenus depuis quatre ans è la Chambre, 
les travaux de la jetée, qui étaient la base du premier plan 
de H . Porret, ont été continués et se continuent encore. Au 
IttD de 100 mètres de jetée, indiqués par M. Thiers, il y en 
a 150 d'exécutés. 

»Si on s'est occupé de faire quelques parties du quai, çà 
été uniquement pour donner de la facilité aux travaux de 
la jetée qui se continuent, m 

Le ministre de la guerre n'était, pas plus que l'ancien 
présent du conseil, partisan du second projet, une ques- 
Atm. Met. pour 1«3. » 

:,. ih,Google 



IM SISTOIRB PB VKUfCB (ISU). 

ttOB politique y pouTUt en effet dira aUriboée et la dépeoaB 
ou étant d'ailleurs escaiBivei iniii il « ét^ 4teii^ qu'on >^ 
tieodrtit la projet de l'iagéoieiir iRpnret , «t yie le «Mit 
vota pour 1&42 y serait affecté. Il «'mit iinat tout de pnh 
curer aux bàlimeots uq abri assuré. 

M. Tbwn s'enptra de ce ^v» venùt de dira te viric^ 
Sovlt, pour établir que depuis 1340, ou n'ftwit ex^puti qiw 
Wmètree, puisqu'i cette date ou eo ivaitd^ 100. 

Au sorplua, U. Tliiera prit acte de l'engageaunt QU* W^ 
Qttt le niaistère, de pouager les travaux. 

I^ débat avait, prû i cet eqdroijt un canictàra preaqqe par* 
sODoel- M. Thiers avait blessé la suacfipiibiUté du mwécbM, 
flo disant qu'on avait promis au swiiu m farak. Ia ninittn 
releva l'expression et eu (uâme teaps reçUS« un autre mot 
aorti de sabouche:ilaTaitparlédel'û|BQnvéDieBtfoit(ifiMi 
«Ce mot ne doit s'euteodre quedttlapcditiqueHttoMiei 
dit le due de Dalmatien nous sonnes maîtres cbez bou 
«t couen'avoBs pas besoin du ctfuenteneiitdasautres pour 
y Caire ce que nous voulons. » 

11 ne semble pu. dit fouuite AL Berryer, qui reKi^ ^V^ 
tion, que ce soit le manque de foada qui arxâte laa travaux: 
je demande doqc qu'il soit fourui i U (ïhunt>re des docu* 
meots complets et satisfiiisantsqui lui faBseot cettatUtre l'étit 
actuel des travaux et. la mettent en état d'appréoier ceux 
qui resteot à rsire, de telle sorte que dans la diacussioa du 
budget, la Chambre puisse émettre un vote écleiré. 

H. Duprat fit alors observer que ce que l'on discutait était 
une dépense qui ne pouvait s'appliquer qu'A l'exereioe de 
1843j et que oe que l'on avait à dépeusor était ua orédit sup- 
plémentaire pour 1841. 

Le ministre des travaux publics répeodit à ce que venait 
de dire M. Thiers : le 1" mars r«it swmer.biea haut les cent 
mètres de jetée exécutés sous son administration : en t6- 
vanche, le 1" mars nous ^ laissé les fortiBoations de Paris. . 
Et comme ce reproche pouvait paraître extraordiiwre 

: . ii,,Goot^le 



SBSSIffll I^finUTIVI. «MMiMfpA^) MS 

dm U boadia d'au niimMM da » Ofltom 4ri mitMiliM 
\m brtifiuUoM, M- Tsri» npliqua «m'M ■'•altiid«it pirtar 
qotdM d fl p cMM tium éw ywiM tottififltUoM. Qb*»*}!»!!* 
leBcfauDÎMds-fiBr, et l'on conniranâMqM l'0BB'irrât«4a> 
Tint iM dépansM qa'cntntomîMt 1m tnmuK du 9«M« 
900,000 trtaaasnatdÊtmaamraar ntobtelM bitfgrti 
libre i la Chadmbre d'en accorder davantage , H fvt nn é' 
meot ne demandera cmmnrùtt. àa iiiÉlil qu'autel ({tlB l'on 
udécidiri pcMttlepn^etle piBS dîapandleirt< 

M. DagnooMUK de Ghrrâ voulatt qiM IrnaMo m faut- 
■oiri OQ ligne ^oile «I i'attaaatîDB doubiée i oa oUkadtiil 
uni toiu lea >Tuti|ei que- k bnt de la t 
d'atlandra* 

6 j*rM. — Un dimon de M. aoatSTfi de I 
toÎTit oe&lfl ezpmtion ^b Tœux da M. de GiTrA.LV 
rateur denaada qw la gouvememant prémUAt «fin hm 
loi qoi réglât les poavoki oMIa, radndbiltratiOD de Ja Ca- 
lice, elanOD les droits deidtoyeM en Afrique. 

H. Legrand rerinl ao port d'Alger,, et «e fut pour réftttar 
la critique que dans le ooara de ses cbiervatioM le [wtepi* 
oant avait faite du projet de M, Raibneau de LiUe (Maire 
le projet de M- Porret). On a pria dans ce ptojot la prelM>> 
cation de IfiO nèlrea du mMe actuel i iL aérait dangwflux 
de le pousser plus loin; malt daaa cetlB limite^ ajoute le 
commissaire du roi, ilarendDdBgrtttdaaerriceaidHiaplus 
d'une tempête il a protégé des navires qui, sans cet abri, 
auraient été atîalés et brisés sur la c6te. 

M. Thiers reparut à la tribune et fit ressortir les contra- 
dictions, les iDOwdludea dea obrfa de L'hdmùisinitiod. Le 
commissaire da toi, di«it-U, aat en eeatmdietion MdÊOte 
avec le ministre de ia gcerre, sar ta:qi|BalloD d'utltité du 
mAle, liadif que, de son edté, la iniaistte de la mtride peu- 
(^ pour le projet Ponet. 

H. OniiotTiiitrésiBDerlBdlaotisitaaiii point de vtt&ilki 
MâstAre : U déilard que 1« ft>nd« -âlloato parlndtfWB 



rihyGOOglC 



iM giSTOIKK DE FRANCE (1W2). 

bodgeti, «Tiient été ritileibent dépéiuéBy du» tons les sy»- 
tëôMi ; qde la quatioQ restait eottére, bien qa'elle tôt am- 
Téciuanttintéiqae le goaTernemait, ayant fait ta pro- 
messe sincéni d'cUUirmi part A Alger, (avwlrait noe ré' 
H^fitioa déOoitive qo'il u'avait fa prendre encore en pleine 
cMoaiBiaBce dé'CaoM et avee la joaturilé qu'-exigent le» in-' 
tértti du pays. 

Le chapitra en dlacoaiioa tut ad«pt4 
Xitàttèn det jttumw. — Clup. V. — BMitea S p. f*. 
A propos de ce cha[»ti«. Mi Miuguin ÎBterpetia le mi- 
nistre des finanees ; il hii demanda powqoâi lui, ministre 
des Qnanoes, arait proposé «as Oiambeas on crédit eo ren- 
tes devant produire 450 millions en capital j pourqurn, ce 
erdclit obtenn , il n'avait di^xwé qne du Uera -, pourquoi enfin 
oearait négocié l'emprimt de 150 miltiona, lorsqu'il était 
«ertaiD qu'il restait sa trésor un eqessse de 100 inillioDS. 
- Le ministre, M. Bamano, ré^Kmdit qo'il snit demandé 
un crédit de 460 millions , parce que cela était nécessaire 
pour couvrir les dépenses votées ; qu'il n'avait disposé que 
du tiers, parce que celi suffisait aux iMSoins actuels, À 
quVs&n il avait négocié les 190milUoqs, parce que cela lui 
avait para prudent. 

Getteprudeoce, quelque atileqa'eUe soit, téplîquaM.Maa- 
guin, ne doit pas 6tre> trq» coâleuse. 

Le chapitre fat enSnito adopté. 

Service admwùtratif et tCexploitation da tabac» dana les 
départementt. 

M^ériel. — Achats de tabacs, S,000,«)0 fr. 

Cecbapltre fut discuté par M. Fould.. Pourquoi, dit cet 
hoQonble député, pountuoi tout le tabac qkii vient en ïïance 
y est<îli transporté mr bàtimfens étrangers, au préjudice de 
notre marine? Ne pourrait-on pas, dans- le prediaio cahier 
des<tergea, dillgar les soumîMioDnairea A se lervir de bA- 
tiuiMits flwnçidal> Autre gritf.de notr» ntriite : le gou* 



ÈrtbyGOOgIC 



SESSION LÉGISLATlVIi:. [CrédiU m]>pUai.) 107 

vernenient a acheté cette année cent mille tonneaax de (^r< 
fxH] pour les besoins de cette marine *, eh bien ! ces-cent mille 
tonneaux ont été livres dans nos arsenaux par des bfttlmcHtB 
étrangers. Or, avec le développement que prend aujourdliai 
la marine à la vapeur, il faudra bien l'an prochain non pas 
cent, mais cent cinquante mille tonneaux. En Algérie; lê 
goavemement adjuge des fournitures de blés étrangers, 
parce qu'ils sont à meilleur marché ; ce amt encore des Uh 
timentsétrsDgersqui les transportent. . 

Réponse du ministre des finances : ta solution dfMt 
pas des plus faciles. Pour les tabacs, il y a des cmven- 
tioos avec les États-Unis, et un changement dans le cabier 
des charges pourrait soulever des difficultés. Quant' an 
charbcm, l'État ne fait pas venir le cbarbén du dehors, l'État 
ne fait q^a'adjugtr , le reste lui est k peu fjt^étraugisf . ToD- 
tefois, l'administration avisera. L'adoptiea do chapitre 
suivit celte réponse, ' ■'■ 

Les chapitres suivants furent votés aussi bien qoe'I^IW- 
semble de l'article premier. 

La commission amenda l*artide 2 en' remplaçant le chif- 
fre de 28,804,807 fr. 22 cmt par calui de 37^3,611 tt. 
17 cent. 

' MiniMTe de fintérkur. — 11 n'y est de disoiuiAfM'4ile 
sur le <^dpiiK des dépenses secrètes extracffdiaairM de 
police générale. 

Le secret de cette nature de dépensto bleasait la aampi- 
bilité de M. Hortensius de âint-Albia; Pourt|uoi, <fit-il, 'la 
Oiambre n'adoptei-att-elle pas 4a proposition que J'-ailUfi 
Soumise à la conscienoa de mes eotlégoea elft calle d»MK. 
les ministres. •Lorsque le crédit des fonds secrets asra 
'épuisé et que les épations qui auront motivé tes d^téOHU 
wront consomiDées, le compte résnltaiit des divers empkûs 
de ce crédit sera présenté an consêfl des ministres etannuel- 
lement renis à la commissiOD du budget des deux 
Chambreï » ' • . 

: . .i:,Gt)ogle 



49iB BI8TOIRI DE nUKOE (18&9). 

- A [TOpiM àta twoun «ux réfugiés étrapgers, M. Bar- 
villa pnwûQca up 4ifiCoura qui portait sur U pt^Mque exté- 
rimn» et tup ud point d» c^Ua poliMqua iHHoarelalioBs 
.■TH rEipagP9. » La conduite du gouvoroenfeot français au 
.(DDipeot (}« U deriiièi^ in^urrecUon (l'insurracUon d'oc- 
UAWh était jugée paf.M. Berville avec quelque sév^ilé. 
Pu o'Hurait P48 aes^ ménagéJa susceptibilité du gouvemft- 
Ji)$Dt Bspagqpl ) 9U moins aurùt-oo maoqjié da préroyaxipa. 
Pourquoi, par exemplcj D'avait-OD pas .^ii^Fâiii) ie complot 
ipn wit^ duquel Us réfqgiôf étai^ réunis eq gnind 
no{a}H¥ M Espagne ? 

' iM dilBaultés d'étiquette soulevépf i ('pcduiondoj'gfi^i 
.de l'aAib9S!)a4>itf' ds Frftoce.eaJEspas^^^Lait le second ob- 
jet d^ aU4atiaB à» 1% 3$rHille; wt awoi « eu lieu, ditil, 
daqi qa^iolaptioD liiefirQiUwte, pofirreusrrarrunioades 
-dMi paye. Mais c'était- chose iadil^wU au fond, que las 
lettres de créance fussent adressées à ^0 <ou telle per- 
4PPP» 

M. Guizot répondit : En ce qui iboudiait lap réfugiés ec- 
-|llWH)l9« tlf) âtfliwl rvntréfi en EspHgoa m .veH« da l'ampis- 
t|e' aw. WOfit d'étrt prpnwséfi c'était U te cause ^ 
l'alTluence des réfugiés vers la frontière, et il avait fbllu ifVe 
«y iW M io» EoFfoeH* de J'Hmoistis ^oiif «rrétenni mouve- 
IPWti. Jf'nUtHitélrwsM» y était eMnplàtecWHt fUrapg^- 
Le gouvernement espagnol ayant suspends tes elfetsde 
- If^mêimiÊ U «'étant . a^teti m gonvWMmeflt CrwiGais 
.'pourkir6iat«rBV-lM nkùÊ^éa dmï 1» yr^oœ rio^aié- 
:fÉtt>i«)«-9Mim)pép^4p«déHr, aeulewapt es ca ^«iiu n- 
ganiiitlfsréfugiÉi'fiiti.MUflMeBteiR.eSetëes loqwditidMj 
..maM plucoa a«(HitiBuéde.pr«ndre.PuraotreûroBtiéM, 
ityel4WvénilHaMW^'aaéreiMâ«4u'[^4e»duM4pt4t««pour 
ibipopuMon, iMpnËaMtboMppoprasÀ^tapWierlentaeH- 
>veU«B«Bt4eiàguar»BiKilaen Ba^a^af» «n a eoa^sué 
^'totepdirQl'irtnaduotioode jnuniltoas eld'«HB«sd*w^ 
prorincea basques : les autorités- locales, ppéMHM pir 



SESSION XiÉOtSUTIVE. {Créttiu tappUm.) IM 

raotaiilé centrale, ofit méine donné I t«t égard d'Dtiles 

avertissenie&ts. Naguère eDCore, des douaniers thinçaisont 
soutenu une lutte sanglante, pour empêcher des réfugiés 
espagnolsde rentrer en armes sur le territoire espagnol, et, 
dans cettelutte, plusieurs douHniers français ont été blessés, 
remplissant ainsi, a}otilii le ministro, des devoirs doat, à la 
rigueur, ils auraiebt pu se dispenser, Nous touIom faire 
tout ce qui se peut potir ménager la suieeptibilllé eipa- 
gnoie. 

> Quant k l'envol de l'ambassadeor, rien n'est moins is- 
dilTftrentqne l'adresse des lettres de créaace : eell8»-ci, par 
exemple, étalent adresiées à ia reine d'Espagne : c'était au- 
près de la reine que l'ambassadeur était accrédité : fil eût 
été accrédité auprès 'en régent, il aurait pu «q résoiter un* 
révolution, un mouvement populaire. Quand un agent 
est accrédité auprès d'une personne, Il reste à son poste, 
tant que cette personne est au pouvoir, quels que soient In 
(^ngemenla qoi surviennent dans la forme dn gouverne- 
ment. Et c'est uno des principalee reiMBS pour leequelto, 
dans l'intérêt de la monarcble, on acertdlta en général lee 
agents diplomatiques auprès du souverain, même mineur, 
même incapable d'exercer le pouvoir. On veut prêter a» 
tr4ne une force morale qui le protège, même au milian dm 
révolutions Intérieures ; on veut que les puistances ôtran^ 
gères ne soient pas ftompmmfees, par la situation de lean 
agents, dans les mouvements qui potirratent troubler les pi- 
gions secondaires de l'Etat. 

» Un moyen d'arrangement , a dit M. Btrville , la ri^ 
mise des lettres de créance A la reitie, en préaeneb da 
régent, a été proposé par l'Angleterre , mais trop tard. 

n f É ici, i^ondH M. le mlnistt-e dea affaires étrang(trea^ 
tneinexactitiKÏe; «L'ambassadeur a lui-mêmo,dèB iHpi«- 
rtiiers moments, fait cette ouverture , et, au rnoment même où 
notre ambassadeur fafsait cette proposition h Madrid , Jeloi 
mandais par une dépêche télégraphique : « Ne remetlea vos 

. . . :,oogle 



2IM HISTOfïlB D£ FflA»CE (1642). 

lettres de créance* qu'entre les mains de la reine, enpré< 

sencedu r^oL 

Pour foire tomber le reproche tiré d'une prétendue rup- 
ture des relations diplomatiques , M. Gnizot ajoute qae 
cette rupture n'existe pas. « JEfous somoies avec l'Europe 
dans une situation délicate mais régulière; nous avons un 
chargé d'aflaires k Madrid comme i'Espagneen a ud A Paris.i 

M. OdilOQ Barrot prit la parole après le ministre. L'afiairs 
des lettres de créance l'occupa d'abord: dequelque côté que 
venait la rupture < ii y avait selon lui uçe grande' responsa- 
bilité encourue par l'un des deux gouvernemuits vis-à-vis 
des deux pays. L*orateur savait bien que tes appareoces, dans 
les nrpports avec l'Espagne, étaient respectées, mais seule* 
ment les apparences : ODonnel, par exemple, avait él^ 
l'objet d'un de ces térfioignages éclatants dans lesqu^ les 
populations voient tout le commentaire de ta politique d'un 
cabinet. 

K Ah ! vous vous conduisiez autrement , s'écrie l'orateur, 
lorsque les réfugiés polonais, par exemple , s'ossociant i uu 
sentiment patriotique exagéré, Je le reconnais, s'élançaient 
vers l'Italie avec des patriotes suisses pour aider à tel ou tel 
mouvement politique dans l'Italie ou le Piémont- Qu'avez^ 
vous foit alors ? Le droit public a eu tout son empire sur 
vous. Vous leur avez dit: Oui , le sol français est bospila- 
lier. Nous-vous avons donné un asile, mais vous en avez 
abusé pourtrouUer la tranquillité d'un paysamij nous vous 
retirons notre protection, quittez le sol français! Quant an 
(tiff^nd actuel entre l'Espagne et la France, la cause en est 
futile , mais les conséquences sont funestes ou pourront le 
devenir. Les paroles mêmes du ministre, cas paroles qui 
(hH la prétention d'être un hommage à la reine , sont un 
outrage pour le régent. Les instructions données à l'ambas- 
sadeur tendaient, ditron, à protéger la reine? Protéger 
contre qui ? contre quoi P Elle est donc menacée I Cependant 
' il faut une ambassade- Attendra-t-on P s'en remettra-t-on aux 



SESSION I^ISLATIVE. {Criditt su^lém.) 201 

éréneineDts? Bliis rajournement nrait eeut-ôtre CiUl (1). 

Le miDùlre des affaires étrangères déclara qu'il accep- 
terait le débat cooime U l'avait déjà fait k l'occwon de l'A- 
dresse , et au bescHD, il provoquerait lui-même le jugemnit 
de la Cbaai]M« et du pays. 

Mais pour le uKunent, le débat fut pnriongé par M. Bil- 
UuU B Le cabiaet, dit-il, a fait trop ou trop peu* L'Angleterre 
est pour la France, en Espagne, un coocurreat hatnle. 
Qu'a fait le gouverneoieDt pour soutenir la lulto P u Ne pré* 
tendant pas à exercer en Espagne une inOuenoe exclusive , 
nousavOQs aussi la prétention qu'aucune iaOuence exclu- 
sire ae soit exercée k dos dépens et contre nous. » Ainsi 
disait, le 12 janvier, M. le ministre des aOaires étriuigères ; 
or c'est déjà là une grande dérogation k la politique sécu- 
laire de la France. Maismalgré la modestie de la prétention, 
Ufle tnOuence étrangère exclusive a été exercée à nos dé- 
pens et contre noua. II fallait choisir neltenieat entre Es- 
pirtero et les partisans de la reine Gbristine. C'est dans ce 
manque de ftvnc^ise que je trouve le nœud de la situation 
Kluelle. Faisant la démarche solennelle d'une grande am- 
bassade, il bllait s'assurer de ce qui arrireraiL Et mainte- 
nant , on est dans une impasse déplorable , dont il faut sor- 
tira tout prix. » 

« Je ne puis que répéter oe que j'ai eu l'hoaneur do dire 
* l'honorable M. Odilou Barrot , répondit le ministre dee 
affaires étrangères. Unamendement a été proposé: que l'op- 
position en présente un aulre; qu'elle propose une Adresse j 
qu'elle {H'opoBe un vote quelconque ; noua sommes tout prêt 
à l'accepter. & 

L'apposition ne répondit point à cet appel du ministre. 

\x» crédits du mmwMn <k eapictiUtwre 6t du .coatmerct 
ti du miMûUre du fraraud; publica, ne doouèrant lieu à au- 
cune discussion. 

(1) H. Bamt Mwsç^ , en temifiNiiI, qoVrant )t Ba tt U Sfatw, U 
«ncHcnK éa Mnreui nr ce «ajtt l'aïUotiMi d« b Chanftn. 

• :,. rihyGOOglC 



lOS mSTOIBE DE Rl&NGE (18ft2). 

Minioère de la guerre : Fortifications He Paris. — M. Gar- 
non interpella le minis^ de ta guerre sur les abas 
auxquels donne lipu la prise de possession des terrains 
affectés aux fortifications de Paris. II arrive par exemple que 
les cultivateurs qui ont consenti avec un louable empresse- 
ment h la prise de possession immédiate, aUendent encore 
aujourd'hui le paiement de leurs rAcoltea, après plusieurs 
mois de dépossesaion. 

Le roinjgtffl de la guerre rejeta sur les Ibrmsiltés admi^ 
nistralives, et enparticulier sa r celles de la préfecture de la 
Seine, les retards dont on ee plaignait. 

M. Garnoa affiraia que ce n'était pas de la préKcture de 
la Seine que venaient les difficulté , mais bien da départe- 
m«it de la guerre. 

M. Ailard parla des difficultés d'une si vaste opération, 
de la division excessive des propriétés dau^ te département, 
et enSn des fbnmlités légales à remplir. M. Ailard ré- 
pondit ensuite k un autre i«procb« , Uré de ce qu'on 
n'aurait pas encore présenté le compte -rendu annuel, 
exigé par la l(ri des fortifications. « Gela , dlt-U , ne regarde 
que la edminisston du budget de 1M9, et il ne s'agit ici 
qae d'an report , d'une régulartealloD de oompisbitité. » 

L'orateur donna ici un état de la situation s— La lof s'exé- 
cute mal, a-t-ondit-, les travanS se seront pas actfevés dans 
les délais fixés ; enfin , ajoute-t-on , les crédits accordés 
seront considérablement dépasijés. Quant k l'exécatioo des 
travaux], voîct la situation au 31 idécembre l84t . 
- ■ L'enceinte présente un déveh^pemont total d'escarpes 
de 78,540 mètres ; la longueur des maçonneries d'escarpes, 
enti^pffses '^ 1841 , cmnpreaant les fondations et noe 
niat^nneric qui s'^èvé moyennement de S & 4 ' métrés 
environ', kétéd© 15,776 mètreé."Cetlbétendueilfetravaux 
entrepris comprend , comme on voit , les deux ' fciliqttitmes 
du déreloppeoisnt total. Quint aux forts, Ia» quatorze 
forts offrent ensemble un dàr«k>ppeaMot d'Mctrpea de 



SESSIOR UGISUTITE. {Crédita tutfptém. ) 303 

tt,an nibret, qui iqntnut i la moitié d0 l'ancdiite 
enrirOD ; or, li taoRQear dH auçeniuriei entraprisM 
dus lea mAmei conditiom que ceUa de l'eneei&te , s'eat 
tiejée k 8,013 m^trM, cVtt-à-dire aux deux eiaquiètnvs du 
développement total- ■ 

Lei diiffres de U dépense corroborent cette démonstra- 
tini. Ona dépensé ponr l'enceinte, en 1841, 0,875,000 fr,; 
et pour les forts dont le développement ensemble n'est que 
de moitié i-peu-près, 4,4A3,5dO fr. Le même rapport, la 
même simultanéité apparat! donc soos une antre (brme. 

L'orateur ne craint pas ensuite d'alBrmer qae les escar- 
pes entreprises en 1841, sur les deuxcioquièmes du dévelop- 
pement de l'enceinte et des forts, seront complètement ache- 
Tées k la fin de 1842, et qu'à la fia de 1843, tes deux tiers 
des escarpes del'enceinte et des forts seront achevés ; qu'en- 
fin le tiers restant aura au moins un demiachërement. 

Maintesant le chiffre de i'^O millions sera-t- il suflîsant? 
Oui, répond M. Allard, les estimations auxquelles on s'est 
livré, les travaux accomplis, tout le démontre péremptoire- 
ment. 

Ce disct^ura convainquit 1» Ctvntbre : lie cJupitre fut 
adopté. 

Le dëal fut rouvert par M. Luneau à propos du chapitre 
iotilulé , mimilére des finaticet et spécialement à propos 
du chapitre des contributiona indirectes , service des scU dans 
iepaysdeÔAiu —'«D'après la liudu 17 juinis^o, dit M. Lu- 
Deau, le gouvernement devait entrer, en avril 184l, dans 
h potwsston das Ballms de l'Eat , et la CQmpegnle' eoiithitier 
de fabriquer jusqu'au 31 octobre, le gouvernement devant, 
i partir de cette époque, p^eDiJre à sa charge les frais de fa- 
brication, et les crédits n'étant deniaadés qu'A wt-afifflL 
MiitoAMieetl'MéeiiliOBdaesUa loi, oà «n eit-OB pour 
les demanAes dé cbtfoeSHt)n P^ Quelles sont ensuite les ma- 
tures prises pour que la lot soit iappliquée aux établîsse- 



I, Google 



204 HISTOIRE DE fHANCË (18(i2}. 

ments placés sous la sorrelUaBce^e radministritioQ des 
coalribuUons iodirectes, dans le département des Basses- 
PyrénéesP ^On, l'art. 14 de la loi règle le déchet du ad, 
suivant les proveDanoes. Où en sont les expédenras à ce 
.sujet ? 

M. HumanQ répondit sur la première questtoD , que le 
cahier des charges pour la vente de la saline de I)ieuze. qui 
est la plus considérable > était préparé, et que la mise eo 
adjudication aurait lieu le 23 juin. Sur la seconde question, 
relative aux salines des Pyrénées, qu'on n'était pas encore 
arrêté sur là Torme è donner au recouvrement de l'impôt. 
Et sur la troisième question, que les expériences continue- 
raient et amèneraient sans doute une solution prochaine. 

M- Luneau répliqua, et le ministre accorda, 4U sujet des 
salines des Pyrénées, que l'impût porterait sans doute sur 
le sel fabriqué, et non sur l'eau qu'il pouvait contenir ; seu- 
lement le ministre pensa qu'il fallait doooer aux individus 
le temps de se mettre en règle, de former des établissements. 

Le titre m est consacré aux annulations et suppléments 
de crédits pour les travaux extraordinaires. 

Tous les chapitres qu'il renferme ayant été adoptés sans 
discusaon', MM . Léon Mallefille et Abbatucci ranimèrent le 
débat au sujet de la proposition de l'article additionnel qui 
suit : 
.< L'art. 2dcU loi daUjumet 1838ea abrogé. ' 

• Il un soumu aux cbambrei dans la swsioa de 1644, et rasnlle de dU 
ea dis années, un nouveau projet de réparliiiop entre ieg dépârtefflenls, Uat 
de la eontributioii personnelle et mobilière, que de b coDtribtiUoti dei porlet 

'dbnetrei. 

• A cet «Tbt, il len dreiié, daiu ctaqw enamum, pw l«c aveal* ém 
eootiibuUona diraclet, de coaetri aTçc la maires ou leori dAégn^ no ta- 
bleau énonçant le nombre des individus passibles de la coalribuLoa person- 
nelle, les vaienrs localivea dliabllalion et le nombre de* porlei et renCtni 



> £d«u d* dliildnn.lei énlnlteiii rar leaqndlM fci agam ta cMlri- 
bulioMdlreetea,etleaiBairei,o«h«ndéltsiiéi,ubiiBb«ralaalpud'a^tMd, 
seront iiiaaùaits par eux eéparéoHnt, et porttfes dans dei^i oolonaei dis- 
tinclcs. 



SESSION I^GISIATITE. [CrUUttnrpptëm.) 205 

■ La UMoBi dercnDMaKat elloii)«dociimciitiMB(no(ref,ivttl'aTli 

4e> coradli d'irrooditMiKDt cl du coniûli %iain»x, mtodI comiauiiiqué* 
MI duabrM, et leur ierriroBt da rensdgneiiKDls pour U réptrlUion dw 
tDBtingeiils départcmenUux ■ 

hi qoestiOD qui alUit £tra agitée était celle du recense- 
ment, source de troubles réceota et défHorables. Les 
■Doyens imaginés par le» auteurs de la pTOpoaitîoQ parais- 
aient propres ft lever la difficulté, les deux cluaes intftvsséea 
dins la question , l'adminiatralioa et lea eoDtriboablH , 8*7 
trouTant ^[alement ^)peléea, dans la limite de leois droita 
et devoirs respecUb, à établir l'opâition. 

M, de Mallerille dérelof^w lea motib de l'article. Il ré< 
pondit d'abord à l'otgectioD tirée de ce que l'onl u'âTait pas 
lUendu le budget. Outre lesprécédeuta de U Oiambre, qui 
lutoriaatent cette roie, od avait évité par li de contraindre 
Il Tolimté de la pairie > comme il arrive parfois pour lea 
propositioDs inscrites au budget. 

L'objet même de l'article, c'est de garantir i la Tols les 
intérêts du use ^ ceux des contribuables. 

• Nous avoiu dit, nous, la loi à la main , en produisant 
les textes, que, dans toute opération ayant pour but de 
déterminer les valeurs imposables, l'ioitiativo des évalua- 
tioas appartenait aux représentants des localités, aux re- 
présentants des contribuables,, que les. agents des contri- 
butions indirectes n'avaient qu'un droit d'assistance , de 
coDtrdle , de surveillance qui jusque là avait paru suffii'e 
pour éclairer l'administration et les Chambres sur les résul- 
tats du travail auquel ils avaient aussi concouru.» 

Jjsqu'en 1841, l'administration a ainsi interprété la légis- 
lation en vigueur; l'ordonnance de 1832 le constate clai- 
rement , et la loi de 1835, qui s'exécute auQuellement, 
ibaudoDue aux représentants de la commune rappréciation 
des nouveaux éléments de contiogent, l'esLioiation des 
impôts i percevoir sur les maisons oouvellemeut bAlies. 
Mais le soin de dresser cet inventaire général des forces con- 



ÈrtbyGOOglC 



306 HOTâlBS DE FRUICB (ItU). 

triboUTM du fMTST da pMtédtr à eall* mqudU destinée i 

préparer one répartition plus égole de Ilmpôt entre tons les 
citoyens , ne peut, sbds IncoDVéDient , être abaadonaé à 
l'arbitraire trop intéressé des localités ; les suggestions de 
l'intérdt local peavent prédominer quelquefois l'intérêt gé- 
néral ( qoand il na s'agit que de sODs-ré^artir dans TiQ- 
tMeur da la conimune, le contingent déjà Dxé, le trésor est 
SUIS intérêt, et le dnM d'assistanoe, accordé aux agents des 
' oontributioiM , suffit poer suFTeiller la marche àa travail , 
écUirtrlw répartitions et prévenir de choquantes inégalités. 
Mais lorsqu'il s'agit de procéder au recensement général, ce 
n'est plus un rtUe secooctaire, mais d'initiative qui leur doit 
4tr« «saigné : maiSr dit M. de Nalleville, doit-on exclure 
l'iutoritélooaledetoDtoparticipaUonau travail, ponr suivre 
faspril dw cireulairea da ministre des Bnaoces? If on, il 
lliut leooncwt des deux autorités. Et c'est ce que l'article 
qui va être discuté établit Mais il y a plus : le système ab- 
solu dût-il prévaloir, l'administration serait encore obligée, 
dans nombre de cas, de recourir aux renseignements 
des roairesj au oontralre, ces renseignements fournis par 
les dwx autorités se contrêlBnt d'abord l'un par l'autre, 
souvent de leur accord naîtra une présomption suffisante 
d'exactitude; s'ils diffèrent, les véritables |ugeâ de l'en- 
quête donneront leur avis : le conseil d'arrondissement , 
le conseil génial oonsnlléa, te gouvernement et les Cham- 
bres régleront la répartition des nouveaux contingents. 

On objecte encore que l'article proposé obligera le gon- 
vemement à reconmiencer en quelque sorte ropératiou. II 
vaut mieux sans doute subir cet inconvénient, que s'exposer 
k voir avorter pour toujours l'exécution de la loi de 1838j 
car si l'on soumet pour l'année prochaine un projet de ré- 
partition basé sur les renseignements fournis par le dernier 
recensement , les préjugés qui s'élèvent contre leur défaut 
de régularité reviendront danstoute leur force; et si, d'autre 
part, une loi nouvelle n'aplanît pas tes âifBcaItés,Iegouvcr 



ii,,Goot^le 



SESSION Lt&SUmt.'ACfééiumjiptém.) M7 

aemeat recourm à l'entreprise : et alors que d»TieAt U Isa 
de 1838? 

Mais, iiiouta-t-on} c'est on écbec miniitérielqu'oD prépare 
aa CabineL Yuci oomneitt ror«t«ur r^Ktod i cette iiuiaiUH- 
lioB: 

« Je supplie la mi^rïbét alors qu'il s'agit d'intérêts auMi 
graTesi de vouloir bien écarter cette comidératioD daoa to 
délibératioa qu'elle tb prendre. J'avoue que Je serais étowé 
qoe U Chambre qui n'a pas ménagé au miolstire un éctaee 
bieaaatrement rude, bien autrement poignant, dus une oc- 
caûoD où son amour-propre, pour ne pas dire pla», était ai 
profondément engagé j qui r« oondanioé k donner au paya 
ua spectacle dont nos fastes parlementaires; n'offrent pas 
d'autre exemple, celui de cinq ministr«a se levant seuls cok- 
tre une assemUée tout ootière (on rit i gaucbe), béaitàt 
aujourd'hui k rendre un grand service au pays pour ne pas 
Iroiaser les susceptibilités ministérielka. Oui, messieurs, ai, 
dans raQàlre du droit de visite , la Chambre a su se moO'- 
Irer à la fois plus habile, plus sagSt plu> natioDale que les 
couseillers de la Couroooe, j'ose espérer qu'elle voudra se 
montrer plus prudente et mieux éclairée quils na l'ont éti 
dans l'afTaire du recensement, et qu'elle voudra fégler 
l'aTeuir. pour que nous ne soyons plus témoins de désordres 
umbUbles k ceux que nous avons déplorés- C Approbation 
BUT plusieurs bancs). » 

Entra autres arguments, M. Humann opposa c^ni d^ 
prévu, que U disposition que renfermait l'article, devait Mrs 
placée dans la loi du budget, k Une di^iosilion qai a pour 
objet la répartition des oontributioos, appartient néeeaiaire- 
ment i la loi qui régie cette répartition, h»<toi doiteonts- 
oir toutesles disposîtionsquia'y r^jportent. » 

M. Uumann n'était pas ntm plus touché de la sollicitude 
de M. de Malleville pour la pairie** Ici dit-il, je l'avoue, l'in- 
convénient ma parait moisdreque dans tonleautrecircon- 
sUjoce : i« DO Gioii pas me tromper sur le seoB et la pwlée de 

:,. rihyGOOglC 



308 BISTOIBE DE FRANCE (18U). 

Famendement qai est proposé i la Chambre ; mais je croîs 
que dans cet ameodement proposé poor l'aveuir (m regarde 
beancoop le passé. S'il en était autrement, pourquoi vod- 
drait-on faire recommencer ce qui a été bien fiiit? 

Si le gouremement, dit ensuite M- OdiloD Barrot, ne ft'fix- 
plîque pas , si, quoi qu'on puisse dire, il tient & ajourner la 
qoestion, l'opposition Tera bien de se prêter & cet ajourne- 
ment et de transporter la discussion de cette question k la 
loi de finances. 

M. Humann expliqua le système d'impAt que l'admints- 
tratioD entendait faire préraloir : dans ce système, le pouTOir 
légialatir fixe d'abord la somme totale , dont il autorise la 
perception, à titre d'impOt de répartition; mais il ne peot 
être éclairé sur les valeurs imposables, que par radminis- 
tration centrale : la somme totale i recouvrer étant fixée on 
procède aux répartitions; les répartiteurs sont : les Cham- 
bres, les conseils généraux, les conseils de départements, 
les conseils d'arrondissements, les conseil de répartition éta- 
blis dans chaque commuae. Ces répartiteurs font des ma- 
trices et des râles. Chaque conseil est maître absolu dansles 
actes qui s'appliquent i ses seuls contribuables : mais aucun 
decespoUTOirsnedoil étendre son action, ni faire ressentir 
ses effets au-delà de son ressort; en procédant i un recen- 
sement général, les agents de l'administration n'opèrent 
point surune table rase: il opèrent en présence d'évaluations 
faites avant eux par les répartiteurs communaux et cons- 
gnées dans les matrices qui servent h la fixation des cotes 
individuelles; le recensement contrôle dès lors un premier 
travail. On a ensuite deux évaluations distinctes k mettre 
en regard l'une de l'autre, celle des r^rtiteurs et celle des 
agents du trésor; il y a plus : ce travail des contrôleurs 
achevédansla commune, est soumis, d'aprèsles instructions 
du ministre, à l'examen du conseil municipal ; viennent les 
conseils du département et de l'arrondissement, qui sont 
appelés è déterminer U partcontribotiTe dei oomamiMB, 



ii,,Goot^le 



SESSION' liMUATlTK. {CrétUls tt-ppfén,} ÎM 

HiiMt poar itieMi^r IM nmtriefefl «onniuihiles, les hiblt»aK 
derecmsemeat etl«s (riMemUonsdeseoiaeils monicipaàY, 
Br6d- les coBMib g&iéMn pradai^nt A leur tour teur« 
(iboervatiotts sur l'appréciatlMi (tes hcnllés mipoubles de 
leurs d^Mtt«netttê. 

Au lieu de eàê, on propose d'établir, lu domicile mdms 
de diiqiK eontribuable , un débit emtnidictofre entre le 
snire et le eootrOlear, et defUirecoasigner séparément lenrs 
é?alutti0in SOT le ttHeau de reecoBetnent : msis queHe loi, 
dit le tniaistre des finances, a jamais donné au maire qualité 
pour évaluer la matière imposable ? S'il maintient les ma- 
riées, tbt» hiterrentioii est intiUle : s'il pose an contraire 
desdiilllres dOérents, ses répartitions sont sana'aatorilé} 
CM- lea répartitears d'âne part et tes contrAleura de l'antre 
ont iénls qualité pour de semblables appréciations. 

M. Hamann répond ensuite âcette autre question qni lui 
■ été hitQ : pourquoi 11 a ordonné le recensement? Parce 
qas l'art 9 de la toi du 14 Jaillet 18BS Ini en imposait le de' 
nir; parce qu'il dersit présenter dans la session de 1B42 les 
fiémeots d'une répartition nonvelle. Or, ces éléments, tels 
^ la Chambreies foulait, n'existaient pas. Les éléments 
reeuriitts depuis 4S33, en exécotion de la \iA de cette année, 
tiaient défeetneux et incomplets. D'autre part, placé dans UM 
tituatioQ Onanelére difficile, on devait prévoir la nécessité 
d'toerottre le revtmu, et, avant de songer' k de nouveaux 
fanpOts, on i desrebaussementvdfl ttrih, il fallait S'éclairer 
■or le point de savoir quelle somme l'acquittement ré^étier 
^contrftntioDs «listantes pourrait ajouter aux ressoerces, 
c'eA^ihdire, qocHe partie de TimpAt était soustraite au 
fréur. 

Enfin, use autre considération a paru tout anssi décisive 
t M. Hamaon : la législation sur les patentes est imparCiite ; 
mais, sans la connaiuance des faits qu'un recensement gé- 
néral peat seul mettre en Itraiiëre, il serait impoisiMe de 
MmUier une loi snr la matière : toîUi poorqnot l'Ope- 
Attn. Mit.pmrWi. 14 

, .i.,Gt)o^le 



us «pmAM Bs nm» on»! 

ntioi a^ «4 biiih mummt tmt^ imi»»> i 
r«dBiiiHatnt(w » «TM^ dn cwt». ivee te phawMn pu- 
liUcilé : d'iillMn aiipww 4i;iKiMiw{> M|;wMnw o'arai(Att 
tDciiiM I* dMo wn 4er<ii mw )'iw^Moii,etdiiii lo» «n 
exâcution dans le coura d'aoe seule aiui^JWWWait.4lfl) 
U;(<iid'i|lié«iilit4. ., .. . ., 

< i««»i4 «u^sDiins l»>|) iwiobçii, iijiiDi4>ci«f deA 
eatteqwiit des tliia«ees, il l| (fllla ip'itiieimr- d'rtwd dw 
traraux^sDlusurgeots, de u ipi dw qr^Mv fKtrimliT 
i)«ins et du l)udg^, df)flï U çbaœbre a it^ saiw flvant la 
fln de diceiiihifi. i* ioff q'waot owiw^ tpur Mdier la 
qufwMfïn du receufemept aiiafit U pi: ^an ' 'i|Mq> dH Iwdg'ti 
le DU nuls (Kirnô ) defflMpr . SOI!' )8«. * pei Bti» 1» 
wtiwif «iiQBfe l'année «r<i«éiMe. Miis, «irt» s'to W* 

rendre cemple de TéUt des pboafls , .j/l fi'.li pit DHlÇOih 
|ialU:e qu'an faisant opérer parli^}|a<nflRf'^m<^t .>P~ 
p«tsi|ile'd'()ii«ril'ar(. S((«l*¥lli4 4* WHlÇt »8M. M 

loi d« orédiis aMppktmfniajref ^iaj$ :8f9P<>!^. ^f/nw 
j'ai flDsfiiili mes iiiilriiçtipn» wr le ii9pa)«e||iji||t, ~r«|ir dsv 
mander nu nouveau eré^ aw f*»»!*» . S mm» W» 
nxaédei des éiéœiints d'nipF^ialiim m m m'ina'^ 
alwilwwt' B «nelle edt ^ rpUHI* #8M «Mt"!*!». d»- 
nwd». eaii!n|<» auiMMid ii mtmmtttn Ifkwndt 
la dlipMwP EHe n'awiit lien aj«Fia.ani fihffiiliiy» , puiih 
«ne , je le idpite , elles étaient iyinelè|«n)9P( if IptlRlIf». dl 
ce wii ne Msaiii Iea:n>pptui;dp<wuwaw8a d» <jMn<M 
•<«t|4]i«uienfaii«IN'F ■„.- ., ., . 

Mainieiiant psi-u f (ai i^'en. aciieraft le wmg w mffltsi 
«ne anMe, un ait nénaaijreiiieut tooipcmif Pan <tfii> vh 

cjplution l'exactitude des résultats? Les erreurs so^fiM 
immbransea ,et UeGfraeiledeles repti^ef, j . qn^SPfilt ^' 
dranafflenl^ une fois opérés, on PQpr^ aeçe^ffU^^n 
fianesea travail- , , 

On a exagéré lesdilHçultés da l'ep^tifinr J^it^ nm 
tagnn.lw.iwKwlwispwiMirsMiiawi'iiirqmi^militi' 



6rtb.Googlc 



SESSION ^JfcçiÇI^T^E. {ÇH^MifpUm.) SU 

inp(N|Iil«, «t p l^ jest «iaé d'eo ip précjer la valeurpar les 
actes de transmiasiOQ et par la satqriélé publique. Pour le^ 
liUWt .ooévjte ou on cerUAe les erreurs.au moyeu d'un ^er- 
im WIPtHP ^ typpf ii)C(^4e>li9]}fe9 e^ pqpTaqf seirir 4p 
poJDtf de flovparaiiuw «t d« çoolrâle- Quelques dévjaUoiw 
loi^ilçf (V4 eq Ijei) : il en résulte que, dana une cinquinUiiiia 
deGommunes ao plus, le receosement e«t i fairp; mais c'e)(t 
tout. 

Ep liapMn^ , a? goiof de roe de l'ioiirU du trésor, Vog^ 
ifMpv pnQiteH. ^U eu ^ut croire l'orateur , tout ce qu'eije 
ipv^ PfMÏPJI^ :■ l« cotisfttioB des pnopriélés bALies qui 
^MWt ^austraitea^l'^mpdttetdei rensei^emeota suQlsants 
fwr tm^H^ ow ^00 législation sur Isa patentes. 

■ |1 ^Hia svi> ftimolé ^ la seseioa prochaine, conti^iue 
H. Bitipapp* un noureau proj^ 4e répétition, parc« que 
f'eitt? 'ABU ^ U loif parce quç la Cbaip tire Q> pas renoncé 
i oe ^t|t qu'elle poursuit dopais v|r)gt #ps, f t qui , jusque ' 
«jour, v.comt)in)ni«Qt reculé devant elle. Si alonellpne 
Be croyait pas euISsamment en mesure , vu les renseigna 
99I>U fVH Mil #eronï soaaûi, elfe serait libre d'ajourner 
fflBfwra ni^ bift àfi- Ble^re au D|iant les r.^ultat4 du recsq- 
■ement et de laisser tes cboses comme elles sont. Eq attea- 
Awt ' ï '■f Wi>4t pas de la justice et de la dignité de 
Ip Qi|fi^« ^'ia^x%er. d'^sanpe la t^I^ ur de documenta 
ipti'oe }iH ffut pan jBQQore été r^misel qu'elle pp connaît 

QMp!ti.)!ffipffi4tHf)i90t, Il wJ ip(«)portiin: peqsïv>t'i)e<^ 
■érieiHnnfiît é Jet«r dans un^Joide créflits supplémentaires 
ûm âi«p9Ùtiqm dq|tii)ées i régliementsr )^ mode de répap- 
ttif^ tlpTimp^î 4^ fpnd, il y a contradiction entre l'ef)- 
prit «t !• Mtra d^ ram^ndcoient: on veut préserver If» 
contribuables de l'aeUon dévorante dJ!S agonis du fisc, lei^r 
dooasr dw gsrenlf^s contre la tendance qu'on suppose é 
ces ageots vers l'eugératton des valeurs imposables ; or, |a 
pnpoailioB n'a préoisement pour qbjet que I es impdts i l'é- 



313 HISTOIRE DE FRA*fC£'fi8ï2}. 

gard desquels celte tendance n'est pas sbpposablè , Ideodn 
qn'elle ne pourrait avoir aucun résultat fiscal- 
Mais un recensement nouveau non-senlementseraitt^tfle 
âangereuae, mais inexécutable dans lei tenues de l'ameinfe- 
ment; il faudrait plusieurs années pour cette contrOTerse 
entre l'agent du trésor et le délégué municipal but les divers 
éléments de l'impât. 

• Elpourquoiveut-onnousjeterdanstouscesembaitisP 
On prétend que le recensement de 1941 ne peut pas servît 
à la répartition , attendu qu'il a été mal foit et que leS 6n- 
luations n'y ont pas été contradictoire^. Je soutiens que te 
recensement a ététiien fait dans son f^nisemUe :'que, tfilj a 
eu des imperrections partielles, provenant de déviatiOna lo- 
cales , il serait Tacile de les reconnaître et é'f remédier; Je 
dis que l'administration sera en mesure, qnand le moment 
sera venu , de présenter aux Cbambree des renseignements 
recueillis aussi contradictoirement que possible , et que le 
recensement, tel qu'il a été fait, était lé seul moyen d'y pff- 
venir. » 

Nous avons présenté avec-détails l'attaque et Ta défense: 
nous pouvons rapporter maintenant plus sQecinetenMrtla 
suite de cette importante discussion. ' 

Il était assez difficile que M. Ttriers n^ prit 'poht tfiial- 
que part; au fond, d'où venaient les difficultés de II situa- 
tion fhiancière?-'dè l'administration du'l" mars; voiU 
ce Iqu'insinuait le discours du ministre des financés, flt 
c'était une des causes qui avaient détentiiiié'lëreciiBtitlDeot. 
Mais auparavant M. Thiers envisagea la question même; 
lorecensementn'est pas complet, dit*il ; on le réconnail, 
H y a des communes, des maisons , où la porte a été twaée 
aux agents du trésor ; comment fera-t-on onvrîr la porte * 
ces maisons P La loi actuelle est incomplète , obscure ; H I* 
faudrait compléter , éclaircir; la loi -fixe le oontto^nt ai- 
nuel : ce contingent est réparti d'abord entre les déparle- 
ments, puiaiiar les départements entre les «rrendissenwiito' 



SESSION UfClSL&TlVË. (Crédiu i^i^fiém.) S13 

par les arroodissemeçU entre les commuDes. Ici l'État est 
désintéressé dans la question, et il est tout simple que l'au- 
lorité muaicipale ait la décisioo- Mais, dans le recensement 
décennal, l'Ëtat'est intéressé, et on ne peut plus laisser à 
riulorité municipale une décision absolue. 

Maintenant l'art. 31 de la loi de 1842 donne-t-il des 
garanties suOisantes que les événements de l'année ne se 
reproduiront plus? Non , répond M. Thiers. L'ordonnance 
de 1832 rapportée , dit M- le ministre des Cnanccs, mais 
n'importe, n'interprète pas moins la loi dans ce sens que 
l'on IraTaillerait de moitié avec les autorités municipales et 
qu'on écouterait leurs avis. La loi de 1835 donne le même 
sens à celte loi de 1832 : seulement, elle rend décennal le re- 
censement qui d'abord n'était que quinquennal : à s'en rap- 
porter à la loi de 1832, il faudrait consulter les agents des 
communes ji s'en rapporter, au contraire, i celle de 1835, 
on doit écouter & la fois les contrôleurs et les répartiteurs- 
Four ftire le recensement, contioue M. Tbiers, on est 
entré dans les maisons, armé delà loi de 1791, et, aux ter- 
mes de (;ette loi, les officiers municipaux seuls peuvent ea- 
trer dans les maisons : mais, pour rexécution de certaines 
lois , et notamment pour l'exécution des lois sur les contri- 
butioDS directes, « Mous sommes , peuvent-ils vous répon- 
dre , les répartiteurs de la commune: nous devons hire les 
répartitions de concert avec les contrôleurs'; nous sommes 
prêts à TOUS seconder, mats seulement aux conditions des 
lois qui jusqu'ici ont réglé notre concours- » 

■ Je dis, reprend ensuite M. Thiers, je dis qu'il est do la 
plus haute imprudence, dans une question d'impAt, de s'a- 
Tancer devant la porte du contribuable avec une loi dou- 
teuse et que vous-même avez déclaré douteuse, en ne 
l'exécutant point jusqu'au bout ; je dis que c'est une grande 
imprudence, et que toutes les raisons de susceptibilité n'ex- 
cusent pas un ministre de refuser des moyens légaux qu'on 
lui ofTre •, et le plus elTlcace de ces moyens, c'est de mettre 



.ogic 



su HisreiRÉ m frange (isu). 

k cÀté l'un dé l'autre le maire et le coAtrMeur, de les hin 
agir de concert. ■ 

Mais le ministre de l'intérieur conteSla l'^èacité de l'a- 
mendement; il fait bien intervenir le mdire d'une fnani^ 
obligatoire, mais il ne lui donne pas le moyen d'ouvrir les 
portes des récalcitrants. La législation actuelle est-elle Irisùf- 
fisante? Oui, maissurunpoiiitseuletnënt, Signalé d'ailleurs 
par la commission des crédits : l'absence d'une sanction pé- 
nale iM>ur les maisons qui resteraient fèmiées. 

Maintenant, si l'on recommence l'opération, bd donnera 
raison à toutes les résistances qui se sont pi^duites l'atinés 
dernière, et l'on donnera tort à tous les maires qui o[ït pr6t6 
leur concours. Quant à l'amendement, il n'obvie, ^loa 
le minisire, & aucun des Inconvénients signalés par ses par- 
tisans: il n'atteint pas le but qu'on lui assigne; sbd but 
réel, quoique dissimulé, c'est de jeter iib btSmé Sur la toé- 
duite tenue par le gouvernement. 

8 Jvrit. — M. de la Pléssb parla [raur râméfi^etnedt. 
Le doublé objet qu'on devait se proposer c'était, séibb 1*0^ 
rateur, de faire annuler le rèœnsemelit et i€ faire çtxxéiét 
k un nouveau : lé recensement opéré a manqué ida bui, fà 
Juste répartition de l'impdt des portes et Tenétres , et dé 
l'impôt personnel entre les citoyens; un nouveau recense- 
ment ne peut être fait utilement, Justement qu'avec te con- 
cours des deux autorités représentant les intérêts Opposés 
qui sont appelés à prendre part à tout recensement. 

Au contraire, M- Lepelletier d'Aunay repoussait la pfù- 
portion ; il lui paraissait prudent et ^igne de la Cbanlbre 
d'attendre Tavis de la commission du budget, avaùl de se 
prononcer sur ces questions; c'était, félon l'oiifteur, use in- 
novation dangereuse pour le plus grand nombre des contri- 
buables que d'attribuer à l'autorité municipale lé droit de 
donner son avis sur les évaluations recueillies à titre de 
renseignements, et autres que celles qui servent i l'assffitte 
individuelle de l'impât-EofiD, M. LepeUetierd'Auoaf croyait 



que l'MtHtedlWf 'de U MMllt*", loin dS (UrtiBtn- Itis fad- 
pAs de rt[J«rtiUotiAj les aflMIbtlralt dtaa letir Iwtej daû M 
rerfpectdeapoptilatl6iis,ett)ourraitdobner, parla suite, plia 
d'un argirinetit k eém qui rfirtiraietlt lu tttUiatatmtioù dé 
rimjiM de fépartttlMi en impOl de quotité. 

Uli autre onH6r#. M. Lestiboudois, pana éa revue tooU 
la légjjdatloa aui^Ëdre et Hdliellei et eooclot de cet euiAeii 
qil'fl TsMt oflMix fajijdtenir II MgtBlation qui bons araK 
téffi ftondADt Hoquatlte aiu, «I cMSéqnemineat ilccepter 
l'imetideineill. 

M. Dapin tiflt «nsuittf Maquer le recenaenieitt dani n 
tWine : l'oflâHKldfi, Moti loi, a été ifteo(D|flëte ^ elle o'ii pM 
été eootrOMe. Idtomplète par certains refiu i imom^lète par 
tes rMeuoes tn^ttled qai ont eu lieu ; incomplète, enSn, eo 
e« tOÈt <fBB tbaê Éeat qui odt.dO y pfendre part m l'orit 
pn Mit : « UM feou^ils g^ndraui ont 4tfl cobsuftésy cooral- 
latkRi bénémle et nod pas epdratldn de la loi, aeootnpllaw- 
beot ftine rdrinè ^rêâcNte par là l9i. « 

M. Dupin ne veut pas qu'on inOrme les tfpératioos eont- 
meiiefieâ , mÉis H faot tetf camptéler } le rtrinistre deA fi- 
lubces a dk Itti-mdmé qti'H c0mlHiJftt<fUeralt, foit mx 
ttQflkipMHéb.Aitamc codons gâtiératx, les état» de recen- 
Beraèdt; Il nes'a^MR ddne plt/sqoe dé la traduction éh 
toVm itvttn prirt, ètdddi^r de l'autre, eti ha article de loi 
qta àerMt dans l'ifit^r&t de ttftri Efi ce qai toïdie l'amende- 
métA iul-iflAmtf, TbrÉttht n'en relii pas, parce qu'il mnalle 
Ttj^itÉam : » Cfi «étaiéitt des ar«ie« qw roB donnereii «n 
betisHt, et il n'est plH dh bdn citoyen qdl Kirtilese prâfer 
ttfatelréstdtalnlIn'enTeutpasnon^n^qiMfftAla fonna, 
parce t}ae lit O^ de It fflseussidn loi parfit nurt choisi : il 
appartient k h tàmti^aSUfb dfl budget de préparer une Mil- 
lion. « Quand vitmdra le budget, dit en lermioairt rinno* 
nble député. Je volerai l'article que nous présenteront itê 
finanolen habiles, qui ont passé (mr les affaires^ a 

Tel éUÉt «ni r«to (te M. Odilon Birrot : H m ntf- 

, . .i.,GtH)i^lc 



ji« Bia-roiRB DB nuNeB (isu). 

Ilit pas qu'une question de cette importanoe mpooÊBtiài 
BOUS des ctmsidératioaB poUliqiies qaUai eussent été Atran- 
gères- Le vote ^ctuel sur ramendement réaondnit peut ttre 
la quesUon ftolitique, mais non la question fiaanciire. 

Deux systèmes sopt en présence, répliqua le miniatre-de 
l'intérieur, k D'an cdté il s'agit de reoHiHoeaoer, de l'autre 
de terminer et de compléter. D'un cdtéou place le cooooun 
derautoritémunicipa1e,aumomentoùletraTail s'esA;ute; 
de l'autre, on communique seulement le travail exécuté 
l'aDuée dernière par l'administration aux conseils numici- 
paux, aux conseils d'arrondissements et aux coaaeils géné- 
raux. Il ne peut pas dtre question de rwiToyer l'ameide- 
roent k la ecMnmîssîon du budget : après une auasi longue 
discussion^ ce serait donner au principe même de l'aoKn- 
dînent une sorte d'approtwtion préalable. Le geuvenie- 
meat, conclut M. DucbAtel, persiste k demander le rejet de 
l'amendement : il a le plus grand intérêt et le plus grand 
désir que la solution la plus daire et la plus précise sorte 
de ce long débat. * 

M. Odilon Barrot reprit la parole ponr établir que la 
questitra, que voulait réserver M. I>u[hd, était tout en- 
tière : si au traFail» tel qu'il avait été hit par l'administrs- 
tion, il importsit d'ajouter une garantie, celle du con- 
cours de l'antorité municipale, la commissioa des fiowces 
aurait i l'examiner- « Vous-mêmes, MM. les ministres, 
d'accord en cela avec le rapporteur de notre commis- 
sion, vous avez reconnu que vous n'aviez pas de sanction 
pénale, que vous ne pouvez pas Torcer les porteSy-qu* 
vous ne pouTOR substituer un dti^ué k l'autorité munici- 
pale, en cas de refns de sa paK; que la loi vous déawme en 
oette occasion ; vous avez donc une loi k bire, une loi qui 
TOUS donne le droit de vaincre les résistanoes» de pénéMr 
dans les domiciles. ■ 

Ne fkudra-t-il pasalors déterminer le rûle qu'on ttn jooer 
àrautorilé munieipalei etrespèce de aoeimn qii'ti\9 tp- 



OSSION LEGISLATIVE. {Cridùt aÊpjMm.) W 

portai? iriHn-t-onpwàâécider'ceUeqaeation, si l'igeot 
de raolorité moDicipsIe sera un agent passif de l'opératioa, 
ous'il coaserveri soa oaraclëre tutélaire et protecteur pour 
les oonlribiubles? La question se préseoleri donc A l'occa- 
liOD de la saoctiOD générale : elle est entièrement, réservée. 

■ Il oe faot pas croire que tous allez inscrire dans votre 
Tote que l'autorité municipale ne doit pas concourir k l'opé- 
nlîoo du recensement, et que l'opération, faite par les agents 
du fiîc seult est suffisante pour commander la confiance de 
la Chambre. » 

La eldture était récUméa : H. Billault vint demander le 
reoToi de la propostion à la commission du budget, parce 
qoe d'abord il fallait que la question du recensement fût 
diaeiitée en dehors de toute préoccupation étrangère, et 
qu'ensuite, si on voulait un vote sérieux, il était aéoeuaire 
d'accorder lef motifs qui ne tiendraient pas au fnd même 
de la qnestioa. 

Ce reiBoanement appela une dernière réplique du ministre 
de l'intérieur. On accepte, dit-il, la question comme elle 
est posée par M. Kllanlt : mais le renvoi k la commisrion du 
bodiet préjugerait une disposition de la Chambre favorable 
èramendemenL Or, ce n'est pas une manière sincère de 
procéder. En conséquence, M. Duch&tel persistait i re- 
poQsaer etramendement et le renvoi k la commissioa. 

Le renvoi fut rejeté ainsi que l'amendement lui-même. 

On procéda an scrutin sur l'ensemble de la loi ; elle 
ht adoptée par SSO boules blanches, contre H3 boules 
Mires. 

Les crédits soppitoientaires forent soumis à l'eximeo de 
la Cimtbrt in pain dès le 18 mai. 

las observations de M. Dubouchage, qui prit le premier It 
parole, portèrent sur les généralités de la matière. 

h'ibori let dépenses des maisons centrales de détention 
étaient évaluées iTune manière iosutBsantedans le budget de 
IB41, àowiomiM de 1,400,000 tr., —mtga qoi sere- 

, . .i:,Goo^lc 



»B BISTOnU! DE FRUTCB (18A2). 

produit abùsîTemeDtcl'exerciceen exercice. (M- d'Audiffret, 
daaS son rapport, avait fait la même observation.) 

De môme, il eût falla porteràussi d'avance au budget ane 
.somme de 6iS,27Zfr., inscrite en 1841 au grand livre de la 
dette publique et provenant pi«squ'en lotalitS âe la con- 
solidation d'une partie de la réserve de ramortisseffleot. 
Celait U encore une des critiques du rapport delacom- 
tnisslotl ; quant & l'Algérie, le budget de 1841 pirle d« 30,000 
hommes, lorsqu'il est constant que Cê nombre ne saurait 
suffire. En résumé, l'honorable pairaccusaitles Chambres et 
l'admiilistration d'évaluer peu conscieticièuseinent le budget 
chaque ahnée; ces réserves hites , M, I>uboudiage voUit 
pour le projet. 

M. de Boissf, qui lui succéda i U trlbUUe , ûS E^lttaettl 
qu'au droit de visite. 

■ h dis ians détour ce que je deiMatidè; d'riftrd U décla- 
ration que le projet de traité de décembre ne sera Jftnais ra- 
tifié, fât-II radicalement modifié jensulttiquè lé (liiâtstèreae 
donné plus A des crMsèùrd anglaiij, ce qife d'aiHëdr^ il n'a pu 
là droit de Faire, rabtorisation devisitei bord désbtlimenU 
frànçaià.'Ledroitdetisite, pour le maintien et rextéDsiondu- 
qael (es rhinistèfes dé France et d'Angleterre sOrit ^Djour^ 
d'hut coalisés contré l'opiniao oatiosale proclamée dafis léi 
deux Chambres, a été cbnstammebt rerusé pir ibiis les mi- 
niatrts dès admires étrangères depiiid 1814 : ùo ^bl, 9 est 
TTilt, i cédé aux Instances dé l'Aàgleterre, nMiè ses re^ts 
profbnds d'avoir été d^Kirdé par Tesprif du ihomeat, sa goD' 
naissance des hommes et des choses se révèlent tout edtittf 
dans l'article S du traité de 1831. n 

Aujourd'hui il ne doit pluA être queitiOD Aetf!éfli«àt dé 
s'opposer à fa ratiflcattdh du traité de 1841 : îl ffOt «léMtir 
le droit de visite lui-même. 

« tjne opinion, en fait de gouvernement, fnt^e h fAus 
mauvaise, devient hi seule bonne aussitdt ^d'elfe eA Mrt^ 

D,Bt,,-ertbyGOOglC 



SESSION LËGISUttVt. {CriHiu mpptém.} 310 

de la minorité; ainsi, Messienra, (JUant k moi et quoiqu^it 
paise dift l'organe moue âe» HUéritt ofi jfaija dah* U M^ 
Mtrf. . . * 

Le ministradesatftlres dtnngflt«ft interroinpaiit : Cela n'esi 
pis (oldrable. (HéclamationS oombreilsedO 

■ Gelis'apfillqiie, reprend l'oràtëilr, à une Certaine partie 
de II presse qbe TOQ croit l'iblâ^prëtâ des W/» dfl Tun des 
nembres du eibiiiet. » 

Sar t'IoritatlOD de M. boizot, M. de Boissf répéta M 
phrKe, tjol fut acËiieilllé par de tidurelles réciamatloiM dtt 
DUDistre et de Douvelles interruptionsde la GhambrOi Le pr4t 
adeabdut Intervenir. 

I Moasieur de Bonssf , dH-il, Jedois TooA lvClrti^ qua» dan 
incDne Oifinbre, et encore tnoios daoscelle-ci, des aSser- 
t»fu, profbodéiaënt Injurieuses .pour tout FrailQats et phifl 
encore pour tout ministre de France, ilepeiiTdfitMrè prOfé-^ 
ttes et entfltid tiéi. toui avez dit rannellenient dMU fa eoMiiet; 
Hnlerprétalion que yous venez de donner n'est pas tdmla- 
AhJ ; TOds trfrlAz d'tin nfOiUbre SU cAbinet^ cela n'est pas 
Ménbfe-, Je serai obligé de tous rapptilet- A l'ordre Si ceM 
antinM; % • ■ • 

M- de boissT expliqua tiù'il tfatftlt rodlb Aire annslod 
qn'i une t>*rtie ^« 1^ pf^s^ i'^^ plai^ les Intérêts anglais, M 
ilijoutà que, ^nojqiie cet o^gàhé s'attk^flt à 9|[Aaler au pays 
^Dt hdrènalre dn droit de fisittj comme anat^hlate, pvlt- 
iu de la guerre et partisan de la traite, iï déclàfïlt, Inij re^ 
[xiDSKr de tobtés ses fonJes le droU de Viât« et 4n'it te 
«xnbittfiijt Just^n'ati Jour oà il serait aboU.- 

* Trois opinions elMfent, contlhoa l'oràtetfr : lés ans 
Pensent qoe tes traiîtéa drf ^ et SS sotit eb vigdeor; d'iatfetf 
^t d'iris, et cet Avis est l(r mien, que ces traita n'ont Ja- 
nuts eti de ralftàr, parce (jti'ils n'ont point re^u la sanctioa 
'^Httf qui leur ftAH Indli^tensable. (Inteimptloâ iMni> 

ï«le.) 

"DttslestrïU^de IMl et >n3, éTest ni» M tooeotiH 



230 HISTOIRE DE FRANCE (mi). 

d'une loi que l'oo a lUenté k là liberté ta^ÎTldaQlle; c'est 
dam ce sens que je préteods qu'iie doivent être soumis à la 
sanction législative, aGn qu'ils puissent fitre exécutés suis 
donner lieu à des réclamations ^ car si les cîtoyens, s'armant 
de la Charte, venaient vous demander des indemoHéa parce 
que vous abandonnez leurs droits, ils seraient rondes Aie 
bire et les tribunaux leur rmdraient jnstice. • 

A une nouvelle interruption du président, qui trouvait la 
pensée inconstitutionnelle, M. de Boiasy ayant répondu que 
son opinitm devait être libre , M. Pasquier le rappela for- 
mellement à l'ordre. 

« D'autres euGn, continue U. de Boissy, peoseot, tout 
en Taisant d'ailleurs les réserves de droit pour le pays, que 
les traités de 1831 et 1833, quoique Ddo vslablea en droit, 
ayant été en fait exécutés, doivent continuer A l'être, à l'é- 
gard de FAngleterre. » 

De tout cela il résulte, selon r<q«teur» que le droit de vi- 
site doit être aboli. 

M. de Gabriae envisagea ensuite la question sous le point 
de vue philanthropique. 

Aux yeux de J'orateur, le fait dominant est celui-ci : que 
la traite n'a été réellement abolie que depuis le traité ; quel- 
ques rares désagréments, quelques dilQcultés d'ailleurs vi- 
dées par des juges français, ne doivent pas faire ouUier que 
dans le droit de visite est la seule garantie des droits de la 
morale et de l'humanité. 

M. Mole prit la parde après M. de Gabriae- 

11 établit que l'idée du droit de visite ^ait antérieure » 
1830. Déjà en 1817 la proposition en avait été faite par l'An- 
gleterre. L'orateur ne pensait pas qnll fallût attribuer au 
catHoei de Londres des intentions machiavéliques ^ le signal 
de l'abolition de la traite était parti des consciences reli- 
gieuses, et le gouvernement anglais avait dû s'associer i ces 
sentiments ; le ministère français trouva la demande inop- 
praiuoe, et répondit par un refus auquel M. Mole, alon 

,Coo;ilc 



âfôSION LÉGISLATirC. {CrédiU ttipptint.) 521 

rainislre de timarine, eut une grande part ; loutetbis, pour 
prouver i l'Angleterre le désir sincère qu'on avait de tra- 
Tiiileràl'extiDclion de la traile, on présenta la loi qui fui voté« 
alors, nuis comme une exigence â laquelle II hllait eéder-, 
quatre ana plus tard> la même proposition revînt non moïna 
pressante } le ministre des afTairea étrangères (M. Pa8()iiier) 
répondit par une note dilatoire : ainsi les quinze années de 
de la restauration présentent une lutte continuelle du gou- 
veroemeot français contre le droit Je Tiiite. On se rappelle 
le congrès de Vienne et t'admiraUe réponse de M. do Chi- 
leaubrisnd. 

U rérolafioQ de 1880 a-t-etle changé la question tu fondP 
Non, cènes, continae M. Mole, mais k cette époque on sentit 
que l'alliance de la France et de rAngleterre était le gage 
de la paix de l'Europe, et le principe, tant de fois repoussé 
fat enOa admis. 

Ad mns de Juin 1836, sous le minist^ da 33 février, un 
traité était soumis i l'approbaUoQ du cabinet de Paris par 
le cabinet de Londres, et l'Angleterre demandait qiie,'de 
concert avec elle , la France le présentât à l'adbésiOn des 
lulres puissances ; it ne fut pas alors domié suite au projet 

En Ifl^B (M. Mole était alo» ministre), le- Portugal pro- 
pou A la France un traité particulier; le projet donnait an 
droit de Tisite réciproque une extension eobsidérable, infé- 
rieure cependant k la limite consentie et stiptilée le idàé- 
cembre l84l. « Je refusai (dit le ministre dé 1$38]; je rc^ 
poussai ce prcjel, comme pouvant être ' funeste i la liberté 
des mers et aux Intérêts dt) commerce français. » 

LeSO mars 1838, rambassadeor français k toodres ajMt 
demandé dea instructions snr le projet de traiti à~ présenter, 
d'acoord avecrAngleterre, aux troiS'uiitrespuia^ncét, H no 
lui fut répondu que par des délais; et encore ces délais, 
M. Mole ne les explique que par la posilioâ spéciale du 
ninbtère dont il faisait partie, obligé èi des ménagemeate 
pour l'aBiiace anglaise qu'on l'accusait de ik^iger. 



m BISTQIBE DB fBAMCS (tS&SJ. 

EnSo, une denM^ il^tdclw à» l'imbunâour fnQfivt i 
ILoodres aononça <]ue le protocole était signé et que de nou- 
TellQS iDstructjoas étaient pAcessaires. Les réseryep les pliu 
PQsitir^ fT^i^Pl^f d'ailleurs, été faites yis-i-vis de lord Pal- 
iqjnr^n pQi)r .conserver li liberté de U Franco dans' les né* 
ipcialioos. 

£Dréstimé,M. Mole déclarait s'être toujoQrsm9ntrécoii' 
trair^ i ce biité européen, dpat 1^ }><lt véritable était d'en- 
gager l'AtDér^qqe : son opinion per^ODoelIp avail toqjoan 
^é que !«' visite Téciprofae n'éUjt pas 1^ cpnditioa néces- 
saire de la répression de la traite , et qu'on pou]rait ^CTiver 
j^ ce I^ut pj^r une surreinanpi) yctivff 4 dp booa^ \(^- 

:p4r pps déreloppenipi)^ ^iy^orjiquaB le qbef (lu çs^inet 4» 
15 avr|l réppndait aux ^négations de Af. fifiizçt, »^ suje^ 
du traité ()u ^ ^èfiaa^\)fQ. je J^ qb Teqi^) , âfs^U-jl eo 
terminant , me laisser attribuer que ce gtf).^ ^'«ppir;- 
Ij?"^- * ..<-.,....!',■ 

« Ce n'ie^rfffi la question f'fi'U^l'^t f'^t; Ia fl^li^iioii ^* 
jwssé guç yi^t t|:élev6|iIe,!îqp)^Mqié, (Jit^e;ajgist(^d« 
^fliûfiçs #r«flgères i Beraoj^qe fl'p^fpljaa,^ l'^i^^ ^ ffioidaq» 
j^tteflueft)(ip»Mrj'4^été c«fq[^àtegtQ^ ^àft^ep fi^x^ib 
dpi|til^'«git. 1, .,.';.. 

^ QpaypfifiQ^ dQ iSifl* fitrcu^var^uerH. Çuiiwt, ^m\ i/o 

l!l!ti#B|^^(;fîB^ifI^4«t^t^pf)ù^°e^9{t9M^w^^^q.W!^ 

(l'açeoni ^up inviter les autrêf. p^isfaiff»^ iqv|(iinif;4 kl 
ffcc^r df ng le {tkis pre\ ^él^j poujible^ >) . . 

Des loiiii^ifti^re^ Bouyajfipj ^i^Tp i It çéfli^^jw (Jp |f 
tffHle ^Bs 1^ colqpie; (fe I^ Ff-f)pce pp d^ l'Angleterre; ^is 
V^ M «'«ffWJt de tmrveitler l'açp^ de^ pAy^ qui li^ pç^nel- 
teitf faco}!B.^ Tel fut le but féel. des aapTBQlioo» de 1^1 

I^ppia is^^ile projet d'un ^-^iié^uropéenf été pqu^fi 
pi|r tous Ififi nupiaières qiii s^ sont du<;çé()és af4 pouvoir- U> 
Cuizqt cita çpe lettre 9^^^ Iç 7 Cafter ^S3j^ fff le pû- 

' , , .i.,GtH)i^lc 



Bistro dM aQ^j'rH^ éto^ig^ , tf . l'ioMal iUt ftjgHï. awK 
nfvénntnits de la Franc» è Saint- PMcnbOur;, Berlin, 
Vienin, Tarin et Naples; une afUtre lettre déU. Thierstdres* 
séean cabinet espagnol en 1836, et de Jaquel^e il résulte que 
M. Tt)i(;Eq avait eu l'initiative du projet de tr«iti|^t)culier 
svacrEapagoe; ca traitiipAtcopaicré uHtâiteMioa.tetuooiur 
plna ooDsidèrabla da droit de visite que eeHe qui'a été Aerilé 
dtas le traité da 20 décembre 1841. En 1838, le 12 février, 
II. Mole écrivait i Londres, $ M. Sébasiiani, qu'il venait 
d'inviter les «geqts du coi^ U^drid, Lisbonne .et ^q df) J«r 
BQtro, A cécJtper des gouveraeneota aiipréa dfiqueU ils 
étaient accréditée, leur prompte «ccesMon aax prihfei^ ar* 
rélés entre la France et l'Angléferre , retativemenï au droit 
deyisite,-et défaire Çp^r pu'làla (r^ite çqia^coqtinu^il 
bpoteiwat&pt wus |fl8 pii¥i|)oi)» bNaiUfiat PQCtuf^ et eat 
pagoolj leZOfévnar 1888, M. Sébaatiam répémlflitqaelord 
PalmerstoD s'associerait aux efforts de H. Mole. « Lord Pal- 
JWSUm 9 (téftiré 4W je scrilùitasHrd» Votm i^tUoce, 
tj/>^\»H rvQliav^uv. aw r^oMa au pnqei d0 traité ept» 
|4a ma pfiïjmopHi srpifit tnwRiia pw l'a rol w ii'w te :.w| 

gouTernement du roi. a 

tatrtvtl6,9^UiiV» H- Qiiiwtr dU dopftf «uwici pm le 
cdMi^ 4u tft ^vriktfvmfi wr.twa Iw cAiiiat» ptéo é éaotoi 
cotrple tf^it^ 4u. ^ Gb^mt)re.t«4i etifl'PivtQaokiaiiléi* 
12 ^netwtbfa 1W4> wtre |«»'i«pré»eiafRls.dn<iii4f*w» 
UG^.i)p'ï9 jlA.4iffiâwiM.qu!wif)eatpa«c«tilaasMHla 

pr»g 4fll|(F'4ft Bortm W(^tn(iiu)lfl.d« Iti0én8w<etrda 
l'Europe, au-dessus du 33' degré de laliLude N. Jtaflp-la tnité 
^ im, )f ççpiTaffGv aptrv-li^iiipopeBt lai fiUtfe^UojS''est 
m>Â çtfgip.l^mei^ 9it d«bQr|4(i droit de visita : nona r» 
produisfWts, la. lettre qui açCofRpagpait i'entolttopiiokaaiià 
dQi^^a9qftpistepdwift(|«ire«élPansére8< , :■ .> ■ i 

■a 
LçcomleSébuliMUS. Eic M. leçomtetloté. .,. , , 

•lloBiltarkco«te,i'tT«*r«çafai«rl1iiniittnadeiaflnnlr«aafbrrip»- 



Hi BISTOIKE D6 thkfKX {tVti\. 

4)Ui m4riM«Mt am k» np^éMmaBto fk^tUbt,.ét Vrtm «t * 
Itaidi. Lord PibMniM tooUI euaavànwa m tnlt aows <■ Mri, 
^ l'orgaM 4a 1«n antauBiMn 1 Undra, l« pr^iH 4» traW i (tof 
ponrUrAprettiondeU lrallB,4iMy*lU)ïra Umbdcu la Mrapancair 
au gouTenrmcDl da Rot, dani In premlerf Joan d»Jiâo 183A. 

L«t auMMadenn de Rmla, 4s Praua at 4'Aiilikhe, oit aiatri M 
g>tatrHoB^wlWOTgog w n«aM m *lal«HWa- «iH i *i >»■«»«*•.■*« 
h FTMm al l'AMgMam, « eeUe siiacUlkii, atUa aUfriiIflpnlct'* 
InlU it4 n(^«ndM». - 

Lord PalmcnloQ n'anU 4cBa>d^ iTant la eoBTdraKa, il, 4aai Uffa- 
tocola qâl CD (erall dmië, Il poumK prétwter le pltalpotealUlre di 
FraDW ceanie l'niilutiil «a pWnlpeleDtielra ncfiii, pour eoBBEcr let mit 
OMmi«wayl«rl»|»fa)««alwlM— o»aaM.Jaq^a^a11eatutlle,ia«a 



■eue rtlle tt le aiCne langage. Je ^me nia lontefob ftMrré dÏBtradiin 
âtu le tniU lei modlSEatloni que le gouTeracBtnt 4a Rd Jagerail owtc- 
nbted'/i^peiler. Je prierai rotreVoln ExcellHiee de touloir hka ■> 
Mk emWM léalaMIiaM à aat dBtr4, eoMilUqn^rilt aon la Mdr d'exa- 



• Lipropodtioa de 18U, poonuinitM. Goixot, n'est pu, 
on l» voi^ uns propontioa v^uo, maia un entemble com- 
|riet ds dtojMitioH .prédias dont IfoitiaUve ipparUent i U 
France comme à l'ADgleterre. » 

Baptli 0M JuiqûW juiUet 1S40, il n'a pu «lé rut d'ob- 
Jectinu «Mirvoeinlté: en i840,M.Guiiot avait «té appelé 
i ealMdii U rèponae des trôia pulauncea du Nord : la ré- 
dacHoB dunandiepar la Ruasie, au aiqjet de l'exleiuioii dea 
atoai, rat adaptée, at la eâte saptentrioBato des EUta-Uo» 
Nferanokèa de Fenadinbla ; dta 'oe moment, M. Giitzot avait 
taaiiaa>-goiiTeraeBientpourm(u«lem«Bt, ainon matArîelte- 



Ai^Mnrfaui la raLiBoitfon du traité de 1841 a étépoaiti- 
TCBNBt -ntoate et aucun engagement sérieux , direct ou 
iMdiraot, n'a été pria de ratiSer M traité i une époque quel- 
conque; que la préeençe des Chambres eât isflbé sur cette 
délermination du cabinet, le ministre des affaires étrangères 
le niait foraiellement. < Hoa, Messieurs, ^loutail-il en ter- 

n,aN,-r^h,GoOglc 



SESSION lÉOISLATIVE. {CvHits npplém. ) SSS 

DimDl, ce n'est pas votre présence matérielle, c'est votre 
opinion, c'est votre vœu connu qui inQue sur le gouveme- 
mnit et qoi inQuera tout aussi bien après votre départ qu'aa- 
jonrd'bDi. - 

M. Mole 6t aae coorte réponse i ce discoars : toute la 
question, c'était l'extension des zOnes, et il l'avait toujours 
n^uasée ; l'adhésion de 18S8, donnée par l'ambassadeur, 
n'avait pas été autorisée par le ipinistre, i moins de soutenir 
que le ministre se trouvflt engsgé par son silence. 

18 Mai, — Après quelques observations de M. Dubou- 
c^age et de M. de Gabriac, pour et contre le droit de visite, 
l'art. 1*' Hit mis aux voix et adopté. 

L'art S donna lieu A quelques discussions suf le recense* 
ment ; noua ne reproduirons pas ici dès débats épuisés dans 
l'autre Chambre : consistons seulement que le ministre des 
finances déclara que des lacunes pouvaient on effet exister 
dans la législation sur cette matière et que l'administration 
avait conservé des moyens propres à combler ces lacunes et 
i régolariser l'e^ration. 

Dans les 4,400,000 fr. de crédits que consacre l'art. 2, est 
comprise une parUe de la dépense résultant de l'envoi fait 
m 1840, dans le fleuve de la Plata, d'un armement naval 
plos considérable que celui qui, jusqu'alors , avait été eo- 
tréteau dans ces parages; ce rut pour M. de Mackau l'oc- 
cation d'expliquer sa mission et de répondre i quelques 
ittaquesTaites contre la convention du 29 octobre 18ùO, avec 
le gouvernement de Buenos-Ayres. 

On avait prétendu que la convention du 29 octobre était 
on sujet de triomphe pour les Ai^entins, d'humiliation pour 
U France, et que la cause de l'Uruguay, ainsi que le parti du 
général Lasalle , n'avaient pas trouvé dans la conduite du 
pl^ipotentiah^ français une protection siillîsante. 

M. de IHackau, après avoir rappelé l'assurance de satisfac. 
tion qui lui avait été donnée hautement par le ministre deti 
aKiires étrangères pour avoir fidèlement accompli ses instruc* 
Jiw. hûl. pow 1M3. 15 



326 (BISTOIBE.DE FRANCIS (16U). 

tiODS, pour lesAToir mdme utilemeat d^ssées sur quektoet 
poiaU, répondit : qu*OD avait dû ériter dans les tenues de 
la cojDveation et dans les ripports arec ie gpareniemeiit 
argealiii tout ce qai aurait pu humilier un état avec lequel 
traitait la France ; oMÎs que d'ailleurs ce trailA avait assuré 
A la France toutes les r^ralions qu'elle réclamait inutile- 
meot depuis b^s années. Quaol k la protecticn accordée i 
l'Uruguay, elle est consacrée dans l'art. 4 du traité ainsi 
conçu : « Il est entendu que le gouTernemeat de Buenos- 
Ayres oôntïQuera de considérer en état de parfaite et absolue 
indépendance la république orientale de l'Uruguay , de k 
manière qu'il l'a stipulé dans la convention préliminaire de 
paix conclue le 27 août 1828 avec l'empire du Brésil. ■ L'é- 
vacuation de l'tle Msrtin-Garcia doit-elle être reprochée au 
gouvernement français, quand il est constant qu'après U 
retraite des Français l'Ile est restée trois jours uns garni- 
son, malgré le voisinage d'un poste militaire de l'Urugusy. 
Enfin, quant au général Lasalle. on a dû lui faire compren- 
dre que, après le rejet des stipulations de l'arL 7 de la cod- 
rention du 29 octobre, il y avait avantage pour sa cause i 
se retirer sur un point quelconque du continent, afin d'at- 
tendre les événements. En terminant, l'auteur de la ccn- 
ventifHi du 29 octobre en examine les conséquences ; elle a 
fait aux Français une situation nouvolls k Buenos- Ayres j 
désormais ils ne pourront être requis pour le service de l'at^ 
mée, ni pour celui des bâtiments de guerre : Us ne sennt 
plus imposés extraordinairement : enfln, comme les Anglais 
«t les Américains du nord , ils jouiront , quant à leurs pe^ 
sonnes et k leurs propriétés, de tous les avantages assuré 
aux citoyens de la république. 

Après ce discours fut soulevée par M. de Mosbourg une 
question d'administration intérieure, relative A la vente des 
salines de Dieuze : l'honorable pair s'étonna qu'on mit en 
vente, sur la mise k prix de 3 millions, des établisBemeat* 
qui peuvonl uooner en bénéfices nets 3,355,000 flr. 

:,. rihyGOO^IC 



SIMIOM UtoULATIVB. {Bmlgm.) S37 

t« aliriBlM dM flnuww répondit qa'uae grand» rtenre 
loi teil fmpoiée n nomeirt de ta raiss en Tente» que ton* 
tafoii les cofMld^ratimM pi^Hnlées par M. de MoabODif 
mlBDt dveHM tooM m êoHieitade tA quo, 4'aiHeun, fêiffa' 
dintioa anmmcée poor )« 1*' aoât n'unit pu lien : en ou» 
Ire, ta ctanse de reprise da sel tu prix de rerient eendl 
nwfiflteet ta où» i prix etuagée. 

Les «itreB titrw et artielea ne furent pas débaUus. Cinq 
foix fleulement sur 98 se déclarèrent ta scrutin contre ta loi) 
qei fM «dopMe. 

Btiê g et iei é èp t Mm . —La disoiuaion du budget Tint, 
comme è rordisaire, soulerer «Kore une fois toutes les 
fuestioru spéewtaa dé]i débattues dans les séances consa- 
triée aux crédits aupptésientaires et quelques-unes des 
questions générales qui dominent toute cette session. Mous 
résomerops rapidement les discussions déjà épuisées, nous 
tontmtmt de signaler les <d)jections lee plus nenres «t les 
rdultatales plus ioiportants. Le projet du gouvenieaienl 
portait l^l7,SM,0fi6^ La commistioi) proposa, d'un cAté 
oneangnMDtation do 95,000 fr-, de l'autre, une dimîDUtioQ 
da ï,i«8,lts, at an total 1,316,319,968 Xt. 

Le projet du gouTCrneiBeBl et le rapport de ta commis- 
àob n'offraient pu de oaraetère particuHw ni de difiéreoces 
nillanlea. 

17 «st. —Un geiri watenr, M. LepeUetier-d'Aunaf parla 
nr l'ensemble. L'hoaiorable membre a'ciïvyait de l'accroi» 
atoienL aanœl du déadt et desconaéqoences ftcheuses que 
«Ue situation préparait k rarenir de ta France : le seul 
■wyen, selon lui, de rétablir l'ordre dans les finances, c'était 
d'appliquer k l'èquiliMation des dépensoa et des recettes une 
<mKé de vues eonplète et une roionté ferme de Caire pré* 
doniner l'intérêt général sur les intérêts privés. 

Après l'adoption des crédits spéciaux de la dette puUique 
et 4es dotations, ou passe au budget du itfinùMrt d« !•><■»• 



nyt,,-6^hyG00glc 



238 HISÏOIRB DE nUjfO! (IMS) 

Le cbipitro XII, des frais de josUce criaùiiflUe ^des lU- 
tiiliques, était porté dans le projet pour ope semn» de 
4,oaA,000 fr. U. Génin vint demuder «lu'ime som'ine de 
600,W0fr fût ajouta àcetwtiole. StloBrtioBonlileiiHin- 
bre, il résultait des comptesde 1B40 et des uieésa suivantes 
que la somme proposée était insufBsHte. Plus tard on se 
verrait forcé d'ouvrir un crédit auppliâBieotaire, et la pro- 
position portée au budget n'eu resterait pas moins au-dea- 
aom de la v^té. 

La commissiod , par l'organe de son rapporteur, aToua 
qu'en effet le orédit était toiflours dépassé : cependant, 
«m n'avait pas cm devoir proposer une augmeotation au 
nKHnent où on émettait le vœu de voir réduire le montait 
des frais de ju^ce criminelle. Les i^ais en question étant 
un service voté, il n'y aurait pas à craindre d'interrompre 
le cours de la justice. 

Sur les (riMervati<Kis de M. le garde-des-sceaui, qui dé- 
clarait que, si le chiffre de 4 millions avait été dépassé de- 
puis plusieurs années par les dépends réelles, il falluts'ea 
prendre à des causes extraordinaires , et que d'ailleurs , si 
une nouvelle expérience venait démontrer llnsiifflaaoce du 
crédit, l'augmentatioa serait portée au budget de l'année 
suivante, M. Génin retira sou Bmcundenent Lechapitre XII 
flit adopté. 

La 11* partie* relative aux àipetuu Au ewilM, Ait pour 
M. Mardial l'occation de signaler au gonvemement de gra- 
ves et noaAre uses, infractions fkites par le dergéi ta police 
des cultes. L'boQorable membre s'attacbait surtout à deux ' 
fkits : une bulle toute politique, dirigée p«- la cour de Booe | 
dans un esprit d'amère censure contre le gouvemeoMot | 
d'ime nation qui est notre alliée, de lïspagne \ un discotrs | 
prononcé par l'arcbevéque de Paria i l'oceaston de la féls i 
du roi, où était manifesté le vœu de voir la célébration du ' 
dimaatbe plus religieusement observée et le déaiT' plus va 
guement exprimé, mais non moins réel, d'une exlMSiOD de I 

,„Co. ._ 



SESSION LÉÉISLATITS. (Ani^.) SM 

b liberté d'eBsetBneineDL Qa'^ait dertaiifli eo cm de«l 
oocaaioiu, demaadiil M. Marchai, la respODBabUité do mi-' 
mstre ? Oomment le goQTernemeDt avaiUil pu siraffrir et oat 
em^ièteineat de l'esprit ultramoDtamdafls l'Église gallkau 
qa'était T«iue révéler l'exécution par des évéques n-ancais 
d'aoe lettre da pape nm eoregistréepar le (XHiseil d'État, 
et cet autre empiétemoit du pouvofr spirituel sur l'admi- 
DÎstratioB et la police de l'État? 

Vd des CH-ganes led plus modérés du parti eattioUqne dani 
ta Chamtvet M. de Camé, prit la parole pour combattre l'es- 
prit de cette interpellation. 

M. de Carné reconnaissait dans une notable portion de la 
Cbambre et du pa^s feijstence de cette conviction que, de- 
puis quelqtie temps, le clei^é tend à revenir en France aux 
trsditkms très-regreUaUesqni ont, i une autre époque, conh 
promis et la monarchie constitutionnelle et la religion elliH 
niéme. Le clergé tendrait k sortir des voies de la modératioa 
et de la çradeece: leadance qui, ai elle étatl'réelle, n'iraM 
i riOD moins qu*i compromettre, au dedans, ce retour «dx 
idéesreligieuses que tous lethommessensés ont salué comme 
une espérance pour rarenir, au dehors, l'influence politique 
de la France. 

N il se trouve, disait l'orateur, que l'Infloence française 
wt partout associée ta triomphe de l'idée catholique, et j'ai 
la conviction prt)IbBde que, si un funeste divorce s'établis- 
sait eûbre l'opinion pobUque et le prilicipe catholique en 
France, la aituatidn de notre pays en Europe en serait vro- 
foodément atteinte. (Sensation.) Il est ineiHitestaMe que la 
plaque se fkit autant en ce moment par la propagande re- 
Ugiense que par les principes politiques eux-mêmes. « Par 
exemple, qui résistait en Espagne à la séparation de nSglisé 
nationale de la cour de Rome? C'était le parti français. Qài 
BMintenait l'iofloenee de notre pcditiqne en Orient ? Notra 
Utre'âe grande natîoa catholique. Si la France pèse encoM 
daitf les deëtiaéas^ l'Aliemagne, il elle inquiète certaiaw 



M« HISTOIfiE Dfl Fautes (1«U]. 

puiMBDoea» ca n*«at pas moùis coome oa^iaQ caUbotifiM 
qae ooomie état coiutitutiopnel, C'eit & U mtew cvam qu'il 
fttut attribuer les sjœpftlhiea <)ue nous témaigawit la Bd- 
fique» l'Irlande et la Pologps- 

- Venant ensuite à la questioo tpAciale, 9Ï. de Garni Slieait 
Obserrer que le prétendue bulle du pape a'Mait qu'une lettre 
poQtiGcale adressée aux év6qves i-on^iui ) qu'elle ae con- 
tenait aucun mandement de jusiion et n^ toucteit à auenn 
point de diaotpline ; que dàalora, d'apfèt les principes. mô- 
meg de l'ancien droit, d'aprM l«n .kua orginHiuaa du «on- 
cordât, elle ne derait pas être sounùse i l'aBregitfropwiL. 

Quanti un antre fait plus graye, le discour» de l'ar^ho- 
Tâque de Paris dana une Bolaonité zéçqotet tout en prat«» 
tant de son prorwd reqwct pour le prél4..U. 49 Carqà rch 
grattait que l'expression d'un vceu politique eût âté portée 
deTaat un pouvoir irresponsable. QuQsi.l'oja,écfirtait«eU8 
irrégularité constitutionnelle., il ne restai que la juste ^ft* 
Ruade du maintien .des loi^ eiistaptesi de rexéeuttpa dei 
prooieaiea.de.la Cbarte. 

M. de Carné lùoutait (v.tenuMWU ; : 

« L'arcbevâque de Paiia a cru pouvpir rif:IaiQ«r poar \n 
religion, au nom de la charte, le droit de fonoçr p^f li<- 
bremenm c«w et l'e^trit d«ltjeui^fi|se. p«ô m ti:#diiit 
aimplemeat et L^ialenoeot p^r la (or^inlp ai comme de U li- 
berté d'enseignenuiat. (^ vœua doonélieii iiwe jipl^qiut 
i iaqu^la ae sont «ssociée malbewAUsenwqtpM' dey fdm 
de vénérables prélat» et, par des écartsqueje regrette, quel- 
ques journaux du clergé : n^is Je u'^iésitt^ pasi dire ^9% 
si.la soHion qu i s'acbére n'avait paa été une fnvà et qûoNtlfl 
aaifiond'aiournemept*i'4ur«is,pour oton conplei ré«laiii<^ 
«1 BQiD de la dkwlBt I9 droit dont eUe ijotUiant Ifi pro(aw> 
ftque .Tpuan'eaaSaoerez pas. H .'. . , 

..•Toal en reconnaissant, avec AS- 4e Garqéi qi|e iM iwt>r 
talwna faites k la wasee du cJ^igé rrwfi»Js«)at< &iiwee«Lio- 
iiiste» M. IMipii>déo^af»qB'll y »W«tieufi T | géwM W »j>riw» 



SESSHm UtolSKATTVB. fBiÊdgett.) 3St 

Selon le m? Mt magutrit, les actes lie ta coor de Abme in-' 

téressaot les gouvernements étraDgen doiventavoireHeore 
moins coors en France que ceux qui intéressenl la France 
dle-mfene. Demander en France des prtèrespuUiqaes con- 
tre ce qai se fiiit en Espagne] croit-on que eesoit là imacte 
de petite importance? Ignore-t-on que, d'après Tancien 
droit pubNc da royaame, comme â'après le droit pvbhc ac- 
tuel, on ne pent ordonner de prières publiques qo'avec t'au- 
tn-isation du goavemement- Les éréques avaieift donc ou- 
trepassé Iflors poavoin quand ils avaient accepté nOe bulle. 
dont le goureraenient n'avait pas autorisé la pâbltcâtion , 
quand ils avaient fait des mandeiAMits oà la buNe-eat tra- 
duite, quand ils avaient ftît appel aux pnëras desfldèlea 
pour le ^iompbe d'un vœu politique ■ 

Quant à la question du dimanche, s'il y avait U droîtj s'il 
7 avait ccmvenanee, au moins ne dévait^ilpasy avoir codr- 
dtion. ' . I ■ 

Quant A la lib^é d'ensngnerîient, l'oreteor appelait sur 
ce point toute la sollicitude du mïnidtrv de l'instructfon pu- 
blique, a Le corps si honorable k la Mte duquel 11 est f^cé 
> étA attaqué dans son chef et dans ses membres , dans Ses 
tendances et dans ses résultats- Quelques prélats, dont iriii- 
son on a Mimé le zèle , sont entrés dans cette ptdénriqne. 
Kh bien ! je biftme, surtout chez des fonctionnaires animée 
sans doute de l'esprit de charité, ces attaques centre les in- 
ifHutions, contre les personnes. On peut attaquer f erreur, 
les proposniotis d'une fausse philosophie, fhire des inande- 
fflehta oà les raisonnements catholiques soient o^iwsés aux 
fausses propositions de récote : voili le droit, voilA te de- 
voir des évdqnes. Hais respectez lès institatioQSj'ménagér 
cttaritaMement les personnes- » (Très-tnen !> 

On réclame la Bbcrté de renseigftement, disait en tenrti- 
nantM.DupIn : CËta est Juste, mais A h mArK- MttMioh 
que lés aateis libertés, h liberté de conscience, Ih llbèrM 
de la presse. If n'V en à' pas une quf Aé soit, qtif ne ddîv* 



332 HISTOIKE AE HlàMCE (ItftS). 

âtre réglameotée : il n'y en « pis une qui poine Mrs ab- 
aolae. 

' Legsnje-dM'SceaiixiDternatdaiistrdiMiiaBÎwpour^ 
blir que la loi <le genuinsl an X n'avait pu 616 violée par 
le mandement de l'archevêque. Iln'yavailpoioteude bulle 
pontîQcale : le prélat français n'avait pas reçu la lettre di- 
rectement de la cour de Rome sous forme de communica* 
tioo oflicieUe ; il avait agi dans la limite de ses droits reli- 
gieux. M. Martia du Nwd regardait cornue également lé- 
gitime et convenable le vœu émis par le préiat devant le rui. 

M> Isambert pensait au contraire que la publiealiça de la 
lettre du pape était un acte blâmable et que, en attaquant 
les actes du gouvernement espagnol, le pape avait implici- 
tement attaqué tous les principes et toutes les conséquences 
de nôtre révolution. 

Le vote suooessif des articles n'offrit de particulier que 
l'augmentation du traitement de l'arcbevéquede Paris, p(ffté 
de 25à40miUefr. sur la pVopoaitiooduBaMistdre, et une 
augmentation de 160,000 fr.-en faveur du clergé proteitaDt, 
adoptée sur la inropoBition de M. F. ])elesaerL 

Vint tnsoite le Imigtt eu affaire* étrmgére». Comme la 
question du droit de visite n'avait point reçu encore de 
solution positive, elle fu t de nouveau soolevée i la Cbambre. 
Le débat fut vif et animé^'MM. Guizot, Lamartine, Berrrer. 
Mauguin, Tocqueville, Oupin, Salvaody, fiillaut, occu- 
pèrent ta tribune pendant deux séances- Nous ne reprodui- 
rons pu ici tous las détails historiques d'une .qœrtiaa d^ 
épuisée dans la discussion des crédita supiiléineDiaires à la 
Gbombre des pairs, exposée dans une autre partie de aoln 
travail. (Voir les ÈtéfumaOa dioert.) 

Le résultat important de cette discusiion nWTdk fut 
cette déclaration du ministre des affaires .étrangères, quBia 
ratiSeatioa qui avait dû être donnée au mois de février de^ 
nier avait 6té refusée, et que ce fait était passé parmi ie> 
Uits oocemplisi que le traité ne await à MCime époiw 



,.,L\ 



SESSION liGISLATlVK. (Bulgtu.) U5 

TdliBi tel qu'il élait Mau M. Gutzot ne croyait pas pouvoir 
engager davantage TactioD - du gouvernement, il pensait 
qu'il f avait des modificatioDspossibles au traité j il en avait 
indiqué de grandes, de prorondes, qui touchaioit au fond 
même de la question. Le protocole était resté ouvert. Le 
gouvemeoieat avait, d'une part, voulu s'assurer que les dé- 
terminations de Ja Chambre demeureraient stables, qu'elles 
ne résultaient pas de dispositions passagères ; d'autre part, 
le cabinet avait pensé que la complication survenue sur 
ce même point entre les États-Unis et l'Angleterre pour- 
rait amener des moyens de solution honorables pour la 
France et favorables pour la répression effective de la traite. 

La Cbamt»« accepta la déclaration du ministre. 

Après les explications relatives au droit de visite, le bud- 
get des affairea étrangères ne souleva plus que quelques 
observations sur les mesures que le gouremeineot devait 
prendre au sojet de l'élévation dea pris du tarif américain, 
et du refus Ml par fEspagne d/eïécuter les anciens traités 
de commerce. 

Le minisb« protesta de l'empressement qu'il- mutant A 
résoudre ces difficultés. 

Le budget du mimatére de fptUrueUom fiMiqiu reproduisit 
l'inévitable diacuasion de la liberté de l'enaeigneteeiit- Les 
objections faites à llJnîveraité au nom des principes reli- 
gieux furent préseatées et soutenues par HH. de Valmy 
et Bécbard dans la dtacuasiw générale. M. Yillesmin vint 
combattre ces tendances fAcbeuses de l'esprit de parti, et 
défendre le principe de rjntervjBOtion de l'État dans l'enaei- 
gitemuiL Personne, dit le mtoiatre, œ conteste I0 principe 
de la liberté eo macère d'eoseigiement. Il est absolu, quant 
k l'éducation prirée. Ce [viaoipe a été appliqué sur une 
échelle immense i l'instmctHAi primaire', c'est-i-dire è 
celle qui intéresse le. plus grand nombre, «t la: loi qui a 
organisé l'instruOtion primaire a été qualiSée par tons Jes 
partis de loi libérale, liais un gountMm^ qui «^^ ré- 



3U HISTOIRE DE FIUNGB (18&3). 

présentant de la société ne aanmit livrer sans cooâitioo, 
sans aoe survailUnce efficace, aux spéculatioUB de riodDS- 
trie ou de l'esprit de parti ce qu'il ; a de plus sacré au 
monde, la direction des intbilrgences. 

Le budget de l'iastruction publique fut adopté après 
quelques observations de détail peu importantes. 

On passa au budget dn minutera tU FiiUérieur. Le dtapitre 
des dépenses ordinaires des condamnés à plus d'un an de 
détention fut l'occasion d'un àèbti assez vif sur t^t des 
détenus politiques. 

M. Odilon Barrot vint déclarer que, k une ^)oqae où les 
Chambres venaient d'être saisies d'un projet de loi sur le 
système pâaitenliaire, [vofet encore à l'étude, il ne pouvait 
voir dans JL'appIioatioo anticipée de ce systtoie qu'une no- 
latioa Bagrante de la loi. L'isolement est une aggravation 
depeinei si donc le gouvernement ou sesagetitssepemiet- 
tuent de bire une application Boticipée du système celln- 
Uire , ilS' snbrtittieraleDt k une peiné eonsaorée par la loi 
une peine plus forte et arbitraire. Selon l'bonoraUe orateur, 
1b «fstAme d'iaolsmeot appliqué dans toute sa rigueur pro- 
duit les plus déplorables résultats. 

M. A. Paaay répondit en affirmant que, le systtoie cellu- 
Itiré n'est appliqué dans soeune maison centrale : tl est 
serment autorisé à la prison de ta Roquette , A Tégard des 
Jendea dâlenus, et n'a produit que de bons effets. 

Le ministre de l'intérieur se Joignit au sous^ecrétaîre 
d'État de l'intérieur, poor repougser les insimiations rela- 
tives an traitement desdétenua dans la malsdif du Mont 
Saint-Michel. Hs déctaraieAt que , au Mont Safnt-Michel , 
pas plus ^le dans toute antre maison centrale , le système 
erilnlaire n'avait été appliqué; que les déCenoé y étaient, 
Al «fibt, logéri isûlémeM, précaution nécessaire, puisqnè les 
hits' ont pRmfé qu'ils ne veolent se réunir que pour tenter 
de! v4olenoes oU sVntendre' aur des évasfons; mais que, 
ehacanân» leur diaaAre, ib sont fa-kKM avec autant de 



,o.(lc 



^SSIÛN L&GISUTIVK, (Aw^Mi.) 235 

douceur qu'on peut en «ecorder, et jouisaeDt de toute I« 
liberté compatible ktm leur poiitiw. 

H. Udru-Aollin reprit l'accuaatioD , et fit un sombre ta- 
blesa dee rigueurs exercdw contre les détenus politiques. 
Selon l'orateur, il n'Atatt pas étonnant que, lirréa h l'isole- 
ment le plus complet, i l'oiiireté la plus funeste, les déle- 
Biu échappassent par le suicide ou la folie au triste état où 
les réduisait l'arbitraire. 

H. DucbAtel chercha à lifMurer la Chambre. Le ministre 
alErma que les rigueurs doct on venait de parler étaient 
complètement imaginaires. Cette oinvete, dont on avut 
pirlé, était en effet déplorable; mais était-ce à l'autorité 
qu'il fallait l'imputer k bUme? Réunir dans des salles de 
travail des tiommes exaltés, c'était exposer liadmiaistration. 
c'était l«s exposer eux-mêmes aux conséquences des exci- 
tttionsioutuelles. D'unautre côté, la loi ne force pas les délo- 
ana au travail, et i côté du danger sa trouverait l'arbitraire, 

Quant eux faits de suicide pade tolie, il y a eu, en effet, 
Bo suicide : mais c'est U un événement qui se ïencoobv 
dus toutes les prisons orflinaires. Il y a eu -mwh un bi| 
d'aliéq^iea mentale : c'était une maladie héréditaire i on a 
nndu I9 prisonnier à ta famille. 

Après ces pénibles débats le chapitre hit voté. 

Les autres chapitresdu budget spécial du nûpislère de l'in- 
térieur ne donnèrent lieu à aucune autre discussion impor- 
tute, . 

U en f^ de même pour le bndgvt du mni^n de fagri» 
cttAun et dm commera. 

Dans la discussion générale , U. de Laroy Bt vv sofnbre 
tableau de notre commerça et de notra induatiie. ftrlout, 
i l'étranger, les tarib s'élevaient ponr noue «uira, et, ados 
l'om^eur, une aort« de blocus commercial s'orgaoisflM «h-^ 
tour de çew.' 

Uinûqwtrf du commerce taxa d'aingératloq ç«fi iostaot' 
bw «t (^^ or^iotea. ■ L« C0B>oiq«wMw inH^rienn 9'4C- 



336 HI9T01RE DE FRiUfCE <16{i2). 

cirott , dit M. Guain-Gridaine , et c'est \k une preure d'ai- 
saDce et de richesse- Je ne chwcbe pas ii nier l'état de souf- 
^nce de certaines industries. Je sais que l'industrie lînière, 
que l'industrie vinicole souffrent ; mais cela tient A ittat 
actuel et mocnenteoé des choses. Le goureraemeot ne per- 
dra pas un seul instant de vue ces intérêts ; il cherd» , par 
tous les moyens possibles j A leur assurer une plus lai^ 
part de prospérité. » ' 

Après les plaintes générales vinrent les réclamations par- 
ticulières. M. Gauthier de RiiOiilly exposa les souffrances 
de l'industrie linière, M. de Lagrange celles de l'industrie 
Tioicole. 

M. le ministre du commerce s'empressa de déclarer que 
la situation de l'indostric des lins avait éveillé la sollicitude 
active du gouvernement. 11 était vrai que llmportatton des 
fils et des lins avait été pendant 1841 tle 10 miRions ; il 
était vrai qae si l'iaiportatîoa continuait dans les mêmes 
proportions que pendant les trois premiers mois de >842 , 
elle atteindrait le chiffre de 12 millions ; mais déji; dans la 
loi des douanes votée en liit , un rehaussement dhss droits 
avaitélé prononcé : le droit avait été porté à 10 et A 12 
p. 0/0. En présence d'une situation grave, qui semUe de- 
voir se prolonger, bien que les causes en soient accideD- 
tdles, le gouvemements'^orcerait d'y trouverdes remèdes. 

Interpellé ensuite par M, Galos sur l'état des Négocia- 
tions commencées avec la Belgique pour la conclusion d'im 
traité de commerce, TA. Cunin-Gridaïne répondit qoe, ai ces 
négocialions étaient arrêtées , il n'était pas exact de dire 
qu'elle fussent complètement interrompues. 

Le chapitre VI des hara» consacre une somme de 
2,070,000 rr. m. le général Subervic appela PaUeDOon de la 
Cbambre sur le dépérissement de la race diev^ne : selon 
{'orateur, une augmentation d'un million bien t'éparti 
pourrait régénérer la race des chevaux en FronlAe. D'iiD 
«Qtre cAté , M. Uierbette proposait le retraitcheÉitiit d«r 



SESSION LËdSUnVB. (JkégÊb.) 3S7 

70,000 Dr. qui , selon loi , n'anient pour objet que de satie- 
bire i des exigeoces loctles. L'augmenUtioa et le retrao- 
cbemeot proposés rureot également rapousaés par U 
QMiDbre. 

Les «Qtres cbopitres furent adoptés sans discussion , et il 
en fat de mdnie pour l'ensemble. 

Le budget du mimMr» det travaux pubKer ne doonk lieu 
1 aucun «nendnDOit : le cbapitre des ports fournit seule- 
BMot i M. Arago l'oocasicm dé signaler k la Chambre, dans 
an disooars plein de détails intéressants pour la scieDoe, la 
néoetuité de iriuaeors pbares sar quelques points de noa 
cMes. 

Budget du MMÛtfre de la çtum. — Sur le cbapitre 4, — 
XolMnajorv, 17,157,636 fr., la commisaion proposait une ré- 
ductioo de 19O,S90 fr. Cette somme devait ôtre appliquée 
au Bupplémeot do solde étendu i tous les officiers de la gap- 
niaoQ de Paria ; la commission repoussait cette allocaUoD. 
Le chapitre fut néanmoins adopté sans réduction. 

Le gouvernement adhérait i des réductions montant i 
806 ,060 fr. sur le chapitre 9, — aeld» et entretien de* tnmpet. 
M.BertindeTauxvintdemander que la garnisonde Versailles 
fAtaMimilée,sou8le rapport delà solde,ÀUgamiaoa de Paris, 
L'orateur déclara que les soldats, par suite de la cherté des 
rivres, étJiieDi dans l'état le plus déplorable : une lettre citée 
psrH.BertindeVanxetsignéeparrintenilaDt de la première 
division militaire, M. Boissy d'Anglas, renfermait cette 
phrase ex{M«ssive : « Il est certain que nos soldats, et surtout 
l'infanterie, meurent de faim i Versailles- » 

Interpellé sur ce fait si grave par MM. 0- Barrot et Mau- 
goin, le président du conseil répondit qu'il, y avait exagéra- 
tion : que, l'année dernière, la Chambra avait accordé un 
supplément de l centimes par homme, ce qui avait dCl mo- 
difier l'état neheux , quoique non alarmant, de certaines 
Tractions de l'armée en 1840. Dans toQs les cas, il ne fau- 
drait pM demander, pour les troupes de Versailles, la sokle 

, . .i:,Goo^lc 



lU UftVOIRI Dl AAKGB (18U}. 

8or le pied de Paris» nuia tm ter {ded de rumnMettent. 

M. Bertio de Yinx retira bod aiMtule»aat,et le cbapitra 
tat TotÉ arec les cliifiiede la coouniaiioo. 
' Dans le chapitre 15, — rtmorOt générale, est comprltiiQ 
crédit d*60,ooo ft-., pourU oi^^îud d« dépôts de taans 
sous la dépendaDce du minist^ de ta guerre. 

Ce orMit donna lieu i use it^ortaote.diacBa^aa, éeoalée 
aveo attention par la ebambie. Mous ne reprodeiroBs pas 
dans leurs détails tout spéciaux les Jndtcîeaaea tibservatioo» 
Mtea par MM. liierbeUe etThoarèt, sur le eyetécoede 
remonte de la cavalerie. En subetance , le miaistre de la 
guerre abesoin d'un grand nombre de chevaux pour l'année. 
Doit-il ae hire producteur parce qn'îl eM coosomoiatear ? 
Évidemment non, disait M. Lherbette ; il faudrait alors qa'lt 
devint aussi producteur de tous les objets qu'il consomme. 
B'ailleurs une adminisbation de banu n'est pai destinée i 
produire, mais seulement Aéalsirer la productiOB. N'f a-t-il 
pas une administration spéciale desharaa sous la dépendanoe 
du ministre de l'agriculture? Voter le crédit, oeiendtMre 
triompher le orinist^ de la guerre dans cette lutte inutile 
et dangereuse qu'il soatieDt depeia longtemps contre l'ad- 
mintstration spéi^ale; ce serait tionstilueruQ aatagootsme 
entre les haras civils et les haru militifres. Lea boosto de 
l'armée sont incontestables : il est difficile d^ pourvoir; 
mais, iobup sdr, ce ne sera pas au mo;f«n de haras mili- 
bdres, qui sont une véritable superlétatioo. 

Sans doute ces raisonnements convainquirent la Cbatebre, 
car le crédit fut repoussé et le chapUre ainsi réduit fut 
adopté. 

Le chapitre rdatif aux éeoies mUitairea fut l'oeossioa d'uo 
intéressant débat sar les conditions d'admiasioo li l'Éoolo 
polytechnique. 

M. Arago vint appder l'attention delà Cbatnbre sur enene* 
sure du ministre de la guerre relative k la présantatkw d'un 
dipléme de bachelier ès-lettres poir CMniMim de» éMt« 

D,gt,,-ertbyGOOglC 



SESaiOR XJtolSUTITB. (Jk^Mi.) tM 

i l'École polrtechoîqiM. Cette ioDOvation , selon rdrtteur, 
■onJt pour e^t de bire entrer l'École pdïtecbniqne dana 
lereMOrt du minûtère de riortroction publique, et ftuiai 
d'doigoer de l'âcole les jeunes (ens les plus distingoés. 

BL Dubois (de ULoire-birérieure] vint tppuyer «vecviTa- 
dté iet obserrttkHU présentées par U. Arago. L'bonorabla 
député [voteata contre ce qu'il appebût une violalioQde 1> 
CDostitiiUoQ fondamentale de l'école. Souvent les élèves la* 
ploi distingués de l'école ne sont pas bacheliers : an reate^ 
dans l'école méoie, les élèves font des études littéraires suf- 



H. le maréchal Soalt répondit qu'il n'y avait pat eu de 
décision, mais uq simple avertissement donné aux ftunilles. 
le mlDÎstre de riostructioD publique «iou'^ Q^b, si l'on vou- 
lut s'eo tenir k la loi fondamentale de l'école, cette loi n'ad- 
DetUit que les mathématiques. Or, disaitle ministre, M. Ara- 
|o, H. Dubois admettent comme nous l'utililé, la nécessité 
d'au grand développement des études littéraires i notre 
^ue. La discussion se réduit donc à nne question de 
{onne, le baccalauréat. Mais le baccalauréat n'est-il pas un 
odre suffisant , judicieux pour les études littéraires? Lee 
éfireuves n'en sont pas si dinkiles à subir, puisqu'elles l'ont 
dé avec succès par de simples soldats. M. Villemain ajouta 
en lermioant que cette innovation, si attaquée aujourd'hui 
il'état de conseil etdevœa, recevrait dans deux ou trois ana 
noe saoctioo âéûnitive. 

Deux questions àé^ épuisées, sent dans cette session, soit 
diDs les précédentes, as reproduisireat à propos du chapitre 
des travaux extraordiDaires : nous voulons parler du port 
d'Alger et des fortiScations de Paris. 

& propos du port d'Alger, l'amiral Lalaode et M. Arago 
présentèrent quelques objectionscontre le projet adopté par 
le gonvememeot. La Chambre n'en tint pas compte. 

A propos des fortiScations de Paris, et spécialement des 
travaux de Yinceimes, deux membres, MM. Lherbette et 



h,. Google 



UO HiSTADlB BR FBANCB (18fd). ' 

Ledrui-Roltio reproduisireat les inquiétudes d'une par- 
tie de ta Cbapnbre et d« pays. Les forUOcatloDs, selon lesbo- 
n(vablfl8 orateurs, étaient dd daogfreax moyen, laissé aa 
pouvoir qui en serait le mattre, d'armer onde bombarder 
la capitale : ces murailles, proprés ï op[HÎmer l'intôneur, 
seraient impuissantes contre une aejgression extérieure. En- 
fin les ouvrages ajoutés aititrairemeot k TinciMines étawat 
construits de manière que tous les moyens de" défense fus- 
sent dirigés du cAté de I>aris, et aucun du côté de la cam- 
pagne. ( ,. 

M. Lherbette proposait un amendement ainsi conçu : < La 
fortifications de Paris ne pourront 6tre, ni rester armées 
d'artillerie qu'en cas d'inve»on du territoire ou de guerre 
sur les frontières, h 

Le président du conseil combattit la proposition par cette 
raisou que, l'armem«it nécessitant des dépenses pour les- 
quelles ie gouvernement aemt obligé de s'adresser aux 
ChamtH-Gs, il ne pourrait y être procédé que par une di^m- 
sition législative. 

U'amendement fut repoussé par une assez forte niqorité 
et le chapitre ado)>té par la Chambre, ainsi que Tensemble 
du budget spécial de la guerre. 

S7^«.— Le vote du budget du miniêUredêlamarùtefnh 
Toquade la part de M. Sucos des réclamations générenses 
pour le maintien et l'accroissement de notre puissance 
maritime. L'aonéederoière, faisaitremarquer l'honorable 
.orateur, l'armement de la flotte comprenait 3S& bâtiments 
et un effectif de 45,474 marins. Aujourd'hui on ne demande 
de crédits que pour 155 bâtiments et 2S,230 marins. Qu'i 
produit Is dislocation de cette belle flotte qui a été réoniB 
pendant quelque temps dans les eaux de la Méditerranée? 
Une économie de 2,500,000. Cest ïà une bien faible com- 
pensation de l'affaiblissement de nos forces réelles et de 
notre influence morale. L'Angleterre n'a rien diminué oe 
son armement qui est formidable, et la Russie a une Botte 



n,aN,-.^hyG00glc 



LÉfllSUTlirB. (ÈÊilgiit.) Ut 

é par 44,1M0 homM* féqaijUBM perma- 
neaU. M. Hucos oilculait qe'arec 113 ou 115 millioDS lil- 
looé» ao budget de la marinfl la France pouifait entrateoir 
lOMiMlMx et WfflrAgates. feras imniebie, nirtoat lATàa 
•Mga 4 II flUpMortté de notre <tM*ii)a}or marHirae. 
' fiH MwBmtfeat de M- Doccm furent Airmulée^ dans im 
UMëênnat de M/laenase, tendant à ajouter S,9i 8,850 It. 
m, dirers chapitres de la marine. ' 

Le mbMré de la marine se contenta de répondre 'que 
•'tettiTapria Ma dlipositHUis manifeatées par les 'Oiainbres 
tn îMl, qo^il a»dt préparé l'état des dépenaet de 1843 : . 
M. Daperré témoigna dB reste implldtenient de Ib jostesso 
to réctunattens de M. Daoos, en Instruisant la Chambre 
qne bob ioteation était de proposer au rot des mesures qui 
ra^redwraient félat de eommfssioo de port de la disponi- 
biUtAdende. ' 

l'ameodemeÉC, seuteaa parM. Dufaure, réunit les aym- 
pallBfls de la Ommbre, qui l'adopta. 

Ut antres ctiaiRtfM du budget de lu marine furent votés 



Le budget du minittire dei ftnaneei et le budget particu- 
lier dt ta Chambré 'dtM députée -furent adoptés saoa moàf- 
flcation. . 

L'ensemble du projet de budget de» dépensée fut ado^fé 
il la majorité de 209 voix contre 70. 

ieiiMlfjrt 4u r<e««w fut présMté àl'euaien de la ChcflifeM 
ieiii^tUéê leSjtfis. Le. rapport de la oottinusatOD, lu p«r 
H. FéUx néal, portait i 1,281,173,360 las receUes présp- 
Bées. Le dé<^vv»rt, était donc d'abord de 33,789,808 fr. 
mnme qui, si Voa. 7.«jpuUitles29,&0O,<KW fr., alloués pour 
jssdiemina de fer, «'élerait à «3,280,808. L'extinction de 
<e déficit, il fallait la deniuder à le dette Ûottante, jusqu'à 
tt qn'U T eût été, pourvu par d'autres ressources. 

La discoasiop générale reprodoiiit, comme dli^tuda, 

itn. Met. pour \H2. 1« 



lis miMOnui M IIUWB.4IM^ 

tm i Vmm m jn l' Ui lè m i mmM'U m mm U m 

tir wwlww ■wHtiiM wMilt*' 

><n( MlHWtWJll» w •'ni' MM «'•(«««••M «" »^ 
Mqu», MinNt w'w ilUiMt 1» hriliiiii * 4»<«*«lll«>■ 
prïocipe barbare de la pffth'hJjy'W ... 

liiaH i|vl<ip<w#ii)iiw<jniW»)riFHWI«< ■«(i'ium'' 
«I aaiiiiia, jH. île Calbirr Iw tmtif-llf» ll<«M« l"" 

. fHliaft iii|i> i>*>><mMir()ii Th M UiiiB«milMiM<**(«l'* 
Xtf jprniii iff ' i ftfi *i 

M«pH,ileM«i|nM)l.>l«tll*liW«M«l*MNWH>' 
incoDstitutionoeile. Toua lea ans 80 millions |)!|WW''4P'' 

puisaeni le faire en c o m n i n ^ p w ija Mut M HMKf I" 

.t)iiinfc»iiiMiW>lii»i»l«)u- rt |n rti ii» » .<i'iaa»Miiti wW « ^ 

l'effrayante augmentation de It.MWWf.lle* IWMWiWiWIw'' 
de 48 millionf , çbiOre d'il r a 4ix (fis, /i ^ ffitfiDW ^f^'" 
j^aujcnird'huL M. d« Laj||fapj^ gignftfdt JWrfflU^ i^H^I^ 
tion du droit d'entrée aur lea boiasoos, exagéralMIIf {4^ 
tniie, oelon lui, aui Téritables intérMidu tréoor, fuii^u''''' 
ttmjnne Ha conaornnurtion i Palis. 

Aprèa la diocoaaion générale, et & propos dé TUf\^"' 
«. aaani <da «»a») p liai » «o MeDdMnMl i|*l<"" 
fpar oltatdeittablir, ^otetAlliqKtlMckr, np/t^V 
f arti o a m ito — tw laa départemeata. • ' ' ' 

M. UpU^eœmMIit caUi<ieiid«i»»t'i|iiiMslJl "•'>"'' 
«a>k-il, une loi *ni«<e, ainoi>»M»Oaat>Kllt,M n">«>" 
bit,laUdii8nea>idor«i VH. Une MdellW, l'»4' 
|«Wi> an aioCleatoradea •HriboHna oontéféai" 
conseils da dépMonaM M d'anoodimant , liia *** 
«lltl^Mr^tMMvil, >» WfMlltoaH.siriHrlM**''"' 

* , ii,.Goot^le 






bnea d'uoe péréquation. 

rkiwMMe4i»aM, iww MhnrkitMtB I «m HglsMU^ 
wnraUvcattt^oiMMirf ginH«dHtw(Mn4nMt|4«w^oad, 
HmM fur «BIi <Gtf»<t«Maei4ff, Us M^ A)til6i«'*u 
TOtede la Chambre, parce que, dit M. Gdltt,' Iri^MMii^ 
«i«Mlnttr<«M'4M« MiHKwnltàn teédlatriM «Itrttfuée 
«K ^Mt |jltQ»klto «k^Mtlimi'de la Mâèrt^, jryaM éM 
«teMtto-ftf « «liflMM lM4l>AiM,4lWy vMKfH* liAA 



4LftCtfbOUd0iiyiMVD«flt'4«B-MlGitiMtfOBBtfa0*UBI^ 

towBrar'imt HTM * 4e feaw «U'dnH' preportiSBnM ita 
flÉMM«ftii M WMM MMr «at^IlMiMldti \aÈ^'i HHm- 
émM te«giàlMkD^4iégit U «idHtM CA aiiMBdeMeftt 
■Okftit'tiw^anNi^é*' :-■■• ■■ 

' Wmm Mtm^màÊÊmtÊMtÊ WNâtaii été MNilalU par U 
bMle pM|el ^ «onttiMIéa elto-niAm, A- 
• e K p M wW km * fA^âi^ lo^Mité donnéoB par M. U- 
«, flti impesà Mi-MHitfc La fîbknttte crtK, 
«M to «tMCaiw, <fw- «SB Mpesifiotig Ittott^ei , «u 
moyea desquelles on prétendait réglef «Aewniveen Vïnler- 
I éfeetik dantf-l^etiôB atfaiioiAritdve, 
st)«apy^8Hât'qiie de gèàer'etde 
froiiaer cette «cUon , sans garantie nooTelle pour lo) admi- 



'Âfgèê mû «ulM aw iii J ameat da'^tfM. Root , de LasMâle , 
larabitet Mauguta, poHant l^beHtion, d'abord des surtaxes 
^eetniy yirii dM Mtrate em-Aénm i partir de certaînea 
t écarté pet la Ctambroi tes aiit^s 

, .^.i:,Gt)ogle 



W> HISTOIRE DS mUiCE flBil}- 

«liclMduhadgettamtKdopUs, «t lllndBQt>tai«in««e 

noires. -; • •■ '- • '■■'■ 

.- i#8 Juin, la hudtei ii* d^pwM Aii>iliHNtf>à>la««ie- 
tioD de la ChnAn ie» poin. Notii ne rq^MMBoa -fH 
fVffiitMs diicuHiaas mtoe» et T«piJ>i ^pi aa pf wrtiatto- 
pWtpifK 4e deu «SanoH-: diMm tentoanMlrliaMfrVM*- 
:M9a>d»k liberté d« i'enadtnMBdRt .lMiret«i>dwUt;Mm^p 
(faw l'>uti» .^mbra, ^wc JM nuftiaw ibo|«m d îH lw B» M 
fladéCeiwf . d'un eâU pwr IL 4» HMMMJbartvL-dn: l'witw 
:tfr.M^ YiUBii«inr40i Ot épwter avec. Awriif iwUMk^i 
■4jgniM réponse!.,' ■ ■ 

^ JUb rOle de U CIwiRttrB dim M liwwwinii du ht^pt bt 
■insi aM>récii6 par M. le^ffonB•Iari,:^'Xl4Al«d^Mlt4■, 
d^ l'boQwable général, |owl pMM» pfénrt^tewit : ib 
regardent sans doute votre tdbéiion comme nne.ehUe sf- 
di^flBVtWe) compae mw «mille CMBwUtfuTogifartksez 
votiKBfiaiea, mes^eurB,.oo»TtiDcii» d«ceM« éti)U0a néfM- 
sité : il r pirslt aunpar UctUiti ieoKie.fiia f 
i flzanoiaer un bu4gat;<(|ui pwrUDte-ttbtft.àJtM i 
de 1,300 millims. Tous êtes obligea ds 49^1)«ttr toIqitW 
Toua est iK-éeenté. Le iiiQJ^dnB'MWtdfVWtttiWiiwatt la 
rèuoioadela Cbgmbr^.élwtive, tf/ab.yçmnmràmcttttm- 
n^nt^t comme imposaible d«Qi les coqioMliuvi préMmtaf . 
Qw donlB oserait poutafvr^que ri|if|eFreQtioQ4|ft la Cbandue 
des pairs, dans la plus importants desifonctiaiu.l^ida(ifM, 
est réeUe et efficû^, » -; . >.> ;t. cr 

Le scrutin sepret sur l'ensemble da hnâget itw j diiw Mw 
donna pour réaultat^ttiboulM blaii^ipt.fX)|itn.lA.boid« 
noires. ..■■.: 

Le 10 Juin, le bw^efdHreeeM» fut également adoptéik 
n^iorité'de i2o contre 9, et l'ordonoance royale de eUtore 
flitapportéoimmédiatetqent aaxd^ux Chambras. 

. SêaultaUdâ la ÊtÊtiM. ^végéterait daia,légi$lftaaKi^l.t 
cbafnbre de 1830 s'était rfasemblée, Km^^VvanMtm'}^ 



i]Hi)istèFe,dflMdiiBoli)lion prochaine. La lutte eatrela ma- 
Jorilé eonserratricfl et la minorité opposante, encore excitée 
par cette certitude d'éleclions nouveltos, fut sans doute 
ngnalée par des Bianifestations aondtreusea de l'esprit 4e 
parti : mais enfin, de cette session dernière devaienta oitir - 
quelques grands râsultata* quelques loi» d'intérêt géoérvK ■ 

L'adresse de la Cbambre des Députés ftit «gnifioatirc. 
Bésignée aux bits accomplis pour la queetion d'Orient, U 
cbaaibre ne Uâma, ni ne ioua : elle garda te silence. Sur ta 
question d'Espagne, elle donna son adbésioD ji la politique 
du gouvernement ; mais sur la question du droit de Tisite, 
elle se déclara l'interprète des répugnances du pays. Qu'elle 
voulût par U ébranler le ministère, c'est ce que put croire 
va moment l'oppoaUion triomphante. Mais la Chambre 
s'était proposé seulement d'indiquer au gouvernement une 
vcue plus élevée, plus nationale. Le partoment, par son 
vote, déstppronvait le passé et écartait de nouvelles conces- 
sions pour l'avenir, {f^oy- t>onr t'bistorique du droit de visite» 
le chapitre des événtment» dwert.) 

Deux propositions «gniOcatives au point de vne de l'es- 
prit de parti ont été repoussées par la cbambre : l'une sur 
ksincompatibilités, portant le nom deH.Ganneron-, l'autre, 
nu: les capacités, portant le nom de M. Dueos- Le rejet de 
ces deux propontiona a été un triomphe pour le cabinet : 
car lui-même en avpit fait une quesboo de parti. Le mime- 
tère a peut-être moins considéré rutiUté réelle de ces ré- 
formes que le danger d'encourager les factions qui en avaient 
eu l'initiative. Il faut remarqaer toutefois quesi le ministère 
ajobtoiu, dans le vote de Tadrease, une majorité qui dépsSf 
sait ses eq>érances, cette nulorilé, dans la question des in-' 
compatibilités en laitière électorale^ est tombée brnaque- 
Dfeot de 84 voix A 8> : vote grave, surtout si on considAre 
qpq, ^ei'araa des d«ux.putia, cette proposition n'était pour 
l'i^ipofitian .qu'on pt^J*fi de hitte contre la cabinet. 

_ lÏK|i^tat sédenx et honoraUe éfi cette sessioQ, c'est la 



2M Histomt Bt PMMt (<ut). 

loi Ses elitMrli» d« IW, Ml d'eMmiiiè qtfwoMôMint) <;»• 
teinti t^ amrtmttt Vpns tMBitit^ et dMotè^s Htl^ étnï< 
cèstitins les MSSioas précédente». GeH'ésf priitilMIljraTfft 
iM paAI. On I 4a, ittl^ M diMMMs lé Mit feli letlHiai^ 

ïtim, unis tttr la fMtitiqtfê, w e^fiMtfe MejpràqiielnftDt stf 

lelermi» les intéreutnMrHIM. V6M M^dMlflll H (mi- 

qd'i ratiiniitiM p# lu ebtmtie ae»rili*, jUMHHKWgite- 

Mental utllMffilil ptf h ohiiiillK <K«nti«i «tlU M, KMt' 
mes cfeptiis FMi^t^pH paf le fMJ^i IkWutHf H S^itCflW M 
M iiMiilUitéilé: nie eii^i^ sitt gaMai* ^ imai^ MMie, 

n(Ms aigm: tme «alKM dMl les HfMvfckëimi MHMafeil' 
tn anfré priUèifw If UfilHt tnimfl« l'iMtiM!! «^fli<IBM( 
dans le «eie de M IM Sut le Mt»it dut tiûmif. llmME 
pnté irt • l>>s liMhqiiédeMItlnseuM, «t<HI«kMlt MU mf) 
nOWé s Toli «Mb't U ]«! ; rns» t'ilMtMl |jMM I iffétëa. 
« iii ehmflin iéti Pairs, M mit a« loi sitf k «metl 
jMiHaire a «» OMctlc a«ee itusnnti ptM umtr tM en 

qiH await pu hëMeMbH» i In («katlelieM M dollV «f|jll> 
nisatjon judiciaire. U loi noIiVtÀfè (AEigetS M ftda ffa fM Omj' 
dlOcliS de Sir» iMllt 'l'audlIdrM (Mi lut MM AIrH» et 
IMIlimMsIil; 

BtlOn^ W toân dniniflniOli MlttlilCTM I rC fHtMwê oMt 
(fueiitiies-mea et ta |i<Kim. u ptofutt d«a aiMtfMfedtii 
iiiNidiiiu paf M aamm dMMt)iii<«Aiia M tnMMdn 
cimiineiw «m»! g^frut it>tigt«ili((s MiMs. 

Oc sont la de bodtiei^ et sages Htbtam. 

81 itiamtëitaiii^ dé» Msbiitu (itiHHliën d« liéïKi aeMtui, 
jKM» iimri «ëtuiit tvutiHs gMWilii dé la UgttUtlM ll6IK 
eiM rat M d«Mei' aete , nous aimn» dit aln^lutr siiMilM.' 
u-tminhï ae liil»; Me d'Hun ebattiaii twASe Mdtn'll 

d0Hltl|i|}ert(ent fclcitiSif dtl PrflJBIpe itiOuait!llî^d6^ dl^MN 
sU&'dtl tftotlYeffiettt'tHK Vfi MMSaé relonjie, nnHjnlâPétt 

tPfWflV StWS llniWWHe otS* PreHttitCTra SMénSon n-ns 

luttes ntttSwtèf,' aflt lINei IR ["dd^nw cOlIsenlHIKilH Aj 
dflufice Ihl ptf){{t^^ 'Fiiraj ^iliftnn,''tldii@R&ffns!ifflie- 



SESSION UMtlt f^WjMMfOfoAA^fl^altim.) ttf 

ment pir li (brce de son principe et rameDéo dios u TOia 
véritable par riutorjté de l'opiDion qui la guide «t la pro- 
tège, eue en arrive, sinon à refuser, du moins à discuter sa 
omflaace et i se rendre elle-mdme suspecte à l'administra- 
tioo par les hésitations d'uaa ia«}oril4 vacillante. Le prio- 
eipa de la coalition avait été , au moins en apparence , un 
principe de réforaie. Le cabinet qui, jusqu'à la conclusion 
MwMB 4e la qÊWÊOÊm d'OrtaM, «ot le» symprihèn ë» M 
OnMbKi éUtt stftti m é^lteffUtSbé. JtMqil'ati dflrflifirjttar 
la Cfiamtire s'est res^btie de cette oH^ût. A tl'avérs ftls 
luttes de partis plus nombreux, plus divisés que jamais, fw 
taat pMuAuUei, il a'Mt bit dana la CbuAr* ma travail lent, 
Mhttt, dwi k ^énKat a m lla6llhilhiii ïHMMlUe êml» 
tons les esprits des idées de réforme dépouillées de letlf VA- 
tement d'iotérdt variable et particulier , placées an-desaus 
4m abaaaes paasaginn de victoire ou da débute. Adiu^M 
m priuçipet oiais ajourotea dans l'ayplisatioH par l'advi- 
n iHfiiioB nal aima du IS piait ^vouéss hautement par lé 
QBptrs sawAe an)elé le l*f nars «u pouvoir, mais relardéei 
par la oraiote de compiviDettre le repos iutàieur, les idéei 
de réforme ont dû peut-être, sous l'adminisIratiQo nouvelle» 
la 14110» de lettTB pcogrËe aux ambiUona iiiquiétantes dent 
■Us» sont Lt prétexte etvi dangereux p^traoage d'oppoai- 
l)M« eugér^ Al4>4 enQa ces pr^rès sont tnoentestablos. 
Uitfonw^es iocomipatibilités, souvent proposa, iamaii 
•dana») a été* cette fbiat prise en coqatdéralioo et soulepaft 
{Mf vm Miaorité raspeclable. L'adjonctim des capeeil^ « 
tNjBTé au sein 4b l'opirnoo copserva^trice quolQues «seBlî* 
méats théoriques A défaut d'appui immédiat et pratique- £i^ 
fis il «mbM» qu'on parti aWTwUt 0)s des idées at non des 
hpnmquf a'M^ve de jour en. jour vers TiotéréL gépéi^, sw 
kt rw^QW 4h wqtiveiit p^rsijiuwfi* â'il «a était aiasi, daoi 
eaUe^l^eiffaUire i^s.am.w trou^çait peul-4lre le genap 
tfua Rrggrte.véïÀta^.l «fvfWftrf '^%l? que .ttansiljgire, in 
t% d» la ChMrtif^ P'fiQ aivjtttiifif ^ 0iQipa iiUle. 

:,. rihyGOOglC 



HISTOIAe 9E nUNGS (Ifltf). 



CHAPITRE V. 



BnfaoBam Mvni . - Droit 4e fMH. — HWsrfVH de1i«MdH. - 

TraiUdedtwiabralHl. — FtnMtondn pralAcole. — CofflUMUUtB 
de ptiae deQuénitset etcousorU. — Procâs it presM.— Condraulloa 
du Chadrari. — Le Siècle deTaat li Chambre dei ptln. — Condupu- 
tloBs du natioul el de U Mode. — Contluiton du prmèi de CltraoBl. 
-1 ARklredeUGnetMd'ABTergiM. — Martéa H. HaMMS. ^ Avt- 
dMl ia duain àe Itr de VerMillw, — Fitw de inumilni telM 
■UrqniHi. , 



'- On se rappelle que, l'aDOtte dernière, noos n'aVOQS pa 
qu'indiquer, dans lesderniers jonrs de décembre, un prq]^ 
de traité relatif an droit de visite. Nona avons donc k esqoi*- 
ser rapidement , domme noas t'avons promte, l'histoire de 
cette question dont la conclusion a été nn des grands éfén»- 
ments politiques de cette année. 

En 1833, sous l'impression d'nne amitié nonveUe v^ 
rAogleterre etde théories pfiilaDthropîquesplusirdeotesqM 
réfléchies, là France avait accordé & TAngleterre un droit 
de visite réciproque que, depuis quatorze ans, fédamait en 
vain le cabinet de Londres- En 1833, l'exercice de ee droR 
n'avait encore été suivi d'aucun abns et n'avait donné UM 
i aucune plainte : là convention fut renouvelée, et on yaJoBta 
quelques clauses de détail. ' 

Mais plus tard, lorsque le chim-e de DM oaWres mar' 
diands eut augmenté considérablement k la côte d'Afri(|o*< 
lorsque lea exploratîoris rommerciales et l'abaiawmeïit *• 
droits eurent engagé n'Os armateurs i veiUr, en I^os grand 
nombre , prendre part «nr bénéfices dn comneree de 
troc, les abus se màïtipfléfent, tes Vexations' 4aeDW 



SESSION LÉGISLATIVE. {Évéïitmmt éùert.) SU 



: mirchandt enrent i sabir de la piit des eraî- 
aaurs «flgltis «ugmeet^nt en raisoo de l'heureoK CM- 
correace de BOtve comnerce. En i637, l'«flura de F^tpH- 
tmu; en 1188» celhs da Mjvr, de FUaay; eo 1839 et 
1840, celles de U JVoAnt-Jfom, de ^AigU , de U Faim)^ 
du A^mUm, de f£fM, du Ciiar, de tA^^Ui etduJV*- 
rflimf ; es 1841, oeUe des Dnae-^^nin, Tenaiott rin&er 
*a psyi oq éUt de obfwesinqviéUiit pour notre MBuneroe, 
ftelHBX poor l'biHikieur de Dotre paTilloa. 

Les cireoQBtances d'amitié et de coaQaace iolentitioiiales 
arsient an reste été prolbodément modifiées en 184a Le 
ministère faritiniiiqDe, en signant le 15 JuJ)let,A l'insu de la 
Pranoet 1« traité qnl réglait les aftires de l'Orieat. mit 
tempu hM liena de l'altianoe anglo-()«i^;aiae. Sous I*im|ve^ 
àon decatte séparation politique et des phMesde ehaqu* 
jour, «More ezagMes par la pnns, fesprit mtMtaalse 
nnleviit de I<hj8 cdlés c(«tre le droit de visite et ses hunii- 
Utntes eoBséquenoM. 

CVét damoes ooofwicturu que, dit ans après les con- 
rentioDs premières, Is f^nce signait, le JO décembre 184|, 
IH» plus seulement avec l'Angleterre, mais avec la RoMie; 
l'Aelricbe et la Prusse . un traité général où étuest consa- 
crés cas principes de fratdie date, dont la Gr*adé>BMtagn» 
Toelait him la base d'un nouveau droit earopéM, et q«i 
rencitiriaBait eaoai^ sur les conventions preaMres par 
l'extension dés ztaes soumises au droit de visite.' 

Le cabinet de lord Melbourne avait-il, en se retlnnti em- 
porté les ooDséqnences morales et piriitiquéa du traMé dq 
16 juillet? c'est ce que crut le minislère ftançais :-il pensa 
que lord AMerdeen ne devait pss être solidaire de lord Haï- 
merstoa, «t qu'on poorait MMidata avec lui le tiaitéqn'oa 
ataft rellisé de aignw fnsquUois. Signer un traité eomi»» 
k «isq grMdei pnêsMoees. M parut laiia douta une oeca- 
rion fuwM iÉlB dcr Mrs reatrar la Franca dans le oonesft 



D,gt,,-.rihyGOO^IC 



3M ' BISTOIH M MAlICi (itkt). 

Mfis I« Gh«mbi<e Ht te fByl Éim J«g(»Mt pM de weiMt 
ettifiioMdletUiit BtfJdeMufttlMtNMIIonB.M flANIi BWtt 
dera» admettra qup Mi Ovizet, dlM t» diMMleit M IV 
dreMe , appDitf , pour M dâRÉm M INtlMi i^ât (le eoOÉ» 
oimee; 4e ^ilMtltropMTrMej 4a«d*éfe(téAiM, ïUmMok 
tMt-il aionet «H» 1« pferMinefit hoM abiiMB- flvMr, i^éè 
Hi)nti4 pMMM (es iiiMrMs êéri^i M rbodoeurde h Frimas 
i une qOMiioii pltm gèbéifMK énotautMi Le «itbMèM *ê^ 
vait TU dans le traité AdiiVeaU-t{lie lé ttthMMÏM «MoMilei 
ooaTealisw dd lUl et f8S3t Lb (^Mmbrei aidiAs far les 
iutiRDtidii'pftirat yvofait uw bonté et an dei^vr. Awm* 
at o'est U ce qui (Me i cette oiMiirMtatioe pidMfevUtre la 
amétiDil «M voulurent lui doMm le* jawiatafle pMi».« 
1« ewireti «isMa le «auoto, miÊfHasak es maMa pMr 
HB •mnàtmmAawfM tenait ddaeer âon ortai iw dM par- 
ttaaae ki (dut dévoués* im doM ap^ie leë fdaa eaafltaat» de 
la peiiti^aa caaaOrvalrieti 

En présence de cette déflapprobatioa anaDiofatqiM danàt 
taife le raBùalèfe? Palier outre t o'eil,'4^raf<aaai»ttce an 
fa«Ml)iWi4TBeià ttatibre et lapay*) eu maiff«er4aai«»> 
ptamiaU viȈ-iti dea qnab^ paluapoea? 

teftO-fétrien. l'Mutife ^ftntieoattMiavtiJiaiii Mk 
4nMrt(»li«4aJKrop«iaBaaoâa<flt) h IftdanMMie da «M- 
t^tBeBtA«B«Bi8,leprotacakrMtaauv«rtiieurlaFrKBa»> 

^7 BQiambrat le pratacola était lamé, A larnaia 
reetait défiailirenieDt étrangèra au traité de K4I f 

yes pnibieFa joun de cetta aaiiée vireet 4e tamiaar le 
fHaèttàa êeptembra. (f^ofv l'Anaueir* de tmh fa'enl*- 
■Énadat ptor la Gottt éai palra dea lettres d» laiwMit 
IMI feeetnMea pat* lent à ktdatoQdanaAa iHb Iffdaraiat 
aatar de cette .Idngoa tt ^tvnella pracMorp f S Jwvwti 
Maa *a« de.eea fi»tllaaiB*a<.;OatoeajH(tF -m 'B^^iB^ i» 
poaa de' «aK était oewdaé» aasWa-dMwUap fiMv^ 
laallaf peur M tmaiMeH Qaéaiaaetf ea M4>aMt 4ft1a dfr 
portetioB. Comme dans tout le coors du procès, 1 



session tâaiskàftn. (Êe«»Miiii iHm-i.) ut 

élM(Ht«H«Mtio(iriW<ll«HMe!i«tHMit(«, qa« |IMir 
ntiwnmii mu Ma féutent Hrti. ■ 

itu la ntMla imimsthill <• M («Mts, M iMOanM dk 
gMMMIMItt mMt M ftUflbmM, et riMtMlliit ie Ut 

pr«M t^^ami» i'«Mi iwerM »t kwle iiii(li|iiinK>ft €<ei> 
ue |w i-iniiiMikiii iMitemiit au i>meit>« ut eoixiilitiKii 
jMMKP AiiMJ n*M« leM4«lte méMe MtiiMW» Se 

pKMi mil I rmiK «M t»i)«iin <]« «tHiiwolit uvtht. 

u tiMoer, le «ùNiviri nuit a«ni« I itëwi' ira«M«, 
Ml u jiMMetiiM «tiiiin^ëk M de -amiitMiim mmn 

s. HMrt, fiwiméttt fmHH I U «Mlf M I>U«. BiM 
l'iNl«l«)neHfliln«, « «UN m qaé M. I)«ti»t MMk«l H' 
cWMf Ift énil dliofttrtui' tJIHnfM McdlttpéB^' Qé ÏH ^ér^* 
TicM dana le procès de septembre. Il Ht Jdsttf èé dM, qttd 
M. IMIUift, MMMiR' Bé 11 l^oll^'MdiilMIll' i)é|>dlÉ • Mit, 
mil tl« ftomMé effld» dll l'efcM! in mblll #ê hài llHI, 
qlKlti<BiliM iViiItlé MWlIMMtlleill dit pMti.'L'IfatIfb' 
méllf Isftge/Mtj « (e i*r«l(l lHâfej IdreWtWiiftlBKes,' 
1! tiMdllei', 1 aitnaHlM |>rbM tt «.«M ». KUiMUtl, » 
«Mtlld i i deut <«« iK tuflM et 4,Mt rf. H'iltleMe. ' 

Onellttl» ]6iir3 api^, Iténdatil M itlleu^iHnt le l<t9K!M 
i II ChMiwaès (ttifS (ti JiiilWH.M. 1« iMroll te AàilMlK 
dmri l'ftSseltillIto Ub iWM, |i*itti«|>trte «UcK, et ils' 
lUndi qnefe serim de M journul nt Mi à M MM, s«nt 
la prévention d'offense envei's la Chambre. La CMtîlbM 
l'o^pU Onfd pnipoSHIuîl. Le lenilénidlti, M. CHtiilUOIie, (K- 
|IMi, MsMlJIII hif Ibr h tcspbAMbnM 4e l'ii^lelt, M JHtt 
iMtMHH l'MWdl'.' Mm» le ii; U CMiflWé dtt ti<iri, UM 
UUif Mififtté W'Wttè' aelitsl'atitjij , litHidMitM w ffifritit dQ' 
PHiil, tddM HMé, i td.OOIfr. d'a«l!tid«, iMilllWM A) 
lïtt«lnii)', Ml'iin ill6W de prMli IMainlIlHtdeil'pdIlle'- 

ud IT fVvnlJlf le geHhn ou rfinlMM oraft tJfnttianTnC i an 

li dt^Fiiitin <t '.4,ao4 (r.'-ir^ilieitde, eth dienfpfilWtillIH; 

■Ppli^fawMintdnfniffrBméBt, fl6tif Mj^i'iXlâCtlon ob mcifiQ' 
3Imn,'nI {Bnln flè ra Golèift & JrSfteï. ' 

:,. rihyGOO^IC 



2Î2 UlSTOiaii DS VM^CB. (16k2}. ,.. . 

EdSd, le séraotat i'inprinNV dH joçrnil: iv JMa 
étaient coadamnés, le premier,, k deux wft'dfli#rMMi et 
6,009 fr. d'MSiQode, Iq mçodiI, A Utù mets et %A0^ fr- 1 pa«r 
détUi d'idbéikM) publique i uoe utre fonce dP gonrarne- 
loeot^ d'apokigie de Eaita attentetatret à la ■ûreté.J* J'JBUt^ 
d'offeoie Nirers le roi et, les mpmbree de la Cawyte:P(i9«le. 

Jusqu'à qifel point .était-il jaalt) «t raiiWVUe d'eareloi»- 
per les impritaetira dans les .poumùtes dirigées paa{f^_ )«■ 
aoteara de délite ordioiim oon^DÛ par la v<Me dA M paeflfle, 
c'est ce que aadeœand^'eQt, A iCooMfion.de; 08» ■difreni pro- 
cès, oeux-li oiômeaquj applaud^teotà la sévère népsefiiOB 
d'impvdoDivbles -violwcw. Mp peuten peoaer„ea.«nét( 
qu'U est devenu néceasaire d^ i^edcçsser l'ioteiprétatioii 
doonéeiÀ la.kMde 1819? : i 

Nous aT(MV parlé riiinéB' ^rai^ 4e8 ffffft* ^imràrm 
dont le rfiCâBMiDUit avait é(é la prébHle k GUrmonL 4u 
mots defév^ier» Les accusé«.tCfHDparurent devant la Cour 
d'asifiaes 4u i'QT-^^Il'Wie. fur 8p iocalpée daoft cetl&afiiùre. 
â6 foreid reavoyée le 14 février devant les assises. eeOraor- 
dinaires, 24, devant la police correctionnelle : le 4 mairs, 
quinze de ces accusés décluéa coupables de rébellion, de 
pillage et de dévastatioaacomioisesdaasdes rassemblements' 
ipsorrectioniielB, étaient condamnés à différeiites peines, do- 
pais 10 ans ^ travaux forcés jusqu'à 6 mois d'emprism- 
nemaot 

Dans le cours de cette malbeureuse atbire, unograye jo*. 
ctuatim avait été portée  la Chambre des dépatés^ par un 
membre qui jouit d'aiUaars d'une lépntatiofi iftççotestée da 
qopscieiK^et de lumières. Nou^nerexioqflronBpassur une 
diacus«(Ki.9]^ fut signalée par dep person^lité» (^Hdwuaefl 
(^oy, la Session législative, 38. janvier). S'empanot de» 
a^SBitio^émisesi la Chambre, iAGoj^ iï^tn^g^^ dMjts 
qqfl',1^ d'articles, accusa I^-^préfet duPuy-de-;jl>^m«* 
Qï^iiey^padi^r et le procuregr,gépéral pires la jcowr.ni^ltfe 
deRiom, M. de Boia«eiix> d'avoif ce^rdé A4essein le l/agp: 



mtmt4apèêiiiÊ de OenuiaDt \ pAiit' obtenir, d'un Jnry eom- 
pait Aw *ebat, um Modunnilioa as«ffé«. Là àimrà'a»- 
éam^lêrtj'^votm» trafaM AtM «m artioite ua dâit de 
àO^Êlimm «t d^oubage «mn i» nugiitnt et tm Ibnttioift- 
■■w^tibUfe, wndwitte gâtent ê» hgateUe^BmofatdD 
pbH«l\4,M»flhd'aBâbde<eeU«Madiitooiitt,l>iriii>riiiietrr 



Nmk Hitrga»kiâi«#wl>é dB^ruméfrtriatenient remplie 
lMrd»«â«éainMiUdoata«nto9E, 4NJt n-«irt«itts'éI«Àt« 
im^ri^OfliMis d/ba:ÀèllMurt>otUl4iM. (roff. 1» diai>ib« 
MÎMit;)- ^ ■■ ■ ■■' 

iKMomwit où H Oha*iMe<dMt tppelée i d«Hbérer tût 
le projet de loi du clieaiiiiB -46 Mt -nie perte regrettaMe 
apportait 4» aonfUiiX ottbMtaeta mhiiiière. Le S6 avril, 
4^wille<dB bi-diMiuiiieii,'dipuli'loi>gteBlt)spr%pa^par 
M aDin^ Hj^BamioD -noonât sutAsment. H (Mllat Rn-mar 
hbsèolwto qoBlqaegfeetrw; «M- lk6tré^UfbgaB,UKâiik 
niQHtrfrdet Qnaiicai d« IS wrH), 'M appelé aa'nhiiMère.' 

'-SwdBqt'IaidiMoaaibDWèaM dé ta loi des <!heiiAos de ftr, 
un accident tnrible jetait le deuil et la colutenihtion dalàa 
Parii. Le 8 mai , sur le chanin de fer de VeraiilIeB , rive 
gauche , aa craiToi qui transportait au milieu des fêtea une 
partie de la population pariaienne, était culbuté , broyé, in- 
cendié par aea deux locpipativsSt et, dans crt liorrible con- 
flit, près de cinquante personnes trooTaient la km»!. Parmi 
les pertes que fit la France en ce Jour fatal, il fout compter 
ceHe d'un saraat distingué, d'un marin intrépide, le contre- 
aiDinlDuiDont-DurTille.(^oy. la Chronique pourles détails.) 

Une si affreuse catastrophe devait éveiller les sollicitudes 
de la Cbamlffe, an moment même oà, par nue loi nouvelle, 
elle allait multiplier et répandre dans toute la France les 
bienfaits et les dangers de la rapeur. H. Dupiu vint récla- 
mer, comme article additionnel au projet de loi , une pia- 
illé sérère contre les infractions au règlement dans le ser* 
Tice des cbemina de fer. 

, D,gn,-.ri_t>yGOO^IC 



VPWit»ilWP»lll»WWt»'|1l»l»il l ». « I* » ! M f M i l ^ l* 

■mti'W'mw mMrim im Afv m m u m fMmtJm. b 

jmiiulBuBciiti ThoMnadMaé MitaîiiilM-A'4ÉaMiis> 
Le premier msi, le coati««Dinl aviibitl ia4in*ftM.IMD 

.^.£, |itetfli«|.lfiçu|iai|„44^|jr 
de Nukuhivi et dei lies du groupe N. O. qui eo d^ 
♦;M(WfflWma.tt«w|T ii i« ti i iU ^i» U-^ l i t i m Wiiliii » et 

$i|W «flirta: M' «vïMnH àK«u<» i wm lii m" 

^.# W!Hl>.(HII||>lrtioi;HI«HiK.fclÉli n > h l n ««l»mÉe 

*tl<HflFm (l'WW <*>(»•. q» <••« <(«M(ri*»«»»*iHe 

OmMw* rwl^^ww <«. i « ni ilili w iiili<<i <i > i> 
,.ft*J»*li»i . .. 1 ,.-:. •■■^ oui.f •,. , 



ertb.G00glc 



SiSSlO^UGm,iAf<m».*-Mmti9émifOrUa»i.) «5 



* fcfllwilii 4f4tfmi» ~^m fÊm. -ApiMM 

■ ■ - ■ '. 1 ■ ■ ■ 

peo rassiiré.des disiKïsitipç^ iJ'llOfl I09JflriMi WMl(R«»t« «t 
qui PB l'avait |M8 IPHJQljr? SçcflOiW, PU ^f«l<lit À MB» |#- 

UnùaïAère et l'oppo^tion eQ.yuKpi^fdérit^ eqcure l'JHW«r- 
tance.en s'avpK«qtpiiaiis|leçippt ifi p^çe^té dfi |« Tififriire 
et le d^ger de .U .déffiite. p'qo.cô^é, l'FtpppfjtjfKi fij^iit 
écliler aes espértaces ; de l'autre, le miiv^l^ ^ jTOiiief- 
t»ilui}e miiprité. fçrnjKjsiita. i^jKBiaQR^exfiqfii^^iÇipite, 
Mcespréïision^iipf^V^ieBJjwassréiiJwçr. , ;..;,. 

Avant de faire çoopaltre le ;ésWM|t de .«i^ f/u^ttitm» »fVi- 
relies, DOQs aYOos i signajfir I4 wptHra gifi ^t« j^Mf* liÇ" 
deux fractions du p^rti légilifuj^f^ : Ji'Hif^ OMi t'fMQW JKVLX 
idées démocratiijues et réc.Ui/pe 1« sui&;fjHB jfolfprAelf Ji'atM)^ 
qui «déclare exclu8iveippf)t fipyf lBj?fiflpui(p^,JÂ-i^- 
nilé et fepou^ tojit r|p[|rçtçbpnï^f,.,W^nilç ^prOTJMre, 
iTec |e3 àoçtrineç ca^ir^lljis. . , 

ia Chjmltre npi^vî^e^ ,tetlp.g|iç 1» f fî«^9l}S| J* fiWOt, m- 
Teoait ocupposée dan« ^e|> propocUons «nal(^e« i) ceUca Ae 
Taocieiine. Les cooservalçi^^ f'Tf fiy^ uvfû^ eff fluùonté : 
nuis les qppositiOQs i^iutles f>04YiiûejQ.t y former HQ# »^- 
iange farinidaJjl.e et toute déEectiop iDQUftfintajQ^ d'u(ie frap- 
tioacoaBérvatricepouT«itBineQermiecri«>- AFdrta,Ga.ciEii^- 
trede n^réseptation iiU8,Iep oi]ioiQi)s..4*y^rSBfl fie disputent 
ITec t^njl 4;^ch"arneqiçpt, ^ ^iQOUopfi ay^îenl étl^pN»»»- 
Bcatires que partout ailleurs : sur douze arrondiâsemfntf t 
dix dépal«s de l'opposition furent numm^ (^«y» le ta- 



i.,Gt)o^le 



Sfi6 BI»OIR£ I» HUNGK (16iU). ' 

bletu général des électiom.) U positifui éuit grave, n 
tout-à-coup un malheur horriUe et ioatlenda Tint ecnis- 
terner lous les partis et , pour un moment, les conftMidre. 

Le 13 Juillet, le duc d'Orléans, an moment de partir pour 
Saint-Omer, où il devait inspecter {riusîears des régiments 
déi^és pour le cwps d'armée d'opéi Hio ni sur la' Dtanie, 
se rendait i Neottlf pour Mre ses a^ux au roi, k la renie 
et à la famille royale. A la haatear de la ppite MaiHot, les 
chevaux s'eth^yëreat et la voiture fut emportée dans la di- 
rection du chemin de la ftévolté. Le prince, pensant gu'it 
serait impossible au postillon de mattriser lés chévÂux, sâutt 
sur la route; mais si mallïeureusementque M tête porta 'sur 
le pavé. La chute fut horrible ât, cinq hèures'aprés, le dqe 
d*OHéans expirait dans les bras do roi , sons las yeux de la 
reine éplorée et d'une partie 'dé I& famille royale, sans 
avoit- un rnÔmeiit repiHs coilnajssBDce. (f'oy. la dironique 
pour les défais.) 

' ' La douleur causée par ce triSte évéoement fut générale, 
et de toutes parts arrivèrent au pied du trdne des 'lUànifes* 
tititnis emïTi^iséeS. té coriA diplomatique, les pairs H dé- 
^)tésprésenés,'fiinnée,fà garde natTonale,' les 'conseils gé- 
-'méraiil de MrM et dés départements, lés communes, éxpri- 
méreni'aii'in^'là part qu'ils prcfnaient dans 'ses regrets' et 
ibirbnôu^ièFetitl'ksiniranCede'Ieur concours." " 
' *'Cêt(6iiioft' soudaine d'un pi^àce populaire, aimé de la 
France, accepté par l'Europe," livrait l'avenir aux'chaoces 
'd'uAe MÎnorïté. Ce fatal événeniéitt «Rangeait donc ihodien- 
' tknémerit la situation et mettait un temps d'arrêt à l'anla- 
gonbmé des partis. H n'y avait pas tant i s'occuper de cora- 
batlrR te ministère quede raffermir la dynastie. Lesparâions 
politiques firent rilence devant la douleur de la France et 
de l'Europee ntîère. 

Les Chambres fbreiit, en conséquence .'Convoquées pour 
le M luillet; ponr avoir à délibérer ^ un pK>jet de ré- 
g(*nce. "' ■ ■ : ' , - 



SESSION EXTBAOBDraA|B& {i^' ié régenet.} ^ 



OiMrtm* b MMin oMorAMn. ~ Lri de rtgaMb. . 



LeSB JaiUetleriri oaTritU seMion oourelle. Le diMoars, 
qu'il proaoac« â'me voix eatrecoupée de sanglots, 09 poa- 
nitMre qu'un appel anx Chambres ponr assurer par une 
loi de régence l'avwiir du pays. « PI us ta rd , ctit S- M. , plut 
tard je tous appellerai i reprendre sur les affaires de l'Etat 
le cours accoutumé de tob tniraui. ■ Les Chambres répdn- 
direiit par des acdamations unaDimes de douleur et des 
protestatKHU de déroueroent. 

X JvUkt. -~ Dans son adresse au roi, Tolée sans discus- 
aOD, la Chambre des pairs exprima simplement et avec con- 
rauBce les sentiments profondément monsFCbiques qui 
l'animaient es présence d'un malheur qui frappait la dy- 
nastie et la France. 

lO^^oAt. — La nouvelle chambre éleetâve, de son cdté, après 
•Toir ra[Hdement procédé à la vérification des pouvoirs et 
1 son organisation inlérieare, s'occupa immédialementde' 
MO projet d'adresse. Elle ne se montra pas moins monalr- 
ebiqve, tout en Rattachant A faire plus vivement sentir 
les espérances qu'elle trouvait auteur du trône, et sur- 
loat dans la minion providentielle de la nation. « Vous 
nez perdu un Q\a, diMit-elte au roi, et la France a perdu 
un règne. » FaUatt>il cqiendant désespérer de l'avenlt'? 
U dMBtbrene le pe—ait 'pas ; elle ajoutait: i^La provi-' 
dene* Mus fan» à la bénir eDCore, en vous ntontradt les--' 
flU^'eUevouBa Masés; » et enfin: « Lt Fnnee Veut être 
im. M«l. powlin, 17 

_oi)gle 



libre, fbrto, inébranlable ; à chaque crise qui la a 

il«rnigiffi, ^K ^fiism er jriflbfmit sur eiie-fiisbé. n est 

beau de mr un tel peuple s'incliner religieusemeot soaa la 
main de Dieu, puis, après aroir porté le deuil et fermé avec 
nous La tombe ouverte ai prt» da Moe, reprendre la tAdw 
interrompue par la mort, conserrer la foi dans ravenir et 
achever les institutions. •» 

Cette adreiie refrodiiiaatt aree vtriM IM senliDentH de 
la majorité dans les chambres et dans le pays. 

Un membre, M. Monier de la Sizeranoe, avait proposé, 
dani la séance méme.crà la lecture du proiel était Mte* de 
patuer immédiatement k la disanssioïki ha$ précédants de I« 
obambre s'y opposaient ; c'eût été use déresatidn au ré^^ 
nent, l'i»ratear le savait i mais le diseoura royal n'andfc-il 
pas été lui-mérae uae douloureuse et aille excaptioD âax 
formes ordinaires? M. Moaiw eàt route que la chambre, 
par l'ensemble et la 8p(Hilanéité de toli rote, donnftt an 
exempte d'éclatante sympathie et d'union indisaduble k U 
dynastie de aoo choix. Mais le riiglemeat prévalut h& vote 
fut, remis au lendemain. La efaambre, comme on pouvait te 
penser, vota sans discussion et à une hdOMnsa majsiité f 
347boulaB blanches sur SOI votants ; le soir même da il aoftt 
l'adresse fut présentée au roi. S. M. répondit aVec aaloM et 
tvec dignité, laissant éditer sa dolileur^ mais portant amsà 
des yeuxtranquillas sur l'avenir: « Avec l'aide de Dieu, dî- 
Biit le roi, la France appuyée sur ses ibstiUitionsi forte de 
lïçcord parbit qui réunit en un fluscpau tons hs pooroin 
de l'État, continuera k voir s'tiofgner d'ede les divers périb 
dont j'ai eu le bonheur de contribuer avec voua à la pré* 
efl^eF depuis douse ans. » 

IPel était le sens, tellos étaient qutlqfles-tlhas dei expre»+ 
sion» de U réponse o(Bt:ielIe} n*t«^ Hi^esté, denvadm 
du tréife, ^joutait i «s fitrolas qaiafnrtenaienttoaittta- 
tii9ime)iement,au jninMèi«i'SH im^resaioisparÉDDDellee! '-^ 
• Je mia OD'iiejKiut ptais Mwhé de vèir lacbambr* si M»- 



SESSION BtlHAORDINAIRE. [Loi de régaue.) 25& 

tUbtaé ildtout' de tnoi, fet Je la remeitle de noiivëao cotnine 
jiêHi, àotnme hommd et comme roU des sentiments qu'elle 
TlttitSeiilJkxpfitner.... Je vOadrais pouvoir eDremet-clér Itr- 
AVMiieUenibnt tihicno deseditieMbres;... ces téiilttigDage& 
MhUbnt tH)Ur bidl abe consolation, si i]uelque chose pouvait 
consoler de Ii perte d'un fils. » 

U pttjjet dé la lot de régence fht présenté k le Séafacé du 
ttaoût; âta savait d'avance qu'il conférait là fbHctibu de ré- 
gent an frère poiné du duc d'Orléans- Mais cette loi embraS- 
Mrtit-ellb l'avenir dans ses prévisions, oublen serdit-elle 
One simple loi de drtonstauce? Allait-elle établir un prin- 
cipe, ou Uen É) cDuteuterait-ellé de désigner un nom pro- 
pre pour rentpHr le vide laissé aux cOtés du trdne ? 

CtttA question était dkpuis longtemps déjà l'aliment de la 
H^îqilis de la presse ; elle avait été soulevée autour du 
tercdeil du priUbe, et toutes les discussions auxquelles elle 
avaft donné tien it'a^aîent Jeté qu'une lumière douteuse sur 
Visffiffibultét I vaincre : Jamais lâ situaUbn u'aVait été moin^ 
Htllrfe qu'aprtt ces longs débats. Les reuiUes de la gaoche 
dltttJtUque avaient paru incliner d'abord vers une loi parti- 
'bilit/re et qui efit appelé à la régence la princesse Hélène. 
SmS douté , elles voulaient rendre hommage aux nobles 
alités dt! la veuve dd prince K>yâl ? Celait ce senliihent 
qui les fnsitihiit plutôt que l'espoir d^ssurer dans l'avenil- 
^los de cbadces de réalisation â la célèbre maxîtne : Lé roi 
t^e A ne gouverne pasi 

Les Jdurilaux eonservatturs montraient une incertitude 
i peu prës ^ale ; cependant le journal là Presse s'était pro- 
ilDDcK avtl; ardeur, dés l'origiue de la discussion, pour une 
1(H organique et générale ; mais il s'était gardé de mettre en 
IVanl aucun hom propre et dé déterminer le sens positif 
^ Celte loi. QUant ^ilx organes des pai-tis extrSbies, de la 
ginche radicale et de la droite légitimiste, ils ne s'occu- 
pit^t «tint dé cesi^uéstiobs ; ils prétendaient remonler plus 
^^ Hs ëOiitiéBtiiieat & la chunUtd actuelle té droit d'éliiv 



3» HISTOIRE DE FRANCE (1U2). 

na Tégfttt Ils demandaient qu'une chambre pédale flU 
nommàe ilans ce but par lea collèges éieatoraux ou ptadût 
par la nation entière cooTOquée : tbèse plos hardie qoe pro- 
fonde, qoi avait pour cooaAquences implicitea de mer las 
faits accomplis d^ats 1S30, en niuit dam ae source la lé- 
galité du pouvoir établi. 

Toutes ces opinions Toat se reproduire<dan8 les débats du 
parlement, mais avec un caractère nouveau d'élératioa «t 
de profondeur. 

Le projet de loi, présenté par le gouvernement et légère- 
ment modi6é par la commission^ sans embrasser tontes les 
éventualités de l'areoir, posait cependant un principe oi);»- 
nique* le principe de rhérédité appliquée à la régence; il 
établissait en thèse générale que la régence appartient au 
prince le plus proche du trâne, dans l'ordre de successiCHi 
établi par la déclaration de 18J!0, et igé de vingt-nn ans 
accomplis. Il lui conférait le plein et entier exercice de l'au- 
torité royale au nom du roi mieeur, et par suite l'inviolabi- 
lité, n réclamait de lui le serment de Gdélité au rot, d'obéis- 
saoce k la charte et aux lois du royaume* de dévouraoent 
au pays. Si les chambres étaient assemblées au moment dn 
changement de règne, le régent prononçait 16 serment de- 
vant les chambres ; sinon, il le ferait insérer au Bulletin des 
lots avec promesse de le renouveler devant les diambres» 
qu'il devait convoquer au pins lard dans le délai de quarante 
jours. La garde et la tutelle du roi mineur appartiendraient 
i la reine ou princesse sa mère, non remariée, et, à son dé- 
faut, à la reine ou princesse son aïeule paternelle* égale- 
ment noQ remariée. La majorité du roi était fixée à dix^ 
huit ans. 

Le projet avait été présenté le 9 août : M. Dopin avait la 
son rapport le 16; la discussion commenta le i8 i la cham- 
bre An tUptUéâ. 

Un membre de l'extrême gauche.M- Ledru-RoUin, monta 
le premier A la tribune, n venait parler en ftiveur du pon- 

, . .i.,GtH)i^lc 



SESSION EXTRAORDINAIRE, (loi de régenee.) 261 

roir Gonatitaact exercé ptr le peuple : mais il fallait préala- 
Mement d^rminer la nature et ni<»itrer l'existence de ce 
pouroir extra-parlemeataire. M. Ledru-Rollin le trouvait 
pennaDent et réglementé de 1791 à 1830. Il le trouvait 
d'abord dans le mandat spécial donné è, l'Assemblée consU- 
tiunte. La Conrentioo, qui ftit ensuite investie du pouvoir 
de fedre une constitution, la fi^ cependant ratifier par le 
peuple. La constitution de 1795, celle de l'an viii, la 1(^ orga- 
nique do SS floréal an xii, avaient été également soumises 
ao vote de la nation. Lorsque le sénat de i8H décréta une 
Donvelle constitution, il avait déclaré (art 39) qu'elle de- 
vait recevoir, avant d'avoir force de loi, la sanction du 
peuple] Napoléon lui-même, en 1815, avait proclamé que 
la souveraineté réside dans le peuple. Il en avait appelé au 
peuple en lui proposant l'acte additionnel à signer. Et même 
encore en 18l5, au moment oit les alliés assiégeaient la ca- 
pitale, la chambre avait déclaré qu'un monarque ne pouvait 
offrir de garanties réelles s^il ne jurait d'observer une con- 
stitution délibérée par la représentation nationale et acceptée 
pu le peuple. La branche aînée de Bourbon ne s'était point 
■ppujée sur le pouvoir constituant :1e peuple l'en avait punie. 

L'ivalenr n'admettait point que le pouvfflr résid&t dans la 
concours de trois pouvoirs , mais, le supposant un mo- 
ment, il demandait k la majorité si cette tiarmooie de troia 
pouvoirs avait existé en 1S30. En eSét, où était la co»- 
ronne tombée, où était la pairie décimée P La chambre éleo» 
tive elle-même n'était-elle pas alors incomplète? 

M. Ledru-Rollin repoussait ensuite les arguments qa'O 
sopposait tirés de la nécessité de vivre et de l'exemple d'un 
pays voisiD. En terminant, il protestait contre la loi, qui ne 
lui paraissait qu'une usurpation. 

M. Hello admit la distinction du pouvoir constituant et 
du pouvcâr législatif, distinction, suivant lui, fondamentale 
et tatélaire, que l'on s'habituait trop k traiter légèrement ; 
car elle était l'idée lain de notre réndultoo. La charte de- 

I : . .i.,Gt)o^le 



363 HISTOIRE DE VRANCB (1843). 

T^i}; rester isolée de U loi, d«Q8 qpe ré^pa 9U[i6rienree( 
d'up accès OOP pas impossible, ipais ^a (qftÎQS t^s-dilSçiik 
Cfîtte doctrine était U seule Ii|}érale ; elle foettait tp ^t 
public à l'abri d^ atteintes des chambres } elle é^i^ seule 
conservatrice, car sans elle le pays serait son? sûrel^ copt;* 
la r^clion à qui le maitieur des temps procureft^i^ daii4-{es 
chambres une prépondérance mc^enlanép. Rf. He)l(> ita 
croyait pas i 1« nécessité fl'ua appel pu pfiuple. Il y !(7«t 
an moyen naturel do réaliser le pouvoir pQi^Uti)iiiitj c'était 
uqe conrocatioD spéciale des cpllëges électpra)]^ \ Pf^^-- 
dant l'oratpur votait en Taveur du projet ; c'est qi4p {'f|cte 
que ce projet demandait k la chambre p'ayait fien df) cotf; 
sUtuant ; la loi ne créait point de nouyeaux ^m% ijq 0911- 
yeai} poi^voir, une nouvelle forme de gouvernemeqt ; çH^ 
n'était apx yeux de l'orateor gii'unQ simple applicaliop ila 
1^ charte. 

Un député nouveau, M. de La Boch?jaçqueIiq, cqntinua 
la discussion par la lecture d'une violente prot^t«tioa cqbIm 
tpLUt l'ordre de choseq. Soi)vent interrompu, (|pu^ Tois rap- 
pelé k l'ordre, il quitta la ^ribune au n^pment où le prési- 
dent allait, aux fermes du règlement, copsulter Ift cl)a())f)re 
ppgr savoir s'il dey^it laisser 1^ parole ^ l'ofateiif . 

iH- Sçhutzenberger déclara que dans tout ce qui tieQt^ 
l'organisation de^ii^téréts démocratiques et àlemre^r^iear 
tatîQn , il fidtpettait l'appllpatioit 1« plus lar((ç ppssibi^ ^ 
P(-i9Ctpe électir^ mais qi|'|l repoussait ce principe (}^4 tout 
ce qui tient aux Institutions monarchiques j si }n q)(^li0 
)t>t daps la nature de^ uns, )a Gxité âojt être ^afis (^ f*^- 
t^ro des autfps : l'hérédité de la régenfe était §ux y^u^ 4^ 
l'orateur uqe conséquence plus néces^ire qu^ par^ut ajl* 
leurs du principe de l'hérédité de Ig pDiy^qf)^ ^ ^Ilp tipl';^ 
^bli^ajt p^s plus ditq^ l'intérût <|^ appelés , ^ge l'hérédité 
^ la CDuroqac n'est établje (j^ns l'intérâf d'qftf! f^jiliy^ i t% 
effet} il n'y a i»s i^c pouvoir en Ff^nce ^i)( ^l aff^ ^ <W 
lui-mâme; tou^ (js ^t ^b^s, e.f cjans l'^qt^l ^ l'J^t ^ 



i:,Qoog\c 



SSSSlOli p^-^Qf^^^^ tJ^ai (te rigence.) SftH 
pir la Toluaté de la nation. M. Schutzenberger ^8My« ep^aite 
de démoDlrerlesdangers de l'électiOQ, et combattit 11 théorie 
(f'up pouvoir consfiluant , distinct du pouvoir . t^islatif j 
il adressait en termiDaut quelque critiques au projet 
de loi. 

M. de Lamartine vint attaquer tout le système établi par 
la loi, tout ep avouant l'indécisioD de ses convictions, tout 
en disant que l'on n'avait que te choix des difficultés : if 
distinguait dan^ la queâti(Mi l'investiture permanente i l'aîné 
des princes les plus rapprochés de la couronne, et l'exclu?, 
sion i tot)t jamais des femmes i la régence- M. de La- 
martine qe recoaoaissait pas cette nécessité dont on avait 
parlé que, durant la minorité d'un roi , la régence Tût con- 
fiée à des mains fortes, aux mains d'un homme; sans doute 
les partis avaient fait trêve devant la volonté énergiqpe du 
pays, ou ils s'étaient momentanément ajouri^és devant U 
sagesse et la longanimité politique du roi, qui le prepiier ^ 
su gouverner une révolution autrement qu'en la jetant dans 
Ip ^errej mais ils vivaient, pais ils attendaient, mais Jlq 
épiaient ^e tous ç6lés l'heure (les dilUcultés pour s'en em- 
parer et les açcrpitre : la paix avec l'Eurppe existait, mais 
ce n'était pas une paix de principes, c'était une paix d^ né- 
cessité; il fallait que le successeur immolât di] fondateur 
de l'ordre présent fât encore en réalité le fondateur continué 
deTetle œuvre qui vaut bien deux hommes; il fallait qu'il 
eût eo main, non pas cette prérogative abstraite et moll^ 
Qu'on déposerait avec un feint respect aux mains d'pne 
femme, mais qu'il eût en réalité la prérogative armée, le 
commapdement des troupes, et que le passade d'un règne 
è l'autre se fit sous une voûte de baïonnettes. H^is 1*1)0- 
DCtrable orateur n'en concluait po|nt la nécessité de l'hère^ 
dite col|até|:ale i>our la régence : dans aucun monument . 
bistQriqfie on ne pouvait trouver trace de cette analogie 
entre le pouvoir rpyal et la dictature temporajre de la ré- 
leoce} ^f^ aijalpgie n'était ni dons l'esppt dcç mopai^)iie« 

n,aN,-.^hyG00^lc 



264 HISTOIRE DE FRANCE (1843). 

coDstitutiDànelles modernes, ni inâme dans l'esprit des mo* 
narchies les plus arriérées du régime absolu ; la monardiis 
absolue ètdedroitdiviDavailtoujoursdemandépourler^at 
la capacilé : que deTrait-ce donc 6tre sous la monarchie 
coQStKutioRDelle , qui repose sur la nécessité nationale? 
Après avoir plaidé ainsi en faveur du principe électif, M. de 
Lamartine discutait les objections faites contre la régence 
des femmes ; et d'abord la loi salique, que l'orateur appelait 
éloquemraent le bon sens do la nation , avait si peu régi la 
France en cette matière, que notre histoire, sur trente- 
deux régences, présentait vingt-six régences de fenunes; It 
1(H salique n'avait jamais prévalu contre la loi de Dieu et de 
la nature, qui dit qu'il n'y s que la mère qui ne puisse pas 
avoir un autre intérêt que celui de son fils : il fallait remon- 
ter h la barbarie pour trouver une date et une autnité k 
rezclusion de la mè^; cela seul jugeait la loi. Sans 
doute la régente ne commandait pas l'armée : mais o'a-t-OQ 
pas vu touiours qu'en cas de péril de la monarchie, une 
femme et un enfant étaient des drapeaux qui 'passioonaieDt 
les troupes et leur commandaient des prodiges, M. de La- 
martine rappelait les Strelitz, domptés par le courage d'Eli- 
sabeth de Russie, et le cri des Hongrois : Mouron* powr notn 
roi Mane-Thériie ! 

Sans doute il pouvait paître dans le palais des dissentiments, 
des rivalités, des jalousies intestines qui se répandraient sous 
legouvernementconstitutionnel,surtout parla presse,daDS le 
pariementidans lesfactionsmémes du pays, etqui pourraient 
ainsi jeter dans le paysiin nouveau ferment de trouble etde 
nouveaux éléments de discorde j mais en séparant la ré- 
gence de la tutelle et de l'éducation du roi mineur, ■» 
donnait-oD pas lieu à des ^issements intérieurs perpétuel^ 
N'était-ce pas établir une guerre incessante entre les deux 
infiuQnces qui se disputeraient l'esprit et le cœur de l'enboti' 
si le régent l'emporte, ie jeune roi devient an 81s dénatura: 
û c'est la mère , les actes du régent sont diaciédità «Ta- 

: . .l:,GtH>^lc 



SESSION EXTRAORDINAIRE. (jE^ de re^fltce.) 365 

Tance, et le régne futur n'est qu'une Teugeance de l'ioter- 
règne. De deux inQueaces rivales, ^ales, se disputant la 
cœur d'un enfant courouaé, il ne peut sortir qu'un prince 
ombrageux ou asservi, un idiot ou un tyran, un Philippe II 
ou un Louis XV. « Vous condamnez la France , ajoutait 
l'orateur , k des rois que vous ne voudriez pas avoir pour 
fils. » 

A ceux qui objectaient que la régente pourrait être une 
étrang^^ M. de Lamartine répondait qu'on avait vu des 
Temmes trahir leur mari et vendre l'empire, des fîUea trahir 
leur père et vendre leur trdne , mais que l'on n'avait vu 
qu'une seule mère trahir un fils et la patrie de ce fils. 

U pouvait arriver que la régenceéchût à unefemme d'une 
religion autre que la religion de la majorité des Français : 
M. de Lamartine ré[diquait que cette raison était un vain pré* 
texte, puisque par la loi actuelle on laissait à la mère la tutelle 
et l'éducation de son fils; d'ailleurs la liberté religieuse,' 
symbolisée dans la pwsonne même chai^ de représenter 
U toléraDce dans un grand.empire, était une des conditions 
les plus heureuses qui pussent arriver pour la dignité» pour 
Il puissance même de la religion. Enfin, l'orateur recoa- 
naissait qu'il y a dans les actes libres de la presse , dans la 
situation de notre publicité, quelque chose de contjadictwre 
avec la présence d'une femme au pouvmr; mata il y a dans 
la conscience publique quelque chose qui résiste à cette 
pernicieuse malignité de la presse , et déjà il s'établissait 
dans l'esprit public une opinion qui en neutralisait les effets 
pour les hommes en butte i l'action de la publicité. Les peu- 
ples ctKnmençaientiapprradre qu'il y a dans les payslibrec 
on métier intïme de plus, dont le privilège eatdeternirtoute 
gloire, de salir toute-pureté, de dégrader toute majesté, toute 
probité. Linsulte aux femmes avait cela de bon qu'elle 
montrait ce métier plus insolent, plus odieux et plus Ucbe, 
et qu'elle le faisait plus méprisé du bon sens des masses. 

H. de Umirtine exposait ensuite les périls quH TOyiil 



1» HISTOIRE DB ffiAUCE (lUS). 

pour la royauté elle-mAine daos la régence exercée par nu 
homme. H ne craignait point, pour l'enfant royal, ces atten- 
tats dont l'histoire des cours est pleine, mais que le progrès 
des temps a rendu impossibles-, mais si l'on n'empoisonoe 
plus la coupe, si l'on n'aflile plus le poignard, on peut cor- 
rompre la presse , le peuple , l'armée, les parlements. La 
popularité est le crime des ambitieux constitutionnels : U 
i^ence offrirait d'autant plus de danger qu'elle serait plus 
heureuse et plus glorieuse, et que les Tacultés du régent se- 
raient plus élevées et plus puissantes. Depuis l'origine des 
puissances européennes, sur vingt buit régences d'hommes, 
Tin^-trois ont usurpé le tréne, qu'elles avaient pour misrion 
de conserver à leurs pupilles. ' 

* RoB, s'^crldt l'ontear, !■ loi qn« nus fUlei n'eit ri «oMemtakl, iri 
djuHiqH.. .' On l'tppellft mimitriM, et die eu Rrowe te rMUiM i 
mt l'aw«||r47<W^MVi#> «t.dtofsf srofie d'lll^r9*Uw». E^fd)ifHta iMn 
4a bcf!*M) e( J plaoi le f^mpétitenr et h rlril. ; 

L%onoraU< dépoté regardait égatement U bil comiap 
Dm loi de timidité pelitiqaç, une loi de déBum ea wn 



■ Qm lei erandes cl ovms tiloatloni où le pifi le Irpaf e pitd dcpnii 
dngnant^iDi,! l'origine, lia rondatioD m(mc du goure rneneblrepràentilî' 
qui doit CDDdlier, dam aoe proportion égale, leeiDBDeiKeB de ItpréroeiUre 
Mtrtede 11 i«7nilé et le libre •tplHaeierehedatalUMMatthMlei 
«UXl i] H ffhtnu nae oeeirioD, nae d^mU» r^Me, «ge pou •«rinairt- 
fOiMf^detODlaU foKedenosgenUqtepU, pai^ eoftn nap l>çctsia|1 t^'t 
Torlf i^ue Dons, dooiiée par une destinie •:ruclle, de saisir raorneoUiiinciit 
t'exerdce régulier, Donnai, paeiBque.parleaienlalrede ce grand ponTotrai- 
thmal, Jedi«qu1l7abMilepournonlBepMleHiiir. (Trèi-MM!M^ 
Un!)ied^<ta'il7><ldKrUoiileli^iëoqpraTB, de laaiHlM**^ 
etewaqptfffUpCSffqDpiiaaf frofliiTTi^dpntfa^ioqqf, 4^ natte ^np* 
l^4f toq^lef révD)ulloiMdoqt nous KBréwnlojii reepri(, t'eiprit ■# 
inodf rd, mats progj^eifr dans cette enceinte. CTrte-bien!} DeVons-DOOi neot 
irrHer dans 1> route f Non. (Tr«*-bfni 1] 

• Je M tàii pu, voas le nvet, pattliaa te rétolnUouile hs MMM ' 
felwflHiihfUt«lRTecTMitdeiMlel'f«ersit4atB«s HBlIfMlili ittitn- 



SESSIOS SSJRkOipViAlR^. {loi dp régence.) 26^ 

totiav derinfima! Mdi qniDd dn rérrioUoDt régnlMret, c'Ml-1-dlrt dt 
tniHroniHtii» utnrelle, gndiiée, da pouvoir, u préseaLent i nne niUon, 
fOui Q M s'igtl ipie d'ODTTlr les ta^M pour cHm, et d'aecapler l'etcrdca^ 
rippmiliiage.c'efttcBet, l'tppruikngc d« gnodpoanit^itala dnilttdn 
nu done dut ce moiMiit, Je dii, pour qal, fne c'«it oH Iqi ^aiide, nue 
W liHide qae celle qui B'Mceptc pu ewragenieiiMnt celle nlulon et qui 
tm tâOt pv icnpenlraMBl hb fuft, h ni-ee qnt pon toir l'U a M 

> J*ii «MitaUti B*M TSM, STW l« IwiiMiHa a iB t r M te BlUn da 
oKtGkukre, te» w p HUM Mm pirtwmil»Lr», et te n mm J t Bw haw- 
iMm toif te bU« d< cMIe Cbuobre A'vwtt Utn Toaia s^onrlr Imh 
mgi >lan, pwr les cMAeUn ■* eo en ; et d lu mèmt» capttttonU w 
riteatetenl. je leor dcsundenii de m'; receToir encore. Heii, qaind par 
miféatmoÊi Mal, n de w w de mwi, !• pMtalr perUneMidR idaplMlé 
lltlillnii, i nmiilM. É la piiaiiiiidni fan di f n drailaqDaliuilaaM 
fcat mMltre à periMma unt le dépoHëder; quand l'aftetaMl d'au ne- 
antoa Haie aMa tnpdrIeaM imii aocpranA, J* dla qall j a haUt at M- 
Heue I aMlqncr la MOHlla et aairaralM aHrtbailaa qB'aHe Inpaae. tt 
Ml qm K rdrogler llnldanMai, al t la Ula « paiaU cai, dana la hoI pa»- 
<«lrd7B*atlqM,c'aidMmrtlalhoadalihaanalteamdaqD4aMtni| 
m h paya feapakH al dIgM * le g tan n a tal^Mae nraftè'a iwcha.) 

Or, we ngaiea da Maine «'aàt h pa«Nlrai p^t, Oatk-^aancv* 
•m daaa la parlemesl, t'ait U dMaiaM da laialiaH è fopWM tm di» 
Mn rotrri: (Apprabattea au astrMMa.) 

M. de Lamartine s'étonnait de voir, dans ane ctrËonstatice 
lussi d^isiye, des hommes de roppp^ition qui s'Intitulent Ui 
lontiena d'une politique pragresMVftitbaRdonii^rUHFsrapgi 
danBoaiBlérttexcloiiieBieiitdyBHUqiM: )la]i|)ti(|iMitâce 
propot 16 phénomène qui s'était Oïlinllfesté en-19VB en Att- 
gleterrie, lors de ^ première démence du roi ; it développait 
ipsmptiftflartipuUers qui ayaienî #ferwiné Fp:ç^ m flflrîe* 
Al oMé du priaca àe <HlW> iasds ^w fiiU, pu if» OAlib 
de ta otéMe natnrei op é writ un raeuvenÉMit eoatraîra : l'tN»- 
teur reconnaissait qu'D'ne se passait rien de semhiable dans 
U^Lualipn actuelle j il cpinpreqait queleshpmqies auxquels 
il Ciistit«UHHO)i ^t«JMt gui4é» par lu ^ul «entifHBRÏ dimMr 
tiqm, ««IsBiKlt il crofvt €)u« la font D^était pas lA «à ili 
Il dien^eiit, dstn I* sçiiiin du passé, dana U spbfre da 



h. Google 



26S BISTOIRE DE FRANCE (18&2]. 

fictions : c'est dans la sphère des réalités qu'il la fallait cher- 
dier. « Non, la force n'est plus désormais dans le prestige, 
die est dans l'utilité rationnalle des pouTOÏTS. » 
M- de Lanartiae «joutait -. 

■ Mon DUn! neuiaun, ja ne ooitaile pu ta néceniU te ealU brca k 
donner à la dTvutie ; a*it J'ifflniiB qu'à net yeia. ûjm pins de bro imt 
DM téKfm da teatat tnc un ntut, u limnt m ponrain ntiimiu 
pulMMDliJfM nte eooSuwa, et n'cuUanl n) l»louU, ni onbnce, qm 
daHUrtgeaw d'un prince j«tiiM,adîf et MUUIn; or Je fais eomldaila 
pouralnpopiililreaKMitJiliHiz et cenMen lea eonlllu uot AuMleiuix 



■ Oui, la foro n'eit pal dau le rëgcot, diU M» ëpée, dam MB lai^idui 
loa rang ; die eit en tom, elle n'est fu'eà la nallm la porte, là |mcM.* 
TrtHtJen! ttèa-Uei!) 

■ Hoa, lalsan-iiid rana la dire, la vraie toee d'un gonnncoant, dis 
D'cat pai dans losles ee* loU aaestfrcedut toin dotei la prérogiUn dj- 

ir lïeeabler «ou le poids des allrilHittons, du lacrilM 
M an centre} ; tilt eat ritlenn. Je sais, )« le rt- 
pMa, 4M c'est me cendilloo beurense, une condition de dnrte pour u 
par* i'vitb ane djrnaitie caalaapofalne de sa rdroloUoD, sa rérolaUM «( 
sa dynastio de la même date, nées eosenble, deattnéca à Tivre ou 1 pétk 
ensemble (lensalioo}. El c'est pour cela, c'est par cette raison toale drifit 
4ne 17 ai adhéré, qne J'y adhère; malsslJennssssocierlaDstivnelUli- 
•afUe cuwK tovs, je ne vens pas subordonner l'one t l'antre. Hm, boh 
ne voulons pas glisser dn goureraement naUanal an gouTememeni d^rut- 
UfpH, eidnsiTemenl dyaaitiqae. Li dyDuUe doit Ëlre nationale et non II 
MllsD dynastique. Voilà not prtMpes à loos. 

>EhNaB,ll7BleidealMmi»«BteliienU.pairMea, èénndf, «m l'sa- 
bllent qnelqÎMAds par l'entralneD^l de leur patriotisme même, et vA wmh 
iatlent trop loin dans le r^ime de rorce.djDBstiipie. Il yadixansqne «o" 
TOT» surgir ce système ; tous l'ave j va se reproduire ï loutet la criM' 
Ont, le mêiDO syilème ; v«ni l'avei vu, 1ors<ine les tQndatenrs prfiKiptni ée 
larévalattOB de jDîlMétaleatrénnlsaupMvoir.voas avei en les loi* " 
swttmimi lorsqu'ils ont «d séparés, vous avex « les fartiflcalisiséa 
Parts; leraqae enfin, dans >n nouvel et grand inIdrU, Os se rénnisa»t en- 
core une taiâ, vous avei l^abandoo, l'abdicauon i tout Janiaii de l'anloriU 
nationale, des lois les plus dmlnemmoit consUtuilves qid furent }»»>, 
dans ta création de celle dietatnre préscnle, directe, que vous venin d'I^ 
■Iwr d'avance pour des cas Inconnus, et ^aeer m des Itte* ^ if"^ 
fMMnUt plu MlgMS dareTannelCeKwiea ! c'est lfot!:(Ir(t- 
U«!) 



ertbyGOOgIC 



SESSION EXTBAOBDOTAIRE. (iM'd^r^fNM.) 2«9 

> Eh Um, Cfli MM qi'M MOUS qndtBttUt de en tndHCM, Don, «d 
B'aroH lia rctat : hMiUé de la Cbuibre dei pain, loii de Mflcnbre, 
Mi6catioM,régeMe1.„Ah!l<teiii]»eUlait,iDaUllHi«jailtaera! 

• (WfToUàeefri M nmoTrile dépoli leptuu. Et que IUt«i-*ou a 
euetnHalHlleicoiMHtloHlceprlitd^ dTnuUqM, qal h pent Mn 
bit 4M deDDtralbm? Vont Ulet dire nx ensemladii peuveirqne vooi 
fc r a n proM iJ im. qie le g aOTewawM, qie <« M»b de lidytwUe Irt eecrt* 
lntteat,qii1UprolteBt4el'taoaei,daaiMi, de UdMlenrmtoe de 
te gMiiu ptyi penr enleTer, pow tnrprendre on peuple. (Vlm idel*- 
■illmt H CMln. — (J fwicte. Uni, 0*0(1 vrai ! e'at vrai !} 

• Je dia qne foos domei alnil prMaxte aux ntalTeillaiicM; que naê 
MlMdln que te paar^ eat iniatlable de dons ioOWr ila dynaftie que roai 
TookiftntilIcriqnefoufaiUedinqDeroiiHiAit letAnMtiou, let pcan, 
Ict afflMiou Bème* dn paya ponr le dépouiller, ptice i ptice, dei drotU, 
in bcBltët, det attribntiont que loi ont cosqnii et \igatê dnqiunte aaate 
derdralnliaUfdeBmke, de pnsrèam la llberU!... CTrMriMitrt*- 
Uen!) 

• Oni, Je le dli avec douleur, Q y a ue btale, nne avenele tendance I 
mfiéitr, ft prendre lonjoun pins de (bru, Jniqn'l ce que la aatii» m de- 
Bande ; Hdir a-t-ll en dMrèra(nBoiii?(TIalmUmnrMff*B.— 4vUmptlM 
■ enbtt. A ffOMAe : IHt-bUa!} 

• Je T«as dipiale cei plalslo, ees aecaiatletu; Je «aMnii qse fvat 
Uliordex alnl le paj(, al Koslble, al impreadonuble, i derodr onbra- 
EMi et 1 le dtfer même de mi plnt noblea entralnenienfa. Oui, Je la 
craiaa penr la dynastie mlmê.peTouiafhiblIrei en désatreetlonnantd'dle 
kt tm» sérieox de la HberU cwisDtntlonnelle. (Mnrmarea tn centre. } 

• Loin de mol la pensée d'accuser de celte tntaBUon les ministres, la 
■qviUé; mais soyons sur nos gardes, et n'exagénais pas ces (brces qnl 
^acncDt le ponf oir i qui on les prodigue au-delà dn Juste. A ce prix, tou 
ncos ironTerei prêta i accorder tonl le concours Déccasalre. 

«Non, qoant A nous, iwna DelaisKroBS pas altéra ees senUnMnU toyanx, 
ta déronement tout naUonal que nous portons an ponroir monarchipc el i 
la nyauié, que voua Tonlct assurer comme bous snr la base Isi^ et solide 
IciIlberléfpubliqnM. 

' Donnons, dtrai-Je k la Cliambre el ft mon pays, donnons ) la dynastie 
Mn rapediiense sympathie; donnons-loi noire douleur, dos larmes, celles 
de ce peuple entier, qui regarde comme nne perte pnbllqtie diique perte 
qoe celte augoate famille lUl dans son sein! Hait nous ne loi donDerom 
fat, eu plntOt nons ne donnerons pas 1 ses ooosdners, tant dévonés qnlTs 
MWBl.elqudquepQm que Krient leurs Inienlions, Don.nonsttedonDerona- 
tfltsgaranllrs, ni les dridti, ailes lltwrtés de noire temps et de nos en- 
Inti ! (i ifoucAe ■' Trts-blen !) 



ÈrtbyGOOgIC 



• El ^urtÀiit, tnuSIeiin, toàsa-if, ne hlsoUi ^ élft I li httO, lltt- 
■^)pe, i tliigloire, qui ddub regirdent itmcégnoi aciecoillbtblirBfetioth 
BMiDirctaig oObTeile , ne leur raisons pas dire qilb Ik d|nMlto UbMle, ^ 
iamoaRrcbiecoattilutioiinèllé, que la UbctU, th FruKc, nW pti Tine, 
l'eublir, H milDtenîT aut cooditbns ir. régeucii dtS moutthlkl IbHida 
Ici teint» lu plut barbarei. 

(i |jatich«. TrèM>im' Irèi-bleiil) 

■ Et que pour l'alTeniilr, pour M ^ipibiét, iMir l>linâl)# MttU IH, 
i i faltû la Ibl qu'on tous propose, c'eiI-1-inre l'abdlciUi^ dH (itHitStr A- 
tional iurnoui-mËmu,et, danslM llèclc* qui nobi iiihK)!!!, rttmttfod 
odieuse dû droit de la malernilé; en iib inôt, (tull a falltt cbaiiér te «Irt d 
ionlM les mères, ùnon du berceau, au mains des lÉlardies ^ trtilc dt lellï 
bit, cl chasser les'dernicrs lestigei in droit éleclit dé noi UmltnilOBl! * 

(NotiTolie et vive apprttbitioaj 

M. Gtiicot, en répondant & te ittBooun, ^«tUciui loM d*» 
bord à écarter les perspectires de parti , les presseotiibeBtt 
sinistres qui a'étaieat élevés dans beaucoup d'esprit i U Brart 
éa duc d'OrMuMi hih deate toBmeiU«ufae Jois ne ppunieat 
remplacer ce prince, mais enfin bu pearait, on d«rait avoir 
fMm confiance. ' 

> Oni, cootiouait le ministre, la drnastie de Iniilet ■ essoré Ai lê/HèA 
malheur; mais de un maUwarmemeest sortie tl'iast«nl la piDliTl&tl& 
démonslratwn de u force (mouTement} , la fixa idatante eouHUtàSli de 
m aiMdr (tria-bien). PlusrtpreuTe qu'elle anbissail aparu gnte.llltifb 
piUÊtàti de ta présence et la gratideur de sa mission ODt éU rlTémeol et 
milveneUaneol seotiet ( trèe-bieo]. Elle a reçu partout, cbeï tibus, bore d> 
éuj BOUS, le baptême des larmes rojales et populaires (approbation) ; et lé 
utito ftiaa qui noua a étd rari a tfpiit au monde, eo nous quittant, eoa- 
Ibiaa sont d^i profonds et assurëa les foodebeata ie ce trOoé qu'il semblait 
^aUné a affermir {nouTcneot}. Il j a 11 une Joie digne encore de sa gnade 
Ime et de raBOOT qu'il portait Isa patrie (sensaUon)... Non, nous nVooi 
fas Iteatdii d'aivorler i la dynulle que nous tODlenons des forces eitrâw- 
dlaairw, itt rortesd'eopmaleoBtraires ani intérêts et auiltbertés du rajt. 
Noua pensons eomsie Tona que c'est dans les ioUrlla, dans les libertés dti 
ftyi seuls qu'elle doit pousser, gaelle a déji poussé ses racines; ce n'est qdé 
ii que noua las cbercltans (tris bien).' Nous nous sentons parTàitaneat 
. iUfta de laire une In dépgte de tonte préoccupalion eilraord'milre ; i'i- 
wir MUS appartient, notre loi le réglera : la règle-I-elle sagementrrolU 
tWlelaquolioB. Que la Cbambre soit libre comme nous; nous ne deman- 
tai I penonne une eoncestioa, on< eom|daltaiKe; mus invU<ns lâChunlrfï 



SESSION ÈXTRÀOROiNAIHE. (Loi fU régence.) 371 

i Toter Mlle loi Muai librcnwat, auui idrèremeiit qoe toute lulre nesnn 
pa)UiqMMMri«D«etard(r t U dTconilaiMC, mu exlgooea dninomtot; , 
■NfatefWBipNbMoU. (Trèi-UuL) » 

M. Guizot discutait alors la questioa de droit, par des 
conaiilératiODs k la Tois théoriques et pratiques dont oa De 
aurait nier U grandeur et la portée, 

• Qudl 8 Mrriebi Ittt U rie Vuù ftnflt ifà^t^u UnMUttlM ntré- 
Mdinira, qoclv» gnaia qnetth» imprévue, pu 411I eit-il boa, lelon la 
Éi|ite h« MU, qu'elle kSx InlUe et décidée t 

• tiTideminent ptr le* pooToin les mieux ioitmit* du loUreu itino- 
dété, lesplDS exercés à U gouTenier. 

• Le* premlirei condilioDs d'un bon gouTera émeut, ce «nit l'eipérlenceet 
i'UJoriU que donne l'eipérieDce épniDTé« (Irts-liieD}. Quand on ■ aous la 
HÙD des pouvoirs qui réuniueni ces eondiliou, Im tcarter au noment o^ 
nu lYei le plua betoln d'eux, pour appeler on pouroir cxiraonUnalK, un 
ftavur Donveau-veun, metsieun, c'est de la folie! 

• Si de* pouvoirs voui regardei aux affîilrea elIesHnêmei, vont anivez 
Uiaèat r^nltal.Quand nDeaflUreeilraordinairesurvleiiliComiieDldoit- 
db Ure traitée, résolue 7 Elle doit être mise, autant qu'il se ptui, en liar- 
■uie avee t'élat pennaDCut cl régulier de la société ; elle doit tire adapléo 
■usl promplement, aussi complèlemeni qu'il se peut àeequi étail lùer , A ce 
1^ im démain. L'esprit de suite, le méDagemeot prudeut des Imsltloni, 
ICBuintieiide ce lien qui doit unir tous Ifiacles, loua les Jours de la vie de 
Il société, c'est U une nécessité impérieuse. H n'ja que Icspouvolra perna- 
Mli, les pÔDToirs habiluels de la société qui soient en éial, en disposlIioQ 
ée rdoudre les iirairesavec celle mesure, avec ce bon sens, en lésant conptp 
it loat, en adaptant leurs déciaioni aux iolér^tj pemuDeots et régulier* 
il U sodéti. M 

Le ministre mcutrait, dans l'accompliBsement de la révo- 
lotion et Jans l'établiasBaieiU de la dynastie de juillet, l'ap- 
pticrtioD de oe prinàpe. 

Poerqnoi cette réTolationaTait-ene^é6isagementMte, à 
prooiptement et avec tant d'efGcacité ? Précisément parce 
qu'elle était entrée 8Ui-le-ct)ainp daos la «phère et sous U 
BHtD dw (KHnroira réguliera et pennanenU de la société. . . 
U fatoD dont la révolution de juillet a été (kite par les poa- 
mintonstitiitiODiielâ ordinaitêi , Ibis qu'ils liiouvaient être 

, . .i,Goo^lc 



372 BISTOnm DE FRANCS (18&2). 

alon, tTiit tût la salut de U Fraoce et ferait si ^oàn dus 
l'ivenir. 

• Et «ajonrd'biii , ijoutiit l'oratear. noasn'sarionspu 
le ditHt, nous poorara constitutionaels , établis, épronvés 
depuis douze ans , nous D'aurioos pas le droit de (bnder ddo 
loi de régence, quand ils ont fait une royauté en 1830 : cela 
dioque le simple bon sens, cela est contraire aux plus éri- 
d«ites levons de l'e^térienca du monde et de la nOtie. ■ 

■ On («rie A) prindpe de 11 toiiTcrtt»U uUoulc, de Umltei tliIgBéd 
an droit f t k ractioti d'an gouiemement mime libre et conUttotiittioel ; li 
l'cffl TCnt dire pir là que la lotAHé et le gguTemement ne sonl p» une Kok 
et mfime chose, que le gouvememeul mtmt libre et conitEtutlooDel d'* pa 
l« dnrft de loat bire, qu'il peut arrirer lel Jour, telle ouasion où h miiU 
dl dnill et ralMD de se «épim- de un goiiTememeDt, on exprime une gnndt 
Tdritd, queyadDeti pour mon compte ptelaemait, que de bm )onre, tprii 
ce qui t'Ml fnué en 1B30, Il n'y ■ pu gnnd mërile à reproduire, et qui 
n'est en ce moment d'aucune application. 

■ Mail si l'on |»<leDd qull existe on qu'il doit eslïter an i«n de la soûéi 
deux ponrolrs, l'un ordiniire, l'antre extraordinaire, l'on cinililutioBDel, 
ranlre oomUtumt, l'un ponr les jonn on*rable> (pemielleiHnDi celle n- 
prcislon), l'antre pour let Jonro rérié* . eo vérité marieurs, jm tHat 
cbose inseosëe, pleine de danger et btale. LegouTcrnemant eonstitatioitiKl, 
c'est la aouTeralneté (odale organisée. Bars de U, U o'j t plus que ta wtiAU 
flottant an hasard, anx prises avec les dniices d'une réTolutîon : onn'orgs- 
nCse pas tel réroluUons , on ne leur assigne pas lenr place et Unn procè- 
des légaux dans le cours régulier des aflkiree da la lociélé. Aucun ponroii 
Jioinain ne gonTerne délais éténmnenU; Us appariienoent Ion plus grand 
maître, Dieu seul en dispose ; et qnand ils éclatent, Dieu emploie poar [^ 
conilitner la société âiranlée les iostmmcnls les plus divers. 

■ J'd m dans le cours de ma Tie trots pouvoirs CODstituaitU-, en l'aD rm, 
VtfoUoB; Cl 1814, LoHit XVIII ; w 1830, la Cbambre des députfs. VeW 
la vérité ; lont ce dont on tous a parlé, ees votes, ces bnlletiBS, ces fe^O* 
OQverU, tout cela c'est de la Dctlon, du slmula^e : cela n'est pas s^rim- 
(Vlve approbation au ceatre ; narmures aux extrémités.} 

> Efa bien !ecs trois pouvoirs constiluanls que nous avons vos, les seoli tut 
atent vraiment amstitoé quelque chose quiaitdnré, avaleot-ltsétépréfni' 
andcBl41s été ergiriséa d'avance P nn,ilt wt été d«i tnHnaMU Mir* 
kl aaioÈ dn grand maître. . i 

• Sojei tranquilles, mesdeun, doos, les trait peiiT<dra ««MlUati*"*'*'' 



hyGoogIc 



»IWW riM tfM l i ^U *Mlrtg»llOT*lHidW W hrtlB» 



H. Guizot eximinait eosuite U loi en «Ue>intoie} elle 
était inoomplète . buis doute . intia od l'ivait toqIo aimi* ot 
m h TOhiDt on anit era fnre acte de sagesse : c'était 
DM vaine et dangereuse prétention de vouloir régler et pré- 
Toir à l'avance, en pareille matière , Ipus les cas posBibles. 
toutes leabypotliè8eain]agiDable8;onne(kitpaa de la poUtiqua 
par n»e de prophétie; loin de la néeeasiti et âe« Mis, on ne 
pooraît demander que deux choses i la loi : de résoudre 
toutes les questions dont le besoin actuel des atTaîres et les 
circaistaoces de la société demandaient la soUitioOf et de les 
résoudra dans rintérét du paya : la kH le biaatt. 

Deux principes dominaient tons les antres ; la régence 
sera-t-elledéférëededroit et en vertu d'un principe général, 
ou bien par roiè d'tiection et en vertu d'un acte spécial des 
pniToirs constitutionnels ? Dans l'une et l'autre hypotbèse, 
k qui la régence lera-t-eile déféra ? 

H. Gàiiot combattait le principe de U régence élective 
comnie n'étant en harmonie ni avec' notre wdre poUtiquOr 
ni ivec'notre ordre social. 

■ Hndeon, dii*lt41, le mtrUc el 1i TfriUble eTDca^té do gtniTenuiiMsl 
«utllnlioniid coniUtiDl, CMnme le Hait trèa-biea TOtre boDorible np- 
ptrtcitr, dut U bonne r^rtition dei Mm et dei foreet entre in pouTOlr*. 

• La rejunlé a pour mlnloa ipédale de porter dau le gouTcrneBeal 
l'idian et la lUtë ; elle eil pouTÙr eiécutir et pouvoir perpétuel. 

• Ja nliécitepu k dire que, daDErentemble desoEimlitalioiU et de Min 
^ 6odtl, la ro^anU n'a pai trop de bree pour tceomplir celte dsublo 
«ilifan. 

> Qoaad le roi Ml nLnear, inéfiUblement la rojnilé ctt plu faible, «1 
(MoM peatoir extentir cl ooisnM ponroir perp4(uel ; elle est, aoii en lë^ 
HU, uU dan l'opinion, ploi faible que ne le prdvtit et ne le Teut le r^UM „ 
WMitDUanad. 

• Irona-nooi l'atlkiblir encore, iraM-iuni ttrliSer le priodpe mobile hz .. 
%Mt du principe stable; accroître la (Dr» dinipaliiiHi aud^peni dei* , 
Ine d;8eUoa flfde ? C'ait li ce. vu'm tou danvda.ca iww éf>«darti*« 
ttBdra h rëgmca «lecUre. 

Jim. Mil. pour 1H2. ' " U 



nyt,,-6^hyG00glc 



it ligmet M tms II ii> I itmHtm 

1, fdi ip* ta «MM ri frtii 

«t réglé; noi» miiilcaoïu la ditlribvUui itt Ibreci «Kra l« dUtfttili 

f^ToH tertè i« Il«altt te «gta («rttaftowrf *i)il*rt ttft* « 

«(onr. 

r Vw. e« éUbUMUt U (rima* 4Mlr% VM* tnlMdM *«* « *■ 

Wbiu^ dn ror^ EBira iM tmndK, TMu cBtmdn auém réftiUlwiMtt 
ÛluUMMl;Tniu«nlciideipàrUruMiBderiuiéa cet povTvin na tan 
MOTrilè, et 1> porter >« AUMOI meoii <A te tM*iilr Ard «t iHt*"^- 
MUélMMi.' 

• WamMiiiMt Ida M, Mil l-MaiMa ■. * tawltMi inM- 
rbaon, i(Hu demwdait fornellemenl da lebiis m ia« diiwl bl«<* V* 
c'était, CD Tant cipliquot bien que toui iTiei U an moyen d'anen^^ 
TOlre ponTrif, dA najfU de rompre ïlqDlllbra eoDstilulioanei r^uliet. 
(rw« dfceiM; rte* Bw! - 1M ! Md !} le M mfifMm im, et tNfftt»UAi,^ 
emb, ne wuliendipt »», urtidli cfcwW i rigHUi fc nt iaw eiWtee» 
dfi poun^ elle a Inp lait poar U royssU «I trop fovr la <fea«kr« ia 
députés -, DOD, je reapecle daTanlage la charte : Je Uem Itf pauvoiit pdir 
bTeb tl légttimemenldislribuét', je Teiii maintenir cette di$tril)iiLi(»i; ^o»! 
mM tMM Ta raéttre an profll An ptrototr «iMtir, dn pMvotrDMbltc- 
UÉimint t gante.) 

> Ea Térité,]e m'étanne de c«4 owrSNfaiia (wyiia^aB ?»«(iiiiM"l« 
tagl biut celle ioteoties doql l'bowKable M- de Laaiarlîna lioU i'^ 
teuer. (Rétlamalioas.) ttoiu De oetloni, nous, ni ritictnee, ni typocriiiei 
nMi dUotts iet chotu Ifelte* ipi'eirei loot. Ki bleii, doo* croyona que l'i- 
^nillbre éUbli par la iterte eat boa, noua verian fe toiMentr; tAii tnM 
l'altérer, pesdant I9 ndnoriiée, «v proSt d'an det pDavoIrt.... 

«Tlmnnecraj'ilUijtuceUbon, el c'est pour cela que noutdiwni ?mI« 
régwce Aeettra ne contleni pas i noire ordre politique ; ella ne coBTieal 
ptt MVililagiè 1 noli^ éUt iMial. 

» thi parte beaflcdnp, lùMrieur*, de ta démocratie moifrée, et quai « 
bit dee loii pour elle, on oulrire toÙTeni a nature cl ses Trais întérlU. 

» CÙl l» mmre, c'tel llnlérK, c'est l'honneur d'une grande sotiélé it- 
aocriWifa d'obflf I Iet pMoàpes gériéranx, àdesaroils li»eï el prééultli»- 

• Dam U udélé, la dénocralie hit une lai^e part ani volOBlés inJi"- 
dOfllèl;*ao*tég6n»eiTieiïientniûnanailque,anconlrairê,ellereslreinlM' 
Vi:Vltti ptst lear emph« et leur arfîoii ; el c'eïl un plroronâ iiullnct de w 
BMira el le Son itatérei qni la Ul agir aiiui. 

> Dani lei DMDircbies abaolueg, U 7 a une Toloalé indlTidodlr, e^lld^ 
haute, fnie, qui peni tbuier bùacDup do poavoir, mais qui cdBb est <>- 
prtle de {"WaMT. 

« Mta m HMHHl «immrtitiiH, lU a tn tSttiAt ntntabre dé 10»^" 



ÈîibyGOOgIC 



riill I lilii-in tMtm», « ■fltt. »i M Hii«,«mi •«•. 
M wtecrt pMT lu «rigcr nm isteUlgfpn tl ciiu t «la ponM 
Br*8iri;in(iiliine1)eiMal U, eapablei' de prendre CI d'ejerecrU 
ir. 

Mê ta «éMki Md^ MnbctitlqBlBt, tn» Ut WMdtfi «ont pàtti; 



MrpcUlffM,levnd>UiU,lBurCkililc»e. 

» U dteocride nnt Jet prindpct ginénrai, dei loij fixa , Unmubicf, 
HifMlIn «ne pniiM obdr »«e tOrcU «t dlgnlU. 



• Bh ion ! M ft'«i f«u iICBuided«IUre,e-at,auDUIiaid« liplif 
pirfe toàilé démocraUqne modcn», d'inlrodnirg dani l'ëlinieBl dobv- 
«fw, d»É ta K^rMtitailoD Icmponlre, lepriacipe flïelir, cwl-i-dire 
«*•»» ■» «Mb et te »Bp«ftrthfcâ i»l. «rtomifc «h* gnah a. 

lUte à IM eoUnlialuw ai i (ci EwlwUn. (Tfte-biMÏJ 

• Heutnin, ti-Jc dope raison de dire que ce que l'on »om iWMallt tÊt 
ludmlnira 1 noire A*l sodil qu'i noire ordre poliiîque, aoui contnire 
** '"îî^ ** ** *'*"'*•''* 1"'"* hit*t*l* de II MyanM t OU too* tf*- 
■lM*MHWrfc«orMld)iiMaMiaaMMfN«M|.|ibw«MMwctee» 
fiMaur» la ddmnua y»tel le Mta> UMpt al PM- la slM 4prrin» t 



• Je nliéalk paa peur non compte, et «eel» piui pleioe eontlclion, t 
"y ^ * ll'^fa '* *h«*« wmw utie maunfie insiiiullon, mauTalse 
mr «Irt tfAMttMMl, MiUTabe pm Mr« ««étM: Jt fe-hMie pH | 
iMMWi' k rMSPdi 4a *(« eaMB» U cMai^Batoo MliNU» •• k AarM. 
4il-<tatf«aitttDtiMUd<UlaFrHM. > 

lii rtgttèB de *oit 'àtK toîB âimim, H est évWent qu'teHe 
ien» «ttpBHeMi- 1 ceM ^oE séntt Mi si le trtne éhK ra^ 
CMt. Les (iemnies sont TOfféM i h taliffite : Iéut desftnée , 
«^ te «évetdpïtomeM lMi>4ifu(«i}MA9 tes affcctioirt fle la 
**8 dofneMi^Be dt Iw ftMlofls M ta tfe sorfalé • leor nâtnrû 
W «DtfHxfrtis pas n p6ti»orf frtfttlqDe. Les déM)gatioits qui 
«M «6 HiitMè'MUftlet wtAîcot de l'emirfre des idées de 
ftnSilé, chïTespett pour leàtfrtH» rt les èxrstences de'fà- 
nfllle: «■CVst.dîsaRM.GuîMt, pan» que la royanté «ait 
imiadâràe comme un patrimcHne , c'eA lArce tiue Te fTln- 
el|N»4>PMi'édmti>rite^t«itp(nM«fa»qa<lsesden)f«re9 



cgie 



S7« HISTOiQUI SB flUNGB (IMS). 

cniséqueDces» qm les femm» ont été qa^qiielbîi,)âiai un 
petit Dombre de pays, appelées par exception, Je pourrait 
dire par basard, au pouvoir politique et i la royauté. » Ces 
motift d'exceptkra n'existent pluiydii que la royauté ^'est 
Itea «t pooTOir patrimoaiil, maîaui pouvoir puMit. Oai» 
pourrit pMaMir la régenoe dw femmes qWm ttUot eoabe 
le droit commun, contre le bon sens brnnain, contre les Uât 
providentielles. 

U. le ministre ne croyait pss,«(WMWt M. de Linaitiai), 
que la licence de la prene dUtB'arrdterdevmtaaefEttine' 
n opposait encore an même orateur raHEalblissenient de 
l'esprit de cour : là où il y a un cbAteau ou un pala>s> le 
pouvoir d'une femme est possible: U oùil n'y a ni cbàtaao 
ni palais, il ne l'est pas. D'aotre part enewe, l'esprit rt In 
mœurs de la démocratie ne s'accommodent pas d'an td 
pouvoir ; il n'a jamais existé dans les sociétés démocratiques. 
Enfin M. Guizot faisait entrevoir à la ctwuabre riocçDvé' 
DWBt grava qu'il y aurait pour le pays, daos le cas poanble 
où il anivenit que toin les États de l'Europe occidMtiIe 
seraient gouvernés par des femmes. En présence de tout le 
reste de l'Europe vinlemeot gouverné, le pwiVoir entre 
les Dwins des femmes, dans les quatre Étsts ocàdeotao^ 
de l'Europe, serait-il une-source de tort», de flxil^i de sA- 
reté? Et tout cela, quand la France avait des institutioiu 
Douvellçs, une dynastie nouvelle k fonder ; tout cela i uds 
de8.^)oques les plus graves et les pluadiflicilas qui piùseat 
survenir dans la vie d'pne nation. 

L'orateur déclarait qu'aucune pensée d'iatérôtninist^ 
n'était entrée dans la pensés, da cabinet} il denandait (V^ 
le projet fût jugé ea ItÛF-mteiB, dans la squie . vue do ne» 
de l'État, abstraction faîte de tout parti, de tout mUà^^ 
de toute lutte , de toute prétention, de tonte nvalilé. et u 
terminait par ces paroles pleines de dignité- «2foiisne<'^ 
mandons rien de plus. » , . . ^ 

M. de Tocqoeville oafit«BU U l^citùniléde l'appUcali'» 



SESSION EKTRAORDINAIHE. f £91 rfrt^raee.) S7T 

da priddpe béiMUaire k la régence. Vorateur ne niaM point 
reicdlenee da syaUme raoncrcMque, mais H te déolaraR 
hMeMion point. Cflst que.daos ce système, la hasard peut 
Arire tomber le poi»*ofr ans maîoa d'un enfant. Pminiaol 
donc placer i cAté de ee hasard de la nsiasance, qui rend le 
roi incapaMe de régner, un entre baftrd de la naiasaDM 
qaicrée, icâtéde oe pouvoir, un régeet incapable détenir 
a place ? M. de Tocqnevîlle roulait que l'on aasarlt i la 
l^gMitDre' le drtMt d*Aecticm. 

19 août. — M. H. Paasy i^auma, pour les combattre, lea 
opialsaa préeédamment prodnitea i la tribaoe contre le 
projet, n regardait conne pea sérieDX les arguments tiids 
delanéeèaiitéd'Dntfppelau peuple; et il eonclnait, snr ee 
njet, en dMeraBt.qo'à son ams on ae perlait' peot-Mre de 
pouTOir eonstitoant, que dans l'espérance inseneAe qn'B 
poomit smtir da retioars au ponroir primittf toat autre 
chose qee Poi^aintiea de la régence. IlrepouaBaît le priiH 
eipe de la régeDMdMftmnws,' d'abord par la eonridératfon 
de ee Sentiment' ancien , né de la loi salique , qui consaov 
l'inhabiletA des fennM i exercer le ponTOirroyal; mais il 
repoonait Meore oeprfaripe an non des sOKOptibiHlétfil^ 
tioMlessl viveaM si MclosiTea en France.' Des dManeea 
populairea po tf i-a al v wii ept inMIMMenent les mène dea nAi 
mineurs, presque toutes étrangères , et constitneruent uri 
cBibamÉ' gonTeniMSMtal plus sérieux, -iwladMe peut* 
IMy d du ilMiaattlHKfè» OAMaes BembMent loi prOtar 
sppoi. ■ .■■■!; 

QbaBt au prfootpe éleetir, M. TasSy loi attribuait d« 
graTe(fiBeeB4<éaleBtt,^raû lasqMM M reneoninik l'aK- 
duskm passMs da'prince' 4ul arrireMttau trAne, en cas ds 
nofl Al rel niiliimr : afa^ qu'un débat parfetBantalre fav* 
nit dédaré tecapablil di^ tenir' les rênes dO pouVOl^M qm-' 
lilé de régent, lui senàt-il facile dé se ceiMilier le Rspeet 
et rtfbMlen pubNes? L'boUetabte d é^ ' prlmÊf/tSC aosii 
ha ambitioumintstérieHcs, uâsèii'fo )eti ilt fia d'un» ré- 



m «MxwMiKnuiKstuu).. 

naw, nrl^wiMliMB «taH lit I* iw i^ n /rtoliiwnai, 
nmtàiwr hi «raiat« tl'dtiv miTsné (ht imiviilr i w w h i ii rt 
mrlwmiit l« idmun> ManlUjfef . I« ciMmh du iwii 

l'ewU pifbliOt pour «vitteair t« iBtjiuit^ or iilw rto i iM 
Mm» lia 4«<i|ll(» ipMraaM « la i<|«ii«i> «uqM «||»i« 
9I1M d'uotnité wjawteségmw iltcUve: çutktn lar^swt 
lifi;f«i«it pliw que l'éin i'im pvti , 1« iwpriKqtflii^ ^wp«^> 

drUod de la majorité du inonea(,il^4Mtjhlin) m tWNVe 
ci))ida«nHftà4awiif eiÀ 4aiBe«rerre«s»e^ l*iiN|iNq|«iit 
4fftTQkiatda et liée iiafl«(w politiques «ht «wixwiTiHmNBt 
etMiii. Il leur aenit jiDtt ik» i e c w Am eet 9V le ttpom^ 
i>w»etMrl«w*iwipuMi|e ooniiilnM et «'iatMitiw- 
litiqHeet ta|if flwf Fe- per ee«'iBt4rKm>«tMeiA; eer, en 
fqittaet eeeftpietijeH, it ne vewIreit-dfweMlniwe le.iiiffia« 
|WMtl>le,et|iaureMeùr4eleip«i««>lM>»IP<WWt.l)»«eUD 
meieiM 4W1I il eel l'wwm, l«e eriiMH»! lee «ti«|te4'4- 
TeaittHWMle il nf4leR4niti atmit-iPtMMwAini <)<• 
«mMwvue ifmf* poiMe p«IMii>e(mnp>l4Mvim*mM> 
n'eMe wi. le loiMRti I» «egwt peamie twBKinill» <lMn 
iw>PHtleQitti^,^.B(iiple4'wiH^;Peree weH^eiiMi il 
I wniH deeavMe» 4'eKW itIO'th 4e«* >4e«tne>«Mli- 
fiilA beet^e%» vu' ieteeelMl'flA i^ttsvHMtn Afieievi 4eiie 

UtOum » mii"»le. imeeUw l aWni » , *»!* Wi 0»,li4»- 
elmM m »iiiiple«eteJ ii « M'- Mti ttoilliii» l im pi MÏeHe ««• 
cbait eux besee de notre droit public; ou poaeit d'un dMi 
4«e KiMiiMi mi iiiiMrtiwueitktil iii^,«elum w.-ilnni 
cowtilmoti 4w:Pnp<iii«) wi ; «1,4^ .«kMta j»'tnit wiiM 
Mit ei nelileiwak vtmm. en iMmim ilMi>i4lf4'u» 
eain eMiMenwwMitiinticiiHniNitMMeatiBMiii 
eiaNMwgt- 4«f>nlew w paoïiMiak pmf «M M «Mlle 

elenwi1lilPWtn^>W'>4meu iHdet.7«MelMi«it«i>l 



SBSSI01t.U7R&aiUailân& t^êr régence.) %n 

(iMMMUa àéfalà4ti la QM(Ml*e>, ca 9KiH u'^àm witÀ 
MMi«bii)UBtil «ftùUlauit, an ooi^MnN, U iBOMicbia« 
eo plaçùt deux bérédités là ad Iq ouiatntw a'ea veut 
«aiB») il B'élait poiat âyoaMiqa*: car, à «ûl4 de W (ÏY- 
oHlia il plaçait iiBe aub« 1vvm)m> ub atika pmtw qu^ 
t'étfinrab, gna^Uiait, auMunit la plénituda de U ruya^A 
ot^Dl rwtariA pouvoir, ayant das partiiana et des partial 
BteM «nrèa l«.aÊÛanirit4 et cpitad U i4feooa aanùt upùréa } 
aa «a pwtvait dwe qw ta toi fartifiait l'état, 1(vé(]d'^ af- 
bhtiHMt t«pfHHVû. U.M40gvta pHwttwelar^«eiiflBpr^. 
&xted«V4it^tc«ikT4tteft^i)^«lei c'^it^K^lf qw^moU 
éofiçit^^ V9H^ Si IL Vvvm «BRHïait la pn^et, o'ttait 
aq p ^ff^ n tup witud^atiw 4Nm«>ypf>&ieU^M8es.4|ua 
pwwit «<mlavv« 4i l'ipaténaw «t i. V«x1|4nw>4 ta fé|«â«A 
4'i)Ba pàaeHW d'-unft 0(MnBiii«i«a dwittwil»! àl'Hd^ar 
le clei^é coacevrait et ÎDspirerail descraimm^ pomv^iiant 
dodoeF IWM i d^ «V>^rr«l taàaigfavw : i r««t^iiWif . la 

wwift» mi n yftw l' W i L dMWP4twt- q^ <i> iw' > ^m w poitraît 

que nous £tre funeste, grflce à la faiblesse de n^^ft^ Aîtt)^ 
pi4»»Ba twltt^ *HlWpr4y dea fpy aaww v . 

pit, M' ai«ligfiA«fMPa<rait 4t»a4iflbM4t^-<^« d»t«M«i H 
D'lfftf«4w'HM«<)^a.efinwtif^Ç'4(ftit^<MWRbrftél«sUve^^ 

I QiB-W ibwiibr* «' MtH iien eoiMÂeiie; UtOk*,- Wi! Mt i'mI 
itMOaNB Ma «fiacaMI». ■dHNntai «Mii'acpMi Hdmaa dMivÉa 

#)rtpNit(ilaa.4aiMMt)lHlM«#fHUrnni«.*JfwfM««^^^ 

(lleqiilienin.d^rçgdiiion, qiii sera b B«u>e-çarde pq^li^i^e, qui Aein 
rnUpih'iùi êuiifé da ulibliioDl Énbthcnm el tepntdafit ptAmrtltsi 
<■ nÙfii^niaâklM iffn iMleMt McMMI^ «» «WgMtv*^^ 

t«(»MiM«iKttta«M rtg»a*iirtJiamiap»wi m p»#b a^ 

toMCMMa, pàarurermTrrilit qulsuratffsniDOi' EonappiR. • 

■f _ .i^l-Kj i:- -. ■ ■■ > . i: . r,. ..;,■• -.• , 

u !!»—._ J— ..^ „»«-J» niij. In jiKi.»»li»»i [rOnMaiin iiay 



SM B19T0IRB DS niMCS (l«a). 

hmgt MHy* de proarer qu'il illait parier SM» àniknfm- 
•ée, nu etaridAntkm «tniigère h la4iiouMOD etn paM 
de Tue des intérêts du ptys. 

n ne TBoait pas demander pom- h loi une «anottsa te 
peuple, des mandata spteiaax, une conncatioa eitrandi- 
naire de la nation ; il n'admettait pas le prinoipe de 4a ion- 
Teraineté du peuple, ni même la dislteelioa Mte par lemi- 
nistredesaffaJreeétrangérM dela80ciMetdeaeagon▼e^ 
nement ; il n'admettait fwa que la soci^ «bstraite et i^acée 
en dehors du gourernentent conserve le droit publie de *e 
séparer de lui. Il ne epmprenait point eomment des idMis* 
bres auxquellesoD arait momentanément conGé, parnécM- 
ailé, eo rue de l'iotérdt du paya, le droit de créer a» 
royattté pourraient, api^aavofréMdépoeeMéeaMcedrait, 
déléguer temporairement Texeretee da peuToir rorel P^ 
dant BDo minorité. ' ' 

. Le principe de riiét^Mé de k régence paraissait à l'oit- 
teor an principe contraire k l'esprttdes iostltutJtuis del'iB- 
eienneVranee;e'étlit ilnenoufeantéBamexeniple.âHUBn 

grand pars- ' 

lien étaitde mém&de fesercioeplriBet eatitfdel'Mrtoriti 
royale conSée au règeat. A teaHnles époques» le ponrobr du 
régeftttfnit étélimitésoit par des lois, sOKtMfPesistenoed'Ba 

conssU. M. Berryer eoiitestait qkll y«M dMS ta loi on •<>■ 
croiMeaaatdeforfw^pV'PQur ^ mtwarjitii^QupMP^^ 
mwihtie prêtait we k)i<qui réuùuifc les friaeipae'^^'' 
oonsHiation qui avait toé ta royaoté'fdoiMtllDliMidelT*"^ 
et de' la coustitutioa qui avait tné la libAié (GonsQtnttffli dé 
l'ao xu). M. Berryer essaya ensuite une réTutsUon-dH '''' 
«MM doDBées, «B fiiveurdeU jégenoe,'pvMlf<(*i^ 
Baser, et 'aepr oQ OB ta -peur ta i i t gM MM bea t —tei w d**'*!'*' 
et souteot suscépUiIe d'être eonffée aux UMOtA^^ 
▼ait, selon lui, réserver ITiérédilé pour llnvariable traë»- 
miflsioa du pouvoir aouveraîu. On ne devait point > po*"" 
tMrdo régent, afMt3)iiiiei> m huoil dSM HMMtaw. >' 

. . ih,Google 



SESSION BXTMOROINAIRE. (Loi de r^^nwff.) Ml 

péril des prétcpbtioDS peraonndles, des prétenticms de bran- 
die et de Huille ; c'éUient les principes fhiDCiis saivis sont 
l'uicîeDBe monarcUe ; c'était là l'intérM véritable du payi. 
n importait donc de modiOer la loi , et de la modifier com- 
plètement en ce sens. 

M. Villemain répondit sa préopinant qoe la l(A, loin -d'âtre 
ane ilMatioB du prinrape démocritique, eo éGiit une con- 
ejqueoce légitinw, et qu'il était imposaUe de voir dan» la 
Donioation des régents sons l'ancienne monarchie tm acte de 
U MUTeralneté nationale. Le préopinant accusait fausse* 
BHnt le cabinet d'enteTW A la France oe qu'elle n'aTaît Ja- 
mais eu dans le passé et de la déshériter dans l'avoDir du 
droit même que la chambre exerçait pour le paf s en ce mo> 
ment. Il était plus inexact encore de prétendre q»e les ré- 
(aHals des régences de femmes eussent été favorables i U 
Batioa. Le ministre rap^att U régMiee d'Anne d'Antriehe 
et las malheurs que l'instabilité d'un pouvoir mal défini fit 
peser alors sur la France, l'anarebie de la Fronde et «es goer- 
rea déplonAles qui produisaient le désordre et D'uienaient 
pu la liberté. D'ailleurs, cequireDdaitautiefoisleerégniceB 
de femmes possibles, l'esprit, la poiisaBce de cour n'existait 
pins. Quant au danger que pouvait faire craindre la dé- 
signation anticipée d'une r^ence éventuelle, cboisie dans 
U faBaille royale, il ^it prévu, empêché par des garanties 
profODdémmt législatives et nationales. Comment penser 
que ce régent, parce qu'il aen désigné à l'avance et qu'il ne 
pourra agir que dans le cercle rigonreusement tracé par ta 
c(HistilntkKi, eb sera plus redoDtabtot* M. yUlwMrin re^ 
proribifaait ensuite tes argtnaeats tirés de la néeeHHé de «Ml* 
BoliderlaâTnaBlie. 

M. OdiloD BiiTot proteMa, m montant k U triboAe, M 
son entière adhésion an principe de la révolution de 1830. 
Jamais étabUasement politique dans oe monde n'avait été 
plu lé|^llaDe,plwrHtlonaUphis «ivironné de tons lesdfoMi 
qaicréeBt le droit sor cette terre, qoelegotrremflmenldB 



8M HISTOIBB DE nUMfiE (UIÛ). 

inillet. M. B«rrot Mpoiusùt dcne tout* dlsmusivi r«l*ti*« 
au pouyoii- consItUuiat. II s'MMBiiil BÎDcèrcMMt à la paO- 
aée du gouvaroemMit, iorsqu'o» prieumea de l^évwitaalîtâ 
d'une minorité il lui demaodut deoeaeowitf à u« grand 
acte de prévoyance nationale, en ménigeuit k tmuiliail 
d'oD tigne k uo autre ; oui» U a'en aéfwail hm^n'-oa lui 
dwvtndait d'toblir k légitimilé à l'^rd de la régeace, au 
détrifflcat du di-ott d'apprécialioa patlemenlâirc, daie pro- 
Bancer iwiir les efieta du tuMni •v«ugie, «u impna <tea 
pomKiks iotcUigents de l'État. L'oMteor tavaiiuait contra la 
Iftti'iKio-MulMneBttoBtala puisstnMdttbQRsmdetdes Ma 
d« la nature, oi^»aiUa l'expérteDOB dea laiU et del'bistabvi 
il raprciehvt aux partisana da la lot te iQuioir être plut mo' 
narahlqHaa qua l'aocievne ntmarcbi^. Que A Toq ïqvo- 
quaitai) faT*«r du prqiat ka loit^df! 1794 e( dtvi'wuRii 
l'baoDr«t)le député répoitfbit qti* VAanvUte «oa»tttiMi4a 
Rr^t rteolu la QMatioD soi» ribOuenca i^ wMiMtaDCaa 
et dae pawoûs «u arilieu deaqwtlea eUe vtnit ; «Ma k«w| 
daatta.fiiitr^nliaimediaisiMliaiidKrate «t y wmww Ma» 
9t «B v«iM teaifM «lie kmt eiU ua dNàt d'élMti» pop«- 
Uén, mv ittit fia -qmlqtte aorte Hadéawiti BQiM^t Ivai- 
SNBfrprftendue du prineipa peqépareUa. Quaatilalaî 4a 
r«ixïhl'«iBperaut-l'avMto(tttreijil«fla.i8l3. ïTavitÙTil'paa, 
m ttWiBWWlé * 14 régenca wat^èrwai l^yéwHi er mA rn ? 
«;AV«tt-itfiM w!ad^.homiiMiafefaccw<tew»tr»#»tti iii i» >a a, 
4 revpinirriaiatible de«cmwilaiB8e« aur le^ hw d» ca|ta 
Vtww j, M- iamtl peiw<^ im'il n.j anit ^ ni : iww é- 
s^«<}e<^Biiipp.nidflaMLdtn« l«%fl^iKvde 4<i'<t«t d^iftMi 
i). Y ff?Ait siH,d4t8 Hft.d* iMiia \^Xil, U r^aww i0iw 
lui-même de pourvoir à la régence; il y MNlWiil)) )• HW$ 
du cbainbpeai «q 1W0« l« réaônw *ewr jftHHPWfwABqwi- 
tnra,' de' pfiunrflii' «alov Iffi «M«awt«ilpw M nbfi H*' viam- 
mt4- i#: vifil'f>ntaur ravroclto^à k l(».«'«MA h 4Wfl»r 
de wiitlrw: Bafifr H^oea^U \* CLuestim Ai ftctmw mu*'- 
tHWt^ *4;'«9(,WBti«w-Vil)dftf0marwawNi«4fwa^ 



nires: Nous «vsm fait un reù dsm pMVOM fam teim ua 
régent. Vpus am fait une charte, préte^dez-voua avoir le 
drut ifea faire une autre? b Dans I9 seconde partie de son 
discours, M. Barrot ne fit guère, comme il le reconnut lui- 
même, que reproduire l'ai^mentation de M. deLamartioe. 
Toutefois l'orateur repoussait l'alluaion adressée à la gauche 
pu- M. deLamarline, lorsqull avait raconté la conduite de 
Fox dans une circonstance semblable. 

M.deLamartineen prit occasion de déclarer qu'il n'avait 
eu eu vue ni aucun parti ni aucun chef de parti, et que ses 
rfmpatliies étaient acquises aux idées du chef de la gauche 
djDajtique ; déclaration étrangère k l« question , mais qui 
indiquait une dIrecUon Douvelle dans la politique de l'ho- 
Dorable député, et qui était te premier indice d'une éclatante 
coDTeraioQ. 

30 Août. — Tandis que H. de Ijtmartine refusait ainsi 
ton adhésion à un cabinet qu'il avait Jusqu'alors soutenu, 
M. Tbiers au contraire venait des rangs dé l'opposition ap- 
porter son puissant çoocours au ministère. 

M. Thiers expliqua les dlRIcuTlés de la position , ce qu'il 
; avait pour lui de pénible à se séparer en ce moment de 
M amis, comment il était profondément monarchique et 
en avait toujours donné des preuves, notamment en votant 
pour l'hérédité de la pairie. Il repoussa le reproche iTambi- 
tSou par des raisons puisées dans des sentiments d'une réelle 
irandéur; et se tournant alors du cAté où'slégeait M. de 
lamaHlfiè, iriui adressa ces paroles : 

*llMftiWaapBriinkifriBta4aMlét^Mlla<«-v«inl>BYaH««i' 

n'qiMt «poi^ t[ déuToacr, il Tiôdrait nîcdxiie p» \t» Uitç. ilT^tG-blcD!) 

• iraVapudeliriiMedeGilinduuMpiriai Kl»tiToif ifi patélt 

IMJM^ hé^MMii «mal M »«n i« cm «rtl iMMVtll Mri«if a «T É 

mtftmiin lewn^wittrfir» <* m r^ mi.tmmf « tmm 

im MloriU et ; oaOïitkM la fMDbiiM et l'«|)l)niVlrt IM (m49 1« mf { 



IM HISTOIRE D£ FRANGE (18fi3). 

UB'ya |MadepriiiMdeG>Uei;i11 y a '>nlt. Il j noM pèul-ltreia 
Fmbbbbiw poplwW it agtwB i^naliil l'y «p ■ p». * '- 

Tous les amis de M. Tbiers s'étaient reacontrés dam ù 
mâme pensée de voter ta loi sans amendement , si elle était 
conforme à ta Charte- En effet, pour les hommes qui font 
partie de l'opposition conservatrice, et M. Thiers était sûr 
qu'il y en avait Iteaucoup dans la Chambre, pour ces bommïS, 
le premier soin, le premier. devoir n'était pas de renverser 
les ministres, mais de consolider la monarchie- Certaines 
convictions s'étaient modifiées, certaines conduites avaient 
changé depuis (allusion i M. fiarrot); mais éUit-ce une 
raison pour déserter ce qui était une conduite sage , politi- 
que, honorable, bien calculée dans l'inlérët de l'opposition 
elle-même ? n Non, ajoutait l'orateur, fUssé-Je seul, je perss- 
terais k soutenir ta loi telle quelle, sans modiûcaUon sans 
amendement » 

Après ces préliminaires, M. Thiers aborda la question en 
déclarant qu'il ne voulait pas faire un discours, qu'il voulait 
foire un acte. 

n établit d'abord la nécessité d'une loi déterminant l'iga 
de la majorité du roi, et désirant le r^ut destiné i exercer 
l'autorité royale pendant Uminorité. Cette loi était nécessaire 
pour que l'autorité royale n'éprouvit point d'inteiruption. 
Hais fallait'il pour cela recourir au pouvoir constito^t? M- 
niîers proclamait qu'il avait peu de respect, point de respect 
pour ce pouvoir. Il le montrait dans les assemblées prirpàires. 
placé à la suite des factions j sous le jÇonsulat.. et sou^. l'EDI-. 
pire, mis an service d'uD grand homme; d^ulsé en séut 
coiuervetear, prttè fkire les -cmititvtions qu'os hiidaMA- 
dait; soDiilB Restauration, caché ^absllrtlcfc 14 OfAun^ 
d'octroyer la Charte), l'a gloire de nos dernières anotes 
avait-elle rien de commun avec ces misérables coiqâdiei 
QOQstitutwwi^lesî'D'aiUeiinlB pouvoir «mtiUiiatn'.eû'»' 
pins; ee pmmirAti qu'on l'entencMt «M «16 U vicWM* 
Immédiate 4e U Charte. 

D,gt,,-6rtbyGOOglC 



SRSSION EXTRA<fflDINAI&E. (JEm é» régatee.) SU 

L'orttenr poiait ensuite ce principe : qoe , dîne tou les 
ptfioù l'on n'a pas distingué entre le poBToiroeBSlitiuHit 
«t le poOToir cooititDé , c'est la poQToir coosUtsé que l'on 
l'adresse ; et il montrait ce dernier pouvoir accomplissant 
JDoniellement des missions aussi graves que celle de décla- 
rer la iMiorité d'un roi el de nommer un régenL Au reste, 
M. TUarapensMtqae, la Charte étant un contrat réet|»w|De 
entre la nation et la dynastie, il y arait péril à vouloir éle- 
ver aucun des actes de la Chambre i la majesté de ce con- 
trat solennel. Aussi regardait-il la loi actuelle comme une 
■mpte loi , devant avoir toute la Torce et toute l'antorité de 
U loi, mna révocable comme tontes les lois et ponvant être 
nmSBéo an gré des législateurs & venir. 

Les membres du cabinet et de la commission marquèrent 
pir leur assuitiment que le loi avait aussi pour eux ce ca~ 
netëre. 

Qurile pouvait maintmant être une loi de régence en 
tlle-méme ? Voulant suppléer k la royauté, elle devait ima- 
poer ce qui lui ressemblait le plus : telle avait été la pen- 
iie de l'Assamblée constituante. 

• Je ae nos calomnier penoime, ajoutait H. Thiara : ]'ai étë de l'oppo* 
dlioa;]'idétéca)oiDDiécommeoare«traDrnit quand on contrarie k pm- 
KHT ftaUl, <t Je ne dnaotnl paa l'csemple de alomoier l'esprit dea aulrea, 
^Êui le nàea l'a ilé. Hala il fant s'expUqier. Il 7 a dmi nuDitrei d'adbé- 
rcr à la Charte : lea gens uumia au kila y adbirent perce qn'elle Ml 
icrile;il 7 a une aeconde manitre d'y adbércr, c'eal d'7 adhérer de eosTic- 
Im parce qa'oD la croit esodlente. Je «uii de ceux qui 7 adhirent ainsi, 
Pour io(d, quand la Charte a inilitud la rojaulé comme nom l'aTons, en loi 
imual ooe maise de poutoin dnonne, rnoiU da poavûr exécutif, le droit 
^paixcl de guerre, le eammandement dca arméea, le droit d'adminisUer 
(Ml ta ^ compoce le gouwMOitnl, tons tei ponrtrira enfin ; quand elle 
H a dHnd llnlolabiUU, quand elle lui a donné lliirMitd, lliérédUé dn 
pince capable an prince incapable, et quelqneToU, comme cela s'est Tait en 
AigleterTe, an prince aligné, tans qne le pays en fQt moins grand, dans ma 
wiTtctien, ee n'est pas un présent qu'elle a Tait i la rojautë, c'est une in- 
aitalion profonde, admirable, qn'aucan docteur de droit public n'a Inventée, 
Vt U salure arale a invenlée dans lea grands para. Pour moi, c'eat ItnveiH 

tÎM adainble du génie, non pu de Ul on tel géaic, maii da rrai génie dé 



I:, Google 



tSA btSTSraii rà fRAHAiÈ {iiiA]. 

IIMhMI». El Mim-VSM <iatl Ml te M ^<dII»<« lliMJfMt ifW Ib tMpa, 
«rat ite^rtM». if«t i \wuf H te y toi uikai. V<QI «il • <i ■■*! 
«eUBBnad«i|HtiiBliaa-V«tu«r«]rei,(«ras«ai^4MC'MtfMrbii«jatU 
^a'an l'a iule ioTiolible! J'ai il* niiiiiilre,<(J'>l«> ItwPBear de parler 4 
des rou; j'^ e<il')»»iDeur, cb lea respecUnt loujoun profoodànnit, (S 
leur fiant Uvoni, de TcurrestsKr-J'U ucMfle ittsi Ml 1 u'tt conrlcdtoDt 
fli t Mr rAbihme vim «iliMHi «rtlttrae. Eh MM, c* ^ M «*»A IM 
dnMt «n; t-M tar taTtoUbiliU at ta «MlTMibUttta KÉMitt. OH 
fit foitvwdoadlUiufrài* aire, tmii êtw l«iil-pBUMit, nw 4U> 
Inriobblc ; te n'ctt pas tooi 411e Ici mauvali adn alldndm^ e'ert mot : 
Dwi, ministre, Je ]oDe rai lUe, J'd le droit cTandr ud iTii et de Vôai ré^ 
ter. (Htmvnneiito 

< Oh tnll 41MI4MMS 4« etlie IétMMiOIM ait tiU MlM I tM, (f^rt H 
TëalMvtoedeithaaM. CdUil «Ri nM pu m p4m w |Mt vu iiDpdBM 
(MTolonUiiàcetuiqaiettuiptrfl. l.e danpr fne ''"r **"■* 1 nfr^rnt 
eslla mesure Juile du pooToir que l'on eierce. L'iOTÛilabililé des rouet la 
responsabililé des mlnislres fait loult la force d^e ceus-d. Et tivei-voui ce 
qM J'tiT* de mes propres jeux T Qned de ddteilMei iMisM oat nènMl 
la t(te des roU, on » n an même îDttSBt le pouvoir des mialtmt, ^ 
n'ilakat pas menacdi, patter au rois vA ItUixal. ilHi ce| facIfcwMt ea 
oatraBeont l'bumaDil^, niinaiçDt anul le gouTemeoient représenlkUr, 

• Je suis hardi, j'en demande pardon, mils la circontlanc« le conunaMle. 
Je rais dire la rérité, nia pas la Térilï qdt les thioTtés ib'fflt art>rls«, fatS» 
celle que m'ont apprise les IbéoricsJMtM i ta %M WritaHM, i ik HBÉ*r 
frai du pajs. Ce n'est pas pour sa Ininquillitd et sa puissance qu'on a dnwë 

.nntiolabllité ï la roySuU. Ce A'etl pat non plus pour elle qo'oa î't 
bnestie du droit de laire la pais et la guerre, de commander les hrméet, 
d'administrer le pays, qu'on )'a Investie enfin de lonles les ailiibuUoos dH 
pouToit eidcutir-, c'était poar que cet pouvoirs ne fussent lies éparpIlUi 
daus dWerits mains, dans «Iles des asSemblfcs, des ohhIUs; c'Hili 
pour qu'il TQt dans les maMs de quelques bonimes élus, j^és an pou- 
voir par votre çonflance et par celle du pays; ce n'est pas pour éUt,v'tA 
pour vous, c'est pour la grandeur du pays, pour sa force. 11 D'y « dans 
tout cela rien pour b royauté, rien que la maicstl, que l'amonr du pafi 
et ses bommaga qnand elle les a mérités. [Marques d'appnAation an 
centre.) 

• Eh bied, d'après ces considérations, cro;ex-Tous que Je sols tttnji, 
alarmé de donner au régent les pouvoirs de la royaulé. Eb, messieurs, Je 
ne suis pas etlïaf é de les voir donner an roi, un roi lel que la Charte l'a 
fait ; je n'en connais pas d'autre; je D'en al pas aervi d'antre, et je n'esier- 
liral jimais d'auire. Je ûe suis pas elTrayé de les vt^r dooner an roi, et tous 
Uojn que Je ser^ ttlnjè de les virïr donner ft oa r^cal, qui anh ceat 



l:,Gt)t)^lc 



S2SSI0N nn>AOKBIRUia. (lA'A régence.) W1 

feÉiMl«idi«tfMaci«Hkn<arliiémiM dt ft^mtértmeulm 
tmiOBÊ, tnt witn la partit. 

• NoB, Je M cnini pu de TOk lont le pouToir m;*! dooDë t ud rëgenl. 
J'idbère i 11 Charle non pas Muicment comme à une lellre ^Ite, naii de 
iHKlijnttaKedeBOBnprtt. A crois que IvroTiatt qo'ttte i I*llb wï 
Il tMÉi n^HU^ la «•)« n* K k<M MU BMdtn* pBi eeuetUer, h miM 
friMiMwip) ton hi WMU, «t,iwupaipt,J'«D inptAi an inaWi. 

• StTH-ioDc ponrtnol en Anelelcm le gDaTtrrteawit rcprticiUlif a 
lut dt réalité 7 C'eit parce que Urgriutëest forte el re^MClée; Tollà la 
biat Ipàctaele qoe prétente cette nttioii. Je tie partage pat roplnlon de 
>. ItUmOlM; laa AtBfadt «"MtHnt pM, ^and t'Mcattas le préieiiie, 
ftwatar Ml ^UMH t la r^Mé. 

• Hik ti as bii impoH queltnelitU aa miiUUre, <■ la n^cde pnrfini* 
MBwot : remme ou enfant, quelque falUe qu'elle wU, elle ctt protandémeDt 
reipectée cbei les Angtiit. Et, dent ma conTiction profonde, oa eit pour le 
inreraefflertt pirlementaiTe qui est la rtn de ma Tie, tarn-Toiu i, quelle 
ftipai Mm fcprepcrilaii que roii«il lincèiMMOI, prolbudéOMl etaree 
laMUgeaoe, iMUM*i4«e. ia la fait to» ietlranckeoesi, qaasd ta 
cMMe aa gonTcnienent parleneotaire das* ee pajt, c'ul-à^ire i la dami- 
Mtton det maiorlt^; UTei-Toui ee qui f>it qu'on j résille Pc'ett qu'on «ont 
Ufasla royauté eil faible et qu'elle n'est pas faile dici nous comme en 
tagttterre, mai* qnr, quand elle irra eonielidée chei noni comme elle l'est 
<• tittttaire, aturatn yanm ta Urrer an (onvarauieiil pariediaittiM 
tll loutes ICI eoniéqueneei. 

Vojli ce qa'on dU tons la Joura. Eh bien, ]e fais appel aux vndi laU 
digoaTernetnenl parlementaire 1 je leur donne rrndei-Totis; laTSi-Tons 
tàF h ta dChnse de la hiranié. fTTti-bl" '■ irèi-blen ! I 

L'«r«tear rcpoaasut le prineipa de l'élection , dod pu 
coDUse iB danger, ouia tu aem de la dignitidu gourerne- 
mnat pariamenUire. Ba effet, n l'on se plaçait dans l'bypo' 
Ibèn flù la pouvoir devrait itn procfaaiiieineiil donna à nn 
prune eu i une priacaMe, l'on conesTait ïmmédiatenieBt 
qw dw idÔDuatioai- accusatrices s'éler^rajent contre lei 
h(KBnw4 influents du parlement- An lien de tea regardar- 
comaie (et repHsentanta d'nne Mée, on le cotasidérehiit 
comme las pertiaana du prinoa de Galles, de la prinoeaae- 
n>^, do l'caele dnroi^ au lieu dtti^ de tHHiseitoyenSfîls 
jOMraiaBt Wrâte da snivlinls des princes ; te parlement se- 
rMt i«tt dans lenr perâeane ; Us seraientiMumis A toutes les 



ertbyGOOgIC 



M* . HISTOIRE DE StJMSB ^fttt). 

hoAm, à tMtes lia tribidfttîoiii qai nammi 1m aniliâsdM 
prioces. 

Oo arait défendu le principe de la régence des femmes au 
nom da gouTernemeot parlemeataire lui-môms. M. Thion 
awit été hamilié qu l'on pdt eapéttf le triomftie de ce 
qu'on Appelait l'esprit parl«neotaire, le jour où l'indindu 
diargé de la royauté serait ane femme , trop faible pour 
résister au parlement, c'est & dire le Jour où le parle- 
ment pourrait lui imposer ses volontés. D'ailleuFS, « n'est 
pas 1& qœ se trouve la force, la réalité du gouvenwmeBt 
parlnnaitaire. Elle est dans la formation des m^orités ; et 
l'on ne forme les majorités que si l'on sait faire un pro- 
gramme, que si l'on sait se fixer un but^ un but praticable, 
susceptible d'être approuvé par le pays ; un but vers laqoel 
on puisse marcher toujours, sans selivrerises passions per- 
sonnelles, sans se diviser avant de l'avoir atteint: 

C'était donc la corruption, et non le véritable gouverne- 
ment représentatif, que l'orateur voulait écarter du parie- 
menL C'était la règle qu'il voulait substituer au hasard des 
délibérations publiques- 

L'orateur discutait ensuite le cas possible d'indignité mo- 
rale de la part du régent, et ne méconnaissait point toute 
la gravité du moment où il faudrait arracher l'autorité au 
régent incapable de l'exercer ; mais il rappelait ce qui avait 
eu lieu à pldsieurs reprises en Angleterre, lors de la dé- 
mence de GeorgesIQ, et considérait que les dlCBonltés pro- 
bténutiques qui pouvaiont naître d'une telle attaiation s'ef- 
façaient devant la grandeur de l'acte qu'il s'agissait eo ce 
moment d'aoeomplir. En effet, il hUatt réparer, autant 
qa%Ue pouvait l'être, une perte âe la Fratfce , rendre , s'il 
était possible, à la monarchie le gage de force, de staMité 
paisible qui venait de lui être enlevé. Comment pou- 
v«it-on atteindre à ce résultat?. Etait-ce en discutant sur 
desdifOcultésd'ordresecondaireSNoD: c'était en maitraDt 
une adhéiioa uDUtime. Ces puola»«'«dreMueiit i l'c^ipo- 

n,aN,-.^hyG00^lc 



SESSION BXTftteUHNAai. (£m dr W^ance.) tM 

■tian dekpmtedyMaliqiw. Céuit i aUe i mcMtrar est 
empranemeat que M. Thiera regardait cotnate une dM 
forces de ti nHnarcbie, et il le demandait à l*oppodtIon ; II 
le Ini demandait pour le pays, il le lui denuiadait pour elle, 
Pov eUe: ot eflU, c'était aerririMiiitérétf, puia^wi 
«'était s'attirer li txKdance pttbUqite, It eooflaboB'aurtogt 
des hunmes qui, méconaainant l'opposition, la calomnient 
et la eroîMit toi^oors et quand môiBe bosdie i l'eaprif du 



A celte occasioD, M, Thiers Inçait avec élévation et cha- 
leur lea deroirs d'une oppoaitioa telle qa'il L'enteadait. 

• L'o)ipoilti<Mi ticB conduite, nrei-TODi cei|ii'()1ed<dtbirer Astleada 
Din ce <pi'oiK bit loata le* appoûlioni depnli diiquante nt, an Uni da 
uUUfàmt Hia et vile des gouTcniemeDlsqot se rfallultDt pu lenn esp^ 
naeH, poar esarlr 1 de «HiTeNi gonTeroMMBU qnt ae ke rtellMleal 
pKdamtsgei Mrei-wiuee que doit Ddrc nM oppodliM nge? AvHenAe 
KMmrager,d«MNttrer, «Ile doit l'appll^ur datMlegf t eorrlKW le 
|Mn w>t uM H eriitMl; ill m treope, lâdier delenln«riqt»te))ea% 
pu pa M tenir «m nwjorltt, elledoit l'y dde«x ippliqBer bm litre îatL 
OtariKon, en ndfciw, eiron >e déserte pu ob gonemeaMit; et fc 
Ml BOTcB deresAlerer, c'est de proaier mt'M te peal, qi'ea le tcM me 
éÊingt; c'etf de hd prearer^ie les flBweile<iB'eBl>ltdreneieal4n 
eiBHlls,Beap«CteUdaalBU, ntU d'attlt MUlu. Qnal I Kiol,Je 
«liqae le teaSnee de roppoalltea est de esBiener iiilaDt 4De d'isMefer 
t1 f ■i<Bi>rnr entint nie de u e ae ei m . Ce fvlBH ceninM dneategeden 
«ttleepWM,e'(MfMil)ai'ii pei eeeié do TotMr oeire govrenMaeM 
ntHl qa'il 7 ■ A»k aei, mafré foet^Bei dl*efgeK« d'eptatk», fuel- 
fies n<eoiiteBt«Bwilipennn<b, c'en «ne )e ■'ri pu eeud. eWeadei-Tonr, 
<ertpo«Mr let ntne geaveraennoti «Bl penrienl •'Aerrr t m ylM»: 
«"mqne, pour mol, dorritra 1» BonTenieraeai de Juillet il 7 a le eoBire- 
rénWieB c Je rappelle p« Mn BODi ; et que, deraet, H 7 • l'Mme fc l'a- 
MMe. Cette eomktiM,]e Vter^ en 1830; Je fil CBCore BBjMTd'Iial. 
(NuqMi d'approbalteB.) 

> Je ToU deffUre noQB U eontn-révolDtloB 1 Je ne mit pas la dope de 
un langage. Je ■abbifBceqQ'dleBODsdlt; ]a lali bien qu'elle prilfnd 
l'Hre corrigée (on rit] ; ]e lal) qu'elle pritend quit lui faltalt une grande 
afttitw», et il Tant coDrenli' qae c*a élé one croèlle expérience qne «Ile 
ta ordenneBCM; elle ejoale qu'elle serait libérale anjourdliuî, patriotique, 
qa'âienei^ppDlcraltpliu sot l'étranger, qn'elle n'arriTcrali ^nipar l'é- 



D,gn,-.^hyGOOglC 



■10 aDTARB BB numX (iSAS). 

tavr. Maakîn. 4MBd M a tnapi V parMMift RivMMM qi« ft 

Ml u j • dMw «M. u H ^ flM iirtMidrQ « ipi ipiKNr «hMma. it 
wUcefH c'eU^ b«iH^re-t4n)lHtlin.EII»aiUwi{iUCbaUfBpmr 
metluii de l'obserror ; et quand la Clurte «tt devoina sériewc, ell4 l'a 
ttOlée. Elle ■ At fb'elte urail piUiole ; eonuneDt imct Oo appelait Hai- 
MUleUicHrtdeUTldaim,el«i MMfl'fltttttar te teàréehal ffer an 
IWIM ttm 4M mada fvM* Pvfa- (Trtf«M. irt»4to!) Dm^n- 
pfHM, (P) M mï fN*4n vlai, m H Bi> a jMuU pria, (Oa dtj 

« <M W v'OD ap *«i9 plu 4» l'aipvl âe l'Antstr- Sana-TMi «ml 
]• croira qn'on b'cd reul plni î c'«t quand Je Terrai qa'«a «r a tu antn ; 
ateomaia Je ndmnrBliKDqD'ooD'entrottTcrapBtdanslepart.Jeinqicc- 
Urat ttoioanla couIre-réTolQlloii de toalolrulal qui loi a donnd le ponToir 
ei 1S16. ÇMDt I mot, Je b repmuM tosA obtUnAneDl aBjoardlml que Ja 
)*^l/niilooi|nfpii5iée.J'enal>atHtda penrgaejanadi, eiJ'idMre, «Tec 
autant dline^g qa'eD 1830, au gooTemement actuel. Voilà poor ce qiii tK 
^erritre. Quant à ce qui cet en aTanl... [Hilarité prQloqxi>-} 

> je «rerak es tsyi, et 1» le crei» «neara auleartlral. <M •• fvl «•! M 
«nat ait iattpaMa de ae cearwiier Mt-mton al 4a loafeiMr ta pqs 
(HnrMiraB J gaacke). J'ai cm, «t je cnU cDcart; «n'es iTaat U »'j «mm 
.«MraMidde, et fold M4M l'appelle l'ananUa ;4aal>— wlwffclli 
Qa Mfam Adna«eHnappli<atiMp«noiwBllc, #-MnB»lia)M!).4M 
■Iteumaa tawiiahlw de a'eoteDira paurlUre m gouTWiavMt,^» ~-"'--^ 
VmAm dana BD paf*, cl de (aire aolre cbOM que aa qulli «B t (ait 11 j a vtt- 
rwla «na, p«Bt-«T« avec ta ttlaiie de ml». (8auaà«.) 

• Vallà «aquajeerojrala anUan, et, penmiai-iwi da ladiri^Mfri»'*!! 
paarfdeplh B'a pai ewlrilmd > «afttw ehaag» d> p 4B toB - QwBd j'ai tb 
lai Iw Mei gesade ce parti Misée Ues ptwaHeaMBKejiwIpiwd'fcg»- 
ma vd aHalant iBHB'à MécaBBaUn la* pramn, lea ptBi aottdM idadtai 
4a U miéU, }e ma rala dU qae ce parti M eeBtcaali «woa (H }'f avHf n> 
•n.M30|,D'<«l44ireVBURU«tatMi-ddà4e lui, Ml-daUdn ceqiil «ait 
IWBiHa, toaiHM aboHfBaMe* priniipw 4Bi pBiHeBt.Fuqir de U a^éK. 
(«NMaltaB.) 

> fov m part, Je sa nU qoc la coBlre^folulioB denftoe BelreiEamr 
wmBt ; an araBlje f ait n Bbtee i le rerte inr le twralB oA U AarteBaw 
a placés. JeeaqlDremeaamig de Tcfllrlliire inr ealeRii««B Iranild'baa- 
mn qui MTCBt édifier, et non pas an IraTail d'hommes qni ne mtchI qoe 
démolir. 

• VidU ce qac la pliu pttre, la plu ^rtre cgovictian m'a diclé. Les pa- 
roles que Je Tiens de dire m'ont (oûlé; elles m'ont coQli beaucoup, elles 
mecoflleroDlencoreeadescaidantdeKUe tribune. 

> M^lemesuîtpromisl toutes les époques de miTle, elj'espireqaeje 
tiendrai parole, deBeJaniaisliumUiermaTus» denot ancon poaTClr qoet 



ii,,Goot^le 



SBSSIOff HmiiORDINAIt& (In d» régence.) Ml 

Vl m, #«la qMttlM Mlm, ^prtk 401 ntsm ari^i^, « Ai «Mcte 

ififiHn kftwt M«^ capuu doU taire lu hwHM qai a lu k «avrife jui- 
ff*» bgol de dire i tout le monde m pei»jt, wtJgM disKr**bk qu'elle 

fil tin.' 

Aprè> M NmarqiMUe diseoara , M. Dapio résoM» toatM 
les obfeeUots Mtcfl i la loi, et let conbitttt une à tW0 d'ane 
BiBttre iBoWre et pwfbis MoqueBto. 

U GbiiBbre psssa ensuite i Is dlaotUBion des irtidef. 

DeuE mendements anieiit Hé préaentés, l'un fa.r MM. 
CbapoisiMoDUavllle, Deleapaal , HorteDsius de Saint-Albin, 
•t proponot de déMrer ta régence à la mère dn roi miaeur 
OD I sm aïeule metnitelle ^ L'antre par M. de Sade, portant 
^ la r^genoe appartiendrait , pour le cas présant, au pins 
1^6 des OBclefl du n» mineur. Tous deux birant rajetés, et 
Il loi fat consacrée pur 310 boalea UtncliBB cwtre M boulas 
noires. 

Leprojet débattu et sanetionné afse tant d'éclat au Va- 
Ui-Boari)on fut porté nu Luxembourg. Tout le travail de 
la Chambre des Pain peut se résumer dans le remarquable 
rapport de M. de ^xigUe , présenté le 27 aodt. L'honorable 
pair ooHne>«ait par établir que telle est l'eneHaoce de la 
Bourehie, que l'autorité suprême ne souffi^ aucune inter- 
raption, que le rang suprême n*7 doit Jamais être disputé, 
que la pensée même oe doit pas pouvoir surprendre, entre 
4bux règnes, le moiodre intervalle d'sttenteou d'hésitalioQ. 
U Obarte de iSSO n'avait point prévu les DécesaitéB a&- 
tnelles , et cette omission était naturelle : les conslftutions 
Vraies et réelles, celles qui Tondeot tes gouvernements, Gont 
reofanteoient laborieux d'une crise sociale ; il n'es peut 
Axtir une œuvre parfaite : heureux s'il «n sort une œuvre 
dorable ! C'est ce qui était arrivé pour la Charte de 1880^ 
il s'agissait d'en combler les lacunes : fallait-il pour cela re- 
courir i ce qu'on appelait le pouvoir constituant? Est-ce 
9>''i existait en France deux gouveroementf, l'un manifeste 
<t f autre occulte? Est«e qu'il existait quelque autorité myt- 



cgic 



aoe RiSTOnuB de framch (im3). 

tériema, sapérieurt) et aatérieure k U Qurte eUs-mtoe, et 
tenue ea réserve pour les chances de l'avenirP TSoal le 
contrat de 1830 avait constitué la souverainclâ nationale. 
M. de Broglie posait ensuite en principe que la régmce ot 
Que rojaoté temporaire, el il en tirait imniMiateaieat cette 
conséquence, que U régence doit étro tomte A l'image de 
la royauté véritable, qae les rtglea qai préaident k l'établit- 
sèment de l'une doivect présider à l'établissemMit de Tao- 
tre. Pourquoi «vait-on préféré la monarchie à la réputdique, 
le gouvwDement héréditaire an gouvernement électif, sinon 
pour soustraire l'autorité suprâme aux cqtrîces de l'opiotoii, 
à la lutte des partis, à l'ambition des prétuidanls? &i bien! 
cette raison décisive, en Taveur de la iponarchie béréditaire, 
l'était également en faveur de la régence légale. U. de Bro- 
gjie développait cet an[umeutarec autant de sagesse que de 
netteté. 

« SlIvAMBHBtdnrégcataUiéptfédtl'ii'teaawatdand^Matfv 
na inlemllfl qnelconqne, ill j a U iitclque lutempUoD, «tl y a U fui- 
que iDcerlilnde, tont rentre ea quetlim, toni dcrienl pouible, et l'anr^ 
trappe ila porte. (Marques d'adhésion. ) Déclarei li régeDce éledlTe an ip- 
pncbea de chaque mhioril^ tous Tcrrei Im parti* te Ibrmer, w groi^, u 
■eHcerl'an l^itradu geite et de la toU; tous *«rei )«• prAcodMU 
lerer la ide et Jeter k maïqiw. Le miiditèn M Mra plos, pour le* ctisyeM, 
le dentier terme de rantHitm ; lei orateur* pidnints, le* géaéraox itaéi 
du Mldar, porteront pins hant leur* regards et tenn eipérmees. La (koitie 
rofile courra risque de te diiiier: admellant qu'elle resle nnie, oanele 
croira point-, onararmer* le contraire; chaque parti s'arrogera le dreild'j 
âierdier on chef, et délai fOnm-la main sUrtehle. Lejonr del'élediM 
Teou, an lelD de* cbambres, qnel reste fi>rer dlolrignea et de aiaiM, 
quelle carritre onverle aoi iDÔnaation* perfidei, aux penoonalilte Htr>- 
geanle*! L« preue, la tribune, les réunions pabliqae* dcTieoSront anlsnl 
d'artnei oà périrent Inrépnttlionila mieux acquises. Les prince* du nue 
TOTal, eet prinees drvlndlemeat appelés n IrSne, eonparattroni «r l* 
■elleUe ; lenn «nlltës, leun débuts, lenn moindre* actes, j seraut pesiéi 
an crible d'une polémique ardente, TindieaUre, impiloyable. Stls toccom- 
benl dersut un simple sniet, que de* iendronl-ib f Celui d'colre eni qui 
l'emportef*, sH l'emporte seulement de quelques vols, que icri-i'lt? qae 
dOTicndra dan* Samia débOeU prétogalif* royale? Si ce n'est pai iliért- 
lier préMMpW ifà l'e^orle (el pourquoi l'éleelien, tl ce a'eet pw qae 

, . .i:,Gt)ogle 



SESSION EXTRAORDINAIRE. (lot (^«rd^owc.) S9S 

l'Wtiaw pënnpUr pinUM être escin, IWri, ottrqoi m froitr}, où m ti> 
àtnirQ M iBoiUnt qu'il derlmu roi iprts SToir M àéçoié emBOM t^ 
pal! (SmaUoaO Si >« ebuBbrM m pcovent s'accorfar lur l« choix du 
i!l(nl,patailderéefMa, point de gonTcnKamt, et l'ÉUt tomke en pldne 



M. de ftvglie pissait rapidement sar les iocoDTëDients 
reprochés à la régence l^ale ; elle enchaînait l'avenir, sans 
doute, mais c'est l'essence même, c'est le bienfait du prin- 
cipe monarchique, d'engager l'avenir en ce qui touche l'at- 
ijibatiOD , la possession du pouvoir suprême. Il poorut se 
(lire qn'i la Taveor de cette loi un prince incapable amvât 
i ta régence, sans doute : mais hasard pour hasard, c'est la 
nature du gouverueoiont monarchique de préférer les chan- 
tes paisibles de la naissance aux dumcea turbulentea de 
l'élection. Le râgeotde droit, s'il est héritier présomptif, 
peut être tenté d'usurper le trdoe: sans doute encore ; mais 
le régent électif peut avoir la même pensée; il peut être aussi 
l'héritier présomptif, et ce sera le cas lu plus ordinaire. En 
admettant oette su[^>outioD d'un dessein criminel , lequel 
des deux sora le pVus à redouter en pareil cas, ou le régmt 
de droit, parvenu tranquillement A la régence par la seule 
autorité de la loi, ou le régent électif, porté au pouvoir 
comme un chef de parti par l'opinion populaire ? 
Par une conséquence logique du principe de l'identité da 

la régence et de la royauté dans uo pays gouverné par la 

loi salique, les Femmes se trouvaittit exclues de la régence; 

BuÙB cette exclusion avait encore d'autres causes porticu-! 

liera k dqb mœurs et au caractère des royautés actuelles. 

• L* njvM D'Mt plos 00 Pnnce ce qn'elle éUit aDlreroU ; elle n'eil plu 
NàjUA'm cBlte MoUtre ut d'an aibooriaime cbenler«Bqac; l'arbetion 
ta'nMporteeituiiean'NluniMenw, ■ollde.nltonirieiosl'ilaiepMr 
Im Mrrkts qu'elle rerfd, bten plus que peur les pnellges dont elle Mt ••• 
Iwrte; rien k leopire l'aïutéiiU des deTwnqa'eUc Impwe ; il 7 fint pa7«r 
de u penMue, te comnetln *Tee les peiren, bniTer l« cttemide, affronter 
Ut ooiraseï, dénrer lei d^soûu, m contealer de l'eitlme trop Murent 
Hi«tinwta cm <• Utt^ et d» Il rawouisaaM dn peivto^ <ld ■'«- 



S9& BI9T0IBB IS HUNGB (1%UÏ]. 

drt«4K'*d«nn*ialerraUei.{HuiiiMi'uMiliBttt.) Ce^mtéMVi 
laTMxlknd'iiutaBM. Urréi hm déteaie 1 Uala u n^KM 4e te A 
pabliqM, taate ttmma, <ihU qw niMMt mb «Mrege et m ugMM, j nw- 
ooabtnit; elM n'y p«rdi^ |u mletMBt im brahoir, «« rayai, u lià, 
c« WDt des biens (uxqucU il est permis di renoncer, elle j perdrtU mW 
auréole de réserre, de modestie, de gravité pnre et délicite, qui bit h rraie 
gloire,cl4nt iieKeoilurTa,m4raadatulepalMidc« n^, qo'à l'eabn de 
U ruoille. (HouTeownl d'aK>robaUon-) L'Etal, dans son intérêt, D'iordt pu 
le droit d'Imposer un tel sacrlBce. (Trés-bieD ! très-blea !} 

Son intérêt ne l'exige point. L'Intérêt de l'EUt lu eoniralrê, tH étdl 
betein de riiiToqatr, repousserait eelte tenlatin de EoaFoDdre les Cftoqnes 
eldlUerfertlriespo^tioDs. Ce qa'eilgeliotérflt de t'Eut, dans Im leapt 
aà Bons tItdds, ce qu'il exigera plas eocore, s'il se peut, dans nn lempt da 
minortlé, c'est une adminislratiofi vigilaDte, Ttgooreuse, intrépide; e'ul 
une administration surtout qui soit réputée telle queles médiants redonlent 
et qbelesracHons ne soient pas tentées de la metircU'éprenTe. Or, ]amal« 
l'idoiiilstnilon d'one ttanm ne lenr InsptfcnU eMe appréhraitn sdis- 
talre;ltnaislei (kellMSDe lui croiraient cette Tiguear; )aioali elles H 
cesseraient de compter, dans leurs alTreuiealoils, lanldt sur la timidité da 
Beie, lanlOl sur las angoisses de la tendresse msterndle; leurs attaques se- 
raient incessantes, continuelles; il Taudrail déployer uni cesse, ponr les 
repeinser, toutrippartildelarésbtiMe;llItadrdtKeKiiUrfelarépnsdofl, 
mBiltpller les ebUineats, tendre josquli Im briser to«i lei tesMil 41 
l'aotorité, et,parlepln*obaqiiaRt,4« contmies, legMTcnsMMnl d'int 
femme serait plus sérèroque oelul d'un bnnmei m serait le coMr A'vat 
reine el d'une mère qui devrait s'armer d'nne rigueur InDeilble, et ne 
pourrait s'abandonner k la clémence! Ce serait nii état de dioses tiolen t et 
contre nature. * 

Od iainait è la mère ta garde ûa roi mineur; on éritatl 
aiasi l'inconrénient ffan de confondre l'admiolrtratiMi 
de l'IBtit areo i'Aducation da Jeune roi , et de livrer etê 
dens choses aui marnes obances de tridnlttides ibfiiMé- 
rielles. 

Eoftn M< de Braglie exaraiiHit BUDoiDCtamenti pour eo 
nootrer le logique et la conTenaBoe ^ les «rticlm de la lof 
qui consacraient ta prestatltn du serment, l'exercice de Ik 
prorogative tvyale, l'ioviolabilité, la fixation de la majorité 
« dix-huit ans. 

Le M aoûl, ta GbamlKe vota cette lei a^ «M «Mrt* et 



RESULTAT QE U SflSSlON DE REGENCE. MS 

peu importantâ discussieD. Le dépouilleroéat du scruUo 
donna 163 boules blanches et 14 boules noires. 

Riaultat de la «snon. — Dans les tristes circonstances aq 
milieu desquelles s'était assemblée la Chambre nouvelle, le 
discours de la couronne ne pouvait être qu'un appel au pou- 
voir législatif pour apporter un remède au malheur qui 
venait de frapper le trAoe et la France. 

Un haut sentiment de convenance Qt abréger tes préli- 
DÛnaires ordinairement orageux de la session. Dans la 
question de la présidence, le miaistère s'effaça complète- 
ment: il laissait à elle-même la majorité, qui se prononça 
pourM.Sauzel. Dans la vérification des pouvoirs,Ia Cham- 
bre se montra expéditive. £Ile s'attacha à l'esprit de la loi, 
outiliant, pour cette fois, ces interprétaliooa chicanières de 
la lettre qui sont les premiers engagements des partis. 
Ainsi l'élection de TA. Aylies fut validée, malgré une irrégn- 
Urité peu importante dans les opérations du scrutin : il ep 
fut de même pour quelques élections peu sérieusement at- 
taquées, Mlles de M. Baude et de M. Ëmiie Girardin, par 
exemple-, pour tr^is ou quatre autres, la Chambre ajourna, 
sans ordonner iounédiatement Venquéte. 

La discussion delà loi, à la Chambre des doutés, tat une 
admirable lutte parlementaire entre le principe béréditai^e 
et le principe électif : lutte moins remarquable encore par 
le haut talent des orateurs, que par les modiScations qu'elle 
apporta à l'état des partis. Deux partis juxta-posés, mais 
non confondus, la gauche et le centre gauche, s'y séparent 
d'une manière éclatante. Le centre gauche, conduit par 
M. Thiers , se rapproche du parti conservateur, et apporte 
i la loi de régence le secours de sa puissante intervention : 
la gauche , sous la direction de Mû Barrot , se constitue en 
minorité dans la question dynastique. D'un autre cAlé , 
un homme qui depuis douze ans fusait partie de la ma- 
jorité conservatrice, M. de Lamartine , passe solenuelle- 
ment dans les rangs de ropposiUon, et à cette évolution 



SM BISTOIRE AB FfUNGX (19&S). 

inattendue soulève daos des raags opposés l'exagératiOD du 
blâme et de l'éloge, personne du moins d'en peut suspecter 
b siacérilé. 

Le seul résultat positif de cette session extra-politique, 
la loi de régeuce, formule dans quelques articles les prin- 
cipes de la matière, sans entrer dans les détails d'applica- 
tion. Ce n'est pas une loi passagère, applicable seulement à 
une situation spéciale , c'est une loi organique. Tous les 
principes en soQt conformes aux principes de la monuefaie 
constitutionnelle tels que la Charte les a consacrés. La ma- 
jorité du roi ; est fixée à 18 ans. Les femmes sont exclues 
de la régence, parce que notre droit public les exclut do 
trdue. Toutes les autres dispositions dérivent de rasnmila- 
tion fort juste de la régence avec la royauté. Le r^eot, qui 
sera l'héritier le plus proche dans l'ordre de succession au 
trône, aura le plein exercice de l'autorité royale, et, comme 
le roi, il ne sera pas responsable des actes de son gouveme- 
ment La loi est rédigée avec une sage simplicité. 

Telle est la loi que les Chambres rotèrent i d'immenKS 
majorités. Les deux grands pouvoirs de l'État avaient sraiti 
le besoin de donner è un acte de cette natnre une grande 
autorité morale, par l'assentiment de toutes les opinions 
monarchiques .et coostilationnelles. 



nyt,,-6^hyG00^lc 



SITUATION GOMIŒItCIALK. 



(SAFiniE vn. 



SmiTiM cnoBBcuu. — Projet d'union doDinière »ee la Bdgiqae. — 
CooTmtioo de eommerce. — Rédamatioui et loaJtnncet des divenei 



Deux faits généraux résument li sittiation comniereiale 
de la France i la fio de cette année : l'un est l'état de aouf- 
rranceréel, avoué par le gouvernement, prouvé par les 
chiETres, exagéré encore par des craintes égoîstesi de presque 
toutes les grandes industries du pays ; l'autre est la tendance 
funeste des esprits vers la prédominance des intérâts privés 
sur l'intérêt général, tendance qui s'accrott de Jour en jour 
et influe d'une manière regrettable sur les décinoos de 
Tadmipiatration pobIîque> 

On se rappelle qu'à la fia de l'année dernière deux indus- 
tries se trouvaient en présence, toutes deux également 
importantes , mais toutes deax paiement exclusives : le 
sucre indigène et le sucre colonial attendaient l'un et l'autre 
d'une sessionnouvelle ou la vie ou la mort. Quelle que dût 
itre la solution du gouvernement, qu'il inclinât i supprimer 
une fibricatJ(Mi utile A l'agriculture nationale et, par consé- 
quent, i payer une lourde indemnité à l'industrie stippri- 
mée, ou qu'il frappAt d'un même coup et les-coltHifeSet 
les ports de mer qu'elles alimentent, il se trouvait pliOé 
entre deux oppontiona également inquiétantes; sitoatioa 
compromettante, au moment où la Qiambre de 1839 
altiit bire place i une diambre nouvelle. Daas ces cir- 
constances, et. pour ne pas.afbiblir par un échec presque 
certaio l'aolorité morale du goureroentent, 'li miaMère 



IN BISTOmB DB fB&HGH <iMS)^ 

dnt renoacer i une lutte inutile, et, comme oa l'a td, l'a- 
Joutnemeat Ait proaoocé. 

L'impressloa produite sur le commerce Trançais par cette 
décision fut grande et Tàcheuse : la production iadigànen'7 
vit que le prolongement d'une Ittuition pénible ; le com- 
merce maritime y vit une condamnation. La chambre de 
commerce de Nantes port^ sa démission bu préfet ■ treale- 
quatre membres delà chambre de commerce du Havre ioai- 
tèrent cet exemple ; la chambre de commerce de Bordeaux 
présenta au préfet de la Gironde ses doléances sur la situa- 
tion faite par l'ajournement au commerce mariUroe:enfia 
Dunkerque protesta dans des termes énergiques. S'il faut re- 
coaoattre que ces manifestations étaient l'indice d' un malaise 
réel t au moins doit-on en blâmer la forme- Une cbambre ds 
commerce est l'intermédiaire naturel placé entre l'autorité 
supérieure et lesiutéréls privés : si cette intervention est utile 
dans des temps ordinaires , combien n'est^elle pas néce»- 
aaire dans ces moments de crise? Pour une chambra de 
commerce, prononcer sa propre dissolution dans de sem- 
blables circonstances, c'est aller au-delà du droit de remoa- 
trance, c'est méconnaître ses devoirs. 

L'opposition se St de ces réclamations une arme contre 
le mieistére. La loi du 35 Juin 184), dit-elle, vous imposait 
l'obligatitHi de convertir en loi, dans lestrois premiers mois 
de la aesaton de 1843, les règlements d'administration po* 
biiqiie relatifs k la perception de l'impflt sur le sucre in^- 
gtoe : vous manquez à vos promesees- l<e ministère répon- 
dait, avee, quelque apparence de raison, que l'incertitude 
sur t'état de la question n'ét«it pas seulement dans legou- 
venement, mais aussi dans ropinioo publique. I^spro- 
BMWes d^uoe solution étaient subordonnées 4 la possibilité 
d'nn SHCoès, et dans l'.état des choses ce succéf était im- 
posattle. L'aiourBemeol: était donc dans l'intérêt de 1> 
quesUoo. 

|)W r^cfauqatioRa de L'ioduatriq ?ink(do viaient encore 



SITUATION OOHME&CULE. 3M 

■gpner la nlniUon. C'était chose •érieuw qae let Kmt- 
riioeei d'une ioduatrie qui occaps en France li vingtlèiiia 
jMrtie du ou) mia en culture, qui nourrit plus de six millions 
do IriTiilIetirs , qui prodoit anDoellement environ '40 mil- 
liomd'haetolitrest représentant une râleur créée de 700 mil* 
Uoai de francs, qui fournil k une exportation dont la valeur 
a aoureot atteint 80 millions, qui âmne lieu dans nos porta 
i UB mouTement eâlier ou de long cours de plus de 
3SO,000 toDueaux, k une loiinense quantité de transactions 
iotérteurea, et qui enfin paie, tant an trésor qu'i l'octroi dM 
Tilles, me nomme de tlO millions d'impMs. C'est cette in- 
dustrie qui eo était réduite i ne pouTOir payer tes impAta 
aiHs sar les rerenua. 

Comment la production Tinicole avait-elle pu en arriver 
U , et quelle était sa situstion véritable ? 

D'après les taUeaux du commerce publiés par l'adminifr- 
trstion des douanes, il n'y a paa eu depuis dix ans décroi»* 
noce, mais stationnement dans les revenus de lindnstria 
vîojcole. Si l'on considère que la production du vin s'est 
notablement accrue en France depuis cette époque, il fau- 
dra doDC admettre que ce stationnement équivaut à nn* 
déchéance. Dans le département de la Gironde, le mal est 
plusgrand que partout ailleurs. Bordeaux, qui dut autrefois 
presque tout* sa proq)érité i notre fortune coloniale, et 
qui ressent encore aujourd'hui Is coup que lui porta la porte 
de Saint-Domingue , Bordeaux , en particulier, a tu en 
six ans ses exportations se réduire de près d'un tiers. 

Qe fat donc i Bardeaux que eommença la crise commai^ 
data. Une pétition des propriétaires de vignes de la Gironde 
vint apprendre au gouvemement (jue, par suite d* l'entas* 
SBDMDt des vins et de la réduction des prix, il leur devenait 
ifflpaiBa)le de payer l'idipûl, au soins pour le monmit. La 
comoMSioB viaicola anignoit pour oaaaes à cette situUon, 
ladiDriBBlmn des rapports eomlDaTianx svep les piMowm 
MnagMeSr «(fct Mhirel di> sratèa» preUctetir et prAihi- 



300 HISTOIRE DE «LANGE (IMS). 

tir, Im éntrares apportées k la consommation iotteieure 
par le régime des contributions indit^ctes et des octrois. 
Jusque-là il n'y aTait rien que de vrai au Tond, que de légal 
dans la forme. Mais le pré«dent de la commission ajoutait : 
« Je ne puis tous celer la désaffection que les mesures mi- 
niatérielles (la perception pratiquée sans ménagements et 
uns délais par les agents du fisc) produisit dans la Gi- 
ronde , k tel point que , si des élections générales devaient 
avoir lien ea ce momeot , il ne hudrait pas être étfmné si 
elles produisaient des choix entièrement hostiles au gouver- 
nement. > A cette déclaration se joignirent bientât des me- 
naces de refuser llmpAt ou de le payer en nature. Avons- 
nous besoin de dire qu'il y avait dans de pareilles formes de 
quoi compromettre la meilleure cause ? 

L'industrie linière, comme les autres, était en 8onffï«nce. 
Mais ici le remède était plus facile. Soixante-cinq départe- 
ments étaient intéressés à ce qu'une protection plus forte 
vint mettre obstacle k l'iovasion en France des lins et des 
diaavres des autres pays, surtout de l'Angleterre. Une or- 
donnance, datée du 26 juin, en élevant le tarif sur les toiles 
et fils de lin, rassura la fabrication ^an^aise. Une seule 
exc^>tiou fut faite en tkveur de la Belgique. Nous allons 
voir quels en furent les motifs. 

En 1841 , on se le rappdle , une proposition d'unicm 
dooaoiëre avait été faite i la France par la Belgique. Ce 
n'était pas la première fois que cette idée se produisait. En 
1837, nu [vojet de traité émanant de la France, projet d'u- 
nion commerciale complète, avait été mis en avant par le 
ministère du G septembre. La prépondérance y était assurée 
•a système français, et l'ind^Kodance belge n'y était peut- 
être pas suffisamment garantie. Les cbjectionB furent Dom- 
bKoses et les négociations n'eurent pas de suite. Le minis- 
tère du 1*' mars fit des ouvertures nouvelles, nuis des 
ooi^iettioaS extérieures s'opptnèrent k la réalisalioa dn 
protêt. Ea l»4i, les prétaotioDs awsaives de U Mgiqae 



SmiAnON GQMBfEBOALE. «rt 

tBniitaB.BavrrifdMttda,8io>nnbBttit aar ridée d'M 
trtUé de eoBamerce. Ad canuBfoicemeDt de la aesskn de 
IMS, le pro|et d'unioa douanière repaniaiait eocore. Le 
nrinirtèn loi doooi h» af^irobilioa : mais la Cbuobrt, 
dus la discoMion da ptfegrapbe de rAdrassel sur les al- 
liances oomnaereiales, dâdara que ses paroles ne deraieat 
imptiqner aacBde préféreQcs ponroa contre l'extensiOB de 
nos rapports avec la Belgique- Le miaistère D'abandonna 
poQiiaat pa» le projet. Il se trouvait doDc placé dans une 
âtuatien difficile. Si-l'oDion aTait pour ellftla plupart des 
bommet politiques, les économistes, tous ceux enSo qui se 
préoccupait de Tintérét général , elle arait «ontre elle des 
intérêts particuliers puissants dans les Ctiambres, dans les 
collèges électoraux, au sein de la bourgeoinequi fait la base 
de l'édifice politique. 11 Taut donc louer le ministère de n'a- 
voir fait, en pareille circonstance , qu'ajourner le [vqiet. 

Les négociations étaiott donc encore peaduitea. quand 
l'ordoanance du 36 juin reçut, i l'égard de It Belgiqee, une 
solution complémentaire. Le 16 juillet, la Belgique ffit ap- 
pelée, par exception, i jouir du béné6ce de l'uician tarif: 
cttUe conventicm noufelle assurait l'exception pour quatre 
ans. La Belgique, par compensation, réduisit d'un quart les 
droits sur nos vins et sur nos soieries, et fit disparaître de 
son tarif la diss«nblance entre le droit d'entrée du sel aiv- 
glais et le nétre. 

Les nouveaux rapporte commerciaux établis entre les 
deux nations par la convention du 16 juillet devaient t^n 
noànn plus vive la pensée de l'umon douanière. Ce fui; 
a|»^ la courte session du mois d'août, la question capitide 
en Franco et «i Belgique- 
Diverses industries se crurent menicéea dans lenr exis- 
tence par le projet d'union, et leurs réclamations vinrent 
paralyser les efforts du ministère. Les mitres de forges se 
réunirent pour affirmer qu'ils ne pouiraient, dans le cas 
d'une unioo. douanière, soutenir la coaourrenoe des fen 



I:, Google 



BOmil M'IKAIKE (iim}. 



Il fréadeoee de M. FaMàroa, tue réaoiaa de d^wtéi 
mioftm ceUs rrinlolMM) q«e : « ciucito des neoibiiH Aêt- 
cterait oa uirindt roceuion de porter m dolieDcei Mprte 
4a tMoe, et lui ferait conniRre Ici pertorbiUaw que ch- 
tanit U réttintioD des projets miniitéridf ; qpb diiqin 
défnté démit ea auttre en rapport avec Ih i iep r éa^a to ali 
légnix de l'iodaitria et du eomaeréa dam u loMtild, wBa 
de lear oKrir k Parii an intemidiaim et un orgme pou- 
tODtee les reprâsentations qa'ite cfoiraieoA utAc d'airewr 
au gDHTerDOoieat. n De piicièks réuniou leadiient A dé- 
pouiller l'admiDistratioo de soi initialife» de sa liberté d'K- 
tioB, et les Gfaunbres de L'indépeadaDoe aéocaaiira pour dé- 
libérer sur les pnôets que le gmtv9roeamot poomit lenr 
soumettre. 

Ce ne rot pas tout Une e^èoe de congrès industriel se 
réunit i ftris. Tontes les ctuMbres de. eoBiDerca y eu- 
rent dn délégués, ainsi que les nhiahm coneuttatîTei du 
rayaisne. Elbraf enroya une dépuUlion eouCre l'union- Li 
réunion Lerasrdelay prtioMlit représenter toute l'indtatrie 
française, eL laui minorité de productoura imposa un nouTel 
ajoamementai ministère. 

BÎBDtM cependant, de tons les points de la Franee arri- 
vèrent des adUésiens au projet d'tmion. Rehns, qui repré- 
sente deux industries, celle des Uinea et ndie dis nu> 
décJarHt ne pas partager tes atanÉes de villes qui exploitent 
des industries tomblables. Des commerfsnts et propriétitfefi 
Jwrdelais, par une lettre adressée au ministre des aflUras 
étraugèrest repoussùent la solidarité d'opinion qu'en lev 
avait imposée. Mulbouse. Rouen, Lyno, Hâoon, adoptaitnt 
un aria farorable à l'anion. 

Telle étsit la situation gënérala do commerce & la te de 
l'wnéa- La qnestioa de l'oniui' dooaDfére, iodéSniiMat 
ajournée, avait été pont- être encore oompromis» parla ODO- 
dulte de la B^qoe. A peine la France anit^eUe a%aé 1« 



ÈrtbyGOOgIC 



sffuiTKW otnannAU. ut 

eonrentioD du 16 jaillet que, pu- uo arrêté en date du 
SB wAL ift P'Igi'iiiB fiifaît k l '^iiaump ua, lana conuciua- 
tiOD, les mêmes concessioDs qu'elle avait accordées i la 
Ffince. Le S5 oclobre, la Belgique reDouTelait, du cdté de 
l'Eipagne, ce qu'elle avait hit contre nous du cdté du 2oll- 
vereio pruasien. Elle étendait aux vins d'Espagoe les 
ridocttoiu de droits stipalées en faveur des vins de 
France. 

Eo résumé, ai les industries sont en France dans un état 
de maitipe réel, fautrjl s'exagérer U gravité de cette criBe? 
Nous ne le pensons pas. Il y a lA une situation momentanée 
csiuée par les excès de production mal en rapport avec les 
exportations, par les développements dangereux du système 
prohibitif, par les élévations de tarife et les représailles mu- 
tuelles. Le mal est grand, mais passager. Il ne fiint pas ou- 
blier que la France est encore, de toutes les nations, celle 
qui possède les ressources les plus vastes. Le tablean des 
impAEs et revenus indirects, publié par le ministère des Q- 
nances, donne, pour le paiement du premier trimestre 1S4S, 
an excédant de plus de 13 mitlions comparativeneot i 
1S40, et cet accroissement se c«jlinue dans les neuf der- 
niers mois. 



ÈrtbyGOOgIC 



Bjssams m ninGB-fiaw); 



ŒAPITRE Vni. 



Coumai TUHUTumgcai. — QnettiM dei ncrM. — QnoUon de r^ 
DundpiUDii. — Rtwltal d« U loi d'orguinUon flMBeiCre. — Tnlle 
dei gaamn m Sâiégal. 

Auiut. — SoeciictdénloppeinwtdeladoariMUMfMifrfM. - 



CoLotvBs TBAnsÀTLànriQUEs. — AucuodiiuigeiDeiit ne 

s'estfaitceUeanpéedanft la situation des coloDies:les ques- 
tions t}ui les intéressent, celle des sucres et celle de l'éman- 
cipation, sont restées à Tétude. Im solution de U première 
.était la plus pressante et la plus prochaine ; celle de la se- 
conde, plus lointaine, continuait c^|>eiidaDt , d'être l'objet 
de la juste inquiétude des conseils ; ils ne manquèrent pas 
de m^niCestor leurs préoccupations sur ces matières dans 
leurs adresses aux discours prononcés par les gouverneurs 
i l'ourerture des sessions- Lesconseilstémoignèrent aussi du 
vif mécontentement que leift- causait la dernière loi sur l'or^ 
ganisation financière des colonies. Ils y Toyaient une grave 
diminution de leur pouvoir et une cause couvelle d'affaissé- 
ment pour la prospérité coloniale- 

Une question commereiale s'éleva au Stoégat , relative- 
ment k la traite des gommes j il s'agissait de savoir si ce 
commerce serait libre ou livré i une compagnie. L'état des 
fortunes privées dans ce pays, comme celui de cette indus- 
trie, demandaient une prompte et énergique déciuon. Le 
monopole, qui avait d'abord été jugé plusconrorme aux in- 
térêts généraux. Tut remplacé par la liberté avec de noo- 
tveuses reatrictions. 



ÈrtbyGOOgIC 



ALGEIUE. «05 

Aircxiii. -I- La^srro avut prit un upetf eoUirament 
(•■artUe. L'ennemi,, qui iviit montré Unt d'audaee dant 
roffauivcétaitpartout jepoufl»é; les tribus hostiles âtaieot 
r^ées tu coeur mteie de.ieur pays. Quelques-unes iraient 
opéré leur soamissioa; l'année française teneit les autres 
en écbec ou les pressait avec ardeur, ht plus grande acti- 
Tité régnait «ir tous les pointa. 1m foi de beaucoup de tri- 
bi|s encore fidèles A l'émir était considérablement ébranlée ; 
il nç fallait que qaek}nes actions décides pour les détacber 
deaacaiise}de ce nombre étairat les tribus des Beni-Cbou- 
Cru, des Beni-Hamer , des Hadiem , des Beai-Meriaoiae, 
qui, en elfot, reconnonnt bientât la domlDAtion française. 
Plusieurs razzias opérées avec succès, plusieurs combatSi et 
particulièrement celui de Sikkak-Sesser, où Abd-el-Ktder 
tut défait, ne furent point étrangers à ces soumissions- L'ef- 
fet moral de ces succès obtenus par l'armée franfiaise, sans 
cesse eatreteau et augmenté par de nouveaux succès, se, 
ripandit parmi beaucoup d'autres tribus, qui furent réduites 
ils mémenécessitéque les précédentes. LesMouzaïa, puis- 
laate population, les Beni-SaU, les Beni-AIessaoud, lesSou- 
maU» les Beoi-Menad, les Ghenoua et la grande famille dça 
Aa4|onte8t qui avaient longtemps opposé une viverésis-^ 
taee, abandonaërent la fortune de l'émir* . 

Beaucoup d'autre» moins importantes imttèreoLlutr con- 
duite. L'autorité d'Abd-el-Kader avait éprouvé, de «raves, 
échecs, et le prestige de sa cause commençait à s'évanouir j 
cependant ce chef intrépide trouvait dans son activité des 
ressources toujours prêtes et semblait redoubler d'énergie 
i mesure que ses alliés le délaissaient. 

Ea présence d'un tel état de choses, les pensées de colo- 
Dtsation devaient préoccuper les esprits plus vivement que 
jamais. En effet, divers projets étaient soumis au gouverne- 
ment par des particuliers } des publicistes, des économistes 
distingués allaient étudier la question et publiaient le résul- 
tat de leurs observations ; des généraux de Tarmée d'Afri- 
im. MiLrmirWi. 30 



306 HISTOIRE DB rAUfCB (18&2). 

que, et ptrtlcoîlérement le gOTTemeur général, preflWent 
des tostaots que leur laissait lâ guerre pour ferire lear opi- 
ni()n dur les nécessités fet l'areBir âe la colonie. Le gotiTer- 
deoient de 'son cAté, sans paraître décidé i adopter on s;»- 
tème définitif de eolooisation, BTsit cependant noniiDé une 
eomnlBaioD poor «xamloer 1^ affaires d'AlgéHe. ta ooit' 
fiance des partlculièra allait crolasant f les eapitaoT eox- 
ménies craignaient moins de se montre^ sur le sol algériear 
siitrantPexpression du général Bugeand, ractlvîlé oonffle^ 
cialea'était trouTéequinttipléeenqaelqiMs mois. Deux cboses 
étalent regardées comme indispensables pour inspirer anx 
popalations la sécorité et la confiance,' et pour donnai- une 
poissante impulsion aux traraux de colMilsatioa ; c'étaient 
Padoption d'un plan définitif par le gouYemement et l'en- 
tière soumission de l'émir. Beaucoup pensaient qu'une 
simple détermination du gourernement suffirait pour im- 
primer un grand élan i la colonisation, mais il était & peu 
près unanîmemeDt reconim qu'une occupation restreinte ne 
poutsit assurer l'arenir de la colonie, et qoftia colonisatloD 
ne pouTsit s'exécuter sur de grandes ^portions qu'après 
la tlonquéte et la paeiQcàtion. Josqn'tflon on avait 8ui<ri fa 
force des choses, oii svaitobéi anx nécessités d'bne situation 
incertaine. Ce sont elTes quî ont attiré lès années francaiieS 
i une si graiide distance de la'côEe. 'Qu'on les prévienne ou 
qu'on les suive, bri arrive au même' point. Il h'y ï "qu'ime 
diKrence de périls', de temps et de digriitét ' '' ' ' 



h,. Google 



DEUXIÈME PARTIE. 
HISTOIRE ÉTRANÔÈRB; 



ConqUiM entn l'&Mt et U rilk de ^mxeUei. - ^ujihul. - ProK. 
i'mâù» ioauAin «tm Ta Ftance. — ConTCDlion de commerce aVtcIl' 
' France. — 'Commis MIIm lUX ptodirtti dlléiiuUdi. — ''GosmUM 
la aammtÊ/mê llg^igM. '- WeMs Ji fc rtmlM ««mtln JlUih. 
Dik. - iiMta nmOk — OlMHm.AtVk -'TnW'H«Pt*«l*-. 

litB. dca om^riienft i'Mlobn. — EtbiIob de VuidenmuteD. — ' 
Eipériencei faites n)r"lea dienins itftr. — X^lt el premier iof âgé* 
iïtaBittUiQuttii.* ■■' *■' ' ■'■ '■ • ■' .' -i 

B<uunw.--&haiigfl«1kiltte«êanotiiMM'«mWprhid^MfaW^ 

Ni 1 >i i w » ,jy>ia<aL -^ Bdi iilH l i. ' ) » l» ,i ffl ilm - Wwp^ytf^ » 
UaAopUi. — , Ajouinefljut de quelq^iesan^ra. — MonTetP réglfineiil 
tordre de la dënxiïne cbambre. — Organhalion du conseil des mlolf- 
iTM, — OQrerloredelaMCittiiilMï-lHS.''— IM*cDifr»4B nf. i^-Rat 
WlaneestiÉuMneK» -^iMHMWiliFBalBlfifc - 

-BBiaQUB. ; - 

*He r&iwgiHi, uaaautre. avec 1^ Uo^oûde, des concessiou 
^itet au ZoUver«in 9tmma,4vt nfuréiuUei uercéBi ea- 



308 aiSTOmS iTHANGËRE (1943). 

Ten lellJÉItato-Uaû, ua empruat conclu^ipur terminer les 
chaninsde Ter qui doifeot augmenter ses débouchés, voilà 
les résuluts importaots de cette campagne. Dans Tordre ad- 
miiùstraUf nowjâ^çAi^àtsi^taler uti» DifMliflytioii grave 
apportée à la loi communale et l'oif anîaaUoD de l'instruc- 
ticHi primaire. 

Le qtrjsÂWjeM^^iaii'qp que llfti^^f^Ôsfcft avait 
imposé à la Belgique s'était acquis la majorité : il la con- 
serva cette aonée et ne la perdit que momeotanément, non 
dans des questions vitales et-polil^f«% oà^ seulement dans 
des questions d'économie publique. 

Le 13 mai Ait porté i la Chambre des représentants un 
pro}et'd«'lM MBlnaot deamadifiotUoiisà la ItH oosavu- 
oalé, en ce qui coâceme la nomination des bowgaieatres. 
te système de transaction adAiis parla lot de i[83fl était 
oaluHi : le pouvoire^uUfétAit complexe:, et ^lacé entre 
les mains en eoUéga des ttou^mestres, d'une part,, du 
o6llfige'Mievtnal,-de'raUtret La nouvelle loi donna i l'aato- 
rit& 'rû'falè le pouvoir de Domm«' les bourf:mestres en de- 
hors des conseil^, et lui accorda la {acuité de les suspendre 
ou de les révoquer. Le ministre de l'int^ieur voulut de 
pbig^i.parvoie d'aiq^q(l«ae4)t,,intro4t4ir^ ^r^°B U loi un 
cbangemoBt total dwf,.lap-a^tntwtioiM,ria,«e9 m^igiatraiâ et 
l«Br WHiw PexéMUon d«B (oit et régteraentjide poMoe-La 
lài àoDvetle ne passa pas sans oppositioD. Le 4)oargme8tn, 
objectèrent quelqpesj-épj'éseDtants, ne sefdpltis qu'on com- 
missaire du gouveraenieot : «apçaitiQUj d'aiUéiirs, devien- 
dra difficile daBalcoonsuMa. Choisi.ea d^bors.dunQRMil, 
il sera forcé d'être hostile à la commune, de même que la 
commaoe lui sera naturellemeiC opposée, comme à l'exécu- 
teur de l'autorité royale et au représentant d'un pouvoir 
étranger. Au reste, dans la nooveUt9tOriiâc«llâg^4riwvînal 
demeara CQ qn'H était, 6t il ne ftit fiitt aucane modification 
i la pensée qui avait établi cette instlUtieii csoims la bai» 
fondamentale des intér^b delà eommimei ...... 

, . .i.,GtH)i^lc 



11 riut reconnaître dans ces nKxHficatiiHisapportéflfArm- 
cienne loi la réaction nataralle du gouvernement contre Mb 
principes rtvolationnairea qu'elle repréaealalt enc(H«. Le 
besoin de garantie» contre une oppontion daflgerewe ae 
manifesta encore plus sensiblement dans nne addifioQ pro- 
posée, soQs forme d'amendement, par M. de Theux. Dana 
les élections, quelles qu'elles soient d'ailleurs, l'eppoMioD 
pourra âtre d'autant plus compacte que les centresd'opinîon 
seront m<Hns nombreox, que les collèges seront moins frac- 
lionaés. Si au contraire on augmente le nombre de ces cen- 
tres d'opinion, c'est-à-dire si on fractionne les collèges, les 
moyens d'action de l'opposition seront moins puissants, les 
manifestations danftereuses moins importantes. Ceat ce frae- 
lîonnement que 'proposa M. de ThenX, sous couleur d'ac- 
corder plus de facilités k l'expression de l'opinion publique. 
Le premier paragraphe de la loi porte que, dans les com- 
munes comptant 1S,000 habitants et au-dessus, les AtM- 
QOns se feront par sections. Le nonAre de ces sections sera 
fixé et Hmité par le gouTeMemeot du roE, le conseil com- 
munal et la députation du conseil piiorindal entendus. Vn 
second paragraphe étend , s'il y a lieu , le fractionnement 
aux communes inférieures, sur la demande des autoritéa lo- 
cales. Si la discussion fut vive k la Chambre des représen- 
tants, le vote fut, à unfi grande majorité, en faveur de la loi. 

La Chambre des représentants fut ensuite saisie d'un pro* 
jet de loi général et organique sur l'instruction publique. 
M. Dechamps présenta un remarquable rapport dans lequel 
étaient examinées eomparatirement les législations étran- 
gères, et en parliflulifar la loi de 18SS qui a fondé l'instruc- 
tion prlDMireeÉ France. Le principe qui domine le rapport 
et )t loi tout entière, qui dominera ht discussloD dans las 
deax Chambras, c'est h néoesaité de Joindre i rinstractiOD 
du peuple son éducation et de donner à reasatgoemeat mo- 
ral et religieux la première place dans les écoles primtiret. 
La conséquence néceasaira de ce prineipe, e'est l'ii 



ii,,Goot^le 



ttO HISTOIRE jfeSfUIMyfcBE (t8U). 

tÂnf^kMea-moiasdifaDte, pUitou jnoHwdtoBdn^dal'aQ- 
iorilé religieiHedaM te direotion desécoligi. loi b légûbtiOD 
'telga BQ^épare de te franouse : te r^rolutioa «a FiuMe a 
eapeur effat de séouteriaer rensHgoemwt, et de le fkire 
V«MW dos D^iBa du clergé et dw corporatiom rdigieues 
due oeUes da l'ÉteU Ainsi fut créi ce système que M. D»- 
.dixops déGoit ainsi : a Droit «bsolu de .rÉtat dans te do- 
maioe de l'éducatioa et de Viustruction ; droit de e'eniparar 
de lagéoératioa nouvelle pour la façonner, seloD l'iDlérAl 
de la politique qui goureroe, aaoa compter arec leseroyaa- 
ces religieuses et arec tes rœux des funtUes ; séculari- 
sation de l'école, comme de la société, en les fondant l'use 
et l'autre en dehors ds l'influence des ouïtes. > Daas ces pa- 
ri^ est tout l'esprit da fa toi iwige, et aussi te différence 
(ffofoBde qui U sépare de la loi française. La Belgiqos 
adopte le système anglais de te libre coocurreDce, reponf- 
«Bt l'iDterTffiotioD l^le et liinitéa de l'État Ptecé dancds) 
eooditioBs plus baurwises que le clergé franfals» te cleq^ 
JMige a élé le premiAf i prouver son attadiement sbk id* 
atitutioiu oatioBales : il partage et dirige l'esprit nouveau. 

Quoi qu'il en soit, même en Belgique, une o|^>ositioa de- 
vait se maniTsater contre te tendance peut-dire eul»''*^ 
du gouvecoBoutQt à reraetlre entre las maîas do oleigé la 
direction suprénie de l'iastructioa publique. AL de Mérode 
«t M. Ihimortier ayapt proposé (t4 asOt) un unendenent 
Ouauit flbligalioa au gouveroement de mettre db eedéstas' 
tj(|ue i la tête de chaque écote normale primaire ou mp^ 
rieure, de nombreux opposants, et entre autres H. Tof 
baëgen , déelarèrrat qo'une intervention étendue jus^i^ 1^ 
derwadmt «m dossinalion véritable. Quelques mei^ir*^ 
•llèceot Jusqu'à voir, dans une pareilla interrentioB du 
clei«éMriboti4«a,te prineipe de te religioD de l'Xtat sal»- 
•Mué an foatm de la liberté du ooltfrdéposé daos la a»- 
stiUtiOQ. 

:I« loi Dwmlle «f&ve du préfet de 1M4 «a « 4"'^" 

I ,1,. rihyGOO^IC 



BBUIQUE. ail 

s l'i^ilijpiUoD de rciweigaeioeat mord et religieux t 
Miu-enteodu seuleoient dau le.prq]aL £Ue établit un pria- 
cipe de midiatioa aotre t'autorité.ciyileet religieiw, ea 
aUribtuDt i la commune la aurveillaoce et l'adminislfalioa 
par 1« moyen d'iospecleurs cantoonaux et provinciaux. iM 
frais de l'instructioa primaire soat exclusiTentent à la charge 
des commùbea. Uo titre spécial a pour objet les écoles prl- 
maipeeBupérieures elles écoles ooroiBles: l'arL 35 porte, ea 
«qui toucbe c^as-ci, qu'il sera établi par le gouvero»- 
aient deux écoles aorma|ea , l'une dans les provinces Qa* 
nundest l'autre dans les provinces wallonnes. L'art. Qnal 
(38) dispose que, tous les trois ans, un rapport sur l'étal de 
l'instruction primaire sera présenté par le gouvernement i 
la législatunt. 

La loi aur l'iastruotion publique fut promulguée i Bmxelles 
le S3 septembre. (Voir l'Appendice.] 

Un arrêté royal du 12 mai précédent s'applique à Tins» 
tmction supérieure : il établit que le concours est de droit 
pour las établissements d'iustruction moyenne qui reçoivent 
des subsides du gouvemeH)ent, et facultalir pour les autres, 
lorsqu'il» ont un système complet d'enseignement, au moins 
Jasqn'anx humanités inclusivement- 
La Chuibre s'occupa ensuite d'un projet de répression 
des fraudes électorales. M. Nothomb déclara formellement 
peridafit la discussion qu'il repousserait toute proposition de 
Datnre i conduire i I& réforme électorale. 

Deux prcfjets d'administration publique, sanctionnés par 
le sénat et par la Chambre des représentants, complètent les 
résultats da œUe session. C'est d'abord une conventiou en- 
tre l'État et la ville de Bruxelles. La rédaction suivante, 
proposée par M. de Brouc^ère, fut adoptée i, la rofùorilé de 
32 voix contre 30. 

« ha goavemement est autorisé i conclure dédoitivement 
aveo la ^e de Bruxelles une convention sur le pied de 
Mlle te 6 BOTunbre 184I, mais sous las couditwMfluivaB* 

: . rihyGOO^IC 



m BISTOIAE ÉTRANGÈRE (UM). 

tes : fia rente annuelle de ^00,000 tr.' stipalée  l'art, i de 
la conrention, sera rédnite i 300,000 fr. 2* La ville de Bnixel- 
les renoncera à toutes les prétentions qu'elle pourrait avoir, 
à la date de la présente loi, à la charge du gouvernement, •» 
Moyennant cette rente, que la ville de Bruxelles applique- 
rait k la libération de ses dettes, elle eédait à l'Étal la pro- 
priété de Ses Musées et autres établissements analogues. 

Vint ensuite l'autorisation d'un emprunt de 33,500,000 fr. 
divisé ainsi : (lA août) 30 millions pour Pachèveoient défi- 
□ilir de toutes les lignes de chemin de fer ; S millions poor 
construction de routes ordinaires dans le fiuxembouig, en 
dédommagement de la ligne de diemin de fer promise i 
cette province; enfin, 1,500,000 D". pour l'achèvement de 
l'entrepdt d'Anvers. 

Quelques autres projeta moins importants furent présen- 
tés, adoptés ou ajournés, et, le 24 septembre, la session 
Tut close. 

Dans l'intervalle d'un mois et demi qui sépara les dens 
sessions, le projet d'union douanière fut , pour la Belgique 
comme pour la France, l'objet d'une préoccupation ardente 
et de manifestatjons diverses. Une alliance, disons mieux, 
une Fusion complète, non pas de nationalité, mais d'intérfitt 
commerciaux, d'administration commerciale, tel est, en 
Belgique comme en France, le vœu général. Bruxelles sed 
se tait, Anvers seul proteste : l'une de ces villes, sons l'in- 
fluence de la presse, exagère les méfiances et les prétentiom 
exclusives de l'oi^neil national -, l'autre est poussée par un 
intérêt évident vers fassociation allemande. C'est celle der- 
nière tendance qne favorise le gouvernement belge : il che^ 
che, parle développement de ses chemins de kr versia li^ 
du Rhin, à amener i Anvers le transit de l'Allemagne. Et 
cependant, remarquons-le avec les organes éelairéade l'in- 
térêt général en Belgique, les relations de commerce sont 
insigniflantes entre l'Allemagne et la Belgique : tous les ^f^- 
ports aérienx sont avec la France- {Toir h li clinwiqae ««- 



IffiLOIQUE. SIS 

vmbn le (aUeaa du oommerce «xtârieur (te Ja Belgique 
arec les priDcipiles puissances pendint boit ans, de 1854 A 
180.)Eii 1841, sur un commerce de 343 raillions, let^han- 
ges de la Belgique arec la France se sont élevés à 108 mil- 
lions, ou à 30 pour lOO du mouvement commercial. Ses 
ériianges avec l'association prussienne n'y figurent au con- 
traire que pour 31 millions, eoit 8 Ifi pour Ofo. N'y *-t-il 
pu U llndJcalioD d'un besoin nalui^ d'allÏMioa ? 

Et eependtDt, malgré las besoins évidents du ptys, det 
difllcaltéd de toute nature s'opposèrent en Belgique k la réa- 
lisatiMi du projet d'associattoD douanitfc. L» premier obs- 
bcte, et le plos sérieux peut-être , Tut cette position de 
neatnlité qu'avait imposée autrefois h la Belgique naissante 
la diplomatie européenne. Vinrentensuite,comBeenFr«Dea, 
les réclamations des intérêts égoïstes, et, chose singulière, 
lu différentes industries belges déolarèrent, comme les in- 
dustriessemblablesde la France, qu'eJles ne pourraient,dans 
le cas d'une union douanière, soutenir la ooncurreace des 
productioos françaises. Ces terreurs identiques qui se dé- 
tnûaent mutueUement prouvent le peu de gravité des ob- 
jections. 

NousavcKU vu, dans lechapitrc JÏ(uafioneoRUllffrcM^(Bia- 
toi^edeFr■nce),^histot^edelaconvention du I6juillet : il est 
curieux de remarquer que l'exception Taite pur la France en 
fuTeor de« Qls et toiles belges Tut acceptée en Belgique, moins 
comme une faveur que comme un droit Aussi lesccmoesHons 
réclamées en retour par la France furent-elles considérées par 
plusieurs membres de la Chambre comme des ambiant hu- 
wiMiiifRf.Onretronvecette impression dans l'rxjMWBifMnioti/ii 
accompagnant le projet de loi relatif à la 'convention de com- 
merce du 1 6 juillet, signé comte de Briey, ministre des af- 
faires étrangères. Ces prétenliona nngulièrcs expliquent le 
monvement opéré vers l'Aliemagne par la Belgique , quinze 
iours après les ooncessioos faites à ia production française. 
EUes expliquent le traité 4u Vi oclobre avec l'Bspegne. Il 



lU HISTOIRE ÉlftANœkRE {18&2). 

est dK ditw M trdtè. trt. ï : • Seront Mendoes box fini 
d'Eipigoe les' réductions do droitir stipulé» en (iiTeurdea 
Tins français dans la convention de commerce conclue entre 
ta Prant» et ta Bel^que. a 

En foie de relations amicales avec les différentes nations 
de l*Enrope, la Belgique se vit yédnite k «xercer des repré- 
asilles contre les Etats-Unis. NmobstanC le traité de am' 
merce et do navigation -ctMolu avee L'union amérioaiae le 
t9 mars 1841 , ftwis non encore sanctionné partea Chambres 
belges, le gonvernement de rUoioa avait appliquéi'det bA- 
ttmeDts belges le régime des navires étrangers non taroriséê. 
Les représailles ne se firent pas attendre. Une ordonnance 
d)a tt oftobte appliqua «ot fitssetux amérieaias le régiiM 
de non fkwiir. 

Au reste, M. Haight, constri des Etats-Unis à Anvers, ra- 
f ut bientôt de son gonvemement les ordres néoesiaires poar 
le remboOrSeroent immédiat. L'acte de perception fut attri- 
bué à an officier subalterne des douanes. Le pavillon Wffi 
sera I l'aveair, comme par le passé, traité dans les états de 
l'nnlotit mr le pied des autres pavillons les pins Rivonsés. 

Le 8 novembre, les deux Chambres se réunirent de non- 
veau. Le discours du roi annonça une session qui sersil 
presque exelusivement consaorée aux aflSiires conmercialee 
du pays, tl ne pouvait mentionner que d'une msntère 
▼agne les négociations encore onvertes avec la France : le 
fjonveraement du roi se borna donc i annoncer qu'il aurait 
probablement besoin de pouvoirs spéciaux pour résoudre 
les noureltes questions internationales que pourrait amener, 
avec la France et avec l'Allemagne, l'établissement des 
chemins de fer. Le roi annonça la conclusion définitif dee 
difll^nds de la Belgique avec la Hollande. Bd efl^t, le 
fi novembre , un traité avait été signé par lea pténipoten- 
tiaires des deux pays. Ce traité, qui contient un éehsn|«de 
territtrfre, devait être soumis uttérieurementà l'appn*"' 
tien d» étatd-génératix bollsndtis et des ébambrei MlRct' 



Ba«IQl)E. «15 

« Cot HM îBtemiéttaire, «bot M diNouffl, gaidéi pu- wi 
esprit nnittiBl ds ooDCiKttioB, que Iw doux StaU saat ptr- 
fenos A k pèacer définiliTetneùt daas «a» litaitiQtt lor- 

male : le premier fruit de ce rapprochement a été la signa- 
ture d'uM convention da navigatioB iotériflurs. j» 

Let lois de Sasaces durent être misea d'abord aouft Us 
yeux dea représeotonls du paya- 

Le budget des recettes était Araluât poarmtte tanée, A 
h somme 111,818,741 fr., et les Maettea pBor ordre A 
13,530,335 fr.. La loi, obligatoire pour le prernier J«amr 
1M3, permet au gonTefoemnit, aufliret A newre d«B be- 
uins de l'État, de t^noureler et de ntaintBDir en eircnladon 
desbo'ns da trésor, Jusqu'A concorrence de la somme de 
1^,000 Ilr. , montant de la dette flottante. 

La même loi, pour porter les recettes de l'Élit au niveau 
desdépeases, dispose qu'il sera perçu, pour 1843 seule- 
ment: 1' Sept nouveaux centimes additionnels sur le prin- 
cipal de la contribution foDCière; 2'' dix nouveaux centimes 
iddiliODnela sur le principal de la contribulloa personnelle j 
S' dix nouveaux centimes additionnels sur le principal du 
droit de patente; h' dix nouveaux centimes additionnels 
sur le principal de l'accise des bières et vinaigres. 

Le premier de ces*quatr«. projets fut. pour le qiiaistère 
(1 décerobrej, l'occafiion d'un écbec : 6S voix contre 6 re- 
ponssèrent le projet. Sur les 6 votes Tavorablea, 4 apparte- 
naient évidemment au mioislèro lui-méoie ; il se vit donc 
(Aligé de retirer les trois autres prqjets. 

Le 13 décembre, à propos du bu^et de la nuriné, 
M. Os; propoaa une réduction do 77,000 fr. sur le person- 
nel et le matériel des bàlimeals de gnsrre. Cette rédaction, 
oombaitve par le- minière f tat adoptée A la majorité de 
36 vM^ «^alre 34. 

Oa n trompenit toutafoia, si ï.<m royait à>Ê» sas deux 
défaUfli «eq jq^iGastaUtii paUliqua etun tri^inpbB de rop- 

, . ih,Google 



316 HISTOIRS ËTlUtteËRE (1U2). 

pontipB : U i^y avùt U .«Hi'ttDS ap|diaiti<Mi aub ooDas- 
qaenoM deaUnduoes écoaopiiqaes de U Chimbre. 

Lei antret pirtief du budget furent TotAes sans oppo- 
sition. 

Le rippoit ao BéiMt de ta oomtnifloion do bodgvt vint 
prouver que les recettes couvriraient les dépenses : le léait 
adopta les diverses parties du budget • telles que les anit 
votées la Ghamtve des re^^witants. 

Il nous reste i rapporter quelques ivéoeonats remu^ 
quablea de l'année. 

La tentative insensée de coospiration qui avait signdé |i 
fin de l'aonée 1841 vint se dénouer le 35 fnar^, devant le 
jury de la. etsir d'asùses du Brabant. Les accusés Vandsr 
meere, VandersmiasBu , Tan Laellieni et Yerpraet, décla- 
rés cogpables de complot contre la sûreté de l'État, forent 
condamnés tous quatre i la peine de mort. La clémence 
royale vint bientôt commuer cette peine en celle des tri- 
vaux forcés à perpétuité, et, plus tard encore, en celle de 
vingt années de réclusion pour les deux premiers, de dix 
annéespour les deux autres. C'est aînsiquese termina cette 
coDspiratidn sans but et sans portée, qui put faire craindre 
UQ moment un vaste complot militaire; entreprise Toile- 
ment hardie de quelques ambiUeux perdus de réputation et 
chargés'de dettes, qui crurent renverser avec quelques ba- 
rils de pobdre un gouremement accepté par PEurope et 
par le paya. 

Dana les premiers Jours du mois de novembre , Tander 
smissen parvint à s'échapper de la prison des Petits-Carmej, 
à l'aide de sa femme et avec des circonstances qui rappel- 
lent IVvasion célèbre de Lsvalelte : il parvint k gagner Ii 
Hollande et de là l'An^eterre. 

Rappelons, comme un tait honorable dabs l'histoire d'une 
nation, que radmiuistration des travaux poMla fit apl^- 
qoer pour la première Ibis aii chemin de ter de Liège le 
système de traction par efaatoe sur les plans îAclinés, et 



ezpéfiOienta le syitime Laigtiei; destiné è pernntl»r»9- 
misBon dra cowbea è petit' r»yo«. ■ 

Uoaulre'fkitèjimais mémdhiMe dans les aHntles ntftn- 
tiaeset œlÙimireMes de le Belgîqoe fat le déperl, an mois 
demi. dA ateàmêt natioeal la Brkiflh Queen, aetietA i l'AA' 
gleterre, et deatiité aéx TOyagoa ttansatlantiques, qui «u+ri- ■ 
itiDt i la aatioQ belge des relations actives avec lé 'nouveau'- 
Sonde. ' '■ ' 

. ;■- . . . ■■.! ■ . 

HÔLlAlfDÈ.' 

Uie S4ge tdqiiiiiltntiw, rfign*» «W '«" Wmplis ,et 
cgiKaiit(a«kdaiis ii« iiniilel) iMaonnais iofraucliiasables uue 
activité plos^le à.iqasuN qu'^ devieot moins jnquiéta ; 
DO (wveroemeot qui s'sssiire ^ëplns en plus paries reia- 
tiCfia amiGa|«;.avt<: Uls.itutlM. I>l>>»<>¥» "- 9"! régularise 
enfin la fQiition flu peyaaveç le pays, voisin dont il s'est se- 
paié-f de^ intentions consUtutionuellea et libérales et l'exem- , 
pie do l'impf riialité donné par If IrOne ; le» pouvoirs légis- 
latibi.le gou^ernament ot,leconu»eree,unisM«t leusseflorts 
pour rétaUir i^»«naiio» engagées et coapçraniMS^lel e?t , 
le spectacle que nous of&e la Hoitande. .-, 

ranné« »'V»vrit P»r' detgages iwujoaui de bonne» rela- , 
ti(ns.ave(;les principales puissa»ces de l'Europe., Au inqis, 
de février, le, roi conféra la grand'-croii de llordroileGuil-^ 
launieè6.,»L le roi iJinis-Philippe, roi dçs Fiançai* àS.M. 
Frédérie*uillaun«, roi de Prusse, st A S.,A;,R. ^e prince^ 
Altert d'Angleterre. I-e baron de Heeclwren fut ^ajgé de, 
remettrocetled^nUooanmi, de France.* aufs»au d»Ç, 
d'Orléans et «u prince de J9inT|lle,> radis JulYauf, M. .Iq 
baron de BoiSrlfrComlo remit en retour au roi des ?aïi-Bas. 
l8sinsign»d(i lagtajid;-cioii.d«a'ordrsde la Wgioo d'Hou- 
neuTi 4« U iPart 4u roi des Français, 

I«M,l.aTi>r.,K«W«e*Wlli«l'«' !■'*»"'• ■»**•.* 

. , [.Google 



PfqP9t pi^lm. c^txnA 4(t M ^ï*» deouiv^;^. foi pw 
S. A. R. Mgr. Gbarlea-Alexwik&tAu^uste-Jeutf gw^^Wî 

WiUiqlniM4Mri»-$6|ihM'Ol4iq ds^ F(iy«rB«a, ^. &hw 

Quelques choix nouveaux furent l'indice d'un esptif, dt 
conciliation el de libéralité. Le IS mars, M. Tan Maaneo, 
ministre de la justice, qui çqmDtaif^ cliquante années de ser- 
vices, ayant offert sa démission, deux candidatsse présen- 
tèrent, H. le conseiller d'État Bonet, cathoUque, et M. Flo- 
rftDtyiDHall, flvoéat'deift rellgiMi rflern^i H. Md Bail 
remporta, mai»;- ils sâtMRtcffoa ^édA-alé; 'IWi'le'êerïs^er 
d'Ëat'Borlet rbttadmmé^btitéméui' «M Brabâat Septentrio- 
nal. Leii^emieraetëât¥noaieanttHntstr*f(ltdë'niflr«r'Aerv 
au rang de ffitnistrelébaron'de Ptffdty, (UreetèurKënéral 
pour les «^[rtjs- <3ti d^Ate-kàttiàti^e, et qtli W«(%eiit an ' 
conseil qu'en ctitle dertiiëre'quaH(i, tilHAÏ'qtM'fe 'dtef dO' 
département tiour Iti cuUè protastafit avall'le^fltredé mi- 
nistre di^àt C&tttf iiépét^on dUè aiix criEbdtr<)tte» lioltaii- 
dais conctnà an ihlnfsft^ Tan Bail Ttijntàaa <fe cette partie 
nombreuse des habitants âU ttfaumé et fM «p^rdurée par 
lé^espHt éclaira dé tobs lés partis.' tTiri(^i(éfeRqaIpoti^ 
rontfe(rt?i(ï^rdes tolcWîbtrtprogresifrWjfldtaftÉalWdéh 
jùstîcé'est'la résotiitton qiilT'prit 6 l'égard dii projettes 
deùx'd^i^iërs IMesdQ Codis p^nal, t^dâbn & liqinDe' 
appIandi'/fcirf%Q8 les légntès et toufles esprits ^miment' 
libéraux. Ces detixlivres rie devaient Hre présentés qullr' 
session ii4i- l843.'té pn^ètccpcmlant' était tout prtpar* 
et rédigé^: pûdr l'éntoiil^ èé lotîtes Ifs Itmierès possMes, 
M', "iaû Hall éh'ordbhna nmprtssion, êi le projfet ftit earoyé 
i tous leâ parquets, coUrri et trfbunauxdirroylitiffle, tree 
invitation de Taire connaftre téuns (JbsérreMioàsy l^'irinietre 
déclarait busst qifn Àiraft ^rà k'ui àHeeén^iifiiétm 



ogic 



«ttUMM. M 

les JiniacoqsDites pirticaliers et de la presse, i^ poonvieat 
M iHDcarer le projet à rimprimerie de l'ÉuL 

I<e 11 Juillet, le niaistre de l'iatàrieur fit, fit Dom du Efn» 
Il (Jfiiaret de la session ordinaire de 1841-1843 d^ ttati^. 
géoéraox. Il proooaca, h cette occasioo, un discopn dan^ 
lequel il énuméra toutes les lois qui avaient, élé ad<^lQei| 
pendant cette seseiofi. 

Flusiftura questions looglemps débattues dans dea aesaifm^ 
anténearesaTaieatenSntrQUTÀleursoluliçfl. Atnsilesdeu^ . 
Ctumbras avaient adopté un projet de loi V9P^ ^ rambour- 
wment et le rachat d'une partie. de* ^ttes de l'ancien aja-. 
dioat d'amorlissemeot ; elles «Taient reinplM pv une loi 
nationale la loi fn^icu^ sur le notariat ; enfin elles, avaifloli 
méUoré dirers services ou pourvu aux besoins qu'ils pré- 
sentaient } c'est ainsi que les allocations des priaooa avaient 
été reportées du cbafùtre de Vinlérieur^à celuj dç, la justice^ 

Le débat toujours renaissant, jamais vid^ ^u sujet de Tex-* 
cédant des finances coloniales, s'était terminé par une sorte 
de transaction émanée des états-généniut eux-mêmes et 
qui laissait intacte tes droits de ta souveraineté surla direé-^ 
tien suprême et exclusive des possessions iâPàutre-mer. Is 
proposition de la deuxième ctiambre poui; l'homolôgatioii 
des contrats entre le département des colonies iet la société 
de coatmerbe des Pays-Bas' fiit adoptée put la premier*/ 
Chambre, dans sa séance dû 7 juillet. Après le discours de 
clftture, le pri^deht dé (a première Chambre annonça, atr 
nom dn roi, que le'projet de loi était déji proniulgué pai' 
SaMajesté. 

Mais d'autres questions «Tûn fùtérél ^xiénX çt prenant 
étaient restées sans solution. 11 en fut ainsi '{(dur ta question/ 
*bapàriaeta'âm ârtiiVéê vMe dantle* vUltMel'M cMi- 
pagne»; «t des cendifi«iA^Pa^uâ«potirek«rMtr<e6^drdN. 
QaprofetvndtMé'présenCftèlà seconde cbMMH« èe»^tat»^ 
génértiix. Ge projet ééCMWfaaitlMcMdMonayéqaffespeBr 
(Uni piiVié «ei êutg pnWuMnt; UM neéMnt ArnlMl 

' , . .i:,Googlc 



AO BISTOntE ÉTRiMAftE (iUX). 

fitreétùs pouf le terme de dnq âos. Les élate provinciaux 
■eraieot renouvelés par cinquième , chaque année. Les 
membres qui se seraient abstenus d'assister & une session 
des âats provinciaux auraient été déclarés déchus de leur 
litre, i moins qu'ils ne jusUGassent des motifs de'Ieur ab- 
sence. L'adnilnistratioa de cbaque commune se serait com- 
posée du boui^mestre et d'un certain nombre d'échevins et 
de CODseitlers. Pour Taire partie de l'admiaislralioa muni- 
cipale, les cotidRSOQS eussent été d'être Néerlandais, Igé de 
vingt-cinq an^ et électem- i le bourgmestre eilt été nommé 
par le roi dans le sein du' conseil ou en dehors , les éche- 
TÎna choisis dans le' sein du conseil. Le bourgmestre et les 
échevins auraient été nommés pour cinq ans. Tel était, dans 
quelques-ons de ses développements, le projet quï fût en- 
core ajourné celte fois, k II fallait, dit le ministre de l'inlé- 
rieur, eonstitter préalablement lea états des provinces sur 
Tes intét-éts lolaxit. » 

, De même le gouvernement avait, au commencement de 
l'année, préseoté un projet de loi.relatlf aux conflits d'attd- 
^i^ion. C^. pfôivt étsU conçu dans cet esprit mixte, particu- 
Ùer.aux, ^lats représentatifs dans leaauela se trouvOf à quel* 
^U6 degré, l'élé^ient absolu. Les conQits eussent été jugéi 
doràuT^tpaf le roi, sur l'avis. d'un conseil composé de 
nombres nommés pai- le roi et d'autres inembrf^ pris dans 
lahautecourdeJustice-Lorsquelçroinç se serait pas rangé 
au sentiment exprimé par le conseil, la question eût ^^ 
renvoyée par devant les Chambres pour y être déddée lé- 
gislativ^piQDt., Qe projet fut retiré devapt les dispositions 
peu favprabloQ de la seconda Chambre. 
. Eoâs» la cMoniasioB apéeiale ^rgée de la/éviaioadea 
Iqîv ^ue U at^içe «t le» gardes communales avait renEOUbé. 
luK de dJQiciiiltf* dans son irvftil q^e nou-seulemant Ica 
B0Hvqatt;Lpc9JfHs.49 loi uv c^ttaioaUèra n'avaient pu étn 
M éiwtéa i>flùdiaat,c»u» gqtikw, mm qu'epooriB oumvo* 



h,. Google 



BOI.UNDS. 321 

Tiit ëtn ea metnre pour les mettre en délibération duu la 
aession suivante. 

Le 1 juillet, li secoode chambre des états-généraaz avait 
adopté, i la majorité de 38 voix contre 13, un nouveau rè- 
glement d'ordre* Ce projet fut vivement combattu par 
HH. Luzac, Van Goltstein, Yan RechtereQ et quelques 
autres des membres les plus diMiogûés de la Chambre. La 
minorité insista stirtout sur la nécessité d'introduire dans le 
règlement une diS[k)silion quS donnerait i la Chambre le 
droit de proposer des cbangemenls atix propositipnsdu gou- 
vernement par voie d'amendement, ainsi que des disposi- 
tions dont Tobjet serait de mettre sur un meilleur pied les 
rapporta entre la gouvernement et la Chambre. Mais le droit 
(Tamender les projets de loi proposés par le gouvernement 
parât contraird aux prescriptions de ta loi fondamentale. 
Tout ce que la minorité put Taire, ce Tut dWenir qu6 le 
nouveau règlement, tel qu'il Ait adopté, ne resterait en vi- 
gueur que pendant trois ans. 

Une mq^ficatioD importante de l'admlniatratiOD supé- 
rieure fut décidée pendant la session même. Le S avril, le 
râ prK un arrâté qui oi^nlsait le conseil' des ministres. En 
vertu de l'une d& dispositions de l'arrélé royar, le conseil 
des ministres ne pourra se composer que de minières ayant 
portefeuille, et non de ceux à qui le roi se sera plu i con- 
férer le titre de ministre d'État. 

Telle était'la situalion au moment de la cidture des états- 
généraiix. 

Le 17 octobre, te roi en personne fit l'ouverture de la 
session des états-giJnéraux de 1842-1843. 

Le discours de la couronne necherchait pas i cacher Tétat 
véritable du pays. La décadence de quelques branches d'in- 
dustrie et de commerce avait exercé une iniluence fâcheuse 
MirquelqaésimpAts, qui n'avaient pu atteindre leur eatima- 
tion primitive. L^ bdea orientales étaient en progrés, bien 
que te coup porté au systémo de erédit en eût dimiaué lei 

imi. hMf pow WL 21 

D,gt,,-6!ibyGOOglC 



39a BlSTOmE iTBAHG&R£ (1B43)- 

rearaarces : mais les Indes occidentales étaient dans une n- 
tuation peti prospère, et la continoalion de la baisse du prix 
des produits coloniaux avait occasionné i l'intérieur un noa- 
veau déScit assez considérable. Quoique le budget des dé- 
penses et des recettes du royaume pour 1844 et 1845 dût 
présenter dans ses chapitres des preuves indubitables d'un 
désir sérieux de simplification et d'économie, et surtout une 
diminution assez remarquable dans le diiffre total, toute' 
fuis il n'en serait pas moins nécessairio d'augmenter les 
moyens ordinaires pour balancer les dépenses. Une augmeo- 
tation sur les droits de succession et sur le tjmbreaTaitparu 
le moyen le plus convenable et le moins onéreux. 

Le roi annonçait aussi que la confection si désirable d'un 
nouveau tarif des droits d'entrée, de sortie etde transit, était 
assez avancée pour qu'on pût bientât invoquer l'opinion des 
chambres de commerce et-de fabriques, ainsi que descom- 
missions d'agriculture. 

Enfin les relations extérieures étaient montrées sous leur 
jour le plus Ikvorable j mais celte fois la pbrase habituelle, 
• Les relations de la ^éerlande avec lea puissances étran- 
gères se font remarquer par des rapportsd'amitlé et de bieo- 
Teillance mutuelle,» avait un sens tout particuIicH*. Le roi 
annonça que les négociations avec la ^Igique, pourarriver 
à l'entier accomplissement du traité de Londres, avaient eu 
enfin une solution. « J'ai le satisfaction de pouvoir vous an- 
noncer, dit S, M. , que les plénipotentiaires respectif)} sodI, 
dans ces derniers jours, tombés d'accord pour lesbasesd'un 
arrangement qui renferme tous les points jusqu'à présent 
reslés en litige, et j'ai ainsi la confiance que ce traité sert 
signé sous peu de jours. » 

En effet, le 5 novembre, fut signée à La Qeye une con- 
vention entre la Belgique et la Hollande. C'était la conclu- 
sion dédoiLive des différends existant entre les deux Écla- 
ta traité, qui est le complément du traité de Londres, ré- 
sout les difDcaltés relatives à la séparation du pays, sn^ 

r,|i,. .i.,GtH)i>lc 



âbfiUJtbk' '■■■ tu 

kl conditions d« la navigatioa intérieure. La cession bUe 
pv le ni dea Fiyv^B-do an pitaiv ntoA» t B i uk c Mm ;-^ 
luxquels ce prince attachait un prix d'affecUon parce qu'ils 
éUient un présent de la nation, a une portée politique. Les 
trois négociateurs hollanilais.. Mïh Uuyssen, Van Katten- 
dyke, Sochuasen et Van Hall reçuient du roi des Belges le 
gnad cordon de l'ordre de Léopold. 



ertbyGOOgIC 



omoiaB AnuMOARB (tsti). 



Cav<a<uTM GnMiHwn. — PortUtaHoB*. - TwdowM patOcaUlRi 
de dn^MitiL — TodtKM cobhubm. 

AnuoD. — NobVcue anelètta 4t » ppU tiqua. — HéeasilU As rtt»- 
mtÊ. — CboBlM de Ibr. — HcMntcM ab«trdiuirw. — llinni 
ntelnUntieii. - HodiBeatlH da la M di Untoft. - UbetU d>ai^ 
gMoeat. — LibarM dYserdea dei fntMtim. — Dnit d'tabéa di 
«ton. — HodiSodloB gteénda dei UrUi. — Tmié >m kc mb pali- 
MMaa. — CoBTcntiiHi poiUla arec Bade. — Dtetléi de la tawy ap d» 
dat Mon 11 Tapaar du Daoube arec le gavTerBOMOt turc 

B«MBi>. — RefM d'aeeeuioB aa ZeltTanlB. -Etprit d'oppadttN.- 
HewMlmeeadanartUtdePertlk — SltuHea dea lanMllef. — Rte- 
laUaa «M eoMltal de Tobu. — CrMhHi d-a« b»iiq«»aU<Hialc 

Pann. — Silnattoa gtedrale. — Tndtnecf ven le proRrtt. — V»ma 
da ToL — ReliBcaUoH de la coB*efllieiiId'ie«frioD da grand-dncW dt 
LnoAoarg. — Harbge de la Mla dn prince GalllamM de PnsN tw 
li rriSM royal de BarUre. — AUilsde de la Pruia idi-i.Tla de U Bdgl- 
fw. — Atdtsde delaPnineTlH^TiidelaRnMie. — TaBdaKMHB- 
«cDes. — OrdaBUMa llMrA tar reaMigieseat daai le* prorloM 
pelouiiea. — CeeTaatim doBanllre trec h Rnuie. — Cartel d'eilradl- 
Uoe. — Voyage m Aaglalerre. — Atlfeln de l'drCqM de Jdrankei. - 



■errln BaUdi*. — Mpeaae dri rot. — DdAnae lUte aaz UraAitcidi 
dnager de proriim ms aotoriaaUaBi. — lalerdkUan de ptoftek» 
dlvenei. — Afhire da l'ardie*dtue de CelosBa. — Cathédrale de Calaea*. 

— ChaogeaeBti daaa l'adniBitlraUoa. — Uemre* d'adialiiktratiaa. — 
CaMRe: — deadwinetdeagTaTBm; — deilima. — Ettaidepioci- 
dare orale. — Retfrietlea de la pabUdté. — AalMiialiaa de be W 
Joaraaax fMfali. — C«danaailoa de JaoeU. — Metaraa caaln hi 
daagendelapreife. — LdglilaHoa lar le dud. — CriaUea deicoadli) 
d*i dlab prottadaas. — OrgaitliiliaB. — Valear ei porlte de tel mk. 

— Onrertare de h (cailoh. — CUtnre, — RtelUti. — Dii^aaliaa do 
iBpdti.— ElabllaaHBnl d'aa lyfltee de (te^ai de fcr. — SKaalka 
dalafaeMlaBdea<teriBidiftr. — Titfdiarae le Baone at BiaM- 
«Ml - OmvIm de fcr «a BoIlHd». - HeMcatita M Mr «M IM» 



ÈrtbyGOOglC 



OOIfntDill&TION CKBMâffIQUt. IH 

M*. — PnhUIlM i« rMtttrii pvWMH. — SmHM 4« «ImMIm 

Ktts àtt MiiUtnt. — GcMi ■rtiMU* «oïln ms. — DroU de péUll». 

— DAUdeptibUdtë.— BUBCiptrl«rrfduM(»dn«tIi. — PNfv> 
pOiM de l'HSeabtéaKMnie. — Aiwdalton rModiia». — JnpMKb 

— NtiMtoadciHnMIee. — PollUtMnMritwa. — Dt^K dt ttaim. 

— OMkiM de FeccMiiM i l'Hit» imwtoM. — liiUrau fdriUitaf d« 
HaBovro. — ConabiloD Tduoia h ta nt>t — ProlcileUeB eootre la 
protêt. — Proro(;altaB du tnitd me Bramwiek ; — avec Oldeoboarg. 

— Tnité de niTlgiUoD arec la Belg^na. — Cbradu de Ter, 
lUnkaB. — T»daiiccs de ta Bidire. — iBangarillov de la Valhafli. — 

Wcovn d'MfvertBre d« raiHaiMda dea dtala. — RMrme poaMe; 

BiM. — DtMlHie* def Aanbna. — Uélaoiaaa. — Offm/mm m»> 

vdl«. — Vote da biidscl' — rrojel d'aiDorlIiaeBMDt poar laa cheodH 

d« Car. — CrdalioB d'iuK dette pubifqve. — Anlagenif me da dm dian* 

bret. — OAlire de la uariao. — Uberid de la pnue. t SIiuIIm det 

» IvadHlci. — Harfaee de la Hle da gnai^M. 

WiwnKaBBa. — Coajrèa deStaUgarJI. — Pren^llon da la chaabra 

dca «potia. — MoUan t«r nalrodMtlM dujary dam Ma ddlk de f ntii. 

— HoUoB inr h iUuUob de rdgltia eatboliqae. — Cbeedoi de hr. 
IlEsi»'DABM»rA»t. — Cbeniw de hr. — CUtiire da la letiiin. — RMf 

malioa ponr la eonililiKiaa dulHanorra. 
SaxKmcuB. — MAgu de publier ha dbentfoH delà dlHe. — lli*lase 

Vaua Âmià. ny m t . -^ iMevdladfflanbawg. — TnildaTaeUTwi^a. 

-r Dndis aeeordéa aux linélUea. — SodM de coloatiaiioa. 
MaauKaaDac-Suwaant. — Mort da gnod-diie. 
E n a ra ïay. — Notmila orpnUatiaa eamaxiDale de la prlDdpavté. 
Fwftnw. - Ikteld-BiMprap^ritiw'daiMWtMdaaedaMaa. • - 



OONFÉDËRATION GERMANIQUE. 

Aq Kiliim do nlaw de l'Europe, lea délMnrtioiM d« la 
dUte gierauuiiqa* ne poaraient otoIt dbc graade impor- 
laace. Lw foKfâestioM dUim et de RjaUdt m eontiuMat 
cette «anfe: d'an autncMé, et d«i qu'il «TattiUNnUi, 
itnmédMMAMit «pris qoe le eoogrteée Viemewttfixéta 
aoflT«lk»>i»i»»é8h FtPlw,tei|ili«iifc ifHiBW t—liÉ 



paMBJaAproviiHwt'du AbiQeVpiHirPo9ai,oQpro«^àdH 
travaux semblables dans tes provinces orientales- GlHK|oe 
Ëtst, éch&ppant SUT tnebirces de'^em générale, rtpreod 
la p^nséç. particulière qui l'anime, la Prusse se^ teuta- 
Ùvm 4C' réfQripa et âe dominalÎQn çpn^oerciale» l'Autricbe 
sm 'eania à». fonnsticHi . à'uifo- inQueBOe .qn «entrabalsace 
«éltedesa nrale,tomcBdGnx, lear antagonianiesecntet 
teurs protestations mutuelles de nationalité et d*uuité com- 
mune. Dans tous les pays de la confédération se fait sentir le 
tcyyail ip^ofiiblei des idé^ nouveUss, un be^ip jusqu'^loft 
incoaou de pid)licit4,4'app«Uro{)iDiDO,il«ré£amMBdaiis 
taates les parties-fte I» législatioii. Nous ilton» suivre, dans 
£Tiactln en paittcalier, les manifestation» de ces tendances 
^jjîfofjnçs;, ' . ' * , * 

AtîTHlCnE. 

il 7 a tonstAnpBquïmaprisChabiliide'diicaraciUriHFla 

politique autrichicnne'par lé niot de âtafiSlinne, ou plulùt 
d''iininobilité. Celte vieille accusation 4^vient plus î^a^ 
t9il^ Its jo^Tf. KiMter iaunobile iaa^ les aoçiflODea habitu^ff 
de sa politique extérieure serait impossible i r<Aulrkb^ et 
M' iROtadre moAGcalion apportée l'ces habitttdes estralne, 
pourTemplre. des'chçngements intimes. lents, mais ■pro- 
fonds.... . . ,,. .; .,,',.'., ., . 

AfrrKQGbwt«BU«uime^dea.ea^«ms«tâ* crNAtwie- 
crètes que lui «■uaw o wt terfc flM iwMy O i i w t, l'AutriobB aiest 
trouvée politiquement modifiée dans ses sympathies accoa- 
tumécs. Les pr^l^tioP? avoti^f s île 1« AuRsie i U prépondé- 
rance sur la '^u^quie elles pays limitrophes dé rAutricbe, 
ifesIprétentiouB JMciriAc^ A t'iuHtti de Jaj«8adava.p« Bile et 
■paqrali», tandaMo dtertaut plus iqqtiiétaite qtial'eiBpin 
MUiJahim raTtfBrWfclZaiHliops^deaawa, l^rMIgatk» «o- 
^lo^ela réMiMiqRankalimiMe'à.'rAulridie-dagtrMtir 
i¥là Stûm acjgéiléri» -«a^iihfg dèretdppwÉ-wi(iMia* et 
«fcwirtliaifc»wléiiM.BHBito^<o<atwtùMÉaat>rtdû 



AUTRICHE. m 

changer les tendaDces h^bitoelles de l'Autriclie ; ses intérêts 

vérilables l'éloignent de la Russie. 

Du cdté de l'occident, ce ne sont plus seulement des dé- 
fiaoces politiques, mais aussi des inquiétudes commerciales 
qui ras^ègent-La Prusse, à la tête du Zollverein allemand, 
accoiiiplit une importante rérotulion dans les nationset dans 
l'cspritdes peuples; elle lesalUre à elle,et en même temps elle 
Ouvre les portes aux idées extérieures. Tout le bien matériel 
qui en résultera pour l'Allemagne va se traduire bientôt eo 
iniluence pour la Prusse, dont la domination commerciale 
pourra se changer un jour en domination politique. 

Dans cette situation, il devient nécessaire pour l'Autriche 
de se tourner vers la prospéritié matérielle, de lutter avec la 
Prusse d'influence industrielle rabaisser ses tarifa, augmen- 
ter ses moyens de communication, favoriser les développe- 
ments de la richesse nationale, appeler chez elle le com- 
merce, et par conséquent les idées des autres peuples, TOiHi 
ce qu'elle est conduite à faire; et, en effet, dans ces quel- 
ques mots est toute son histoire de cette année -, de chacune 
de Ces nécessités découle , soit an acte administratif, soU 
une institution nouvelle. 

Nous avons parlé Fannée dernière de la résolution prise 
par l'État de construire è ses frais les grandes lignes de 
chemins de fer reconnues nécessaires à l'intérôt général. A 
cette résolution ( 19 décembre f841 ) se rattache un arrêté 
du iS mai, qui pourvbit aux moyens matériels d'exécution. 
Pour subvenir aux dépenses extraordinaires causées par ces 
travaux, il fut émis provisoirement pour 5 millions de flo- 
rins de billets de la caisse centrale, sous forme de billets de 
banque de SO à S,OOo fïoriiis, portant intèrôt. Avec ces res- 
sources, le chemin de Vienne k Prague sera achevé en trois 
ansi celui de Vienne k Trieste en six ans. L'importance 
de ce dernier chemin est trè^grande : ufle convention con- 
clue, le il décembre, avec le gouvernement saxon, relati- 
vement k U cons^rucùon d'un chemih 'de ter de Pragne i 

n,aN,-.^hyG00glc 



328 IlISTOIRB ÉTflANGÊHE (ISftS). 

Dresde, vieût y tjouter encore , par sa correspondance nec 
la ligne du nord , le cbemia de Trieste reliera la mer du 
Non! avec TAdrUtique. 

Le malheureux accident du ohemin de fer de Tenailles 
éveiUa la sollicilude de l'administration. Une circulaire, 
adressée par le gouremement de la Basse-Autriche aux diT- 
férentcs compagnies qui exploitent les chemins de fer déjà 
exécutés, interdit l'usage des locomotives A quatre roues; 
on ne pourra désormais employer que des locomotives à six 
roues. L'emploi simultané de deux loccHnotives ne sera 
permis que dans des circonstances données; il ne sera plus 
pemvs de placer une locomotive à l'arrière des wagons; la 
rapidité ne pourra jamais dépasser quatre milles à l'heure, 
et cinq, en tenant compte des slalions; enfin, il sera établi 
dans les wagons mêmes un appareil, au moyen duquel iU 
pourront s'ouvrir aisément. 

Nous avons A signaler quelques mesures administratives 
qui consacrent des progrès réels. D'abord ane ordonnsoce 
qui modifie la Joi du timbre. A Tarenir^, les lettres écbaa- 
gées dans le commerce ne seront soumises A cette mesure 
fiscale qu'aulsint qu'elles seront produites en justice; c'est 
lA un emprunt fait k la loi Trançaise. 

Une ordcMinance du 20 novembre étend A tous les ËUU 
héréditaires le privilège de la liberté d'enseignement, qui 
josqu'A ce jour a'avut été accordée qu'aux Jésuites de laGi- 
licie. 

Deux mesnru furent prises, le S3 août, par la à»ta- 
bre des finances; elle supprima tous les droits et bono- 
raires dus pour l'obtention d'une permission d'exercer 
une profession quelconque; elle pensa que ces autoris*' 
tioQs constituaient l'exercice d'an pouvoir politique, et qoe 
les autorités devaient les délivrer sans droit A aucune in- 
demnité. La seconde mesure a rapport au droit qui tnpp**^ 
A l'entrée le coton brut. Ce drnt fut abaissé d'un floria 
qnaraite kraulzen par quintal A quelques kreutzers. Ce 



UONGRIf. 339 

n'eal U qu'une dea diqxHitîoiu prélimiaairet d*uno modift- 
catioQ grâérale des larirs, qui lura lieu en l843, L'Autriche 
sent la oécevité de rapprocber ses tarifs de ceux du ZoUre- 
reio. 

liBS fiûts de petîUqne extérieure ODt peu d'importance. 
i part le traité déflDiUYemeDt codcIu avec l'Angleterre, 
conjoioteioeot avec la Prusse et la Russie, pour l'abditiOQ 
de la traite, acte dont l'intérêt est nul pour l'Autriche, nous 
n'avoos i citer que la ratiQcalion d'une convention postal* 
avec le duché de Bade (3 novembre)- 

Les derniers Jours de septembre furent marqués par des 
démêlés de la compagnie autrichienne des bateaux & vapeur 
du Danube arec le gouvernement turc. Il y a quelques an- 
nées, cette compagnie avait, avec l'autorisation de la Porte, 
établi un service régulier de rx)nstantinople A Trébizonde ; 
l'autorisatioD fut retirée. Dans cet acte d'un gouvernement 
trop faihie pour prendre, sans motif, une attitude hostile, 
n'y «vait-il pas la main de la Russie, qui ne peut voir sau 
déplaisir le pavillon autrichien Outler sur la mer du Nord? 



Li Hongrie ressentK , cette année, le contre-coap dés 
inquiétudes excitées dans l'Autrirhe par les développements 
de Tunion prussienne. Les magnats hongrofs se pronon- 
cèrent unanimement contre toute idée d'accession au Zotl- 
verein , et déclarèrent qu'ils verraient dans cette démardte 
la perte de U nationalité hongroise. Dans quelques cou^ 
tais se manifesta , par esprit de réaction , la tendance eod- 
Iraire :' plasïeurs propositions furent hiles , dans le Mit 
d'abolir certaines douanes interaédiaires entre l'Autriche et 
la Hongrie. 

L'esprit d'opposition i Padministration aùtriehlenne ne 
fut pourtant pas moins signalé qu'i l'ordioalré. Le M Jan- 
vier, iWimblée .de^ états du comiltt de ^Mth, dim one 



,oglc 



330 HISTdlRE ËTRANGËRE (18&3). 

epogrégatioD générale extraordinaire, ayant reçu comma- 
nication d'un décret royal qui bl&matt plusieurs innovations 
opérées dans l'administration et les déclarait nulles, il Tut 
pris la r&oIutioQ d'adresser d'itumblea remontrances & Sa 
Majesté. 

La question de la situation des Israélites, agitée par 
toute l'Allemagne , trouva ici une solution conforme 
aux progrès de la civilisation. Le 4 octobre, Tes états du 
comitat d'à Tolna, réunis en diétine à Simon Thurn, prirent 
i l'unaniinîté la résolution que les Israélites du comitat se- 
raient dorénavant admis à exercer les fonctions d'avocat , 
de procureur, de noiaire et d'huissier, aux mômes condi- 
tions que les chrétiens, et que ceux investis de ces charges 
jouiraient de tous les droits civils et politiques, si ce n'est 
iqu'ilsne pourraient être élus députés'à la diète générale de 
la Hongrie. 

' ' L'événement capital de Tanitée fut la création d'ane 
banque nationale. Le privilège en fut accordé au royaume 
dans le mois de février. Plusieurs centaines de capitalistes 
y prirent immédiatement des actions, dont le nombre fut 
fixé i 4,000 de 500 Qorins, ce qui portait le capital à 2 mil* 
lions do Qorins. Les statuts particuliers de la Banque poi^ 
tant^ qq^ les affaires ne s'y feront qv'en m.oi)naie d'argot , 
.^ Banque n'étant point autorisée à émettre de papier. 
..;|,'intérêt sera, de 5 pour loo. Oa le voit, ce sont là des 
«vantées ass<ez médiocres , de^. conditions un peu dures; 
.^«tB eoGxi, telle qu'elle est, la Banque nationale de Hon- 
. grie ne pourra que remplacer heureusprpenl toutes sç^ tan- 
.guesp^Uculières, qui n'ont (ait jusqu'à prései^t que com- 
Kfoipeltt^ par leurs chutes le coni^ierçe du royaume. 

WlGSSK. --■ ■ 

mù^ioire.jiff) \fi, KrussQ e^t, o^tbe «noée plus epcore qû'i 
)i'pr4ipvre^gçj|ce«uoal^e <^r£prope, dans lesijonibreuses 
l)a^l^Ç^a^^;j{l:d'Hnl^ lendaiiçe continnellQ yK8 I^pirogrès. 

: . ih,Google 



Puloat jiiUeurf ù daogereux pouries ItAq^j,^ progrès 
(roure ki dai)9.4e [touvoir n|yq| sa source et son appui. 
le oçHiftsM roi a çootpm qu'i^ y^'t mieux Taire de se? 
propres mains ce qui eût pu se faire sans lui et contre lui- 
De là cettf! pisrcbe iqs^nai^lç vers un^ r^forine que dirige 
i son ^ le souveraia qui $'ep est fait l'auteur \ de là aussi 
en idées ^'uujté nationale çt de prospérité; matérielle qui 
descendent du Iràoe pour coqtrebalaocer (es dangers dea 
idées qoiireUes. 

Daps upjiaysoù toute initiative appartient à la couronne, 
tu voyageii du roi, ses démoostralioBs de gympalliie ou de 
froideur vi&À-via des puissances étrangères, ont une haute 
importauce et une signification réelle. Cette année, le roi 
Frédéric-CviLUume Yisili l'Angleterre et la Russie. Nous 
nous occupprons de ce» deux yoya^es, d'après l'ordre d'im- 
portance de leur» résultats... 

On se rappelle que le gotiTerQQtïiept hollandais s'était 
4lién4, Rfr ses refus' d'>ccesaion à l'union «douanière, la 
lMQveitlanet)de la l*rut^.&ans,le voyage du roi en Angle* 
l«rrei voya^ dpot, oou^ furotis û«^ion de parler plus 
tncd, la Hollande fut eQ)|cée de ^itinéra^'e royal. Il allait 
ca Être de même au retpur, et d^ià le roi allait, passer de 
Belgique çit Priasse, quand dfia envoyés tiollaadajs vinrent 
déclarera S, Al. qu'ils avaient pleina pquvoirs (tour promet- 
ti? que , si elle venait à La Haye, les ratiGcaLioos d^pnitiyiçs 
d'acceuipn^ff gr^d-ductiéde.LiUxembourg à l'unioii doua- 
sièra pf ussi^nQ- y seraient échangées en sa p|-éÂence. Celte 
accession eut lieg, en ^ifet, et f4 fut là un i|Quyea],i. jjas yen 
cette suprématie coQplèU qui ^ M teodaçcede lia ï^rt^sse* 
à qui, il (!{( aaanqpe plus, po^f deyçnir.foroiida^^, que 
l-aecefaiw ^ déairée du t^oyvrei 4'Oldeabourg e^ des titfiê 
nar|Mpi)es d|i a5^> , . 

Vl'uu^re.f)(llé, la^rj^ssçcttercbaJtBussi^aÙifpriellelfi 
Bavj^, eo fsa^rranl \e? n<^^s qui déjà wiBMwVt«9 ^eux 
royaumes. Le 5 octt^re eut li^u, ^ ^)i|f^ \<f^ mtfif^li as la 



3» HISTOIRK ÉtftAKCÉRB (IHS). 

princesse Marie, fille du prleee GuHIautne 4e Prusse, avee 
le priûce royal do BarièrQ. 'Les dlBéreticés rdigieuses qui 
existaient entre les deax parties ne Airent pas m obatade à 
cette union. 

Pour en finir avec les petits États d<Hit les relatîooB ont 
quelque importance pour la Prusse, disons qu'aucune séces- 
sion nouvelle n'eut lieu cette année de la part d'auctin des 
États appartenant i la confédération germanique. Quant i 
la Belgique , si nous avons vu plus haut ( np. di. I, Bel- 
gique ) que dans ses menaces, & l'adresse de la France , de 
se jeter dans les bras de la Prusse* il y avait plus de calcul 
que d'intention réellement arrêtée , it faut dire anssi que les 
Ouvertures fïites au Zollvereia rorent accueillies avec pea 
d'empressement. Derrière ces rems de l'union douanière 
de s'assimiler commercialement la Belgique , on peut voir 
la nécessité de garder avec la France, dans nne qaesUon 
aussi grave, des ménagements politiques. 

L'attitude que prit la Prusse envers la Rusne ftit sérieuse 
et significative. Tout en éonflnnant par sa visite les -bons 
rapports des deux gbuvemements, le roi de Prusse modi- 
fiait sen«blement sa politique avec l'empire , et monb«tt 
une grande tendance i se détourner de l'aittance russe, idé6 
favorite du feu roi. Le il Juillet, en passant par Daetzlg 
pour se rendre à Saint-Pétersbourg, le roi prit, relativement 
4ux provinces polonaises de la monarchie pms^enoe, une 
mesure qui contraste singulièrement avee celles de I'«npe- 
rear'Nicolas contre la nationalité polonâse. S. H. ordonna 
que, dans toutes les écoles des provinces polonaises, tout 
renseignement se fft dorén^ant en polonais, A la seule ex- 
ception de l'instruction religieuse , qui seii doDHée mi po- 
lonais ou en allemand, selon rorigine de l'élère ov le désir 
de ses parents ; que, de plus, aucun Allemand iri ^6tni^«r 
tie pût être ifbmmÀ professeur à ces écoles san^ avoir 
préalablement l^it constater qu'il sait parier et écrire cou- 
taôinnnt 1« langae polûoai». ' 

D,gt,,-6rtbyG^")OglC 



paeaflB. us 

Dut! et» diqxwUoDi^ et Hâm quetqoef autres qoe dpus 
■oïDiu lieu de rapporter, oq peut trouver li preuve que 
Frédéric-Guillatiine veut conaerver et non détruire Iji natio- 
ulité des provÎDceB polonaises qui se trouvent placées sous 
3on sceptre ; pent-ôlre aussi faut-il y voir le pr«nier pas 
d'âne secrète tendance au rétablissemeiit futurd'un royaume 
de Pologne , comme puissance nécessaire pour couvrir les 
provinces septentrionales de la monarchie prussienne , dé- 
bordées de tous cdtés par des territoires moacoviles. 

Sans le voyage de S- M. k Saint-Pétersbourg, les djffi- 
GDllés qui s'étaient élevées avec la Russie, relativement aux 
douanes des TronUères, et qui avaient duré vingt ans, fi- 
rent enfin réglées. Des nouvelles conventions résulteront 
degrandesfacilités de relatîon^commerciales entre la Prusse, 
U Russie et la Police. Des articles prohibés Jusqu'à présent 
{uurnnit être introduits en Russie en payant uo droit. Pour 
d'autres articles, le droit d'entrée est diminué; enfin, des 
irticles d'une troisième catégorie ne pourront être intro- 
dnita qu'avec un certiBcat d'origine prussienne. Quant au 
droit de transit des marchandises entre la Prusse et la 
Polbgne, il est définitivement aboli, ainsi que les droits diP- 
lérentieb sur le ancre et sur le café. 

Cette année expirait le cartel signé pour douze ans, le 
17 mars 1S30, relativement k l'extradition des déserteurs. 
Ce traité, dont l'accomplisBement avait longtemps excité la 
tuioe et le dégoAt publics, la Russie en demandait le renou- 
vellement, et oflVait, en retour et comme COTnpensatiun, 
une modification du tarif des douanes. La chambre de com- 
met» de Kœnigsberg repoussa hautement cette transaction, 
et déclara qu'elle ne voulait le renouvellement k aucun 
prix. Ifis difficultés relatives au cartel s'élevaient malheu- 
reusement an- moment même où allaient être conclues les 
nouvelles conventions commerciales avec la Russie. Le car- 
tel fut donc prorogé par un ordre de cabinet du 17 aoAt} 
ouûa U w Alt pu renouvelé. On sait , au reste, que Jamais 

I ,1,. rihyGOO^IC 



33S HISTOmE Éntl^RB (18*1). 

la Prusse, inJnie lorA]ue le cartel était en YtgcèatÀnsles 
limites du traité de 1830, A'ippdrta dans l'exéèrniàtl dès 
conventioDs cette rlgueurqii'en atteodàitrémph^.lD'attleiir^ 
'une modiricalion rassurante au cartel prorogé fut iddTquëé 
dans un rescrit du ministre de rinfêrleur àiil présidedls des 
provinces limitrophes (24 novembre). Ce rescrit les aotorH 
sait à admettre les déserteurs capables de travailla, et \sat 
eiyoigaaiL de reléguer les autres aux iîeux âesCnéit tu/ Aoe. 

A mesure qu'elle se détache de la Àussie, la Prutee parait 
se tourner plus particulièrement vers l'Angleterre, qnî seale 
entre les grandes puissances étrangères lui éffk-e tiae iden- 
tité de principes religieux et les promesses, peut-être trom- 
peusea, d'une alliance comitierciale dans chargea et sans 
dangers. 

Sans parler ici delà part peii Importante que Joua laf^nsafe 
dans le traité des cinq puissances , hîentât réduit â qaatre 
par le refus d'accession de Ta France, traité dont Tînitiative 
appartint ii l'Angleterre , sans parler deà marques nom- 
breuses de sympathie et de haute blenveillsiice que le mo- 
narque prussien trouva partout sur sès pab eil Angleterre, 
nous arriverons de suite au seul résultat positif dé cRToyage. 
Le 38 jtfin, ua ordre royal daté de'Dantzig transmît au mmisr- 
ùé desculte's une lettre du primat d'Angleterre, qniTéglait les 
rapports de l'Église unie d* Angleterre et dirtande, k Jénisa- 
lem, arec les communautés allemandes de la rellgfOD évart- 
gélique. k Vous verrez, portait la lettre du roi, que !é prélat 
assure aux communautés évangéliques allemandes, en Pa- 
lestine, la prptection et les soins de l'évâqûe anglican i Jé- 
rusalem, sans faire d'autres conditions que celles qu'exige 
l'exercice de ce patronage, a II est permis de pen^r, qticH 
qu'en pût dire Frédéric-Guillaume, 4ue la position d'Infé- 
riorité faite en Palestine au clergé alletnand sons le patnv 
nage du clergé anglican , dont l'évéque se troaVàft afmi 
placé à sa tête, accordait trop i.l'intliiénce aàgta^. ' 

Une âes questions qiii occùl^l^nt l)i I^Htâscr, 'édtiàik/'plK^ 



PBUSSB. US 

que tonte l'Allemagne , depuis le comineBoemnit de cette 
année, fut le sort des Israélites- Le gouremement , U flint 
le dire, ne montra pas, daos sa conduite i l'égard de cette 
malheureuse fraclioa de la popuiatioa prossienae, cet etprit 
de tolérance qui lui est habiLuel en toutes choses. 

Sur U propofiitioQ du coDseil des ministres, une commù- 
licHi irait été ctlargée par le roi d'élatwrer le projet d'une 
législation complète sur les Israélites du royaume. Cette 
fraction de la population, qui compte dans ses nnga des 
hommes inQuenta par ie talent et la fortune , s'âmut dans 
toutes les parties du royaume : ces idées de changraMot 
étaient considérées par les Israélites comme des menaces; 
car, bien que la pensée avouée du roi fût de rédiger cette 
l^islalion nouvelle dsns l'intérêt de la classe juive, il n'en 
était pas moins vrai qu'il était question de loi faire dans 
l'État une position exceptionnelle pour les droits et pour Iw 
devoirs. Chose étrange, cette dernière menace éveilla plus 
que toute autre les craintes et les réclamations. La commis- 
sioD de Magdebourg, entre autres, s'adressa directement «i 
roi ; elle 6t porter ses plaintes sur le point spécial ^u service 
militaire. Le roi prit, eo réponse^ une décision ( 14 avril) 
dont voici lé texte : 

« Les anciens de la commune Juive de Magdebourg 
m'ayant adressé un exposé , en date du 22 mars dernier, 
dans lequel ils réclament, pour tous les Israélites prussiens, 
le droit d'entrer au service militaire, il leur sera annoncé 
■lu'on n'a Jamais eu l'intenticm d'interdire aux juifs l'entrée 
volontaire dans l'armée, et que le droit de coopérer à l'ho- 
norable et utile mission de défendre la patrie ne leur sera 
jamab dté. Mais, quant A la question de savoir si les jui^ 
seront ou non obligés A faire le service militaire, la solution- 
de cette question est difTérée jusqu'après la fin des délibéra- 
tions qui, d'après mes ordres,. ont actuellement l|eu sur la 
régularisation des droits civils des personoe» proTewuit le 
culte judaïque. ■ 

. D,gt,,-6rtbyGOOglC 



336 HISTOIRE ÊTRAMGkHK (18U). 

On le Toit, dus cette réponse amlrigoë le gourdmemort 
ne veut reconnattre le serrico militaire, cbei les IsraéliteSt 
qoe comme acte isolé d'engagemeot volontaire , autorisé, 
mats non sollicité par lu! ; il se refuse à imposer une obli- 
gatioQ 1 la caste proscrite, c'est-à-dire i lui accorder un 
droit. 

La pensée du gouveniement s'exprima plus clairement 
dans tine réponse que fit i de nouvelles pétitions le ministre 
de l'intérieur, M. de Bochow. Les tenues de cette pièce 
mut trop explicites et trop remarquables pour être soumis i 
n&e simple analyse : 

«D'après la pétition «dressée A S. M., le i mars, le roi a 
TU que le projet de loi concernant les Israélites, leur avait 
inspiré de vives inquiétudes. S. M. me charge, en cohsé- 
qnence, de vous déclarer que son intention est d'adopter 
des mesures qui lèveront la restriction» imposées aux Israé- 
IKes , et assureront leurs relations avec les communions 
chrétiennes , en donnant k leurs intérêts particuliers plus 
d'indépendance et d'autorité par te formation de corpora- 
fiofic. On leur facilitera ainsi les moyens de donner i leurs 
Acuités un plus grand développement , soit dans leur inté- 
rêt, soit dans celui des chrétiens ; mais le roi croit devoir 
attacher tous ces avantages aux conditions basées sur Tes- 
sence d'un État chrétien, d'après lesquelles il n'est pas per- 
mis d'accorder aux Israélites une puittanee aur le» cArvfteru, 
ou des droits qui seraient de nature i causer un pr^udice 
anx communautés chrétiennes. Il faut, par couséquent, que 
' la conservation de ces droits des chrétiens balance la sup- 
pression de ces restrictions ; ces deux objets ne peuvent 
exister qn'unis, et ne sauraient être séparés l'un de l'autre- 
£n dispensant les Israélites de l'obligation du service mifi- 
tiîre, on ne leur Otera rien, attendu qu'ils pourront tou- 
jours entrer volontairement au service. En tous cas, les 
Israélites pourront attendre avec calme les résultats des dé- 
UbéralioHB ordMiDées, et Us peuvent comptra* qu'on oe leur 



ertbyGOOgIC 



nvasB. &I7 

refluera aucune «mélior^on compatible avec des intér^ 
plus g^nux et plus élevés. • 

Cette pièce porte la date du 5 mai. 

L'ifltcdénDce se produit plus* vive dans oo autre doeu- 
meot putdié dans le Bulletin officiel du 10 juin. Il y est dit 
que: Comme, d'après les termes de l'édit du U mars 1813, 
les luiélites ne peuvent exercer leurs droits que dans les 
proviDces qui , A l'époque de la publication de l'édit, Tor- 
nuient la monarchie prussienne, une ordonnance du 7 no- 
Tetnbre 1820 a prohibé le passage des Israélites dans d'au- 
tres provinces où il existe une constitution différente pour 
les Israélites, A moins qu'ils n'aient obtenu une autorisation 
préalable. La présente ordonnance, est-il ajouté, a pour cdi- 
jet de renouTeler cette défense et d'avertir les habitants 
des autres provinces qu'ils seront condamnés i une amendé 
depolice de S rixdalers , s'ils reçoivent chez eux des Israé- 
lites sans autorisation préalable. 

Enfin, un ordre de cabinet du 14 novembre arrêta que 
ks Israélites ne pourraient être admis aux places d'audi- 
teors, de référendaires, ni d'avocats. Cet ordre fut appliqua 
1 la province riiénane par un rescrit du premier président 
et du procareur^néral du tribunal d'appel de cette pro- 
vince. 

Quoi qu'il en soit, «t quelle que soit la part d'intolérance 
d de persécution dans ces dédsioos diverses, l'affah^ de U 
nouvelle ccmstitution des Israélites n'en parut pas plus' > 
ivincée. L'idée de la séparation avait rencontré des diffi- 
cultés imprévues ; les opinions, à cet égard, s'étaient méma 
liivisées duis de hautes régions. D'un autre c6lé, les Israé- 
lites s'étaient élevés de toutes paris, et de la manière la moins 
équivoque, contre le projet d'isolement. Trois des premiàratf 
communes Israélites de la monarchie avaient présenté deK 
tédamalions : les provinces rhénanes s'étaient prononcées» 
et ces réclamatioos avaient été appuyées par une partie d» 
Wboui^eoirie protestante; caria séparation des citoyen»' 
àim. Mil. Hvr 1M3. 32 

, . . _'.i.x>t^le 



Si6 BISTOIRE ËT1UHG£RE (1842). 

tnrBâIHes eAt HH toxA^ixm^aiDi l'intérêt dé T« DObleÂb, 
qui aarait dû limiter, par uoe oo^elle lot, la ftrt des Israé- 
lites dans la possession ifes bictas-fonds. "ÉoÛb , «H titA ^n 
erfAn la Ùàzeite XM^géhûu^g, tes lAahIRfsUrtiolte 86 la ipresse 
f\r«btâiae ^r celte question auraient Ihit une ^roKonde iOl^ 
prë^oD i BeriiU. 

Eo in^e temps que lé gouvernement se montrait si 
mal disposé envers la religion juive, il donnait des témoi- 
gnages publics de sympathie au culte et àuxr eprésealanls 
de la religion romaine. 

Cest ainsi qu'il s'adressait, dans les termes les plus mo- 
dérés, à l'arcbevfique de ColoE^e, pour lui annoncer l'ar- 
raugement des aOaires de son diocèse (15 octobre). De son 
c^é, l'archevêque, à qui le souverain pontife avait donné un 
cojidjuteuTtadressadetoucbaDtsadieuxàBes diocésains. Mats 
une éclatante solennité fut un gage plus assuré de cet esprit 
de conciliation que nous venons de signaler; nous voulooa 
parler de la pose de la première pierredesnonveaux travaux 
de la cathédralB de Cologne (4 septembre). Il y eût eu là un 
singulier spectacle, celui d'un monarque protestant prési- 
dant une fête catholique, si S. M. prussienne n'avait su don- 
ner i cette imposante cérémonie un caractère plus général 
de nationalité et d'unité allemande. 

« Il De s'agit pas ici, s'écria Frédéric-GuillauDie arec Ift 
ptofende conviction d'un AUemand et une atogulièrâ cfaa- 
lelir d'eïpressionqni va quelquefois jusqu'à la poésie, il ne 
s'agit pas in de U construction d'nn édifice ordinaire ; c'est 
l'œaTra de l'esprit d'union et de concorde de l'AUemagne 
«■tiéve, de tontes les confesskins. Puissent , par la grftce de 
Bieu , les porte» de ce temple devenir pour l'Altemagne les 
imHes d'une ère nouvelle grande et faeoreuse ; qne tout ce 
q«i est antt^allemand , c'est-i-dire tout ce qui n'est pas Bo- 
We, Tnù, sincère, reste A Jamais éloigné'd'eUe ; que tes hon- 
teu «asaia qui pmrmiBQt êtretentévpoiirztUdMr tes liens 

, . .i.,GtK)^lc 



de la concorde qui UBîssent les princes et ks peuples ille- 
mtndi, et troubler It paix des conrestions, viennent ét^oner 
toatre elles ! que cet esprit qui a fait tseanr les trivavL de 
l'édifice ucré, }e dirai l'Mifice de la patrie, ne s« DiairiftiSto 
ptù pinni nous! » 

Mala m n'était pas assez pour le roi de ttire cet appel auk 
Ufes de nationaMé, il cherche encore i réreillsr cet esprit 
fiKMer qbi soiileVa un }oir toute l' Allemagne contre le 
etnqaArint du monde, et dont les intinaces de W*i avaient 
excité de nouveau toute l'ardeur. Moua avons d^à algtiali 
oetifi tendiDce A fvider adroitement les paaaloBe pops. 

• L'wpilt qui Dotfs htt derer me portes, eontimmlt H 
ni, eA le même que celui qnl, ily a fingt-neafina, noitt 
fit briser nos ctiatnes, Tenger l'aflHint de notre patrie soas 
le ]oug de l'étranger. C'est le métne esprit qui , pour ainsi 
dire, secondé pir la 1>éDédictk)n de mon auguste père' mou- 
nmt, « monti^ au monde , il 7 a deux ms , qu'il était toa- 
joars dans toute son énergie et dans toute sa vigueur. » 

L'Hcte qui constate ia pose de la pien-e porte, outre les si- 
gnatures du roi et des princes présents, Celles des minisfres 
Mow, Wolbere,deBodelschwing, Nusatk,deHtanifooldt, 
Knrasebeck, etc. 

Nous entrerons maintenant dans les détails de l^tidminis- 
trstioQ du royaume, passant «n revue, dans l'ordre itlveraé 
d'importance , les différents arrêtés pris par le gouvet-Ae- 
ment prussien, aoit en vue du progrés, soit pour faire bMA- 
tk aux dangers mômes da progrés, lorsque les exigencïes 
des idées nouvelles lui paraissent devenir menaçantes. Mais 
Sabord 11 nous faut rendre compte de quelques change- 
neftts d'assez grande importance, opérés dans la baiite ad- 
ministration du royaume. 

Le S mars, M. de Kamplz , ulinislre de là Justice, ayaOt 
donné sa démission des fonctions de {irésldént de \à oomoils^ 
lioQ chu^ de U t^iBion âesiiAs, 3. Ik. finvesUt ïl« e«ir 



UO HISTOIBB jtrnUNGJmE (18A3). 

fonctkMia M. de Sivîgny, en lui coDfémt le Utre de mi- 
nistre priré d'État et de justice. On ne peut que louer on 
roi qui appelle au gouveniement un Juriicoosulte prorond 
et un citoyen booonble comme M. de SiTigny. Le S9aTril, 
le minirire d'Élit comte d'AIrenslebea se retira du miniitin 
des finances ; le conseiller intime, M. de Bodelscbwing, M 
nommé ministre d'État jet durgé de la direction de ce mi- 
Bistère. Enfin M. de Rocbow, minitire de rintérieur,&t ao- 
oepter sa démission. Certaines divergences d'opinions, qui 
B'toîeat tievées entre lui et ses collègues sur diverses qu» 
tioaa politiqaes , le détominèreot è quitter le pouvoir. La 
comte d'Arnim. président de la province de Posen , fut ap- 
lielé i lui succéder. Le motif ai^reot de U retraite de M. de 
Bocliow avait été aussi précédemment (avril } celui de la 
démisiion du comte de Maitzen , ministre des aSliires étnn- 
géres, qui Tut remplacé dans ses fonctions par le baron Bo- 
low, envoyé du gouvernement prée la diète germanique. 
Dès les premiers mois de l'année, le ministère se trouvait 
dODC presque complètement renouvelée 

Une drculaire de l'aocira ministre, adressée en janvier 
aux présidents des provincest au sujet de la censure, avait 
maoifesté quelque tendance à apjwrter des modificttiotii 
aux sévérités de la loi. I^ roi avait demandé i ses conseil' 
lers de réunir les éléments d'une nouvelle loi sur la preste. 
Une nouvelle circulaire de M. de Rochow aux présidents 
des provinces, en dste dif 7 avril, signala ce besoin d'iafn^ 
mationset cette importance, iausitée Jusqu'altffs, que le 
gouvernement semble vouloir attacher i l'influence de la 
presse: 

« Les rapports que les présidents ont faits jusqu'à présent 
sur les journaux qui paraissent dans ;ieur province répon- 
dent, à ta vérité, au but du centrale de la police, pour le- 
quel ils ont été demandés ^ mais ces rapports ne caractéri- 
sent pas suffisamment rinfluence que U presse quotidienne 
exerce sur l'esprit du peifile ; c'est pourquoi Je vou* prie* i 



PRUSSE. Ml 

M. le prMdeat, de m'adresMr an rapport cireoostapdé sur 
U tendance et tlnfluence de l'ensemble des Jouraïux de 
Totie proviDce, poar qoe Je puisse me Taire une idée exacts 
de l'esprit des habitants par l'examen de la littérature quo- 
tidirane. Voici quelques r^les à suivre i cet égard. Tons 
les Journaux du pays qui ont besoin d'une autorisation do 
ministre devront figurer dans le rapport. Ils seront divisés 
en journaux politiques, scientifiques, industriels, litlérairei ' 
et judiciaires. On devra y joindre, l* le caractère et la tm- 
diQce des journaux; S" leur mérite; Sole nombre deleura 
exemplaires; 4* le nombre de leurs abonnés; 5> l'éducalton 
de leurs lecteurs. » 

Un premier arrêté, en date du mois de Juin , fat le huit 
de ces sages investigations. Des dispositions Tavorables ta- 
rent appliquées aux dessins et gravures. La oensnre ne 
s'exercera plus, eo ce qui les concerne, attendu qu'elle n'est 
pas exprenément ordonnée parla loi. Seulement, était-il 
ajouté, OD saisira les dessins et gravures représentant des 
Mqets obflcènee et immoraux. Une restriction était cepen- 
dant apportée i cette exemption de censure, dans un article 
portant que les explicatioas qui accompagoenient les gra- 
vures y seraient essentiellement soumises. 

Le Bmllatin dn Ms contient no autre ordre de cabinet, 
en date du 4 octobre* coneemant la censure des livres. Totll 
oBvrage on écrit de plus de vingt pages d'impresrioo est 
aftnelii de la ceoaure, pourvu que l'auteur et l'éditear 
soient nommés sur le titre. Les ouvrages paraissant par 11- 
vraisoDS ne sont pas compris dans cette faveur, à meina 
que duqae Hvraison ne soit de phis vingt fetriUets. Toute 
oonlraventlon aen pnola de 10 à 100 rixdalers. 

Aa mois de Juillet • le ministre de la Justice, M. de Savl* 
gny, tenta une importante innovaUon en matière de procé- 
dure. Avant de prescrire définitivement l'usage des plai- 
doyers de vive voix i toutes les cours et à tous les tribunaux 
du royaume, i l'exception de ceux des provinces rbéunei, 

, . .i,Googlc 



Ua HISTOIRE ÊÏ&A.MftteE (181^2]. < 

Qà il exùta dé|i, eo ytrrtu «tes sodM fnn^is qiâ y aqnt ei 
rigueur, Is roi ârdoaDa qu'il en serait fait uo eaaui pen; 
4aDt deux moisi au tribunal ciril de première iaatnu» de 
fieriÎQ. Cet éobantillon de procàdure orale eut ua pl«i|i gdo- 
ois, et l'ordûonaoce définitive, qui en fera une des formea 
aâcesBBires de la procédure prassienne, donnera, par la pu- 
Uioité, noe nouretle garantie A ta justica. Dans ua pays oà 
4» progrès, quoique constant et réel, est eocore k r^nbuça, 
il ne faut pas s'éttuiDer de voir les actes les plus contraires 
ae produire, soit pour, soit contre la publicité. Ainsi , le ii 
octobre, le conseil manicipal de Postdam adoptait, à uae 
très-grande majorité , la résolution de solliciter dea restrio- 
UoDB i la publicité des délibéralioos des délégiiéa des yiUes, 
et défaire paryenir ses détibératioDs, i ce sujet, à l'aatanté^ 
pour qu'elle pût prendre des metureS ulténeuids. QaelqiKS 
jaura après ( su octahre ), on permettait k florlu de lire 
ctiiM les endroita publics les jopmaux fseneais, <|ui jqatiu'a- 
locs araient été en partie (fébndus. 

D'un autre câté , les restrictioDs appoitàes i la liberté 4b 
le-prasse et les punitioas ioaigé^ aux coopaUee dsoèlaot 
lea craintes qu'ioopire au gouveriieiiieot cet enaapil MU' 
veau qu'il vient de créer lui-même. Ainsi, le Ir* avrM, le se- 
rait onninél du KamiBergerichtoandamnaitA.ibBUxaoBet 
dMit d'amptiaonneraent dans une forteneteb-raiitBDr'da 
<9»im queaUoPi, M, ifceià, sous ta préwntim ducn^da 
bUmt «ifdiKMWP H'irréf^ntmtifiuf;^ «t. d'Affenee dotb» k 
P4fs«efie de 9. V- ' 

., in pioi^ d'ocbfbffl parut nn prdr* de e^hioat adreaaiatf 
pnisi4enU 4eN div^w» pri^vûcn, et relalif i 1« fMÊÊe. 11 1 
était parlé ■ de U aé<estit& 4é)k aÙMlée par le m»de 
Dteun: OD rt-ein jt la tendance da \Ama\ivaiiapw»i égaler 
l^niOQ publique, w répandant des nouseUaafauste^pit 
ea A^natUTQQt les faite. S- AI-, pour parvenir au but pnn 
posé, désirait recouriraux moyens adoptés par la légtstalipa 
aatUBUemeot existaifte en France. On forceni le OQupible i 



ertbyGOOgIC 



m HISTOUtB ATR&MfeHB (IBU). « 

TergenlM, ou loraqaes dani la dâlibériitîon aHérirare des 
lois <dan9 les JnaUnc«9 supérieures, il se préfleDterait de noo- 
Telles circonstances importantes et que le roijugerait ooovb- 
nable de concilier les vues divergentes par le moyen des or 
ganes desétats-, La commission serait,eri outre, l'organedes 
états pour la d^ibération sur des matières qui ne seraient poiat 
du ressort des états provinciaux , dans le cas, néanmoins, 
' où le roi jugerait utile d'avoir l'avis d'hommes éclairés ou 
de discuter les principes. EnSn la commission serait encore 
appelée àérnetti^sapenséesur les travaux qui auraient pour 
objet les lois à faire. Le nombre des membres est fixé à qua- 
torze : six de l'ordre des dievaliers, six de celui de la bour- 
geoisie, deux de celui des communes. La présideoceseradéro- 
lueaumarchaldeta dlëte. Quant aux élections, elles auront 
lien par ta di^e assemblée, et dans chaque état, i la majorité 
des TOix. Les fonctions des commissaires ne se protongermit 
pas au-delà de intervalle des sessions. 

Il nerandraitpassebAler devoir dans cette ordonnaDcel'^ 
nouvelledngouverDenientreprésentatireB Prusse: lés eoncea- 
aionsquiyontétéfaitessont de haute importance pourllsve- 
nir,maîs, pour le présent, de nature à n^affaiblirenrienraO' 
torité royale. Les restrictions sont nombreuses. Ainsi, dim 
les discassions générales, chaque membre ne pourra oMenir 
qu'une fois la parole sur diaque question. Les orateurs ne 
pourront adresser leurs discours qu'au chef do départe- 
ment, et non aux membres qu'ils (^rdient è réfuter on â 
convaincre. Il y a li des signes éridenta de défiance de o^ 
liberté de parole ; et encore, les communes n'ont que le tkrs 
des voix des deux autres ordres, et la pensés du gouverne- 
ment est si peu d'arriver A une véritable reprébratation nt- 
lionaleque, lorsqu'un peu plus tard (il septembre), on pro- 
fitera dn séjour du roi é Gdogne pour lui demander li 
réforme commerciale, cet élément essentiel de la repréMB- 
latîon nationale, il sera répondu par M. Af^ler (4 octobre) 
qn'il b'« pas même été powiUe d'obtenir ratulienoe royale. 

, . .i:,Gt)ogle 



PRUSSE. H5 

Une nooTetle ordonnaDce, en date du 10 aoiX, régler 
mmte la tenue des comités des états provîocianx. (f^oy. 
l'Appeadice. ) La session sera onrerte par le ministère de 
rîDlérieur. Le chrf du département, aoqnel vient ressor- 
tir l'objet en délibération , suivra cette délibération eu 
qualité de commissaire royal. Les seciMaires proposés par 
Je ministère seront choisis par le roi. Les comités n'au- 
ront pas le droit de recevoir des pétitions et de se faire 
Tor^ane des pélilionnaires auprès du goaremenient. Ils ne 
poorront s'occuper que de la diminution dee impôts et de 
rorganisation des chemins de fer. 

CenitleldoctobrequelasessiondesétatsMouverte, àBei^ 
Kn.M. le comted'Amim, ministre de l'intérieur, reoiplisaant 
les fonctions de commissaire royal, prononça le disoooni 
d'ouverture. Dansée discours sont îndiqnés les dérira duroi, 
et ses vues particulières dans la création des comilés : 

• Unité dans les délibérationa de cette assemblée , voili 
ce qu'attend aujourd'hui de vous, avec conQance, le roi, ao 
moment où sa sage volonté, far p»n grAce rvyale, a mis ea 
vigueur le complément si important de l'institution dei 
états, en réunissant lesdivers comilé8. LÀ où les voiï dw états 
provinciaux, dans leur représentation indépendante et dans 
l'appréciation de eequi est propre à chacune des provincei, 
se sépiffent eur les questions qui leur sont soumises et sont 
dirieéee, les comitée les réuniront et les concilieront. • 

Ici le gouvernement trahit sa pensée véritaUe, et cette 
pensée a ^ de créer un nouveau moyen d'aotion sur le* 
provinces* 

. 1.6 marcbal des comités réunis des états, prinea de 
SoInoB-IÂch et Hoben-Solm , répondit au comte d'Aroim. 
Sans son «Bseours. on remarque ce peauge : a Nous somoiea 
venus ici avec joie et fierté , car noos sommes appelés à ré- 
pondre i l'attente de S. M. te roi, en délibérant tiirvHwM 
mr d'importantes et fécondes questions , et en nous occo- 
pant dee intérHs du pays. L'expérience de la dernière se»> 

: . ih,Google 



lU HISTOIRE ÉTRANGÈRE (ieA2). 

•ion BovirS {ait vw que s. M- la roi «Bteod v^^xiMw Ue 
«fis biea fondés de ses Hâta. C'est là la base de qotre coo- 
ftmcç ; car l'agréable certitude, nécessaire aux .éUils, qva 
S. M- le roi et sod g«uverueipeDt eotçu^t vploolwn les 
«vis bîeo rogdés de ses états, cette certitude uous a déjà 
été donnée, et dousmious y reposons avec uoe ïerioe et Juste 
ceeviction. » 

Ce langage mesuré et convenable, cependant, ne aaa- 
quait pas d'une certaine Termelé, et prouvait que la Prusse 
marcherait rapidement , elle aussi , dans la voie ouverte k 
d'autres peuples, c'est-à-di^e le gouvernemeat 4u pays par le 
paja- 

Le 10 novembre furent daie» les séajïces des coiqitâi des 
états. Les membres dos comités fnr^t ensuite rofius en 
particuUar par lo roi, qui ievr sKprima toute sa aalisfootùa 
sur le résultat daleuvs travaux et sur l'epseifAii* de la. ses- 
^n de ia4i> Bans ce dtscoiiFs, le mwarqi^, j» lélicitant 
du résultat atteint par la création des comités, déclara qna, 
lelOD lui, -c'était 14 Je def*M0r4lewJ9ppMn<Nt(iiia nwtarckif 



Deux: qœslicms importantes avaient été, p^o^a^t c«Ue 
SMsicm , Boumises k rassemblée des eamités dw (Ma 9to- 
YÎoeiaux. Le première, relative à la diminution 4es iotpto, 
flat léaBlMft ainsi qu'il suiL Ia diminution des tmpôta, fixée 
primitiy«BeifLd» l,âO0,0O0â l,fieo,eoD.ràdRi«i«, sen por- 
té» à 1,000,000 de tbalefs, é partir du iv jwmr, 1H3. ^r 
•M* aomme, l ,800,000 nxdalers sereut eBg^lftyés A diRiir 
nuer le prix du sel. dans l'intérêt de la classe indjflwtft- 

Ja saconde question -était relative i l'^tâi«ew«pt-d'uB 
I^MdTéseni do chemins de. Ter, deeUftésTlt titr Mtre «Wfl 
ha Arerasa praviDceB de la mMHPctei. Lwétnto «ÏKBt 
eonaidéré oonmie «Taotagaia au pays rélablisses^eat 4'iu> 
«filémede obeminsde for, ce ayslème aem esâcttlé ifwds 
des reasoHrces de l!£tat, etaotamment au moyen de bi gl' 
rtntie des intérêts des capitaux nécessairesA eeUe wM*' 

, . -ihyGOO^IC 



prtKk CfiMA.QUHtiçii fut rallie «01rautiv«aeat mfO^VQU 

L'orilc^ de cjtbioet qui publia (ms deux grands résultaU 
dw délibérf Uq^s d^s comi(^ d.0>â(aU pgrte la date da S dé- 

C'B«t )ci la Ueit d« résumer le^ travaux de l'année relalifs 
i l'exécution des çheiains dç fer, aotârieuremeQt 4 cettg 
oidoonance. 1« 14 janfier ^rweot été autorisés les ctiemiu) 
de Ter de Af^g^^bourg à Hqib^râtadt eL &run»wielE. Des trû- 
tis entce J^ Prius^ le Pfoovpe et Brumwick , sur l'exéca- 
liofl d'tut qt^eoMn de fer de Alagdebourg, ^unawictc et |bi' 
Dorreà llindeo, ppi'tapt la daledu lOqvril iMt.deniôaw 
que te traité de la Prusse et du Brunswick sur rétablisse- 
ment d'uQ chemin de fer c^ Qfwlebourg i BruDSWicic. 
D'un autre câté, le gouvernement hollandais, en nommant 
[ ^ ^nvif^) ^lle çoqaqaïpsicu) plwgéa d^ «'eq(Midr«4V0« la 
<l|fa9ti(in de ^ cpin^g^ie du ch^BÛn de fPT:dii ^^,,fw le 
point e>^ ^''* ^ B^ti^ d^ çlwui)in 4'Aix-l*'<4lHPfilld A M«<Mh 
tiicli4, f^im^i espérer qm iep (le|ix [tarti^ayaieiat l'tpFAqtiB^ 
iJliaqpe d# réfiliser bief^t^ t» ^tùet intéreWftt. 

Il Qf>W i^^B 4 doRnpF qwWf^ U^14MU «w le». «teR d'eti- 
ifimiMiF^two partipulii»rf ^ Ift Pru^ ftu somomiu ww La 
taHwmH. gpi WT9P(>or^4 au fjQEqinpr«e eilérteur. 

tlo Mm 4« pat)iije(., ««T 49te du U jaRvieF, reoiftoee» 
■iwi W'U Mit T «U iNltUr dli' 1^ imr» ) lu.ditpMiti»a& du 

II «l 4tt W» i» BOUTWu 4aqr firac4iiB 4e i'«M(»d OBBeèH 
«Wi:«ni»i4oMMàn}- 

H ilMUlf^ c«aatqueiWA»i IDlMtrt par quiptal ta 
BB(M nO'paùtt CMdif Ptai) Uaœ; i a-UnleaataayMe 
tvrat et w 9»u4pe I i 6 le lucre brut i nffliHr. . 

^iifti.-^6n m\t9 QTdm du «abiseï s'apptÉ|M k an* 
bruebe de l'tâmiaiMntioB Qnanctàre ^ il oooTflrtit let boaa 
du trésor , et réduit i 3 1/2 le 4 O/o- 

Au nw de {Hwembn , le ZollvweiB élera w U:(m en 



346 HISTOIAB ÉTRANGÈRE (ISbS). 

vue do système prohibitif de la France. Cette élératioii de 
tarifs équivalait presque i une prohibition de la plupirt 
des arUcles de l'industrie parisienne. Au reste , cet déôMoni 
ne deraient ôtre irrévocables qu'A partir dH i" juirier 
1M3, et le tarif pourrait être modéré an bout de titù ani 
Ajoutons en terminant que, dans le bat de régaiirtser, 
an proBt de l'Allemagne, ces immenses émïp^tîoas tut- 
quelles la misère pousse incesumment les CDltiralears , le 
goQTernement prussien autorisa, au mois de novembre , 
i Hambourg, ElberTeld, Stùt^ardt et Beriin , use société 
fomûée dans le but de fonder, dans l'Amérique du sud, une 
c<riooie allemande. Berlin sera le ceotre de la aociélé. 

HANOTRB. 

Gomme àTordiniire, cet État olre le spectade d'us 
gourernemebt enliitteeoDstanteareciami^rlté du pifi 
contre les idées nouvelles qui l'envahissent de toutes parts- 
Plus l'opposition est grande A ces tendances vers une réfor- 
me, plus ces tendances se mantfestent avec violence. Aimi, 
dans une dei dernières séances de la Chambre des dépotés, 
M* Broming 4t une motion ayant pour obfet de Ibreer S. 
M. le roi Ernest A soumettra A nne enquHe les actes de* 
mimstres. Cette motion i appuyée par pluaeors bomraUM 
membres, fut inacrita «u prooéis-verbal. LeBgtfeb priDd' 
paux articulés cùatn les minMrea senM pour bous 
comme un téiumé des détals de cette aeasion; <fe sont: 
K La convocation trop prompte des Cbao^res et les ob- 
stacles qui en «ont résaltéa relativement à la cooMtBliM 
compèètA et téffale de la Oiambre ; Tendamo incOBslila' 
tionoelle de plusieurs députés^ le retard dans la prétsntathM 
des projeta de loi- » Une autre motion fkt bite, le lljoillet, 
diBsle tMitdeprol^er le droit de pétition, comme 11 a été 
garanti le 6 août 1840. 

Une autre mantfestaliaDj non mi^ot rignifloativet (ut 

, . .i.,Gtx)i^lc 



b&novue. 3&9 

fkite par la seconde chtmbre des étaU. Le 6 mai , elle vota 
une somme de 5.000 rixdalers pour frais de publicalioa 
de aes tniTauz et déUbératioiu dans la Gazette , et elle ex- 
prima m même temps le voeu qu'A l'avenir ses délibéra- 
tioiu recuawot une plus grande publicité, et que, notant 
tnent, le ikmd da chaque orateur igurit ao t£le de tm 
discoura. 

De 90Q eâté, te roi, dans un rescrit du i mara , portant 
reibs de la demande de prorc^tiou de l'assemblée, déclara 
aroir remarqué avec déplaisir que les états avaient abusé 
du droit de nommer des cmumissions. 

Le 13 juillet, l'assemblée générale Tut prorogée. 

L'oppositioa n'est pas seulement dans la cbambre des 
représentants : elle se uianireste aussi dans le pays , et par- 
liciiliéremeot cbez les étudiants. Une enquête concernant 
les aasociatioBS des étudiants fut faite à Gœttingue, et, le 
SS août , fut publié un Jugement qui condamnait les cheb 
i douze jours de prison, et les autres membres é six jours 
(il Y en avait plus de cent). C'était li un résultat bien mes- 
quin d'une affoîre qu'on avait cherché i rendre importante. 

La situation des Israélites Tut aussi mise en discussion 
dans le Hanovre. Dans sa séance du 12 avril, la première 
chambre des états, conrormémeat au désir exprimé par le 
gouvernement, résolut de ne point imposer de service mi- 
litaire aux Israélites, attendu que la loi concernant cea 
derniers leur refuse plusieurs droits civils qu'ils avaient 
léclamés. Un dea arguments qu'on fit valoir dans la dls- 
cosûon est que les Israélites riches se font remplacer, et 
que, par conséquent, la toi n'atteindrait que les pauvres. 

Une dee premières questions qui se présentent dans l'his- 
tiHre des relations extérieures du Hanovre, c'est celle des 
droita du stade. I<es droits du stade forment un revenu 
héréditaire pour le roi de Hanovre ^ le mode de perception 
de ces droits ayant paru onéreux pour le commerce, le 
goavernemeQt britannique proposa au roi Ernest de Bub- 

:,. ih,Google 



350 UISTOUUB DE VÀ&NCE (1843). 

Stituer aux droits existaaU an droit aaifbrme o^ vaiormi^ 
Ces droits variaient, et le mode de perception n'élsit paa 
Ibujaurs le tnâmû. td ro! accepta la piH]^o6îtfon , et \\ml&- 
ijemeiit eût été cortcla si lord fratmerston, perdâbl de Voe 
le but primitif de la négociation qui itait de simpnBerles 
lArôils et d^n Aciliter la pén^ption, n'avait iinaginé de som- 
mer le roi Ernest derenoncer Ji une partie desdroitadasta^, 
prétention inoute {usqa'alorâ- Le goUTemenenl hanorrien 
WJela cette prétention, et les choses en seraient restées tt it 
le changement du ministère anglais n'avait pu taire espérer 
une solution déSnilirè. À la Rn de septembre , 6n tèçHt ta 
nouvelle t^ue les Aé^dciationS relatives aox droits db ^tftle 
étaient défîùllivement closes, el qu'une contention avait été 
concfue-bn assurait que le droit était MËiilténdComnjèdroit 
Maritime.' Au reste, il serait impossible dé rien pnéciser en- 
éof-e & l'égard de celte cond'usioh : il tiùi attendra qtie li 
convenlioti ait été présentée an parlement. 

Une question plus importante poàr le Banovrà uSt belle 
3e l'aCceSsion fi l'union des douanes allemandes. 

Et d'abord, quels sont les'intérèts véritables du ïtà'noTrc? 
S11 luisait partie de l'union des douanes allemandes, il 
paierait, au lieu de 700,bdO riîdalers de droits \te toâdbin- 
ibiatidn, 9,500,000 riidatena. Le royaume perçoit khnuel- 
lement, e^ droits et frais de consommation, 2 millions, ttens 
le cas d'accession au Zollverein, 11 percevrait 6 mllfloûsï 
biais il serait tenu de verser 3 millions et demi lïans Ta calsst 
commune de Berlin. H ne lui i-esterait alors qu'un tniHion 
et demi. 'H résulte de ces chilTres que le itanovre per^dit 
au moins 3 millions fi l'accession i)u'on lui demaiidê. ' 

tJne commission , composée de fonctionnaires deVi^i- 
nistralion, se réunît pour éiaininer ce'tté (^nesûon. là 
ioiesure en elle-mâmé était' loin d'être 'popotafr^. I^^is 
ISS'I , le gouvernement fait espérer une dimî'Drutidrt àlÂ^ 
pdfJs : cet espoir serait complètement déçii {ta^ l^râeâsiôn ; 
car DOQ seulelb^t Ira contributioot directes ùk tteltlÂlI^ 



BANOVHB. 851 

fininnéeâ, mtis les fontribatioDs iaâiredtes s'aÉcroftraient 

encore; Aussi de toutes parts arrivèrent des pétillons relifivw 
au refus d'accession. Les autorités muoicipales du Hanorrt 
adressèreat à t'assemblàe générale des états une pétition 
dus laquelle elles prolestaient énergiquement contre le 
projet L'ftcefSsion, disaient les pétilformah^, portfertût 
nn coop htal aa commerce et k l'industrie du pays. 

Ua événement heureux pour te royaume fat le traita 
par lequel Brunswick avait accédé (16 décembre 1841), pour 
son district du Weser et du Tlartz, au système de douane du 
HaDovre : ce traité fut prorogé d'un an , quoique te Bruns- 
wick eût déclaré qu'il ne Te serait pas. Ce changement de 
résolution indiquait, de la part du Brunswick, Tespoirde 
voir enlîn le Hanovre accéder à l'union alleAianâe. Quoi 
qu'il en soit, depuis l'accession du duché de Brunswick,- 
rioduslrie et le commerce hanovrien gagnèrent d'une ma- 
Dière sensible. Le revenu du trésor augmenta considérable- 
ment cette année , en comparaison de l'année dernière. 

La politique extérieure n'offre plus que quelques ac> 
tes d'importance secondaire , la prolongation d'un traité 
avec le grand-duché d'Oldembourg , un traité de na- 
Tigation conclu, le 15 Janvier, avec la BelgLque,A l'occasion 
duquel le roi Ernest accorda au roi Guillaume-Frédéric de 
Hollande l'ordre de Saint-Georges ; enQn , le traité 
conclu avec la Prusse et Brunswick , pour l'exécution 
d'un chemin de fer de Hagdebourg» Brunswiok et Hanovre 
i Miodeo , dont nous avons déjà parlé. 

Ce dernier traité entrait dans les moyens d'e'xé(nitton du 
i^sléme général des chemins de fer de Hanovre. Les états 
rot accordé, on se le rappelle, H millions d'écus pour, 
oonsti'uire 60 milles de chemins de fer. Les villes de Celle, 
Hanovre, Hedeldieim et Brunswick, Harboarg-Mhiden et 
flrtme, seront ainsi liées entre elles. Les deux ^ffojets seront 
GODÇtu de mài^ire à ce qoe le» diemîm de t*e d^tiSwût 



S5S HISTOIRE ÉTHANGAIU!; (ISU). 

à Hambourg et & Brame. L'Elbe, ie Waser et la mer du Nord 
ae iTOUTeroat ainsi np^ochés. 

BAYIÈI^. 

Gomme la Prune tend , par le développement de taa 
pouvoir matériel, à la suprématie sur l'Allemagne protw- 
tante du nord , ainsi la Barière aspire an protectorat de 
TAIlemagne catholique du midi. Le roi de Bavière) »it 
qu'il comprenne les grands résultats que peut avoir pour 
lepaya une semblable entreprise, soitqu'il n'agisse que 
dans une vue d'ambition personnelle, poursuit son but avec 
activité. Cette année lui a fourni l'occasion de faire , eo ce 
sens , une démonstration politique. Quelque temps après Ii 
céi'émonie de Cologne , où Frédéric-Guillaume de Prusse 
faisait un éloquent appel aux sentimenta de aationslité et 
d'nnité allemande, Louis de Bavière inaugurait la Walhalli 
(salle des élus), eorte de Panthéon qui renfermera les statues 
de tous les grands hommes de l'Allemagne. Les idées d'à- 
nité, de communauté allemande, sont invoquées aveoli 
même chaleur par le monarque chrétien que par le roi 
protestant, n Puisse , s'écrie Louis de Bavière , puisse II 
'Walhalla favoriser le développement des idées [allemandes! 
Paissent tous les Allemands, à quelque pays quils àppar- 
tîennrat, toujours sentir qu'ils ont une patrie commune, 
une patrie dont ils peuvent être fiers. » {Foy. k la chronique, 
sous la date du 19 octobre , les détails de l'inauguration de 
la Walhalla.) 

pans le discours qu'il prononça à l'ouverture de l'assem- 
blée des étals (20 novembre], le roi, rappelant les souveain 
del'éinotioo éveillée par le traité du l5 juillet, ne manqua 
pas de féliciter la patrie allemande de l'unité de sentiments 
qu'elle avait montrée. Toici lea paroles de S. M. : « Ud 
e^celleot esprit s'est manifesté dans le royaumei sur la riva 
droite . sur la rive gauche du Rhin, comme daos tout* 



BATIÈRE. 'S53 

rADemagae , lorrifoe ta frontières Kmlilàmit mâiâeéw. 
ToBS les Allenuods ont été pébétrds da •eoUnient qu'Ss 
appirtienoent k une patrie commoDe, et œtte' pMnée s'est 
révélée i rérectkm de la catbédrale de Cologne, A l'incendie 
de Hamboarg. Elle ne périra pas! « 

Cette année ne donne, pour ainsi dire', aneun aliment i 
rbisUiir» des faits particuliers. Consignons toutefois tt 
réAmne postale, opérée d'après le système anglais, et qui 
fiie ht port des lettres , dans l'intérietir du royaume , à IS 
krenlzen poar toutes les distances. 

BADE. 1 

Après ladâturede la dernière sessioa des états, le grand- 
douvait rendu un manifeste coDcernant laquestiondes con- 
gés, et ce manifeste n'avait reçu le contre-seing d'aucun mi- 
nistre. Le ISfévrier, sur la motion du député d'Itzstein, la 
duu&bre des députés dédara inconstitutionnelle cette ma- 
DÎère de procéder. M. d'Itzstein avait iaroqué à l'appui de 
u motion la loi de 1820 , concernant la responsabilité mi- 
nistérielle ; il avait ajouté que la chambre, ayant agi 
d'après une conviction loyale dans l'afTaire des congés , elle 
ne pouvait accepter le blAme exprimé contre elle daos le 
manifeste du graod-duc. La motion fut adoptée i la majorité 
de 31 voix contre 96. Vainement M. Welker avait-il essayé 
de faire triompher une sorte d'ajournement, en demandant 
le renvoi dans les bureaux , pour y être avisé ; la chambre 
ne s'était pas rangée à cette tactique. 

n fallait ou un changement dans le ministère, ou une 
dissolution des •chambres. Ce fut à ce dernier parti qu'on 
s'arrêta. Le 21 février, les chambres entendirent, en séance 
nh'aordinaire , la lecture du décret dé dissolution. 

De nouvelles élections eurent lieu. Rarement ces moyens 
extrêmes réussissent, et d'ordinaire l'opposition revient 
V^ins forte : c'est m qui arriva. De 6S élections, S7 aeule- 
im. Mit. iMMr 1S12. 23 



M* BISTOIBS ÉlftimtRE (484S). 

«tat tanittni Himr4B BatrtBiMnMvk Iqr M M0M> 

MOleMst 1» wr M>. Bus t'aDcieaM tbMthrvi i T 
■luit SI CaKtMuyrM twMia : k DWTcUe a*»! «Ht 
plus que 17. 

bM ^BJÉtaw renOohMrMÉ «bu IêA ééprtte nmnile- 
ttest élu la BrfoM ep^tioat In méaifla atttqiMfti 

Gapendwt il frilcifc un budget , at il «ait niPiiwhw 
ïb bàtar les trataax publics ea(aKfiiHs> le tnaMmt 
D'eut dODC pas, cette ttm^ ntotm M iMQre« «Mii- 
me qa'il avait employé au commencemeot de l'année. 

Le budget fut voté ; il dontn Ueu néanmoÎDs k des motions 
importaotes, et ftit assez vivement débattu. A propos du 
iSMfiilre des finances, la comnlsBitm tfUffgée *> IiMttlir 
tVait propose une loi qui eût aouOi^ fi nft droit 16 d^M es 
natl-^fle<-tit. Le ministre des finatices Si B ta nH ef Qm 
Cetto mesare serattÈontraire anx conVeiiHàns ctnehieB avflc 
rnnion dotianUir«. Oet àrgumeatrénftit ft ftite reptrasBer 
Ift pfv^itiott. 

La commission tut plus heureuse & l'occasion de deux 
tutres propositions tendant, la première, à ce que le gou- 
vernement fit tes démarches nécessaires pour ta publication 
périodique, par l'tlaion, de tableaux complets du mouve- 
ment commercial et industriel ; Ta utre , à ce que le gouverne- 
ment , avant de prendre des résolutions importaotes dans 
tes questions douanières ou commerciales, soit sous te 
rapport des traitésavec l'étranger, soit pour les modifîcattoQS 
de la l^istatioQ intérieure, consultât les chambres de 
commerce et les associations industrielles dans les états de 
l'tiition. 

Un membre, M. Sead», fit adopter ope motioa doat 
l'td^et était de bire émettre le vœu d'un* augmentatiea de 
drmts sur les vins de Champagne. 

«M denMn pMpdMtiw, «Msée <ta Mtoe manMej Mt 



DB i^ saoote. CUa 4tut «odcih daM lat toraM «iw 

« U fMrensiiMDt iotcrvÎMidn KOft^ du oongrji doWh 
aier aolHlt pour qti'fl avàe A créer dea faoilUéa ni eom-i 
aune Abi Tins iadic^Mqne fait l'AUwaavae du iwrd» «t 
la outre, i ca qu'im inpAt dB consomnaliM aait-i^lAAa 
froit fixe éUbU aur lea vioa étraagen. » 

PropoaitiDiis qui décèlent uae malboureose teo^Bce de 
l'oppoBitioD ven le ayatème pn^iUliL 

ta budget d^ la guerra ae préew^t cette Eoia ewi 
une «ogmentatioa de 300,000 Oeriu. Le oonuBîaeieQ fit 
quelques rédsctioaa, qui furent ado^téee i une snude oia- 
iefilé. 

Le 3 aeptetnbFe, k deuiièue ctMUBt>re adopta un ft^ 
d'iEQortiagaiaeBt f»ar tes etaeaiias de fer- 

Ua autre projet créait, i la charge de la mAnoe eaiaaei 
Due dette pulrMqMo de 2 miUioaa- La coBuniaaioB .propoaa 
fc denaBder au grand-duc la eréalioa d'une aomiRB ^Iq 
de billete du trésor, ta cbambre ade|>U cette proposHùii 
itusi Inm que la disposition quiaulorise la caisse d'amortis- 
ieiôeat à coaLracter uo emprunt dans les limites des bud- 
BBUdBi849 at -tfj ait à iipattaa <a oaiwd^HaBce deambUga- 
•iw pertkmB de 4 pi <^ 

U ft^ti actdèirë tàuéhftil I sa âti. Lfe pKïntère i^kiitbf» 
Toulut màiailester son éloigneitieut des teudances révolii- 
tWBBaire» de ia secoada chambre. EUeBdoptauBepro^oM- 
iisa daM «a aaaa, dont l'MtoBr était H. d'AnttaW. I« 

pwrttÈse éhHAifiv y dSHsrïtt hkiua stfi oitotHnife h tsaftlM 
Miimpâtlascèonap. 

Celle manière d'envisager les choses trouva un écho dans 
la éismurs de cUtare proBoacé le 9 s^terabre, au aen 
'n graBd-Soe , par lenintatre derinténeor baron de Rodt. 

9> A. A. avait ru aVec peine que lé déVoaeraent con- 
âitutiocnél des conseillers du gouvernement tgail été sùs- 
(wU dan la Hcoade chambre dea états : d'aiUaur» ]m 



. aM âlSTOIRS ÉTA&R6ËRB (IMS). 

griebarticaléscootre«ax l'araient élé d'ans minière kteo»- 
stJtutionnelle-, si S. A. 'R. n'avait pas jugé ï propos de 
(Hnoodre PaiaemUèe des états , c'est parce qH'efle init 
craint ^'inaposer i ses sujets des' charges nourCHes, de 
paralyser de grands travaux d'ntaité piiMque, et d'i^oanwr 
le règlement des finances ; euBa S- A. R'.' était rermement 
résolue de faire respecter la conslitutiOD ; qne si, pour sr 
part, elle n'éooaterait pas les cooseits qui tendraient 1 la 
violer , elle ne tolérerait pas non pins les atteintes que 
d'autrea qne ses conseillera porteraient k la coiisUtotioD et 
aux prérogatives de la couronne. 

Cette année encore, la question de lafibertéde'la presse 
avait été vivement d^ttuo. A la chambre des députés, H. 
Sander avait hit adopter par la chambre les conctamni 
d'une commission , tendant i engager' te gonvememoit Ir 
intervenir auprès de la diète, pour qu'il fAt accordé me 
ptusgrande liberté i la pre^. Une autre motion portée par 
la chambre au gouvernement , sur la proposition du député 
Welk^, contient ces considérants remarquables. 

• Loraqu'oodcminda, eal8I3eteDl81S, il» ucriQnwiltuUonpoir 
combillre l'eimeaii eommoD, In priiteei prirent retfgngniMDt MIchikI ''k. 
aritr k imtt lajeti qaelqnM dntu eamilM^ omkwMi, le plMlBr«- 
UDt d« l«iu, !■ lUwrIt de la pnue/U Malt cootiiiM i'vm umiUÊ» 
tpUae dM AUVQudi. Ce droit étcrael, pnoli pv l'u^. IB de l'acte M^ 
nJ, fut CDDieDti pir Iode les prïDces, qui promireiil d'eceorder 1 leon tottll < 
U téritable liberté de la preaie ïrte tout lei mejet» d'eiécution, h rés»- 
nM UHitcfata d'andlarglrleebMeield'éteiidreTet latretdroftsMJrai 
ttUqiialanMfU4'Migr«ruasHm^dnlt-H>i^w"<vA<><<KM<^ 
iMMOiiuin-KiitanMil dMatnncmartioMHttettaraataAivUftaCi'it- ' 
bad.qniplniIardiiiipeBdirenllaparlieeeMnlielleetpotiliquedatatUierl'^ 
U preue, mait encore beaacoap de goaTemene nli dArulûreot coopM'- 
mmil, par nne censure générale, Te peu qni restait de celle liberté, el qnlai 
é)M4Ma iei ph» crlUqnet let aesDrea eiMptlomialtae de la diète anM r*- 
cpana coBine n'olTraiil aBcnn daaier. Par contCqneBl am^ lee atR> 
promesses de l'art. 18 furent mècotumet. C'etfaiDSi qu'an lien 4'aapiril'' 
•t d'atsurcr la liberté nationale, ee qui était le but de la eoBrealîM a»d» 
par la diète, (ette liberté Itat malheureuKmcnl opprimée el raouée itk 
ptni de Ttolenee qo'li aoenne aolre époque, «ai» Aeeptar eellé da la t^^ 



EMiE. 357 

MratiBoUHbiD, cMtn Uiuella etpenduit tM( IM efforUdcig^errec 
libéntricn aTaieal été dirigà. 11 dirient donc loua In i>nn plui iodis- 
pcDMblc de remplir eoTen la aalioa «llemaDde, qui , par im »criDees , ê 
lUTc iH [rOon dM moaarquu, 1m promesses qui lui ont éU faites, et d'as- 
HRT aiail lia priadpalei b«M d< l'ordre publie e( de la rojaolé ; car il est 
Mdai ^'M M aaur^ se dlipenier de as oMle*lioi» taerèei, cfintnMM 
dïTui Dies et à ta bec du noode entier. > 

L'espril libéral de la chambre ne put cependant lui faire 
accepter une proposition d'émancipation des Israélites. Sans 
repoasser précisément cette proposition, la chambre prit une 
résolution qui l'ajournait. Elle adopta l'ordre du jour, de- 
mandé par la commission, sauf renvoi aux résoltilions 
adoptées par la chambre en 1838, Au reste, à ce sujet, le 
gouTemement grand-ducal avait donné un singulier exem- 
ple de tolérance , au moment où, dans l'Allemagne du nord, 
la position des Israélites était menacée de toutes parts. Un 
lETaélite, le docteur Henri Oppen^eim , avait été admis 
comme agrégé k l'université de Heidelberg, et chargé d'en- 
seigner une branche du droit publie- 
Il ne nous resteplus à signaler, pour compléter l'histoire 
de cette année, que le mariage de la princesse Alexandrioe, 
SUedeS. A- R. le graod-duc, avec le prince héréditaire 
Emest de Saxe-Gobouig-Gotha. 

WURTEMBERG. 

Ceil à Stullgardt que se tint, celte année, le coagràs de 
l'uni» douanière allemande. Les plénipotentiaires repré- 
sentant les. différents états s'y trouvaient au nombre de 
onze : la Prusse, la Bavière, la Saxe, le Wurtemberg, le 
duché de Bade, U Hesse Électorale, le duché de Hesse , 
l'union douanière et commerciale de Tfaurioge , le duché de 
Saxe-Wnmar, le duché de Nassau et la Tille libre de Franc- 
Ibrt. Nous ïTOns donné, à l'aiticl» Prusse, les résultats du 
congrès. 

n,.,N,-.^h,GoO>^lc 



3» BISTAQIE tHUNÇÉRE (18&2). 

La Chambre des députés du Wurtemberg ftit proR^; 
vers le milieu du mois de Juin , pour ne se réuDir de iiou- 
vç^if qit'#u commçDceoieQl de 1S43. 

L'ordre du jour avait été prononça aur um idqUqb du 
btroD de Bomitma , concernant l'iotroduirtloa du Jury dan 
les délits de presse. 

I4 chambre s'ébiit occupée aussi d'une mption de l'éréque 
de IVottembourg, concernant la position de l'Ëglisfî c^thoU- 
gue ?is-à-visde l'État. L'évêquese plaignait de ce que l'É- 
glise catholique ne jofjit pas d'une liberté assez gntpde, 
surtout en ce qui concerne les mariages mixtes, et préten- 
dait que l'État ne peut agir par voie coërcitîvQ, en Qiatière 
de mariages mixtes , et t^ue le pape seul a le drpit de titftluer 
d'une manière déQailive. La ct)E(mbre rejeta cette qioUoDi 
yfnp majorité de 60 vois contre 6- 

Le ministi-e de l'intérie^ur avait présenté h la cbamtiret m 
projet de loi (mars) çoncefni^qt la çoQftrgptioQ df)S cfiemiQs 
de fer dans le Wûrtenibçrg, et dont yçici gqfilquea passâmes: 



« Da Uae k tBSa miHt éU <*b«Mm dM «fllif ; dVDii In ébU 11 

W0, W ■>« K^ii pu oceu^ 4(1 ceiu vm»V^ Mpà^ que, dw tt if*» 
de rAMcmagn», le gjslèmc dts chemiDS de fer bti^I fiH de foaifi. ii^*- 
loppements. Ed. Allemagae , let cbemins de fer ddI élé caDùdértt 011110» 
une aCTalre nationale. Depuis Bile et U liUoral de l'AdriaLiqae, depniil* 
Hongrie et la Gallirie, depuis ^ mer ^lliqiM Jusqn'i l'EUw, le Wcser, le 
Rhin et l'Euaut, dans toutes les directions, en un mot, s'est miDlCuite 
Mlle tendance i adopter ces mofens eipédiurï de communioilkm. TtalO 
tMoplMcs sont r^proaMei par les UgiMdJiiéUblUa. DMMeatvMl* 
\Vurlemlwig w AeoMure pat Anmger 4 QC womciaeat, U <aU «mW 
dttas l'Atltnaeve ^H ^ If U^ne de Xotftii | V^ i^jfi coqpifqfM 1» 
nord jU5()u'»i ^^'«\- 

• L« Wurtemberg iloil contribuer à rapprocher te Khln du Danutie pir ie 
diemiu de Ter, el l'océan AHanliquo delà mer Noire. L'Anlrlche a d^ AU 
m qutt blIaU ponT ponuo- loo ehamio Qe fw iat^vt la BMaïUn klitiMc. 
et )t gof ««rneqkavl Un^\t «"«iWP* ifi la mi^M^fllf » ^'n ^BUlA** f* 
dft Fari* i Çlrîistwure. imxit' BÏÉiS"' '» 1*'= J* Co'W'aa.tç B'es( pff eDÇ(n 
compris dans les co mm uni calions entre l'Italie et une parUe ée L'All«B*g'^'- 
L« Wurtembtrg a Iroii directions k suivre, celle du Rbio, aOt dn Dna^ 



i.,GtK)i^lc 



WDSTUItBfta. 3» 

Il lA 4l ta 4« CoMUMC. U MWMW «IMt «t to tWHit fttflMfiMt 

> Li ligne de Slullgardl-CannsUt i Uln «il une dn plusliiipor|«ii[ft: ell$ 
scrl de point de nitiemcni >ui autres Oiemini. C'est le chemin cenlnl d« 
loal le p»j» ; cite réunit te Neclcef m Dinube. L'Élit doit le diarger dH 
pflitfpalea eniMpriiai it es gnia. U gnsAe qwatioa aa) aallf It Mtilr 
OH )'<« eoaiiiKiMara )•« lraT«gi. H Miait aiNi aatpnl yt» l'an fwnwwgll 
pr |a tigge de âluttgard A Ulfi- Halbeurtqsei«ent elle oITre de graDda 
dilBcnltëa. II ne rendrait que 3,200,000 Dorini pour la coutniclioii de deux 
enads embraBcheanDts. > 

La i" novaqibre, It conmitilon dw étita. réuiùo à 
Stullgardt , prit la r^wltilioD luÏTante pour réUblmeiMal 
dci oboniai de hr aux Aiis île l'État, i partir de la MpUile, 
l'danaU cHrectioii de l'ouest, vert ItTrontidra b»d«iw tt 
CD prolongation Yen le noi^ , jusqu'à Heilbtx)n ; B* dv* 1* 
direction de l'est et du sud, vers Ulm, et de là à Friedrich- 
hafen, surle lacdeCoisUaoaja* il lera établi aux frais 
des particiiliers , un chemin i partir de Blocbingea, le R>ng 
éa k «aatagaa, par Aeutlingen, jUMiu't» tMMtN«ttl(«r. 
L'âlat gaFantira un Biininitiai d'intérêt ttoi Hip. 9iê- On 
■Uliisra plua Urd aur la question de «avoir li d'mtroR (ibfl* 
niu ie fer aaroat élaMia avx friiis des partiçtilim pwr 
lier entre elles les divei^es [nrtiM du rof lun». 

hesse-darmstadt. 

La seconde ehambt^ des états adopta , )• 1? )ita > Jt la 
majorité de 24 vobt Contre M , la proposition du gouTom&- 
meot da construire \e% principales lignes dp chemins de Ter 
ans frais de l'Élat. }* «aula condittOB fut dft ne ms («tre ^ 
traoé à Manhelm , mais à fieidelh«s. 

Le 18 jnillet, le grand-duc flt en personn» la eM(ttr« dt 
h session des états. 

Umme à l'ordîpùre, le député GJanbrech pro^ioâa à Id 
«bannir* da prier la gouverBament, l" d'eoHplQYfir tWRlW 
BioT«Dt <r>( sotrt en sea pouTflr «u|h# de la dMi» famé» 



ertbyGOOgIC 



3C0 HISTOIRE ÉTRANGÈRE (18à3). 

nique, pour qa'en exécution de l'art. M de raote anal du 
congrès de Vienne la constitution et le droit soient protégés 
dans le Hanovre , et qu'un état régulier et légal y soit rétabli 
aussi promptement que possible ^ %•> de s'adresser i la diète 
gennatrique pour que des réglementa fédéraux soieat pu- 
bliés pour donner des garanties aux constituUiHis, elles 
mettre à l'abri de toute atteinte ill^le en créant, s'il y a 
lieu , un tribunal fédéral spécialement chargé de ce soio. 

Cette motion Tut renvoyée à la commission pour qu'il DU 
fait un rapport. La cbambre décida ensuite qu'elle prierait le 
gouvernement de lui présenter un projet de 1(h établissant 
les conditions sous lesquelles les Israélites des deux provin- 
ces de ce cété du Rhin pourraient acquérir les droits de 
bourgeoisie. 

SAXB-DUCALE. 

Au mois de février, le grand-duc de Saxe-Waour ^of- 
posa k la puMication des discussions de la diète : résolution 
singulière au milieu du mouvement général vers la puUicité 
qui s'opère partout en Allemagne. Nous rapport<Hu en son 
entier l'acte officiel d'iaterdictiou : 

< L'espérience que noui tToni bltc depub l'unée 1823 dias pItilMin 
aHembMci da la Ddile dièle, nuis nirtogt l'sxpédcMe blla dan l'aMcaïUte 
MtnaUe, nom ont donn« lacoDTictkm que la iBmnTënlaHa qai m nltacbat 
or^DairaoCBt t HcapTeuioa et i ta pablicatkiB dci procto-TertMin det ^- 
cuutoDi de la ditte l'emporleat beaucoup nr 1m ivantagM. Nom coap- 
tons parmi les incoOTén lents la propagalion de nonTcllei Inexactef tor » 
qui lonche l'administra tion. et des jugemenli faux tnr nos autorités el bm 
fMicIlonnairet, ptrelllenient la poMcalmn d'allaqnea eoBtre bm droKs am- 
UlnUoonela, qnl, d'aprts la mtrdH des afhirei, ne pnreBl Mre téCaltt ntt 
fias lard el trop tard pour eTfkcer complâlenent et partout rimpresiû»"» 
fols produite ; de pins , le retard et les détails nombreux des disensshuf 
nêmea, car ce qui, dans les débals, doit êlre dit el ne pw être dit par l« 
députés, bien qne sans Influence sur les rétolntioiis adoptées, Ml nb « 
relief d'une manière si Ibrmelle, qalt en réalité une perte de leapsfoar la 
rédaetloB et une pelle l'usent. Su un mot, le Utfnan^t^tMt^Hi* 



h,. Google 



SAXE DUCALE. 361 

iu fTMit-TCrtMBX peut condaire k sd ehingemnit de U eonsUiatioD, irar- 
l«al ta pw^npbet 67 et 08 de la loi faadimealalc. Nous rctirou donc 
■Kc rjiene l'aaloriuUoa donnée en 1823, d'imprimer lei prscte-TerbtDX 
te ttuenitU dMe, et oooi De reriendroiii inr Mlle résoloUosque lortqne 
kl ilili ■mnl décida qne dee eontmituires aonmte pu nom aMitteroiit 
Hi dâiWraUoBt, dooneroat det éelaircisMinenit, reront det reeliflcatiou 
M da réfntalioiu, afin d'arriTcr I établir une égalité parbite entre les étala 
ritegaaTeracmeol, enee qui concsme la publiealloa det sétncei. Cet ré- 
niaitgut aaront lien dant l'assemlilée même et leront coDiignte* dans les 
rncti-ierbini. Quaat i Vimpreistoo et 1 la pnblicattoii iti actu, U De 
lenbilaacuDctungemeat. > 

Nous svons parlé ailleurs ( yoy. HollaQde ) du mariage 
du fils du graad-duc, Charles-AlexaDdre-Aaguste-Jean , 
colonel au service do la Prusse, avec la princesse Sophie 
des Pays-Bas. 



VILLES AMSEATÏQUES. 

L'événement le plus important de l'année, c'est la catas- 
tro(Ae déplorable qui , daas les premiers jours du mois de 
mu, détruisît une partie de la ville de Hambourfc (^oy. 
pour les détails, la chronique du S mai). Le concours des 
différeots paya de l'Europe et les ressources immenaes du 
commerce hambourgeois suffirent k réparer, en peu de 
temps, ces désastres. Un emprunt de 34 millions de maivs i 
intérêts payables par semestre , emprunt souscrit en quel- 
ques jours et plus que couvert, témoigna de la confiance 
qu'inspirait le commerce de Hambourg et des intentions 
tnenveillantes du commerce européen. 

Dans les faits d'histoire générale, nous n'avons à citer que 
le traité mentionné à la Turquie (foy. Turquie). 

A l'intérieui- fut pris, à l'égard des Israélites, une déter- 
mination qui contrastait avec la posiUon faite, presque par 
toute l'AHemagnei i cette malheureuse classe de la société. 
Jusqu'alors les Israélites n'avaient eu la liberté d'acquérir 
des pn^étéi foociéres que dans quelques rues de Hain- 



I, Google 



Z«i HISTOUtS ÉTRANGteB (18&3). 

bourg : d'après une résolution de la bourgeoisie, ilsponr- 
roDt ea acquérir désormais daps toute l'étendue da territoire 
et dans loM^ 1«8 parties de )a ville (décembre). Il s'était 
Tonné dans le conseil, et en dehors du conMili une violrala 
opposition contre cette mesure, non per des motifii reli- 
gieux ou politiques, mais par des motifs puisés dans l'in- 
térât personnel' Cette résolution aura ppur résultat positir 
d'augmenter la Valeur dei iH^priétés fonctàres : on sait qu'il 
; a 7,000 Israélites à Hambourg. 

Une société allemande de colonisation avait été constituée 
à Hambourg : le 25 février, ses statuts rurent ptibliés. 

La société ae compose de propriétaires d'actions de la 
valeur de l,000 marcs banco; 400 actions seront (^ertesai) 
public pour coloniser les lies Chalham ; 200 marcs banco de- 
vront être payés sur cbaque action. La société ebverra 
préalablement aux Iles Chalham une commission de géo- 
mètres et de savants pour Taire les travaux d'exploration 



Nous donnons Ici le mémorandum d'une convention hile 
■ Bambou 1^, le IX septembre 1841, entre Charles Siekediog, 
flyndic de Hsmboarg et envoyé k la diète fédérale de 
Trancfort-sur-Mein par les villes libres de l'AHemagne, au 
nom d'une compagnie de colonisation d'une part, et Jobn 
Ward, esquire, commissaire de S. M. Britannique, aa nom 
de la compagnie de la Nouvelle-Zélande de Londres, anlo- 
risée par des lettrée-patentes royales, d'autre part. 

• Ucamp«gnieiIelaN<mfllo-ZtiMi|«c»MfDtinatr«, eiUwdéUlo 
eoloDiuliop lUciiuDdc 1 adielcr le groupe du tlet d«as U owr ds Sud, m- 
tuellecMiit 11 propriété légitime de Udile campignie de \t Nouvelle-Zéiande, 
et eoDona tout 1« nom d'Un de Clialham, compose de la grande tle namiiiée 
par les Indigfnes V^arre-lLaurl, et par les EQropi'ens ttede Chatham ; d'une 
RepiDi petite ippelée par leiindigèDei JIau«Uaudi),elpar les Eorepte» 
ikétPHtiet d'uM ln>i!)t«e lie nnmiaAe par lei indifltniH JM«0«tH>. •> 
par Ift Eurap^eat (l« dy Suit-Eil ou de Comua^U, arec les autre ttoU 
quilet enlonrent, et que po&side nctuellement la compagole de UNob- 
T^nt'iélandé, Icqad eroope d'îles, luiTtnl la carie d-Jointe, eSl ttloé «air« 



i.,GtK)i^lc 



vrUXS ANSAiTIQCES. 303 

I«44*l(Ubideiadetle17A>lDQgUadeoiiMtde Oreeowleh, jons letcondi- 
(noi sEftulAi, i UToir : 

p.a)0f*nnv4 |Lu»k441«4a dfi»po!t,i]))xJirdel'tetuiH^^nq- 
BolïoDf de U piéuDte eonTemioa, eL le re$le il»iu le dé1a| de douze mois, 
■pris que ragent de ladUe' sAcUIé de cOloDiutioQ lera réellemeal mis ea 



• a> UcaaqniÇBl«dil«MMT(lle-aiI)iidfli'eDgagekmntlM4tiiwUU 
lliqi^«^iptio«»«4P9Mr«npreqdre|niMHtoB,)t>(le*d-4««VtUWa»«ff> 
Ladite Mctété ^lenuinde eoTerr^ >u^ lies iiii igait, dut^ le dél^i de douif 
BOÎt, à dater de l'échaDge des raliacatioDi. P^s le ca! où, 4^ns l'espacç 
le dtDi années, a partir de l'époque iadiqu^e, Il ne se prisenlerait pas daai 
hi Bea DD tgml «reo llatotiMlloa d'en praidre possessu» , U *ente Mf> 
mirMi cens* f aBe et an aTUiM, m )n Rm fcimil da nimvwu U pi*»- 
tpMi de ^ fvinr*gnt« t>« Il ^1f(t^Z4I^I■4•. l« 4«pAt 4ç«eqr>1>t ■«miv 

I 3» Les TWdeurs igap^çpl si la spuTerrtBïW àf U çourpnoç bri'^Bniqufl 
aJaauJBélé proclamée dans les tie; de Cliatham, el ilspcnEen(, parcoasé- 
qoenl, qD'ilcon*ieDdraUàlagl)dé(éde co1oni»tlon angUlte d'en orTrlr la 
wncniHU aax Tillei auéallqaes de Lubeck, de Brtme et de Hambourg , 
«D i loua antrei Etala de U evtfMMtcm E|r>iUDiqi>« ea comoiua ou ea 
pirtienlier. Dans le cas contraire, U compagnie de la Nourelle-ZAlande em- 
(loln 'o" ii>Qn.ii)<^ auprès du gouTernement britannique, aOn d'9Si\irer 
Kl eolona allemandB, qui, par mile de U présente convention, voudraient 
l'f dlabltr, ta pleine et enitére jouissance de leurs droits nallonsH , usages 
et MBon, U^ h tiborU rrttBltuu, a Ml* manière et forae *u la MtiM 

> 4> Ladite sodétd se cbargt de W^i^^ les tlei dan) uQ lea^ auw 
npiroebé que possible, par dee personnes Tenant it'Alleuiagne. A cette fin, 
la (Mupagnifl de la NouTelle-Zélande oTtrlra, en tout temps, tons les secoara 
ini seront «a ion pouvoir^ louierois eeUe «pération sera exécutée aux tirais 
de la sMUtd de la etdonisaUon allemande. 

t A* iti itdtH vf^ fUfwndei p> If* ganprpdwM* *itowut4' qui 

9!artero|it u° coutrOle sonve/ain ^ifr If i (les de Cbatbavi, ne joulrost de If 
baillé à'j transporter des personnes qui ont commis des crimes, ou d'f 
établir niN maison pénilentiaire pour punirles malfaiteurs qui j auraient 
été envoya d'autres part. 

• <)■ La préseote convention. ma wQAM par ladite société de colosisation 
^si que par la direction de la compagnie de ta Nouvelle-Zélande, en ap- 
poaaft k Mçan d; 1^ cor^ratioD. Les ratULtations tepyal écbaogéei 4ant 
respàeç de six aoii, 1 partir de la date des présentes. 

■ n- SfvnaBiHV 1 «^iC Wuk. f 

:,. rihyGOOglC 



S6k UISXOIRE ËTBANG^IE (1842). 

MECKLEMBOURG-SCHWfiRrN. 

Le7mar8, S. A. R. Paul-Frédéric, gnnd-dluerégiHDt de 
Mecklembour^-Schwerin, frère de soo Altesse rojale ma- 
dame la duchesse d*0rléaa8 et beau-frère du roi de Prusse, 
mourut Agé de quarante-uQ ans. Soo fils Frédéric-Fraticràt 
niaieur aux termes de la loi de fhmiUe du 33 juin ISSi , [Mit 
immédiatement les rénea du gouremetnent. Aux termes de 
la proclamation rendue par le prince, les fonctionnaires pu- 
blics ne furent pas obligËa de renouveler leur serment de 
fidtiilé, S. A. étaot intimemeol coavaiocue de leurs seoti- 
ments de loyauté et de dévouament. Dans une proclamation, 
^Dée Frédéric-Francis, et contresignée L. de Lutzow* le 
prince promit de consacrer tous ses soins A la chose pobb- 
qne et à la prospérité de ses sujets. 

EBERSDORF. 

Une ordonnance du prince régnant, 15 février, étaUit 
une nouvelle organisation communale pour la principauté. 
Le préambule de l'ordcHioance contient ces paroles remar^ 
quables : « Le bonheur du peuple est le bonheur du prioGe, 
et la réforme n*est pas la révolution- » 

FRANCFORT. 

Vue propoutioo bite au corps législatif d'autoriser la pa- 

blicilé de ses séances fut rejetée i une immense majorité 
( 15 décembre ). 

GRACOVIE. 

Depuis une dixaine d'années environ , il se trouvait dans 
la ville libre de Gracovie plusieurs sujets russes et polonais 
qui y avaient été naturaliséa en 1836, par suite d'une or- 



CnàCOTIC. S65 

dooDance pabliée A cette époqae, mds cependant qoe fein- 
pre ruse edt cessé de les considérer comme ses sujets. 
L'empereur de Russie prit enfin, le 10 novembre, les dispo- 
sitions siriranLesAce stqat ; irâoiironiiément au vœo du sénat 
de la ville libre de CracoTJe, ne doivent plus être reconnus 
poar sujets msses tous les habitantadel'empireetduroyaQme 
de Polc^p qui ont pissé dans l'État libre de Cracovie )us- 
qu'au S5 MHvnbre MSfi, et tpti déebveroot, dans un délai 
d^rmioé, qa'iU désirent fain partie des habitants de rÉtat 
de Cracovie; S* sont exceptés de cette catégorie Ions ceux 
qui sont s4reints au service militaire dans nos états, et les 
parsoaDea.qui ae sont reodoeacoupaUM de délits graves et 
qui sMt prarsoivia par les lois ; 3* l'antorisattonde devenir 
sujet de l^t de Cracovie ne-doit s'étendre duM a«can cas 
i ceux des enjets russes et polonais qui se sont établis k 
Cracovie après le 25 novembre 1836^ 4' si parmi les Russes 
ou les Polonais qui déaivent m fixer A Cracovie il y m a 
qai possèdent des propriétés dans l'empire ou. dans le 
royaume, ces propriétés deTtwit être vendues dai» l'es- 
pacé de deux ans. 



ertbyGOOgIC 



HtSTOIAE JÏ^^I^^bU (ISU). 



I>AiniUKCK. hésitt it réforme. — eUU prorlndiDi. — QQtethil éé V^ 
bton KanMine. - tnamcéi ieC'dtntbét d« SaMiMs M ie HftMMI 
fMiFMIMfegBO. -vMHÉBHtH'* h téti*HlM M«lll«àtnSn4t 

-Jtrmt àtmta^tmvmi» vmm- ■- fiMW W W yjw.k lN— « 

(onr l'utaUlott d'un diemin de far. 

Sntra iT NgBWteî. R^IIrU dei trivant de je diile de SoUé. — ^qm- 
boD dé II rérormè. ~ ÉtalS dei Itartlt. - CbOelU jfoil '^ p«câ Aflf 
nniUtlM. "^ hfiqintitiMM. •* Tw»eHltffc M flotftUt^ ^ HHHMgti 
B W m il H itiHlL -^ «H» aei HnM it i — Qiiil li» to«lf Wptfi -M* 
ttlMlNlftdMirtb. -4- SiMrtiw^» »tMlw«. rr fiéta^ iMrodaJt* 
itawk code péBiL — iQgin«tati(>B dei r4iidf4e,lakeimf. — HalU' 
lien du tiux lëgel de i'iDlérèL — Xdbéiîoii delà ^uède él de la tTorwi^ 
au (faltt a^'li r^Wélu^afeS S^îtl. i^'ftfli^b déi étfz MykMnei 
tthlIféfaeMlttmMdkr». '-i> IMMibl lMlhWferiM»étMri^«Ni 
iMN^t 

BmV M r<»#«9l-%MivUM it«.l'«|t«itir «•.l'arma -^ ?r<4e( Âeçb^ 
ninderer. — Qaeation du (errage. — Ukue canceniBnl i'ùiiiKlftQc^ 
de« serfs. — Opposilion qu'il reaconlre deoi la noblesse. — brdre ei^f- 
ralifdgmiBlstrederîBlérieuraagraii^natlredclapoUce. — Question 
de I'ubIM raHgleiise. — GuemdiiCeMaM. — InlerrentlondalaHaiile 
dau ta •tbim de la Porte. — Sa nédialiofl McaptM dans le> diirdrenda 
de la Turquie a* ec la Pêne et twtc lec priBcipaoUe du DuBbe. — A^ 
criduemeoU dlnUueiKe eo MoMarie et ea Valadiie. — Proletlalloac 
conlre la révoluiioD lerbe. — Rttu% de la Pniua de renouvder le cariai 
d'extndiUoD. — Poukii* — .SlÛtCdUtTlUmededénaUeualiiatioD. — 
Dk*«t Baii*eaDX daoa ce mui. — AUaqoet noiiTcllea coatre la reUglMi 
catboliqiM. — TraiulatloB del'KadAmle eecIMatliqne de Wilna ft Saint- 
(■^[enbourg. — ProtcitaUiras de la cour de Roue. — PnMasuUoBS aa- 
naelles de la France et de l'ADgletérre. 

DANEMARCK. 



Trois gnodes questions agitait ce paya et donneat i a 
Tie ixdilique od déreloppeiueDt ùMccouttuité. Cort d'abwd 



i.,Gtx)i^lc 



MJOaiUlCX. M7 

k vMitio» dB !■ lAfonoB (1b la 09D#(uUeR fl oqUe;4e IV 
nioK wédo-daBOue. L'uim et l'autre sent, grave» A «a égal 
degiét bian que Tuoe et Taulre n'aient, point lea mAmes 
■dbérMts. Panù les hgmKi^a {ioliU<)ae$» cfurtawaiont poqr 
l'Doioii seaDdiDive , satu se prooeoper. jpow la réTonn»; 
mais aa gAainU les partiBana d'uoe réforme «ont ansai las 
tint cbatlda prédicateurs de l'imioQ. Au rotfe, «es deu^ 
^DeilioBs se senibleat point avoir de lien direp^ eatre eUef. 
la cause de ^i réforme constitue uoe opyositioq rivet éKV- 
giqae) tandia que dea amis aiBCéres de la diaaatie,. dea afh 
{nbateurs de l'ordre actuel (le cbes^ des miojatrea mâi^B 
acoacdest leurs sympaUiies A la cause de l'unien.. La troj- 
aèma (iaestioa débattue duos ce paya est la guestioa du 
Schlesffig et dn Uototein. 

U léCHnoa aa est» eu Dnetnark, i peu fr^ au #Ane 
point i|u'eD Prusee, avec des difléreoces tirées de L'esprit ou 
du passé. politiiiae des deux pays. Uae repaàseatatioa di- 
leeta Maaiit las lois et votaot l'iovât , no cbang^ent ra- 
dical dans la législation sur la presse, en un mot un gouvei- 
Benent parlementaire à la place d'un gouvernement aluoln, 
la punance législative au pays, le pouvoir exécutif entre 
lea naiua d'up ministère responsable seus uu roi inviolable, 
al le pouvoir judictaira iad^ndtnt , tels sont les vœux du 
Snemi^., plas ou moùu neltement formulés. Ils ri- 
ment tous les débats des états provinciaux réunis aette ao- 
Béa an aeasioD ordinaire. Les représentants de l'auMvilé 
rayab, devant oes assembla, ont opposé anx. oraiteurs 
libéraux les mteies tins de noa-recevoir qui leijr ont servi 
aux paéeédentea sessions à repouaser toute proposition de 
féforaie. IL est inutUe d'«itrer dans les détails de eette inf^ 
«aade légiriature. 

Cependant les mœurs démocratiques se développent 
•oisiblemeBt, en mâme tempa que se répaodent les lu- 
Huérea. Laa fortunw s-'égaUaent , et l'fitat présente le 
Hgnliar oontfaat* d'une aociété preiqM UMrale tége 

I ,1,. ih,Google 



9M HisrmBE AifunoimE (lus). 

•par on des gooTentenietits les plm abulua de- rBmpe. 

C'est ta milÎBU ds ce travail des es[»ito qoe se ivodint, 
arec un, caractère de plus en plus sérieux, la question de 
l'anioR scmdtnsTe. Gomma en Grèce, fxmnse en Italie, te 
gentiment d'an même passé, respérsnœ d'un mfime are- 
nir, ridenlité de langue et de religion ont fait nattre, cfaei 
des peuples sortis de la même raoe et divisés setriement par 
des circonstances fortuites, le désir d'un retour i une natio- 
nalité collective. Des esprits éclairés, conciuaot du passé i 
l'avMiir, ont pensé qu'une noion intime était dans les desti- 
nées proTidentielles dû Danemarif , de la Saède et de la No^ 
wège. Ils trouvaient d'ailleurs dans cette idée unmOTende 
former dans le nord une nationalité puisssnte par son in- 
telligence et par ses Torces matériellee. Tel est le seoti- 
inent qni a donné naissance i ce projet de réunion de li 
Scandinavie sous un même gouvernement Le parti scsn- 
dinave e^èn qu'éclairée par les manifestations de l'esprit 
public, la dynastie, près de s'éteindre et libre d'intérêts de 
famille, portera ses droits sur le fils atné du prince royil 
de Suède. De cette maniera , l'union féd^tire des faroè 
royaumes pourrait s'opérer sans secousse, et l'Europe 
aurait le spectacle d'une immense révolution pelitMpw pa- 
clfiquement accomplie. Reste i compter avec les {dMtades 
ic|u'une puissance intéressée à la mine de la Scandinavie tm 
natbv devant cette entreprise- 

Comme contrastée ces tendances, on plulAt comme caïf 
séquence de ce même sentiment des nationalités, deux du- 
chés du Danemark, le Schleswig et le Holstein, celoi^i 
font allemand, celni-là k moitié allemand, sont travaiHés ptr 
l'esprit de divr^on et prétendent se séparer de la famille 
Scandinave. Celte année , les états provinciaux deces deoi 
duchés ont retenti des débats relatif^ k cette aSiiire. On uit 
que le Holstein n'a de commnn avec te Danemaric qw 
le goavernement central : cette communauté, depuis si long- 
temps qii'élte sotojste , n'a point suffi à opérer une fMioB 

I : . .i:,Gt)ogle 



«»tMpM, dH ■kBon, de te MftiiktkM , m«dw ft li*mir 
te ifliAéi reoMRimMM qui existent «ntre le otractèn 
des pABples de la Germanie et ceux de le SmiidnaTie. Là 
lépintioD da Bolstefo sertit aiiis deute ane perte de terri- 
tnre pour le roysame j maisilseraitdâbarraaiéd'uiiepopu- 
lition boetile torbaleate, dont l'accession est moins pent-Atre 
niMricbeaBeqo'ane entra ve. Les partisansde l'idée scandinaTe 
eofintbOD iini^ié.QtHiiltau Sehleswig, la partie aristocreti- 
qnede ce dndié est gteértlemeàt allemande, bien <pie le peu- 
jiieioitdaaois.SB'OQtn.leScbteswig, noi aoHolsteln parla 
Mulîea géo^vpbique, est plscé sous la même administr»- 
tiOD loeale et «la méaie cour d'appel. Le HoMein, en émet'- 
lut le TCDU d'niM séparation , essaie donc d'eaferalner avec 
lai le doebé de Sehleswig. Ils s'uniraient alors et tenn&< 
nient uh Etat iodépendtiat sous te nom de grand ducbé de 
NaidelbingieD : ils resterBient les alliés du Danemark ; seu* 
iMient le HelstelD fniit partie de la coofédératioD geniMH 
Bifoe. Bfab le DiDemariE tout entier combat cette idée 
du morcellemeat da Sdileswig, et la diète du Jotland 
^Mt éBcrgî()iivitaiit prononcée i cet égard- On indique , 
eoDBM moyoi pacifique de rammer les balûtaBts du 
SeUetwig à d'antres dispoeitions , use rérocatitm de 
l'enhwaance royale qui a iostitaé, il y a quelques m- 
nées, la cour d'appel et l'adminislration locale oommons 
aox deDx dtKhésj la destitotioB des «§eots du gouver- 
Mmciit qui s't^peeeraient i cette réroeatioo ; la créa- 
tioa au cbef-liea de deux cours d'appet en detix langues 
pour la partie aUemuide et la partie danoise de la popula- 
tion ; une égale justice rendue à tous ; enfin l'attrait de la 
liberté de la presse, dont t'AllaiBagne ne Jouit pas- Tel est 
l'état de la qufetiCHi. 

La politique du goumnement, dans ses rapports avec 
l'extérieur, a consisté k rattOer la conTealion pour le pas- 
aige du Smtd , i signer avee la France un traité de &tm- 
nnrw basé var le priacipe de la râciprooité ( f^oy. le texte 

Am hM.fWNTlSn. H 






SUEDE ET NÔRWEGK. 

fr'étûtafliuWiet on poanùt d^ià ippréqierwMcdwakiii- 
wUits de cette téi^lHe. Qael cbHteanat s'Atiit opM 
daotl'ém de la Suède? Qael fruUlui feiMùMlAiialttli 
li vivement eocigée entra l'oppeaitiea et iegawreoMBieBi? 
Au (ouA, i» couéiiueBeee des braTftH» d« la diète^AaiaBl 
grandes et d'unebantaimiiertaQGet m^risa^iBUmàtOÊbm 
BMBireetfttia» d'un eapiU {Hiblio pukaaût eteotHoesaiB 
d'uoe ai^Titi flteoode pour le pey» U» 4ébttt par l eBM tf 
twree de eette teaÙMi afateot eu é^deneiit VavMitéflkdW- 
der lu pvUa A foromler ua progiaMMa et delaa offom 
mH^meot daas une tntle i annea ^leli 

Gea réaulMs BAuéraM, rapoeuent sur dae sterftaM ^Hwti- 
•idient ka étataaraieiit obtenu qnet^neariâvotnaB^BM 
lei chiffïva de budget et le veta (iréliaiaein d'âne iMafene 
dans la MMtitutioa. Le premiu- luceès rappdàk tega ww r 
■easBl k la atriete obBerrattoa dae lois de fioaun et M 
domait la mesura de* braeede l'o(^)eutieB. LeNceod âatt 
use réelle oonqBMe aur lea pertàMi» dn iyetèn»«ctiict de 
raprésttitatioB ; maia malgré ces Msecèa, malgré uibi m 
rilMBdDM, l'opposUiDD ne cempte pâlot eINMir A le dlMa 
prochaine le second vote nécessaire pesr la eonaéaraHsn 
du oDQveao projet de coiistitatioR.EUa|>arattonrfndraqH'«M 
partie des votes donnés par les ordres de ta neMease et du 
dergé ne ipanqaeooinplèteBMBtde «inoérité, ijae les meai- 
bces de cas ordres n'aient pas en l'inlentien d'engager l'a- 
venir, qu'ils n'aient voulu qne faire une simple détoonstra- 
tiOBde déaJfltéresseawHt, qalls«a1iea«itWteA«ouervff 



l:,Gt)0^lc 



ÊfjtBawa 
^ÉB-yinWffm ■iWiihIjubm dont iboat fÊht^Ùàn^iûm 

particiilièrement intéreiséM neeèidsli r^xma-Eatt- 
M, par I— ihipruritionii <!■ k «on»Ut«ttoD «MneUe, la«lis>e 
«oycDM, qii liifraaditthaque Jour «f. qui vaapraid jl^i 
■•0 îBiinfWB poriàn de la 'popiilatiaa , ta dtaie moyeanb 
ipii ■ mn çiaailn pirt iliiii ht liiMiirfM pf rtnnn k n rirhimipi 
4» ta Syèdtt n'te i iMme daw ies «fiUres poUU^BM- &i 
•aUeue, Ivckrfé,. ta boprgeouie, In iMyniu<cidtiiabeiiM 
•UE^^iADiVfMitnfTiaeBlét à la diète: la duae anyMiv 
■erogt^ML IkAhBtiei BeBHderdeoKifaDdreleaHfrdB 
4biix dteoBjnattoiK qiidaMd'aatne pars soatsyvoniaiei} 
-cnJVaàda, la boorgeoWfl et U otasse œoyeime sont parMIe- 
MuUdiatiMtei; od entenit par bourgeoÎBie cette partie des 
oitoyœi qii am asia de» rilks se livrent an comaavee ou 
■ODk memlH«8 d'une corporation loduatriBNe; o'flit awle- 
JDBKt4efsii'qmlCpw8ailii4es<pi'<»a acbnia daHfiaU««Us8e 
les fv<ef«14laËK*de fôrfles dont l« étriiKiseimiiti seot ^ 
toé» kOM de roMMinto des Titles. iM ctasBemoTeBaeteoom- 
T«m des fila poM» de familles ntMes et detoos leshoMMs 
^i «B-deben da dargA, des proMsiloi» Industrielles on 
•griccrfea, cultiveot les scienees, les lettres et les arts. 

il est nfti qu le gonWnMment aeooidc avee GMiUté tas 
lettresde MUesse, et qoe lesHItntrttions dupsys «roowt 
aasm eotmnt pUee dans ta Chatobre des BObJes ^ mais tm 
Mfe n'e JaiMàs ta Talear d'm priaeipe, et oette pnttiqae Ai 
gouTsmMneflt tatase toujours en dehors des afbires mte 
tenio d^hemmes ncties «t éclairés. Outre rimpuisBanoe 
d'm» diètequi ne se rassemble que ttHUlescinqaBsàsufflre 
anx besoins sociaux; oatre la nécessité d'une antre déial- 
■UoD de la royalAé et des attributions ministérielles, cette 
exclusion de la classe moyenne de la représentation natio- 
ttale est un des arguineDts sur lesquels s'appuient les parti- 
tuu de ta vtSonm. 9e toite cette anoée leur actirité ne 



m HISTQIU AlSAiœraB (IU3). 

«'eÉtpoMnlBqtie^ iltOBt luHéii 
obstacles matériels oa moraux qui s'opposent i la ftnn» 
lisD d'an parti oampacte, A là rédiattion de VMttédaBiles 
-«ffortB eonnlfl daàs le» opinîaaa. 

Telle est-Ja pby skwomie générale dn roriane do Suide. 
I ; Qoantaax faits particoliflrsi oasntqBO TaBcicamiiiis- 
tire, reovecaéparladiAte,'aTait4t6tradiittil»nDtIanhHMtt 
.|M>lir y rendreiXHOpte dejoa adminiatralioa'{«^. l'iimiûiTe 
ia 1841); mais on ftài Mm que tinatriotioa aurait pûit 
.pris le caraotàra lérieux que l'oppdMtipn dinrAit liti:.TW 
ppcodre , et l'oD arait pu dès-iors s'apcrcaroir qu'il neaV 
giseait qae d'une Toiae finualiié qui B'autattpuiat de ood- 
aéqnenoes politique meeurées sur VtapiA qoi l'avait ■■■ 
Bfàrée. En effet les miaiatrea ftirebt acquîtes.' Les auim 
faits de politique intérieure se bornent à des astea d'a^u- 
oiatration de peu':d'importaace et qui jie résolfent aucnne 
des difficultés de la situation. 

Celte même année réuoïMiit la législature norwégieuie. 
U les inilitotions déflooeratiqaes privateat et samwnit 
et oequi est plus grarei la société y est Traimeot dAnocrr 
tique ; les dïat inotioos honorifiques ou de priiîUgie-, leodul 
.à eonsUtuer une aristocratie légMe^ y outétésiràniMiri 
abolies et la restitution en a été prévenue par lealoisi 1'^ 
Utéy est le principe vital delà cwfltitulion, du mointe* ce 
'qui touche les citoyens protestants^ il n'y a pliM d'wrisla- 
cratie* La Terme sociale est complèteownt dénQCEaliVHt 
comme la forme du gouvernement est sincèremeat mouaT- 
drique. Mais des déÛancea réciproques «e-maBifestent fré^ 
qoeaunent enlre la démocratie norwégieone etta rojanl^ 
suédoise; une lutte perpétuelle exJstaeotre laNorn^tge^'^ 
roi de Suède, la législature cherchant l'affaiblissement du 
pouvoir royal, et la royauté l'afiaiblùsement de la démo- 
cratie. 

Les deux partis allaient se trour^ eo présepce. Sîtdt qiu 
le storthing fut con^tituéCdaoala^pfigmiera jours de février}) 

, . .i.,GtH)^lc 



SVÈSœ ET HOawÈGB. 37S 

le gottremeur du rofaahie fit au -nom durai l'ouverture 
des discDssions. 

Le discoun royid portait ['emprunte de la penaée vive et 
uimée du rai Chartes XIV : 

• Im Horwigi, dlnlt-U, oRIra no rare eionpl* duu Ua «niiBlfi de 
rUrioini d*!» peuple pea fkTorlsé par la nalnrc, pendant des sièelw tau 
ginalie politique él mds position indépendanle parmi les natioDi ; dosl lei 
fluncej, le cominene «t l'administra [ion précairo laEpfraieal encore des 
loqnitladM, il 7 a Tlnel-buit ma, nuis qui occupe mlateotnl m pince 
conue tiB des états les plus hearenx penni lea natioi». J'ai compris la bvt 
fiK ce rojaume peut ei doit altehidrc. I^ rôle est ttvjit. L> Norwège 
lurcben i un développeniNit supérieur si elle écoule cooliDurlIemenl ta 
mil qui éclaire les Dations. Forte par l'unité drile non moins que par son 
OBioD BTCe la Suéde, laborieuse dans son Industrie , la' Norvège contlanie 
dans soD sTenlr, et salrantles prlndpesel lea lentimenli qui ont dirigé 
JHqa'l présent les utioBS, pourra compter avec assurance sur loi boidienr 
d H iranquUlilé nnnrs, que l'adTerslté ne Iroublera poloL Je prie la prori- 
dcDcs d'eiaacer mes prières iacessantes pour le bien des royaumes unis. ■ 

L'élat financier ne laissait rien à désirer, mais il allait 
examiner avec soin si et Jusqu'à quel point le déreloppe- 
ment ultérieur du commerce, de l'agriculture et des autres 
branches de l'iodustriet n'exigeait pas une augmentation des 
fonds de la banque. Aux avantages qui étaient une suile de 
l'amélioratioD si sensible des signes r^résentatifs de l'ar- 
gent, au point qu'ils étalentrecherchés parfois de préféreocei 
l'argentmëme, on devait ajouterque, sans difQcuités ni sacrifi- 
ces particuliers, laNorwègepourraitnoo-seulementrénibour* 
ser sa dette, mais encore pourvoir i toutes les dépenses pu- 
bliques des trois années suivantes, sans être obligé d'avoir 
recours aux impdts descampagnes et desvilles, quin'étaient 
plus, depuis 1836, i la charge des contribuables. 

Le discours royal c<mtenait quelques paroles sur le si- 
nistre qui était veuii récemment (32 janvier) Trapper, pour 
la seconde fois depuis deux ans > la ville de Droalheim , et 
sur l'immense élan de sympathie et de charité qui par tout 



..Ci.K)gle 



S7a HISTOIRE ifeTRANGËRB (18(i3). 

le roytnme et par toute i'Earope s'éUit manifôsté ponrcom* 
penser les dés&stres de l'iocendie. 

h&B trarinz du Btorthlng eurent peu d'imporUoee. U 
qaeslioQ du' veto royal resta aa points ]tê dtëUspcM* 
dentés l'avaient laissée. 

Dans DM lettre adressée par le roi au r^-stath(H<)er, 
M. de Lœrenskjdld, et communiquée aux cheb des diffé- 
reots comités, on remarque le passage suivant : « Four ce 
qui regarde mes propositions sur le vélo, je n'ai pas besoin 
de TOUS répéter que je regarderai foujonrs 1« vOo alnola 
«omme le palladium de la liberté et de l'indépendance ds 
\i Nerwège, Quoique j'attache toujours la môme importance 
à celte qaestioQ, et que je sois loin de partner les inqui^ 
tudes des storthings précédents, ainsi qne de celui-ci , j'ai 
poortant cm ne pas devoir renouveleraujourd'hui ces pro- 
positions, espérant que l'opinion générale se convaincra qae 
je suis bien éloigné de vouloir restreindre les attributions 
de la représentation. » Dans cette démarche et dans la pru- 
dence' de ces paroles eât la sanction la plus complète de l'in- 
dépendance norwégienne, malgré les tendances nécessaire- ' 
ment absolues de la royauté. 

Si l'admission des Juif^ en Norwège ne fut point décidée, 
du moins le tribunal supérieur auquel l'affaire avait été reii' 
voyée fut-il d'avis qfie le paragraphe de la loi (bndamcntale 
ifa\ exclot les Israélites du royaume ne pouvait fitre con»- 
déré comme \m principe constitutionnel. La question de 
réffiancipatton des Catholiques ne fut point traitée; étrange 
contraste des faits avec l'esprit de la constitution, et qdl du 
reste doit être attribué à une fausse interprétatloil d'un 
grand prindpe reîigieui. 

Une réforme assez graVe fut opéréâ AaAs îè Code pénal 
n(frwéglen, qui se trouva ainsi plus en rapport avec les 
mœurs el le taraclère iJu temps. Les lïinds de la banque 
furent augmentés dans llntenltoh de favoriser l'agriciiilure, 
et c'est dans (je Uéàié bût qùb lé roi ctésàpprotiVa tlne ^rd^ 



poritfon dont l'idninMrïtleb des fiDaneu T«al«lt pnadre 
rutitiatire, et qui consistait à élever l'intéT^t légal de l'argent, 
ùzé aujourd'liui «u taux de 4 0/0. 

La discussioQ du bu^ot De souleva point da djiBeuttéa. 

La elMore du Btortbiog eut Iteu le 17 Kptembre, comme 
avait en liea l'otivertnre, par procuration- {f^oy. i l'Appen- 
dice le discours royal.) 

La politique extérieure des deux royaumea coosiata i 
a'asHcier au traité da la (ianneture dea détroïta, ftHinalité 
peu séilenn dam la ntuation do pays vis-i-via des grandes 
puissances et dans l'élat de ses rapporta diplomatiques ou 
commereiauxavec l'Orient. Le point important de i'tiistoire 
dîna II poUtiqiM exlérieure de U Suède est celui par lequel 
elle touche an DaBemarok- Ce qu'il faut remarquer, c'eat la 
sympathie qui rapproche de plus en plus les populations de 
cesdeux pays. Ellese manifeste chaque fois qu'elle en trouve 
l'oeciBioD, ot eUe la cherche sana cesse. Ses résultats sont 
HeoDds dans le eomraeroe iat^lectuel et dtna les relationa 
intimes des hommes intelligents du iWiemarck et de la Suéde; 
elle est moins fructueuse, mars évidente encore dans les 
réonioas publiques el annuelle? des savants des deux psys, 
et arrive «fiai de procbe en proche jusqu'au pouvair. Au 
reste, la conduite du gouvernement suédois estincertaine et 
enchaînée par des influences extérieures. On n'en peut rien 
dire de précis, malgré la circnlaire adressée en 1837 par le 
oiBÎstreâes aflairee étrangères, WetteFstedt, aux smbassa- 
dean de fluèda et de Norwége et rendue pnbliqiie eetls u- 
nêe. Noua en avons déjft parié l'année dernière ; en voici le 
texte ; la suite des événementa en donniira sans deôte l'ex- 
plication. \ 

- '^.■> • Steddiolin^ le 14 STrll 1837. 

• tlow STOni ivprii qv'ntie seciété de Jciues Iltténleort aUenuadt h 
pnpftoil de pnbllcr an Jonrui h Adenadaire soai et Ulrc : H'oriUek-Vttê- 
>rVT, poatlaitta'fttliabitMili data SoHb, Ai OncoMt et fclallorwige 



316 HiSTomE ÂrauiaïBE (ims). 

à moartiw , «MN piéUite d'oM oriflBi M 
Calmor. 

• Un Jouriitl luédoii aytot nprodait celle Uée et donné 1 croire qi'dlt 
■*tlt du pirtlMiu en Sotde , U n'a pvn nUle de nat Adre ebnndtn l'oft- 
Dion da roi i ce njet. 

■ Les priadpet de U pdlUque do rot ne datent pu d'antMvdW. D«- 
pnli 1S14 Jmqu'k ce Jour, ils n'ont point nrié. Le pusi t cet égitd etui/t 
rarcaiT, car celle poUUque se fonde' aianl tout sur le respect dQ aDidroUs 
d'anlrni, sons la condition de U rëdprodté. Vcdll la det de sa mulnui, 
lenr base el leur premitre condition. 

> Le rd oataait les menées et les lotrlgae* qni wal BlMien ]«i dns 
l'Earope enUère pour réretller d'andeDMi aobMiltda et ftiçênr dMi iit 
eatatttopfaes politiques. S. H. a résolu de ne point les tolérer dam Ki 
Ëtals, i quelque SMiTColr qu'elles se raltachent, et notamment ieelteuiia 
de Calmar qui rappelle des érénemeiitt si déplorables pour In SoUe. 

■ La [>rotidenM i disposé de neuTean lefâdmenls de eette union ntaM 
l'eslceûent InpMentement la sitnUan géagrafUqne et te knlérMi de b 
Scandinavie. 

• Un coatfat bilatéral i détermine les limites des deux filaU,qdsMt de 
nalnre t leur assurer le repos el la prospérité à rintéricar, lapaixelllD' 
dépendance i l'étranger. Tonte autre combinaison n'est ni dans lemvflnn 
Bldini leur iolërtt. HabiteBlrM qui ett, reponner aTecfiMceel Bépcfi 
tomelBsliaaUim qui ânalerait et aboglir^ I des bonlererseBMnls, lUn 
respeder l'ordre public el la tran<iuillité, hroriier la prospérité de «■ EtaU 
par de bonnes insUlatioDs, entretenir des rdalloiis amicales avec sel toIsIb 
el ses alliés, et au besoin oTtrïr ses bons senlees dans riBlérêl de la p)li 
gëDérale : ToiU le bnt aoqnei tendent la soUidtnde do nri, iott MiUtlM d 
seiemini. 

■ IMriié pnroM principes, s'cstimanl benreni de les aïoir quelqneftdi pra- 
tiqués areesnecte, le roi ne peut qoe bUmer de la manière la pins séiift 
l'entreprise Insensée de mux qui Toudraient renverser l'ordre aelud des 
Aoses dans les trois royaumes du nord. Le roi *eot que l'on eonpnnK set 
litenlioas lice snlet aussi clairement qall les expose slndresMOI, et S. ■• 
To«s pile de sabir l'oecadoD EtTorable pour cemannkiaer U préaoïledé- 
fètkt u gMmtMDenl luprta duquel toqs £U« aecrédité. 



BUSSIE ET POLOGNE. 



Russie. — Les desseins politiques de cet empire, re- 
aiarquables par leuruDÎté, parleur suite» sesoutiena^t 



377 

{■rie semt qui les protège. A ces conditioas essentielles 
de force et de grandear pour tout pouvoir ftiochement ab- 
solu, riecoent se joindre l'adresse et l'activité politiques. Le 
cabinet do Saiat-Pélersbourg a, cette année, trouvé ou sus- 
cité de nomtH-euses occasions de moulrer l'intelligence de 
Ks plans et son babilelé pratique , soit A l'intérieur, soit i 
l'exléneur- Obéissant au principe d'une sage économie, le 
gouvernement s'empressa de réduire l'efTecttf de l'armée, 
que la paix assurée i l'Europe rendait désormais inutile. Au 
reste, cette mesure eut moins pour but de diminaer le nom- 
bre des soldats en activité de service que celui des batail- 
lons qui , en cas de guerre, forment des cadres prêts à rece- 
voir les recrues, mais qui, en temps ordinaire, ne sont 
qu'on Fardeau sans compensation. C'était un acte nécessaire 
pour un pays dont les finances sont si mal aasiSM, et sur- 
tout A une époque où , A l'exemple de l'Europe occidentale, 
le gouvernement comprenait toute l'ui^ence des grands tra- 
vaux d'utilité publique. En efiet, au moment même, l'em^ . 
pereur ordonnait la puUication du projet Ah chemin de fer 
qui doit unir les deux capitales de l'empire , et annonçait 
que l'État prenait A sa charge les frais de cette grande entre- 
prise. Dans la pensée du monarque, cette détermioatioD se 
rattachait A une idée politique qu'il a reçue avec l'héritage 
de ses ancêtres, mais qu'il a plus nettement formulée peut- 
ttre. L'empereur voyait dans rétablissement de cette voie 
de communication quelque chose de plus grand que les Taci- 
lités de tran^rart pour les produits de l'industrie , c'est-A- 
diie on moyeu d'avancer dans la réalisation de son vaste. 
plan d'unité politique et nationale, unité dont l'absence fait 
la Eaiblesse de l'empire. Un essai d'une autre nature, et 
qui pouvait avoir de graves conséquences si on n'en edt ar- 
rêté le développement, Ait tenté cette même année. Il s'a- 
gissait de la question du servage, c'est-A-dire de l'état social 
du pays, terrain brûlant sur lequel le gouvernement tremble 
de s'aventurer, et où il est cependant poussé par la force 

L.JU. A:,G00g\C 



tn BISTOntE ÉTRANGÈRE (18&2]. 

des choses. L'empereur, qai diffère en cela dlntéréti 
arec la noblesse , crut pouvoir éprouver ses disposi- 
tions sur ce sujet. Il lança un ukase destiné en apparence t 
développer siiuplement la loi de 1803, qui a permis rteiin- 
dpation. Tfous donnons textuellement ici ce document oBB- 
ciel , dont toutes les parties doivent dtre méditées : 



. < Lm iH. 440 Cl 467, laiu IX 4u Code, do loli, élabUUBDt l« rigM 
û'it/tt» loaquetlH U sera permiE aux leigMiiri ^e fcire de lenn pajuu Itf 
laboureurs libres en leur cédanleu propriété des terres seigoeariales aiijta- 
nant certalpsavanlagesrëtiproquesàréi^lerpar coolrat; mais voulant dut 
llntérSt de l'Eut qae ces terres de seigneurs, un desprinl^es de Itor 
Bofalet**, el qui se IronTeol engagtet par ces coDlrau, ivieiit gmiUti de 
loBl ee fii poBmdt eonprOmedra la im^rMIé EMbillère , noiunoujttEi 
à propos, pour serrir d'éckairdsseuieiit i l'trl. 44Ï; Tcrset 4, tome IX do 
Code des lois, de coucMer aux seigneurs disposés i conclure iieclesn 
paysans descontrals basés surl'arllclepréciU, élceia, sans que les paftaos 
libourenre s'eniroUTisieat froissés, le droit de suprématie sur les Itrrti 
cédéa, en trat ce qu'elles rearernenl et produisent t HiiUrUur conu I 
l'ntériear i ordondens que les pajrtai» qnl ree«no>t des portiens k 
terralas aient i recennaltre cette suprématie. C'est pourquoi ■oustrM' 
déddé que. les contrais passés par accord muluel entre les leiprart 
et leurs pajians seraient basés snr les dtspoâtïDDS d-apris indiquée, 
lesqaenes ont été euminées dani notre eonseU de l'enqÂn M «ukUsuM 
yarnoost 

> 1* Lci ndoraitees des payians an profit des uisotan peaTcnl tte 
réglées dans In eonlrats en a^nt proTenant du produit des terresdeid- 
gnegr on de tonl autre traTail. 

• 2° Dans le cas où les paysans manqueraient aux eondltloiu qn% ont 
Mceplées par les contrats, ils seront contraints i les reapHt par It faB> 

« «Aalue, seul la garantie du chef da lanoMesêedi district «t soûls «t- 
TcUlancedet antorités gouTemeuHatalei. 

• 3° Les paysans, d'après les contrais passés entrelrarsseigneonei en. 
prennent la dénominatioa de paysans ayant des obllgalions à remplir. 

> 4» Le recrutement, en ce qoi concerne ceipayssnl, aura lelnrlt 
nMe Isdjqné par les ordonoancts snr cette nalltre. 

• i* Ko ce qii coMeme l'cntrctàeB des grenitfs d'akadanaa et lisw- 
«MnipoTterdaDsIecasdlneen^, lesquels sont A la cttargc dei psystas 
acnandils hus la snrreilbnce des selgnoirs ; si ces derniers ne Teolent ï*< 
le diargcr de celte responMlnlité, VoUigatbHi ea sera rcapUe MM U "f* 



i.,GtK)i^lc 



RUSSIE. 37» 

Milan dei milortUt lai plu TotHaw el fltai II mon pmcrHe fm lu 

«rdMiiiiiMei MU le* fnaUn d'ibondaBca. 

• 00 LMsùgDenraorgiDûeroittdaulesTillagHdMpiTUDS Uboureori 
UDC adminiMnlioD urbaine el auronl sur la police dei Titlagcs une haule 
nminaDM. Ils anrontégalcmeDl, en ee qui cuceroe TnéculloD àtt lob 
. nrlebnofdraiarvitMp»riaiis,ledniHda]t%erIacoRdiilieel1e«déHu 
dtpMd'laporlaiiM, etd'Haiitfinr)MeBataiMiaue()Mi|iMrdlMq«i«'A- 
hTcnnt cuire let wtuu aruit det obUgiiiona A remplir. 

1 7° Quint aux coDtrals ï conclare arec des paygaiu dépmdaDti de* 
propriéU) engagéei dans les banques de l'onpire, ell'intenlioD des srigneuri 
aide laisser ces pr»prlëtés en nantissenrent, ils derront obtenir pour passer 
MtbcoilriU le consMIaoïnt fcs banques. Lei proprUUi «t sent «tablti 
hspijtaMlatoarean penraitUredf WHivwaiBeagteidjBileibMMiiiM 
4e l'eopire, en proportion des rereniis f H'elln nqtportent, lesquels se ri- 
gleot sar l'étendue et laqniUîIë des terres, el sur lesmo^eDide lu exploiter, 
tteela eonformfment tas dtspasUlons particulières qui seront prescrites 



• 8> Los MlgnaoTS et ks piri«» Ubotiran qnlta animt ànin«lils 
titndiD^t eoniOM iodlwlBblet Lm a»tr>u qu'ils aoront ptsaéi entre «x, 
CDDseTTaal «ependaut le droit d'en cbanger certaines clauses, comme cetles 
nlatlTM au partage des terres od aux rederances pour un temps limité, et 
tell d'un Bonsenl^Bt niiitnel. Dans le cas où la propriété serait engagée 
JsBilasbuiqMs dota eutronue, COI duageDients derrontêtre ipprenréi 
par elle , et dam tooi les eu ta HmUoi du {onTcmeniait est okoN lor 



• 9* Les contrats q(d seront passés d'apris les disposlliou sus-mentlan- 
néei, da propre cmsenteaienl des seigneurs, seront dressés sur papier 
li&bri..... et loamis i notre examen pour Ctre signés et saacUoDDés par 



On ^e voit, plefn de ménagements dans les termes, en ce 
qui concerne la noblesse, cet ukase a pour but de permettra 
lux propriétaires fonciers de condure des contrats avec 
leiut serfis soit ponr des prestations en nature, soit ponr (• 
paiement de leurs rederancesen ai^^t Jnsqu'ators, et en 
Terta de l'ordonoBBce de 1803 , un propriétaire ne pouvait 
accorder A ses serfs l'émancipation, sans leur céder en 
ntee tanfis ime eertaise portion de terrain aveB considé- 
iriile. {l'ifease apportait donc df Houvel [es fitclHtés au tfév»- 
Ibppeinetit de la liberté, et ta mâme temps il Interrenalt 



380 HISTOIRB ËTBANOÉIIE (18&2). 

dans l'acte d'éauBcipaUon pour le légaliser. Bien qoe la 
pensée impériale soit en elle-mfime peu favorable à une 
réforme sociale, elle comprend cependant l'intérât immeose 
qu'il y aurait pour le pouvoir A Tonner une claaee noun^e, 
une Siorle de tiera-état, qui servit de point d'appui pour i^ 
sister i la noblesse et conqnérir la Hberté d'actktn. Aosn li 
noblesse laissa-t-eHe éclater un vif mécontenteméot, à 
bien que le gouvernement crut de son intérêt de rusu- 
ter immédiatement les esprits par un ordre du ministn 
de l'intérieur au grand-mattre de la police. Il était dit dans 
ce document que l'ukase récent ne renfermait rien de nou- 
veau, qu'il n'était que le développement et le complfmeot 
des règles établies dans l'ordonnance de février 1803, et 
qu'il ne concernait que la nature des conditions d'après les- 
qutdlea les paysans, en quittant les terres où ils éCaent m 
servage, s'engageaient à payer certunes redevances déter- 
minées ; que, maintenant comme autrefois, on était libre de 
conclure des contrats avec les paysans ou de les laisser dans 
la position qu'ils occupenL Gela dépendait enti^'vment de 
la volonté et de la manière de voir des seigneurs. 

(}.flbiitdeetl nlcase, 4<Mit>>t )< niiiilitre, «SI qa'ra ditanabiut It H- 
tnre in redenneet d« pajsani, ulon It toloalë àtt wiguwi», pu M i*^' 
tes da rantnts, lu ternit lur leMiDcUc* cm psTuni leront iuiilit ratai 
CDBme inparaTaBl une propriété nobtliiire. De U doit rCiulttt dalKOcnt 
41M Ut rapport* qui exlsUnl eolre In tdgncun cl lei ptyuu, anc luqneli 
il ne fera pu conda de eanlrata 4'aprii lei rt^w flsto an prlmt ukue, 
DO doWent éprooTer aucun chaagtiMiit. U dlaatioa dei pa7»uu iiftU i» 
la teneur daconIraUaprèa qu'Ut anroal éU sucUonoét par le gfimmt- 
ment. Tout ceci eal bien expU|a< par tes lemes de l'ukase, et ni M '''' 
paa le conpreildreaulrflmeBl..-.CbefdKrd»ul'ukate et porter UimM* 
croire qu'U ■> ironTe une autre ^iOcatioa lenil an crise. piittqDe » 
serait agir contre U Tolontd dn sonverala. 

Le mlBlitre iasitlalt inr celU pensée et tennlndt par cet puohi i' 
gniflcadTCt ; 

■ an., (H m'ordoonail de eoamanlqner lont ce qri eH d diii * 
HH. les gouTenieart mllUairet al dvik, leur impose en otae, umf >** 
oliUgitioM tolnotei : l« de TelUetarae 1^ à oe ^'11 m t^ Ul, k l'W** 



«fli ai>B^iHWiMMit d«t imuH i 11 puvl ea»M ptrai Iw pmM- 
Mt'D ntn nog, il »'«h UoiiTail ipi eoaln toale fnUemblMHe, dwr- 
dnl à répudra iet broiU but <1 dingereux, Irampumit le peupU, 
J'HTlIcr cet CMiMblea et de let liTrtr t tonte U rlgtiMir dn lots; 

• M>«t«Utr igtf eMM t M<|M le* ptynu dwneanM dim roWtauiM 
•'-r- If nrrr'r ^icrrrrr ft lun irirumi ril fm tmrill Jtiwli, 
klafW<te nr-lMlMiiip i Iwin denin, «lui 4Mp«itiblc^ nrlw 
■oTtu de dooMor, et, tll le fallait, par bnle la sévérité que ta leli aa- 
loritaL > 

Cette MKHide pUce oflûtHe tempéra les JnquiéttKles de 
liiiDtilesBe.TouleCBÛl,.il raMeaOfpiûqoedéBonaaislegoi^ 
feraemotf iaterrioadra eûtre le maître et les serfe- ânum- 
13^ poor légiliaer lear ttluatk» riéciproqoe. L'acte d'af- 
biDtiiissaneBt [R«nd un oaraetàv pabUc; il est inieex 
dâfisi, et, ea même tenqw.qn'ii acquiert plus de seiem^, 
il liiaie moina de i^Bce à l'apbttraire. 

I« letonr de Vtfài» greo^e-uaie au giron 4e l^gUae 
Hbowler toogueinent ^^ré et aecompli presque k l'insu 
<le L'Europe aa 1830, a t^u: pogr l'empire tout ce qu'il avait 
pDmis. L'soîQDf cooMOliBée' aor lea inntalioDs impérialei 
pw le anuTenwnt des chefe du deigé , est légalisée et eott- 
>olidéD.de telle aorte que. les wcianaes proviacea pok»»- 
nueeaaOBt «i pvtje rimeoées à l'uDité religieuse^ comme 
dlesrétMemtàl'KDitâ pidîtique. Les diapositioos du clergé i 
buuùKûoD » et aussi la sévéfité des lois sur rapoetasiOt ' 
*MTtiit. la. durée de ce lien ; mais lea mesures prises contre 
lea Gitboliquea romaiw» pour les détacher autant qu'il aéra 
poaibte do l'Église Is^e et les atpeuer sous l'autorité reli- 
gieue du pouvoir temporel , dans le même but de oentraU- 
Wioa et d'unité politique, ces mesures, efficaces lorsqu'elles 
■'attaquent i la situation matérielle du clergé, sont inipui»> 
Botes loriqu'eUee essaient d'afiaiblir une foi ardwte encore 
et capable d'une grande activité. L'état actuel de la pensée 
catholique dans ce pays , entretenue dans sa vivacité par le 
fwsiiiage hostile d'une croyanee et d'un culte diffireot et 



[.Google 



m aiSTomE Mmocéxub (i&u). 

qoewtte iglh» nArigteM idugCuaiiR, et qn Mcibtaet mn 
ne réos^ra à VntuiUre tpi^ea anplâ^Ant tontes les ressources 
de sa politique. 

Il» l^mm trouve os* fénttàBM d'un ««trtswe du» 
iMBMQlagiiMdttCiaoaMt Li^ de» pciplidtt nMolmiMii 
nleraot tntrtlttis du Grand-Seigoear pour le dogHie ni- 
gietix, mais politiquement indépendantes) ont été absorbées 
par Tempire russe à la faveur de l'obscurité qui pèse sur ca 
fij^ QBoi^n'il ea Mk det dniilsile la Savsiaà la posMHioB 
«t de ceia de te Giroaiiiel ràMtépandinte, !«• daax paapkB 
«Kttiautnt i se Urrer de am^Mils tomâmla^. La mis de 
l'Europe a'oBiBoapatt pekrt Itm détails , mais )ei feMaM 
IxHiiti^uM sint ltap|iés des Itntenrs d'une Mta si ioasat 
«Qtre dfl^i^aiss pvafMe» etna si vaste empire, soitqs'fti 
en attribuent la durée- là l'imfftHBSMiM niKtairb ou aax (A- 
eulsdè la- Russie- Les uns, eliefkt, n^acecwddtt i «e fs]» 
qu'une aMNmnoe de fone mène autMJMe» rieatlMiH, 
d'aitleurt, psat être bellement panâysiefMrtintwedB 
liaw «t le caractère epiciri d« «etts euttp») hM ÉtiMS pd- 
asDt que le eouvemeaiMit Brascovito laisse à dcssejs k 
ptvm se protoneer pour «nb«teair dam la nalioR l'e^' 
silitatra , et pemieftre à 4a gAi^ratfoa teuvcflv'dY *^ 
l'apprMitiBsage des âmes. Peut-Mre ici la B6aeBBitAttt-«lh 
plus terte qtie la prévoranoe; bubs bu moins est-il ^raiseai- 
WiMe depemor qw si, evrce teirain, i« caMiMt'iiMMse 
hSt pas les ét-éBeeaeBts, dti memi il «ait les Mre teR^wrn 
profit du présent pouftaplns grande fbreedel'aveirip- 

La TBrquie «it toujoers l'cAijet'principal de PattenOiM Ab 
eaUôet russe; il «stinterveno cette anséa en 1riBsieutatf^ 
constances dans les afhtresde la Porte: ane p i emr ir eftrf» 
cooime médiateur dans le différend qu) s^est éleiré entreelk 
et la Perse, et swkiessiTetnent comme partie thtéresite ^ 
comme co-protecteur dans les démêlés furvenia entre le 
Avaa et seb prioupnités da Banube. 

I ,1,. rihyGOO^IC 



Wt^ ... «93 

fe KoMnie «t en Talacbie. il a dooni plus de ^lidité j^ 
MO iofl|i(nv)Q| en ea faistnt uoe beureuse éçrtwy». Ses csq- 
diikta i l'bospoilirat l'oDt eoifiorté, malgré l'appui que «^aor 
tras poisuDCGS plus ou moins intéressées dans la qoestioit 
OBt pu donner au parti opposé. Quant à la Servie, là poli- 
tique Wisfa a'a obtenu qu'un succès contestable, ^prèa lo 
raunnement du iHrince régnant et L'inslallalioa du nouTeaa 
Eouyerain, le gouTemement russe adressa de pressantes 
proteaUlions à la Porifl contre la sanctinj qu'elle avait don- 
née i la révolution serbe ; il invoqua les traités qui consa- 
crent la forme du protectorat relativement à la constitution 
de la Servie ( il contesta ta légalité de l'acte qui avait porté 
lu pouvoir le princejégnanL 

« Il m'4 été dauloureui* disait à ce sujet l'empereur, dans 
nue note diplomatique, de voir te sultan s'écarter ije la ligne 
i)i)e les stipulations et les traités les plus formels avaient 
fixée* de le voir oublier les justes droits d'une puissance 
qui a toujours rendu des services signalés à l'empire otto- 
man, et cela pour sanctionner le triomphe de la révolte et 
ratifier l'élection d'uo usurpateur^ que des sujets traîtres 
envers leurs princes avaient osé proclamer les armes à la 
maio. s 

Tels étaient les tennis mêmes de l'un des principaux 
passager de la dépêche; ils résujDient les raisons sur les- 
quelles la Btttaie BWtiyait sa conduite. La Forte, comme 
étoflHée de m propre audace , exposa une ombre de réùs- 
tanœ-L' Autriche, dont les interdis étaient en question, resta 
dan» lUM inaction que peut seule expliquer la crainte que 
lui inspàe le réveil des aatipnalilés qu'elle renferme- L'An- 
gleterre, moofdonent engagée par le traité du 15 juillet, ne 
pouvsil ouvertement encourager l'honnête eObrt de ta Tur- 
que, et la France peraistait i ne ^ir point dans (Xi que- 
relies une raison suffisante d'énergique volonté ^t de dé- 
Booslntion hostile. DÉ«-lors, on pouvait affirmer que 
la aneaie pownûvnit son d^sein de faire remettre 

. .i.,Gtx)gle 



su BISTOOIB BTEANGtaB (18U}. 

aux ditaeea de l'élection l'érânement qui fruit inqiiMAe, 
et que U Turquie, abandonnée à elle-mâme, a'amvit point 
h force dé retenir jusqu'au bout ce rare bienhit de la fin^ 
tone. Cependant, on verra plus tard la France et l'AQ^e- 
terre protéger de leur appni moral les effbrts de U Turquie, 
et raltitude que prendra unanimement l'esprit paUic en 
Servie {k)nrra Atre considéré comme un échec pour la diplo- 
Inatie russe dans ce pays. 

De^ dilBcultés, moins graves en eUes-mfimes que par les 
conjonctures auxquelles elles pouvaient donner lien , soot 
venues troubler les relations de bonne amKié qui unissent 
ce pays il la Prusse. On en a cbercbé le motif dans la posi- 
tion hardie et nationale que le roi de Prusse a prise vis-i-rà 
de l'Allemagne en arrivant au tifme, et danâ la muiifa« 
presque libérale dont il a voulu traiter ses SD)ets poloDais du 
duché de Posen; mais le différend reposait aussi snr des 
griefs plus saisissables, sur des intérêts actnels et vtremenl 
débattus. Le cabinet de Berlin refusait de souscrire désor- 
- mais au principe d'extradition ponr les déserteurs russes, 
et particulièrement polonais , qui se rtftagient en grand 
nombre sur le territoire prussien: 

C'était le moment de se prononcer sur celte questton- Ea 
effet, le cartel qui consacrait les diaposidona relatives aux 
tiéserteura expirait cette année (il avait été signé le 17 mais 
1830, pour douze ans)- Depuis la dernière r^rolotion ftUct- 
naise et l'extenùon du service milttaire de dbc à qBÎnze itUi 
bi désertion avait pris d'immenses dév^ppements- La Ras- 
aie avait donc un intérêt très-grand au renouvellenent ds 
la convention d'extradition, Itfais les sujets prussieBs^ ayait 
eu depuis douze années sons les yeux le spectacle des pour 
suites sévères dirigées contre les infortonéa déoerteors, 
avaient conçu pour celtv pratique un {Htjfond éiwgnemeat 
Vopinion s'était éner^iqueroent prononcée; si bien^ue, U 
Russie oQtant à la Prusse, en compensation du cartel, oiw 
modification au tarif des douanes, la ebambn de cooimerce 



POLOGNE. SM 

ds XtBBigrimf anlt déelaré hantemept qos le principe 
if«i[nâJtioD ne pouvait être, dua cette drconstaiiM, ao- 
cordé A iiicaD piix. 

Le cabinet russe réfonna son régloment desdeuaneg, et 
jintrodaisit quelques facililéa pour, le comDMrce piusaien, 
aiii il Dfl put oUeiùr le reaouveUwaent du cartel ; c'est , 
il moim, ce qui rénilte du rescrit do qùoistre de t'bté- 
riev de Pnun , do 94 uorembre, par lequri il déclare aaz 
préadents des provinces liinitroidiea que l'on dmt admettre 
nrle territoire do royaume ceux des déserteurs russes qui 
pOQiTont. gagner teur vie par le travail, et reléguer les au- 
lies dans les lieux desUués A les recevoir. 

Pologne. — L'histoire de la politique russe dans œ 
royaume n'est que le développement des mesures dont ooi» 
■TOUS donné l'historique j c'est la continuation de l'envahis- 
sement progressif des institutions et des idées polonaises 
[W les institutions et tes idées russes. Béa les ptemières an- 
oëeiqui ont suivi la conquête, lesfondements de cette poUr 
tique ont été posés, et sur cette base, habilement dissimnlée, 
l'est élevé un vaste système de dénationalisation qui prend 
toutes les fonnes et s'étend sur toutes choses. L'ukase du 
18 septembre lUl, qui substitue au tribunal suprême et au 
conseil d'ÉUt du royaume de Pologne deux nouveaux dé- 
partements du sénat russe, a ^é mis k exécution et déve- 
loppé par un ukase du 25 mars de cette année; de telle sorte 
ipie la forme politique et le droit civil polonais disparaissent 
à la IMs. L'ukase du 7 mars 1837, qui a sut»titué à la divi- 
lion du territoire en palatjnats la division en gouvernements, 
> reçu aussi une extension nouvelle par un ukase du U oc- 
tobre, qui abolit les dénominations de district et d'arrondis- 
sement, et les titres mêmes des fonctionnaires qui y sont 
préposés , pour y substituer les dénominations et les titres 
uàtés dans l'empire. 

Quant i la religira ratholîque, qui est une partie si itn- 

POTtante de la nationalité polonaise , outre l'application de 

Jm. kM- pour 1642. K 

_.K,8lc 



roftMh ifUi Mt dM bièM âb Clergé deS dbiniiQtt ntttltnkitt, 
tille Al nappée ifdn Ei6ave«ii coup par l'ordre de la transit 
tioD de l'Académie ecclésiastique de Wilba à SalD^F£(en■ 
Inuif. Après àa liHigiies cAimpaimuites négodstiom, r«It- 
tirei in retour des antatee A la commuoion gt«eque et tvt 
sonffraoees de l^liM catboUque dml tint l'tepirè, et pU>- 
ticulièremiHit ea Mogue, la cour de Aune fiteppdi 
ropintemmbliiiiie. (Oui^tMrei^ii nj«Hlel.)Ii^utn|irt, 
les chambres françaises anient tepndutt leur prétestafiot 
BnnoeUe au roi ; et, en Anf^etem, le choTdu ^binel, suirli 
moUon d'un membre, avait déclaré espllcitiaiBeiit qui 11 
Pologne n'est point une province rosRe, ({ua rAflgletcm 
Mnnrre ledroitdediKuterioutce<(ui jamais peut être ré- 
•ola à l'égard de ce pays , enfin qoe la ttafioi»IK0 poloeii» 
peut être écrasée A force d'or et de ses^, mûs qii'dleW 
feauraH 6^ détruite. 

La Russie n'en persiste pas nxnns A refUMr toute saUshe- 
tioQ aux griefl! da Saint-P^, et A m te&ir «ucuii OHcpteA 
taMn«B protestations politiques. 



hyGoo>^lc 



TUHQOIB. 



^mm. OtMgmmU te* rtdaMrtntka. — llMiHn nêi» ée pat- 
optloB ia tarwV. — Hodiflatloii de l'^ndiUitnUoB proiindilt. — 
Ttnduiec réKtionnaire du gourernciBeot. — Aflïtrc dn Uban. — Hoinl' 
•Mini tfO mt rftdi». — ' ProtMtuioni dM paisuous. — DcMlUUn 
'OaeiifMta. — liimwBuii de PadnlDMnliea lirqitt dnt la Syria. 
-iMt« M* l'MfM ia JénudaH. ~ DU^Ice flmMitkiml-ft- 
an. — Uffinod «vae UPene. — AnidsUce. — Trabéde «MmoeMs 
t'cc lu Tillaa aoaiitiqiu». ~ Egtto. Abolition d« quclguet monopolea. 

- CbaDgemenlt daai la Talcar du moDnalci. — Rjducllon de Tannfe 
*• W hto ed noimat gnnd-Tfitr. — Bnna. Cotaplel ecmiTe lo prime 
■MM. — SMdti àm tHwg*. — Mie du ffiaee. — Sa MpoaUea. 

- Bca H ai tUmmln Gaaifawlta. — T«l«U*e warUe de HaUcUti^, 

- latenesliaa'AiB fbmieea. ~~ KHe da~,rAub1ehe. — ProtealatloB de j/t 
Rude. — fient d'ioveatiture tinoji i Aleiandre par le SuIUd. — Hena- 
MdtlaRude. — T&uean. D^ilUm d'Alexandre GUka. — Tnm. 
AMWm te Ift uyia dM Mn. 

6ite. Iltiialliiii Qiiiilha du IwMWll iii>rtli«lalliia tlliiliin 



TURQUIE. 

An commenceolent de Vumèe le graDd-Tisint se trooTBit 
entre les mains d'Izzet-Mebemet-PacbB ; Tabir-Pacha était 
'Kpitao-pacba et séraskier par iatérim. Seulement ud autre 
■niniatre» celui des aHures étrangères, Rifaat-Pactia, avait 
été remplacé par Sanu-Ëffendi* ci-^eTaatmiaistre du com- 
Bterce. 

Cette mesure avait été prisedaDS unbuttoutéconomique : 
ou voulait confondre deux titres, celui de miuteehar ( oon- 
leiUer au ministère) et celui de mwhir. ■ Cepeaduit des 



36S HISTOIRE ÉTRANGÈRE (18&2). 

raieonstiiAea delà personne se joignaient i ce changement : 
on troursit Rifïnt encore trop concilient, trop porté au 
progréa. Une autre drconstance coincidail avec b ratraite 
de Rifaat, sans s'y rattacher précisément De l'avis d'oo 
membre du conseil, Tahir, la Porte devait renoncer, c«n- 
me à une représentation trop coûteuse , k envoyer des am- 
bassadeurs près les cours étrangères. Cet avis ne {H^lut 
point. L'ex-conseillér (mustechar) au ministère Ans réUfloiiB 
extérieures, Aali-EETendi, fut nommé ambassadeur k Londres, 
et Akir-Effendl ambassadeur à Vienne. Quant au membre 
dirigeant, Izzet, il poursuit ses |dana d'écoDonte tracas- 
siére, il réforme une partie de sa maison; partout 11 ëe fut 
de nombreux ennemis. D'autre part , Tordre administrait 
établi précédemment par Reschid-Pacha est bouleversé. 
Far exemple , Le ftoroil} (tribut personnel) payé par les rajabs 
était perçu parleschefsdesoorporatiOQB, et remis angou- 
vemement par les patriarches. Il s'agissait-de soustraire les 
contribuables aux vexations des agents subalternes. Les 
choses se passeront désormais autrement : les rajah^ se (iré- 
senteront à un bureau présidé par ,m Chaf Uuc,- aaqnd-its 
remettront (e tribat contre quittance. , 

L'administration provinciale sobitaïiBsi des modiflCMfoBs : 
les mouhaiM» , espèce de sous-gouveroeurs indépendants 
néanmoins des gouveroeuis mtoes,sont remplacés par 
des ktfimaiamt nommés par les pachas, qui administrent 
d'une maoière absolue les provinces. Toutefois il y aura. 
comme parle passé, des conseils provinciaux auxquels sera 
réservée la nomination des mudin (inspecteurs), ou com- 
missaires répartiteurs chargés de renseigner le pacha sur le 
taux et la proportion qui devront régler les taxes .& perce- 
voir. L'esprit de ces réformes, c'est, en fin de compte, la 
restitution au pacba de L'absolu pouvoir d'autrefois (fé- 
vrier). 

Ce n'est pas que pour le présent on ne s'entoure encore 
de précautions, et si des plaintes sont élevées par des op- 



TUHQUIR 36» 

primés, témoin celles des rajabs de Sisyrae, oa voit auaâtât 
le Divu) adresser une emphatique circulaire sur la conduite 
i tenir, la protection i accorder aux sujets de Sa Hautesse, 
la justice qui leur est due , etc. Mais cette justice pour être 
Traie, efficace, doit avant tout dtre écrite dans les institu- 
tions. 

U tradance nouvelle du gouvernement se produisit d'une 
bçoD non équivoque dans les alTaires du Liban. On sait 
quelle est l'origine du différend diplomatique entre le Divao 
et les cinq cours européennes. Les populations qui habitent 
le Liban, principalement composées des Maronites et des 
Dinses, possédaient depuis des siècles le privilège d'être 
immédtfltement gouvernées par un émir de leur nation, qui 
relevait du gouverneur turc de Satnt-Jean-d'Acre. Elles 
jouissaientdoncd'ungouvemement indépendant, sousiequel 
leur religion et leurs mœurs étaient etBcacement protégées. 
Qoand la Syrie fut rentrée sous ia domination turque, la 
Porte ne rétablit pas le gouvernement du Liban sur ses 
todennes bases. Elle mit de eâté les émirs , et installa i 
leur place lin gouverneur turc dans la montagne. Les Ma- 
rooites , qui. forment ia nation chrétienne du Liban ■ se 
soulevèrent contre le nouveau gouvernement, et demandè- 
rent le rétablissement de leurs privilèges, dont le maintien 
lenr avait été garanti par les puissances européennes. La 
Porte répondit par un refus aux réclamations des Maronites, 
comme à celles des représentants européens A Constantino- 
1^ ; et , comme pour signifier plus clairement sa résolution , 
die avut nommé , l'anoée dernière, au poste de grand-viiir 
Inet-Pacha, qui , avec le vieux Korren , représeutait les 
tradilioils les plus oppressives, les plus fanatiques de la 
dODûnatk» musulmane. 

Ce systàme fat cootinné par la nomination d'Omer- 
Puhaaagoovenwmeot de laMootagne. Les puissances pro- 
testèrent contre le choix d'un homme dont les antâcédeolj 
K peavtieot iBS|ttrer auegne oonfiaDce , et chenehèrent i 

,1,. rihyGOOglC 



MO BISTOIRÊ ÉtnANGfiRE («SU}. 

riirepréraloir le système d'un cberdnue pour les Drtues, 
d*un chef chrétien pour les Maronites- Le DÎTsa s'obstiDi 
et répondit d'une manière ëTaaÎTa fi proposait de donner 
abz Druses et aux Maronites deux gourerneurs tores qui 
r^ereraient tous les deux du gouvernear tore de la 
Syrie. 

Pendant ce temps Omer-Pacba justiBait les tristes prévi- 
sions qu'avait fait naître son avènement au pouvoir. Song 
prétexte de conférer avec les chefa druses au sujet des Ma- 
ronites, leurs ennemis, il attirait chez lui lea premiers, et 
après avoir rempli à leur égard les devoirs de l'hospitalité 
orientale, Il les faisait enlever et enl'ermer. De là des protes- 
tations des puissances, des notes inutiles : Selim-Bey était 
envoyé sur les lieux^et pendant ce temps les événements 
suivaient leur cours, et l'anarchie r^ait sur la Mon- 
tagne. 

EnOn , au mois de septembre , la question reçoit ono 
solution nouvelle- Aux termes d'un baUi-sbériff du S7, 
Essaad. pacbadeSaida, estnommé gouverneur du Jjban et 
de l'Anli-Liban. Xteux kaïnukams gouvero«x>ot sous set 
ordres, l'un les Druses, l'autre les Maronites- Omer-Padu 
est révoqué. Les Albanais seront raillés et reotidacés par 
des troupes régulières. Ainsi Druses et Maronites se trou- 
vent privés de leurs cbefs naturels. La CimiU^ de rénir 
Baohir reste bannia du«ol natal, et radmiBisb«tioaturqua 
sera instaliéa dana lea montagoarde Syrie. 

1A mauvais vouloir de la Porte pour lea puisaucea et 
SB résistance i L'esprit de la politique europésaM (nrent 
raodus évidents par la froid accueil Mt è l'évéque d*Aagfe- 
terre è Jérusalem , et ia tiède protection qui lui fut Hcordéa 
contre les Insultes de la population. On cohsentit A ponir les 
coupaUM, nais «m à pmtégcr l'^rtifM eoMtcwidant 



■ Bdflittlegnnd-TisirAaliréMllnmaaMMifeiMtilMiba 

n,aN,-.^hyG00^lc 



TOKQUIK. Ml 

dennt la «fftwts r&térés des rapriseDUaU dei aâq 
Qoara. 

Jtfais cette digerAce ne devait rien chauger A la politiqm 
du Diran. On oe voulut paraître reprocher à Ixzet que a» 
esigencra impérieuses, aes vues étroites et aes habitude* 
de parcimonie. Les révtdutioas minislérielies se succèdent 
dans ce malheureux pays sans que ces agitations impuia- 
unlea raniment les restes d'un empire qui tombe et 
d'une splendeur qui s'éteint. Petit à petit toutes les brao- 
ehesdu vaste emptreotloman se détachent du tronc. En vain 
Il Forte cherche- t-el)e k rattacher les débris épars de sa 
souveraineté , et & les concentrer sous l'unité de son edmi- 
alstration. Mais s'fl lui reste assez d'Intelligence pour aper- 
cevoir la décomposition qui la menace, 11 lui manque la force 
nécessaire pour la conjurer, ou au moins pour la retarder 
quelque temps. Abandonnée k ses propres forces , elle ne 
peut rien, et, tombée sous la tutelle de l'Europe , elle résiste 
ta vaki contre les cooaéqoenni de oette dépendanee iné- 
ritafale. 

^u doluM édate, entre la Porta et le goawmanwnt de 
TMéna, an dUKrcnd qni menace Iweattit de davanir tua 
NlMilon. Indépendamment de la rivalité naturelle qui rÀ> 
gnait entre lea deux paye , le Shah se plaignait d'un droit, 
i les yeax asorbitaat » perçu sar lea aciéries persamiea. La 
«lueation territoriale, réveillée par oea dAnts nouveaux, pou- 
lait MreerahdK une lotte sanglante. Un canp de 10,000 
Pertans, eoua les ordrea du prince Rahkman, ft>èra du 
Aak, futfbnné i Konlé, prësdea frootMna turquaik hiu 
prélatede combattre lu Kurdea. 

Le Divan , dass la prévision des évenlnaiités , pourvut A 
la détaMB de la Tur^ie en expédiant dea hommee , dea 
canons et des muuilioos de guerre à l'armée de frontière. 
iMêax gouvernements acceptèrent la médiation de l'An- 
iMerrt «t de la Ruasie. tJn anaiatka fut conclu. U Porte 
aÉ«awM«MiMMtàiNard0riuM^iiMtaaDiléian as qui 



n,aN.-r^h,.G00^lc 



3« HUTOIRE ÉTRAHGiRE (18U). 

tombait la question territoriale , elle propoM un «rfoilniKe ; 
le Sbab s'étant plaint des procédés de oortains pachas de bt 
frontière, le Sultan s'engagea A les révoquer. Ces conce»- 
Ùons delà PorteOltomaoe Taisaient espérer, A la Gn de l'in- 
née, qo'uQ traité définitif pourrait être conclu. 

Un traité de commerce consacrant des avantages récipro- 
ques fut aussi conclu avec les villes anséatîqoes de l'ÂlIo- 
magne. (f^oy. aux documents historiques.) 

Egypte. — Les chose» sont demearées dans le même 
état Certains monopoles sont abolis , en particoUer celui 
des cotons. Bogbo8<Bey l'a annoncé aux consuls des puis- 
sances intéressées. Mébémet a opéré aussi un ehangemeiU 
dans la valeur des monnaies, ce qui n'a pas laissé de mé- 
contenter t>eaucoup de monde et d'inspirer au commeroQ 
de sérieuses inquiétudes. Enfin il a rédoit' son année, et le 
Sultan lui a confécé le titre de grand-vizir. 

Servie. — La Servie nous offre le spaottele d'une révolih 
tîon populaire. Cette révolution , accomplie avec l'asseotinuot 
delaPorte,ivectou8leac«vctèresderanammitéduulepiït, 
malgré les intentions haulemMit exprimées des paissanets, 
a été diversement jugée. Les uns ootvoulu y voirie tnoinphe 
du parti des boyards, les autres une suite des sourdes mt- 
chioatioQS de la Russie, d'autres enfin un résultat des jatri- 
gues de la Porte : on peut penaer que c'est Ik use des con- 
séquences nécessaires du développement de la natioalllé 
serbe, et nous voyons dans l'unanimité d'^eotioa du noo- 
veau prince , dana les effiorts de la Russie pour dénatuier 
cette révolution, dans la résignation de la Ftule kracc^ttefi 
la réfutation de tontes les opinions ai difi&«Btfls et la preim 
de ce que nous avançons. Voici en peu de mots l'h 
de cette révolution. 

Le prince régnaol, HiehelObrenoritz, avwUde l'es 
d'un complot contre sa personne, se mit en marche pour le 
i^priDMT. Mais U lot MU dans d«a eonhila i«i«tiaM )i- 



6rtbyGOO>^IC 



SaUVIB. 393 

vrés prée de Bjiguiewatz. Les insurgés, k la tête desquids 
se trouvait Wutschitsch, ctief du partiditdea émigrés, se du* 
posèrent ensuite A marcber surfielgrade. Mais le faible suc- 
cesseur de Milosh ne les attendit point. Il fraocbit la fron- 
tière et se rendit à Semlin arec la princesse Lubitza, ss mère, 
et son oncle Jefrem Obrenowitcb. Après son départ, un 
gouvernement provisoire fut établi, composé des chefs du 
parti vainqueur (6 septembre). 

Le peuple assemblé déposa solennellement le prince Mi- 
chel, et, comme par un choix providentiel, ce fut le descen- 
dant d'une victime des Obrenovitz qui fut élu- Alexandre 
Petrowitch,petit-filâdeCzemy Georges, fut proclamé prince 
de Servie. 

On se rappelleqae lorsque leroalbeureuxCzemyGeorges 
fut appelé en 1817, par ses amis, à se rendre auprès de son 
compagnon d'armes Wnitza, près de Belgrade, ce dernier 
le livra au prince Milosb. Le prince avait obtenu du pacha 
defielgradeunecondamnationàmortetavaitécrît àWnitza: 
• Il y va de ta tète si tu n'apportes pas ici celle de Czerny 
Georges. » Wnitza surprit son compagnon d'armes endormi; 
il lai trancha la tête d'un coup de hache , et s'empressa de 
porter ce hideux trophée à Belgrade. Telle avait été la fia 
dn héros de Belgrade, qui avait frayé la voie au prince Hi- 
loib,et'qm, quatre ans auparavant, avait au «lotenir le 
graud-visir, mardiant à la tète de cent dix mille hommes 
vers la ntmlière autrichieDDe. L'allachement des Serbei 
pour la mémoire de ce grand homme était demeuré si vif 
que tous les ans, le jour anniversaire de sa mort, etméine 
aoua le régne du prince Milosh, des milliera d'entre eux al- 
laient payer i sa tombe un tribut de souvenirs. 

Alexandre Petrovritcb fut élu, sous le nom d'Alexandre 
Georgewitz, par plus de 12,000 hommes réunis en aasem- 
Uée géoénile, avec l'assentiment et en la présence du com- 
màsaire turc, Cbekif-Efleadi, et de Kiamil , pacha de Bel- 
grade. Le nouveau prioee, figé de dix-buit ans», a été élevé 



hyGoo^lc 



SM HISTOIRE ÉTK&NOÉRE (1842). 

à Odent, dus une école militaire rotte, et hluit partie du 
aldes-de-camp da prince Michel. 

Le prince Michel ne s'éloigna pas immédiatement de la 
frontière. Ses partisans, conduits par Mctschitcb, firent en 
sa faveur une tentative , qui échoua complètement. Les 
troupes du gouvernement provisoire les mirent en Fuite- 
Les Kmetes, cmi avaient pris d'abord le parti de Metschitch, 
se disperserai : les uns regagnèrent leurs foyers, lesautrea 
se joignirent au gouvernement provisoire. De tons côtés 
l'opinion se prononçait favorablement pour la révolution, 
sévèrement sur le compte du prince Michel et de sa famille. 
On accusait le prince de légèreté et de fiiiblesae : on attri- 
buait tout le mal A la princesse Lubllza, sa mère, qui, plus 
que lui, dirigeait les alTaires publiques. C'est elle qui avait 
éloigné du gouvernement Wutschitsch etPetrowich, et qui 
s'était laissée dominer par le clei^é. 

Telle était la situation quand les puissance^ cmreot de- 
voir intervenir. 

L'AutridM, qui dwt comprendre toute t'impofUnca de li 
ligDB des principautés, est, plus que toute autre pusauKei 
intéressée à favoriser le développement national decesprin- 
cipiutéa nouvelles, développement dirigé toat antiar «en 
le trfoo^ de l'élément chrétien et de la nationsUlé aUve. 
L'Autrictie cependant se renferma dans l'indifférenoa et riu- 
BWbtUté : peut-être faudrait-il ezfiliquer cstts eondoiti 
par la crainte des contre-coapa posaiblea dans l'emmura d'un 
triompha trop marqué daa Slaves, dont elle renferme «a û 
jgrand noudire dam son sein , et par les mwassea de k 
Russie. 

La Russie, dont 1» plus grand déâr et le plus grand Inté- 
rêt est le. démembrement de l'empire otlomMi » la Russie 
dontla politique constante est d'attirer àeltetousies peei^es 
qalle composent, voulut faire annulerl'éfectiond'Aliexatdre. 
M.deBottteiûe(rsfl rendit ACbnstanUnt^le eMéflaniaa DtW> 



snni. sM 

qoe rdmptrmr pratatitit eoatra toot u qui Tenait de m 



La Porte, plongée dans le eongtODation, n'en refoia pu 
moiu et, coomeexpédieDt, s'en npporti au Jugement des 



L'An^eterre» comme moyui terme, propoeait une étectioa 
légatot déclarant par lA qa'i sei yeux l'autre se l'était pat. 
Dans rinlMrralle, la Porte, rassurée sur les résultats pos- 
âblea desmenaoes de ta Russie, témoignait de ses sympathies 
pour le r^Bie nourean. Le Sultan envoya A Alexandre 
GecHfewitz le bérat d'investiture. 

I HoD cher ami et prince, esl-il dit dans cette pièce, voua 
savez que le prince Michel a encouru la décbéenee de aea 
dnnts de souveraineté et que la nation serbe vous a élu en 
sa place et en a informé la Porte. Nous savions que la for* 
tune vous avait depuis longtemps réservé ce rang élevé. 
Votre glorieuse et noble origine est un gage certain que 
vous travaillerez toujours pour le bien de votre pairie. » 

Lee-cbosei en étaient lA'Vers la fin de L'année, et M. de 
Boutenieff avait ordre de demander m» passeports ai le bérat 
dlavestitore n'était jws ra^Kuté. 

Talachib.» Parcompenaatioa, saDsdoute, le Divan con- 
sentit Aladépoettiond' Alexandre Ghika, sollicitée, dit-on, par 
U Russie qu'il méocMUentait. Sa destitution fut anDODcéeaax 
««tontes du paya par uobuigQrinao. en date du i"oct(ri)re. 
Ble étaitmotivéesar ce que Le priuce Gbika avait laissé a'in- 
trodair« toutes sortesd'abus et d'irrégularités, taatdanarad- 
Biaistratien des finanoei que dans celles de la guerre et de 
la justice. Plusieurs Cois dé}à des remimtrances avaient été 
bites au waivode, et U n'y avait été répondu que par ua 
dédilgneax aileoeo. 

Par iHlte de eette antre rérohrtion , plos pamflqusment 
opérée qoe celle de 8ente, les boyards réunis en assemMée 
générale, au nombre de 190 muabree, m d to paaè w t à di- 

, . '.i:,Gt)ot^le 



3» aiSTOIRE ÉniANGÈRB (18&2). 

signer, suivant les ré^emeott ea us*ge , sept csuSiUU. 

Oa ne connaissait pas encore à ia fin de l'année le csodî- 
dat qae la Porte devait confirmer. 

Tunis. — La eirilisation et les idées philanOiropiques m 
sont introduites depuis quelque temps dans ce pays : l'in- 
fluence anglaise n'a pas petï contrîtnié ji les développer. D6ji 
quelques personnages influents de la cour du bey s'étaient 
montrésdisposésAseccHiâerles vues des abolitionistes, quand 
le bey lui-même abolit officiellement l'esdavage et défenditU 
traitedes noirs dans toute l'étendue de sa province. Ilfaut re- 
marquer quelques phrases pleines de grandeur et de noUesse 
dans tes considérants de la pièce oQicielle. (f'ffy. les docu- 
ments bistetîqaes.) ■ 

Grèce. —Ce pays persévère dsnsses louables efforts contre 
les obstaclesde toute naturequi entra ventencoreledëveloppe- 
ment de sa Dationalité et le rétablissement de sa puissance. 
L'aveugle hostilité des partis qui laissentguiderleur conduite 
par des influences étrangères empêche la formation d'un 
esprit grec, seul capable d'imprimer i l'opinioa et au goQ- 
vemement une allure ferme et digne. L'instabilité minislé- 
rielle qnt en résulte natarellemeet , l'absence d'une activité 
uniforme, énei^ique dans le pouvoir, retarde l'accomplîsse- 
ment des réformes entreprises, qui portent arec elles h 
prospérité du pays. Ni les rouages de l'administration , ni 
les institutions de crédit ne s'organisent avec une assez 
grande rapidité-: et tous ces obstacles ajgissent et réagissent 
TuD sur l'antre. Le gouvernement le comprend : aussi essaie- 
t41 d'un^orer dans toutes les directions, autant du moiiu 
que le lui peraiettent la force morale et les reaaoorcas finao- 
cières dont il dispose. La question des inaStutiooa repiésen- 
tatires, soiderée l'année précédente par la presae étrangère, 
n'est point ce qui préoccupe actnellQBMnt le pounùr» nais 
etla iaUiwM nTOBWDt le paj8< 



ÈrtbyGOOgIC 



«7 

Les imtitatioaa communales et proviiuàales-ne sufOseot 
poiot sa besoia d'cction qui tr«vaiilB ces- populations. 
Noua avons tUt ailleurs CAnnuaire de 1841) gomment, dans 
l'opinion des bommea politiques et du cabinet français, les 
conseils provinciaux pouvaient être la base du systèti;ie re- 
présentatif. Le temps dottnera sans doute une solution en- 
core inconnue k cette question de réforme. 

En attendant, les lois financières sont l'objet de la solli- 
citude particulière du gouvernement ; il lui importe en effot 
au plos haut point de créer la richesse, aussi bien pour fonder 
itrmtérîeur que pour se soustraire i l'assistance politique- 
meat et péctuiiairement onéreuse des puissances étrangères. 
La banque nationale a commencé ses opérations; l'adminis- 
tration, la cour elle-même, se sont plus strictement soumises 
à la nécessité de l'économie ; les douanes ont été réorga- 
nisées (voir le texte de la loi à l'Appendice). Que si ces réfor- 
mes n'obtiennent point tout d'abord le succès qu'elles mé- 
ritent , si le service de la dette étrangère éprouve quelque 
retard,' les grandes puissances prendront sans doute en 
considéraUon la bonne volonté et se montreront géné< 
reuses. 

Tel est le caractère de la politique grecque à l'intérieur, 
durant cette année ; elle se tradnit en intentions louables 
plutôt qu'en faits; quant A la politique extérieure, elle se 
ressent nécessairement de la faiblesse de la nation et du 
goaremement} lesn^ociations pour la conclusion du traité 
de commerce qui doit régler les rapports commerciaux du 
pays avec la Forte Ottomane se poursuivent lentement sous 
l'influence de suggestions étrangères. Certaines démonstra- 
tions hostiles causées par la présence de troupes albanaises 
sur la frontière turque , auxquelles le gouvernement grec 
crut devoir répondre par l'envoi de quelques bataillons, et 
les récriminations qui eurent lieu de part et d'autre, ne con- 
Iribuèrent pas à aplanir les diOBcultés qui s'opposaient à la 
conclusion de ce traité. Au reste la Grèce évite tout ce qui 



M6 HISTOIRE tfOUmOÈBS (ISU). 

ponmdt offHr dfl noBTesut grié'fe \ ses anctead mtttrKj 
renrermée chez elle, elle ne {vend aaemie part kux gnnda 
questions politiques qui se dâiAttetit dans ce eoia da isKxât 
Elle en à dodoé des preores durant les rérolatioas qui ont 
éclaté dans leâ principautés da Danube. Les péceaitéB de a 
ritoation lai imposent cette réserire. 



ertbyGOOgIC 



CHAPITRE T. 



Son. Am te firtil.*- iHwUtade et hHdUM de II ptdlOVW UtMMN. 

SuDucHi n Pttemn, Silulîon inUrimre.— ConlliiailLoa de le rëlDriH 
idmiuiHnlive.— Eilcntion des op4n(ioiu de 11 aUx dei d^U.— AmA- 
lionUDBliMle tarirdesdouaneâ.— nomeealarirdenralega.— R^gto- 



Rénie^-^t HilibluBi de l'tottraollw publique.— lluiagtda pctiM 

UtédUilK.— AmBliUe.— Trûlé de conmeree irec rioglcterre,— aree 

lnPij»-Bu! 
Éim-RmuiM. Découverte d'une wcUlé lecrèEe.— AflUn de rtigBn ca- 

Mji|u«deltae)ift— On^Motre tmuiee (slet.— ProtestitiennwMU 

niisla,~I>niisCiU*neeiim)a<(»duite da ««mmeaMt apMMl. 
htUn ^>u nvn-SioLU. Travnix pabUn.— Projetf i'aaéÙonVim ta 

Sld]e.~Eiprlt de Méruee poor lei livres.— Querelle arec |« Bdlandie. 

— Hégodatiui cominerciale avec rADglelerre. 



L'^n^qai ^tnà de Sur avait été réoonds en ôvéfifr> 
noAT! al en kvoiw de toute nature pour ce pays- D'une 
part Ai^covie, le Tessin et Genève, sont en ^« i l'agitatioB 
la pluB violente et subissent de nouvelles secousses politi- 
ques ^ d'autre part, le langage de la diplomatie, qui veut in- 
tervenir , blesse la susceptibilité natiouale. H est vrai qu'en 
vtio deroUire drconstaoca les cantons se trouvent unia et 
protestent Avec unanimité; mais ax tout ce qui touche aux 
iatéréla particuliers la plusd^orablediviaion règne dans la 
dièle, et ta plus complète impuissance se manifeste dans le 
Vomtàr OBoinl. Un fait plus général et moins tneo apprécié 
iuqu'aiwsae produit également, c'est la diOicultédugouver^ 

r,|i,. .i.,Gt)0^lc 



ftOO HISTOIRE ÉnANGÈRE (18U). 

Dément pariemealairedans les États TôdértUb, llmponlbilité 
d'y constituer use majorité modérée et une miaorité piçifi- 
qtie. L'une est despotique, l'autre iasoumise et tiirt>ulente, 
etlapartd'iDdépendance laissée à chaque caDtoDdooiieaDX 
majorités le conseil et le moyen d'hbuBer de lenr force, 
aux minorités la tentationet le désir de résister violemment k 
tout ce qui se hit sans leur concours. 

C'est ce Tice radical qui cdnsame la vitalité de la Soiase 
et absorbe son énergie. Dépérissement du pouvoir central , 
mésintelligence croissante entre les cantons, division de la 
société en partis, c'est-A-direenfacUoes, hÛDM pcriiUqaes, 
haines religieuses, anarctaie dans lesctmseils, goerre civile 
dans la rue : tel est le spectacle aRligeant que présente de- 
puis longtemps la Suisse. 

. Cette année n'a rien ajouté aux maux du pay4( msia 
elle les a laissés subsister. Les partis ont bit trère à lears 
querelles armées, mais l'agitation n'a pas cessé déposséder 
les esprits. Plusieurs cautons se sont appliqués k introduire 
des changements dans leur constituUon , mais sans aborder 
les vraies et sérieuses difficultés de la matière; modiScaUons 
sans portée, toujours insuffisantes et toujours proviscures. 
La diète, qui seule aurait autorité pour entreprendre une 
réforme étendue et générale, s'est consumée en diacusNons 
d*iQtérêï secondaire. Sa faiblesse a été si grand» :qa'4lle 
s'est encore vue contrainte d'ajourner I» solotion d» Vtttùtt 
des couvents d'Argovie. 

SARDAIGNG ET PIÉMONT. 

Le gouvernement sarde persévère dans la voie prvdeate 
qu'il s'est tracée , et par laquelle il est parvenu à se concilitï 
les esprits : il poursuit sagement les réformes administra- 
tives qui semblent destinées h raffermir de plus en plus la 
tranquillité publique. Cette année, voyant l'beureuxrésul- 
tat des opérations de la caisse des dépAta et cmuigiialioDS 



S&RDAIGNE ET PISMaSl'. AOt 

qui n'avait d'abord prêté que pour cîoq ans, i) étendit ce 
délai à dix aimées ; les grandes entreprises qui ne se réali- 
sait qu'à long terme trouverontaioaiplusde Tacilités pécu- 
niaires, et ne pourront manquer de prendre plus d'essor- 
Des améliorations importantes fut-ent également introduites 
dus le tarif des douanes , ea même temps qu*un nouveau 
tarif était publié pour le roulage qui passe le Monl-Ceals. 
L'inspection générale de l'enregistrement reçut aussi un 
règlement. EuBn, le pouvoir s'occupa d'un changement 
qui touchait de plus prés à l'organisation polilique du 
pays: le nombre des intendances générales ( préfectures) 
fat augmenté , et un conseil fut établi auprès de chacune 
d'elles pour juger les questions contentieuses d'adminis- 
tration. 

Les intendances générales sont ainsi divisées : 1" classe, 
Turin, Chambéry et Gènes; 2* classe, Alexandrie, Cuneo, 
Nice et Novarre; 3- classe, Annecy, Casai, Chiavari, 
lïrée, Saluées, Savone et Vcrceil. 

L'instruction publique necessede recevoir une protection 
efficace, et elle est en progrès sensible , soit en Piémont, 
soit dans Tlle de Sardaigne. Le gouvernement surveille et 
domine tous les établissements d'éducation : il les dirige 
conformément à son principe, et, façonnant ainsi A son gré 
l'esprit des générations nouvelles, il assure autant que cela 
est en lui le calme exercice de son autorité' 

Un événement heureux et en dehors de la politique cou- 
rante marqua cette année : ce fut le marisge du prince hé- 
réditaire , duc de Savoie, avec la princesse Adélaïde d'Au- 
triche. (Mai.) 

Cette union ajoute de nouveaux hens à l'alliance de<leux 
gouvernements qui partagent en Italie tes mêmes întoréts 
et les mêmes dangers, et dont la stabilité réciproque dé| lend 
beaucoup de l'emploi des mêmes moyens poliii,ques etd 'une 
certaine simultanéité d'action. A l'occasioit. de cette s( ilen- 
Jm. htit. pmir 1M2. M 

D,gt,,-6!ibyGOOglC 



toi HISTOmS ÉTHANGËRB (1842). 

oUé, le roi publia un décr^ d'amaistte pour les condamnés 
politiques de la deroiére révolution. 

Cet acte de sages» et de justice produisit la plus beu- 
reuse impression dans le royaume et en Europe. 

11 nous reste à signaler en terminant la conclusion de 
deux traités de commerce et de navigation, l'un arec l'An- 
gleterre, l'autre avec les Pays-Bas: ces traités sont basés 
sur le principe de la réciprocité , et offrent de nouveau et 
utiles débouchés au commerce et à la marine nationale. 

ÉTATS ROMAINS. 

Las élaU pontiflcaux ne jouissent point d'une tranquillité 
aussi parfaite que la Sardaigiie. Ainsi, dans les marches d'Ao- 
cdne, l'agitation des dernières années n'a pu être apaisée 
que par la présence de troupes assez nombreuses. Cependant 
le gouvernement est parvenu A y rétaljlir l'ordre, et il a mar- 
qué le commencement de cette année par le rappel des 
troupes. Plus tard on a découvert dans la Romagne une 
société ^rète qui avouait les mêmes principes que l'ancien 
carbonarisme , et qui par son nom (Ferdinandea] semblait 
associer dans ses espérances le patronage de l'Autriche à la 
délivrance du pays. La police a pénétré dans toutes les ra- 
miGcations du complot, qui était Taiblement organisé et n'eut 
point de retentissement. 

Une question déjà ancienne et de plus en plus grave oc- 
cupait alors toute l'attention du Saint-Père; c'étaient les 
souffrances et les pertes considérables de l'église catholique 
en Russie : les griefs du Saint-Siège à ce sujet remontent 
au dernier siècle , mais le retour des Grec-unis au sein de 
l'Eglise russe a pu seul l'éclairer sur les vraies tendances 
du cabinetdeSaint-Pétei'sbourgetsur son projet si longue- 
ment et si fortement médité de réduire à l'unilé grecque le 
culte catholique pour n'avoir plus qu'une Église, l'Église 
grecque dont l'empereur est le chef. Ainsi seraient réunies 

: . .l.,GtH)^lc 



ÉTATS ROHUNS. 403 

dau les niAmes maiDS toutes tes forces morales et matérielles 
de Fempire , le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. 
Nous avons donné les années précédentes les faits princî- 
(MQX'de cette grande querelle j nous avons exposé succinc- 
tement la résistance et les concessions inutiles dn pontiGcal, 
falTIiction causée & Rome par cette impuissance politique ea 
face des dernières mesures prises par la Russie contre le 
cleifé catholiquedu royaume de Pologne. LeSaint-Père ré- 
H^ut d'appeler k l'appui de ses protestations diplomatiques 
l'opinion publique européenne. C'est ce qui eut lieu dans le 
consistoire du 22 juillet 1842; le Pontife y prononça l'al- 
locution suivante, dont nous donnons le texte pour mieux 
iain comprendre et les motifs et le caractère de cet acte 
politique et religieux. 



1^)1, dins ce lieu tatnte, nous avons épanché atm toqs, Ténérablet 
Frin»,U douleur que dts longtemps • prorqn dément enraciné dans notre 
Ime ■■ condittoD misérable de l'Eglise calbolique au sein de l'eaipire de 
Russie. Celui dont noas sommes, quoique indigne , te vicaire sur la terre, 
uns est témoin que, depuis le moment où nous fûmes rertln de la charge 
di smiTeniD poUîScal , umis n'aTons rien négllgt de ce ^ne rommtixleit 
U iollicilude «1 le lèle pour remédier, autant que cela était iwHible, a tant 
et i de si grands maui chaque Jour croissants. Mais quel a élé le rruil de 
tODS nos soins ? Les faits et des rails trés-récents le disent assei. Combien 
notre doulenr toujours présente s'en est accrue ! Vous le voyez mieux yar 
1) pensée quil ne nnoi est possible à nous de l'expliquer par tes paroles, 
hûsiljaquelquectioiequi met comme le comble i cette inllne amertume, 
qtKlqnediose qui, a cause de la sainleté du ministère aposloUqna, nous 
tient oDtre mesure ilins l'aiixtélé et l'arUiclion. Ce que nous avons Tait, 
sans repos ni reliche, pour proléger et iléfendre dans toutes les régions sout 
uAsti a la domination russe les droits inviolaliles de l'Église catholique, ce 
que Mns *toim fait oo ne l'a point sa, cela n'a pas été de rwtorlélé publi- 
qoe, dans ces régions surtout, et il est arrivé pour ajouter i noi douleurs, 
que parmi les fidèles qui les habitent en si grand nombre les ennemis du 
Saini-SIége ont, par les menées frauduleuses qui leur sont haliiluelles, bit 
prévaloir le hruit qu'oublieux de noire minislère sacré, nous couvrions de 
noire dlence les maux si grands dont ils sont accablas, et qu'ainsi nous 
niwi pmqsa BlMmliwiié It cMM de U iclieii» oth«IUM. Et l« Amc a 



ertbyGOOgIC 



hat, HISTOIRE ÉTRANGÈRE (18ft2). 

élà |)oa»ée â ce poini que nous «iniiiieï presque devenu oMune b platt 
ocusion de chuLe, camme la pierre de sundale, pour une pirtie cou^dé- 
rable du Irnupeau du Seigneur, que nous sommes diviaerneDl appelé Irf- 
gir;el même pour l'Église uniterselle Tondie, tomme sur la pierre ferme, 
■nr celui dont U dignilé Ténérable nousi éld Iriusmise, à dodi, son soMS- 
uur. Lm ehoui Maut ainii , nous deions i Dieu, i la religion , à nmu- 
meme, de repousser bien loin de nousjusqa'iu soupçon d'une (anle û hon- 
teuse El telle est la raîBOO pour laquelle loule la suile des errorU bits par 
nous en bvenr de l'Ëgtise catbolique dans l'empire de Rustle, a éU par 
notre ordre mise en lumière dans un exposé parliculier qui sera adressé k 
chacun de tous, aSo qu1l «oit maniTestc i tout runirers BMIe que nous 
n'avons en aucune TaçoD manqué aux devoirs que nous impose la eba^e de 
l'Apostolat. Du resle, que noire Sme ne se laisse point abattre, Tinénbles 
Frères ; espérons que le trjs-puissanl empereur de toutes 1rs Russies et ni 
de Pologne, écoulant sa justice et l'esprit éleré qui le distingue, vaudra bien 
se rendre A nos vœux instants et aux vœnx des popnlitioDS caUiolIqnes 
qui lui sont soumises. Soutenus par cette espérauce, ne cessont pas cepen- 
dant de lever, eu priant arec conSance, les jeux cl les maint yen la mon- 
lague d'oii nous viendra leseccurs,et demandons avec ardaur et snnAiea- 
lion an Dieu i la fois tout puissant et tout miséricordieux d'accorder hlenliH 
i son Ëglise, depuis lani;lemps souffrante, l'assistance qu'elle attend. 

L'allocution pontificale fut ensuite publiée avec une ex- 
position des faits et des documents à I*appui ivoy. à l'Ap- 
pendice). L'attitude de la cour de Rome-, cette imposante 
protestation produîsii^nt en Europe une sensation pro- 
fonde et en Russie un vif mécontentement, mais sans dé- 
terminer les cabinets de l'occident i tenter une démarche 
en faveur de l'Église , et sans arrêter celui de Saint-Péters- 
bourg dans l'exécutioR de ses desseins. 

Les afTaires religieuses d'Espagne étaient également le 
sujet d'une grande douleur pour le Saint-Siège^ il protesta 
cette année encore contre la conduite du gouveraemenl 
espagnol et adressa au clergé romain une lettre apostolique 
pour ordonner des prières publiques en faveur du royanine 
d'Espagne (24 février). 

Sa Sainteté commençait dans celte lettre par témoigner 
la profonde tristesse que lui causait l'état désespéiù des af- 
faires ; mais elle Diisait une distinction consolaate pour elle 



ÉTATS ROMAINS. &05 

cotre l'esprit du peuple et celui du gouyernemeot espagnol. 

( La pmpK, ditait-elle, Irin de s'Stre iailé dcfl gentlmenU de les frtres, 
est rcTleaieDl allscb^ A !■ foi calholiiiue ; la plus grande partie du c\tTgi 
combat arec counge les otmlMls du Seigneur, et pTe^ue tous les poulifes 
bien qu'aeeablés dei Teulioos les plus cruelles, jetés en exil, abreuvés de 
peines el de souITrances, veillent, chacun selon leurs Torces, au salutdeleur 
Iroupean. NéaniDolas, dans cttle mérae conlrëe, des bonimes de perdilion, 
el le nombre a'en est pa; pelil, liés entre eux par une associaliou crimiDelle 
el senblable* aux vagoes d'nne mer en furie, Tomitsaol sur leur pajs la 
hoDle et le détordre de leur pensée, déclarent au Christ el i ses saints ddb 
guerre aduraëe. Apris avoir d^à tail souffrir i la religion catliolique les 
pertes les plus douloureusel, iU s'efforcent dans leur impiété de la reuTcr- 
icr, li cela était possible, • 

Le pontife rappelait ensuite les protestations secrètes ou 
publiques qu'il avait adressées au gouTernement espagnol 
ou à la cbrétienté contre les blessures raitcs k l'Église d'Es- 
pagne, (f^oy. les Annuaii«s précédents et surtout ceux de 
1S36 et 1841.) Il parlait enfin des nouveaux décrets con- 
çus dans un esprit d'hostilité contre les droits antiques du 
Saint-Siège. 

• U a été proposé aux assemblées suprêmes du royaume une loi exécra- 
Ue, tendant priadpilement à détruire de fond en comble la légitime anlD- 
riléde l'Église, et i établir l'opinioD impie que la puissance laïque est 
iopérieire 1 l'tigHse el i tout ce qui la concerne. 

> En «RM , cette lot déclare que la nilioo espagnole ne doit tenir aucun 
compte de ce lidge apostolique, qu'il faut rompre tonte commuDlcatlon arec 
lui pour lu grâces ecclésiastiques, induits et cooeessions, de quelque nature 
que ce soit, et elle punit séTéremenl ceux qui résiEleronl) une pareille 
prescriptinn. Il est dit encore que les fettres apostoliques et les autres res- 
crils émanés du Saint-Siése.i moins qu'ils ne soient demandés de l'Es- 
pagne, mn-seulement ne devront pas être observés et demeureront de nul 
eflet, mais même derronl être dénoncés A l'autorité civile, sous le plus bref 
délai, psr ceux auxquels ils sont parvenus, pour être remis par celle-ci au 
gouverne ment, et une peine est portée contre qukonque enfreindrait ce rè- 
glement. 

> De pins il est ordonné que les empêchements aux mariages seront soamis 



liW HISTOIRE ÉTBANGÈRE (18&3). 

à Ifl juridiclion des évËques du ra;iunie,jusqii'i ce que le codcdtU to- 
blisse une diflïrence entre te conlral elle sacrement dumiriage;qD'»ucnne 
cause ne peut être dérërée à (tome pir l'Espagne, au sujet des •iïaine reli- 
gieases, et qn'enfln jamais ï l'avcniT aucun Douce ni aacuD légat du Saint- 
Sidge ne sera admis dans ce rojaume avec pon voir d'accorder dtj giices on 
des dispenses, même graluitr>9. Enfin on abolit enlièremcnl le droit stcrc, 
qui appartient au ponlire romain, de confirmer on de rejel£'rleséTêqaefi<lai 
«a Espagne, el on punit par l'eiit, soit tes prêtres désignés pour quelqw 
église épiscopjle qui demanderaient au Saint-Siège leur cODlirmalion on dei 
lettres apostoliques, soit les métropolitains qui solliciteraient le pallium. 

• Après ces dispositions, ajoutait le maniresie pontifical, il but s'étMintr 
■Mûrement que la même loi proclame le ponlire romain comme le centre 
de l'Église, puisqu'on ne laisse plus nucune communication nec loi qne 
BOUS le bon plaisir et la surreillauce du gouvernement. • 

Cette lettre ne pouvait avoir aucune inlluence en Espa- 
gne dans l'état présent des choses, mais c'était du moins, 
au point de vue de la cour de Rome, une utile protestation 
contre les faits accomplis, une démarche nécessaire pour 
rtntérét du pontiCcat romain et de l'Eglise. 



ROYAUME DES DEUX-SIGILES. 

Le gouvernement napolitain est toujours attentif à l'é- 
conomie financière, au développement de la marine et 
h l'organisation des travaux publics. Ainsi , au mois 
d'octobre, une grande partie du chemin de fer de Caserta 
était terminée. Ce chemin de fer se proloiigera dans la 
direction de Capoue et du môle deGaëte, et pourra môme 
être ultérieurement conduit jusqu'à Rome. On ne néglige 
point non plus les réformes politiques qui , en élargis- 
sant les droits sociaux par l'abolition de certains privilég^i 
donneront plus de force au pouvoir ; c'est là du moins 
l'esprit qui semble l'inspirer dans ses projets d'améliorations 
en Sicile. En effet, l'élat précaire du peuple de cette par- 
tie du royaume et la faiblesse de rautorité gouvernemen- 
tale dans ce pays sont les conséquences du désordre el de 



hyGoogle 



ROÏAUME DKS DEl^X-SIGILES. &07 

l'JD^alité qui règne dans la légjslalion civile. L'infatigable 
activité du roi. la force impulsive de la civilisntion sont les 
gages certains d'une proctiaiiie réorganisation de celte pro- 
vince. Cette année le gouvernement s'est vivement pré- 
occupé de celte question. Sui* le continent les germes dépo- 
sés par la domination française continuent à se développer 
suivant une progression lentemais sensibie. Le mouvement 
littéraire et philosophique semble quelquefois y prendre les 
allures de la liberté. La réduction de âO pour cent sur l'im- 
portation des livres est une garantie des progrès de l'esprit 
de tolérance qui dirige l'administration dans ses rapports 
avec la pensée publique. 



Des réclamations pécuniai 
par les négociants hollandai 
faillirent amener une collisi 



rcs de peu d'importance, faites 
is au gouvernement napolitain , 
ion entre la Hollande etPJaples : 
déjà des précautions militaires avaient été ordonnées, mais 
les difficultés furent facilement aplanies. 

En même temps, les négociations commerciales qui 
avaient précédé et amené la question des soufres furent 
reprises avec l'Angleterre, sans toutefois laisser de chances 
à une rapide et prochaine conclusion. 



ertbyGOOgIC 



U1ST01R£ U£ FRjliNCE (18&2). 



EsFA«H£. Aili'csse en répausc au discours de la coaronne. — Bltme >a sujet 
de la mise eD i![al de siège de Barcelone.— \nDon<:e des travaux du md- 
grèj.— Faîlilesçe du mlnislère.— Incertitude dans la question du Irailéde 
commerce atec l'Anf^ieterre— Affaire de la cour de Rome.— Emprunt.— 
Vente des biens nationaux.— Loi sur les priTiléges des proTÏncea basqdu. 
— ProposiliDD tendant à reuTerscr le ministère. — Débats.— Adoplioo 
d'un Toie de censure.— Rf traite du min ist Ère.— Ministère nouïeau.— Soa 
programme.- ClAture de la session des Cortès, — Convocation iKUKlIe. 
— nérolle de Bai'celone.— Junle provisoire. — Kévolte en Catalogne.— Ar- 
rivée de Van-Halen. -Départ du régent .— ITorogalion des Corttt.— 
Travaux de la session.— Blocus de Barcelone.— Junte eonsultalive.— Ut- 
nacesdu rt'ge ni.— Bombardement, soumission de Barcelone. — Condaile 
du consul Lesseps et du commandant Galier.— Réaclion militaire— Me- 
sures barbares.- Coniribulicn eiiraordinsire.—Ébt de û^e.— Prolesla- 
lions.— Situation générale. 



Les promiers débats du congrès, qui eurent pourobjet 
l'aiJresse en réponse au discours de Is couronne, témoigné' 
rent d'un assez bon accord entre le ministère et les cortès. 
Les séances ne furent empreintes de quelque animation que 
lorsqu'il s'agit de la rét^ente mise en élat de siège de la ville 
do Barcelone. {Foy. ani'uairede JS4lOOnserappellequele 
duc de la Victoire arait décrété de son chef cette mesura 
extrême. 

Le congrès écrivit dans l'adresse un blAme formel à ce 
sujet. Après avoir passé en revue la situation extérieure, 
voici comment les représentants de la nation s'exprimatent 
sur les derniers troubles : 

« Il était juste, mais inévitable, que les chefs ostensibles 



i.,GtK)i^lc 



ËSPAGiNË. 'A09 

de la rébellioD fussent punis suîrant toute la rigueur des 
lois, comme il est à désirer que la justice, qui doit mettre i 
proGt les premiers moments, parvienne à découvrir les 
principaux auteurs et complices, pour qu'on ne voie passe 
répéter des crimes si scandaleux par l'impunité des conspi- 
rateurs. Le congrès désire voir soutcniravec fermeté les prin- 
ci[ieH de l'égalité et de la justice ; il sent que io complication 
et la gravité des événements mettaient dans la nécessité de 
recoarir à des moyens exceptionnels. 

n II npire qu'on ne verra pas se répéter à l'aomir cette 
mwure inconstitutionnelle ( la mise en état de siège), qui 
nppeUe de si funestes souvenirs. » 

D'autres paragraphes avaient trait à l'administration anté- 
rieure à propos des didicultés fïnanciëres. • Le Congrès sait 
très-bien, ajoutait l'adresse, que les souvenirs de l'arbitraire 
d'ïutrefois et quelques exemples plus récents sont peu 
faits pour tranquilliser et stimuler les capitalistes-, mais il 
espère que ces exemples ne se renouvelleront plus, et il 
croit que le gouvernement saura inspirer la conflance pour" 
continuer et mener obien tant d'entreprises utiles, qui s'an- 
noncent d'une manière si heureuse. 
' • Le Congrësréglera, d'après la constitution et d'après les 
QrconsEances , les forces de terre et de mer que le pays 
devra entretenir; il coopérera de même k une meilleure 
or^nisation de la milice nationale. Il a appris avec plaisir 
que l'on travaille à la composition des codes. Il examinera 
avec sollicitude les évaluations et comptes concernant l'ad- 
ministration des Snances. Il avisera i compléter la loi 
sur les tarife, et, ce qui peut contribuer à augmenter le cré- 
dit, à faciliter la vente des biens^ nationaux. EoGn, le 
Congrès s'occupera avec zèle de la loi qui modifie les prîvî- 
légesdesprovinces basques etdelafiberté de la presse, qu'il 
saura concilier avec le respect dû à la constitution. » 

C'étaitU, aussi bien qa'une réponse au manifeste du ré- 
sent, un beau prc^ramme des travaux de la session, pro- 

- : . ii,,Googlc 



&10 HISTOIRE ÉTRANGÈRE (1842). 

gramme qui iie fut pas absolument rempli ; seulement on 
voit que ce document parlementa ire lie manquait ni de fer* 
meté, ni de précision : il est daté du palais du congrès, le 
23 février. 

Le premier acte du congrès fut d'autoriser le gouverne- 
menti continuer de percevoir Les contributions. 

Puis on s'occupa de la loi relative à la mobilisation de la 
garde nationale. 

Cependant le ministère se soutenait difficilement ; était-ce 
faiblesse de sa part? élait-cemauvat:>edisposilionducongrèsP 
Il faut reconnaître que les projetsdu cabinet étaient mal digé- 
rés, précisément parce qu'il n'osait agir; c'est ainsi qu'après 
avoir présenté une loi relative aux ayuntamientos, il la re- 
tira ensuite. 

Sd conduite était remptie d'incertitudes cd présence des 
questions pressantes- On voulait un règlement du tarif, tel 
que tout espoir de traité avec te royaume-uni s'évanouit. 
Rien ne fut décidé, et déjà on pouvait penser qu'un traité 
de commerce avec l'Angleterre avait les sympathies secrètes 
du gouvernement. 

On ajournait i dessein la solution de la querelle avec la 
cour de Rome. Cependant l'opinion politique lînit par forcer 
leminist^e à un blAme contre les hostilités du Saint-Père- Ce 
blâme futexprimé dans une circulaire du ministre de grâce 
et de justice aux évéques diocésains- {Foi/, les documents 
hÏBtoriqtes.) Des mesures furent prises pour paralyser l'effet 
des lettres apostoliques ordonnant des prières publiques 
en faveur de la religion en Espagne, (^oy. États-Romains.) 
EnBn le ministère tenait d'une main molle les rênes du 
gouvernement. 

Cependant il eut son bill d'indemnité dans l'affaire de 
l'ambassadeur de France. ( F'oy. Ann. 1841- ) On le félicita 
mdme d'avoir sainement interprété la constitution de 1837, 
et d'avoir opposé aux inspirations du dehors une résistance 
toute nationale. Ce fut à peu près son seul succès. Toutefois 

, . .i.,GtK)i^lc 



ESPAGNE. hii 

le congrès lui accorda quelques-unes des demandes qu'il 
lui avait faites, notamment l'autorisation d'emprunter ItU) 
millions de réaux. Un projet de loi fut adopté qui accordait 
plus de latitude pour la vente des biens nationaux ( chacun 
s'y trouvait autorisé à acquérir. Un député, à propOs des 
abus auxquels avaient donné lieu certains marchés, avait 
demandé que la signature du régent ne fût pas valable si 
elle était apposée au bas d'actes qui porteraient sur des opé- 
rations financières. Cette proposition fut repoussée (avril). 
Enfin les provinces basques eurent la loi qui réglait leurs 
privilèges, de manière à lés hnrmonier avec la loi fonda~ 
mentale. Voici les dispositions qu'on y rencontre : 

Un chef supérieur, nommé par le roi, gouvernera chacune 
des trois provinces- Alava, Guipuscoa et Biscaye, auront 
chacune une élection provinciale- 
La loi générale réglera l'élection des membres, leur 
nombre et le mode de renouvellement, 
les attributions de la dépulation provinciale seront : 
l' D'exercer les fonctionsqui, aux termes de la loi, son! dé- 
voluesauxdéputations des autresprovinces de la monarchie; 
3° D'administrer les revenus provinciaux de la même 
manière que les j'unfeA gmérales et particuiicree , et les dèpii- 
tatioiiiforal^i,qui n'existent plusj 

3° De recueillir les dons, encaisser les sommes dues à 
l'État pour le sel et le tabac , et fournir le contingent qui, 
lors du recrutement, devra tomber à la charge de la pro- 
vince ; 

5" Deux membres de la députation, nommés par elle, 
régleront, aux époques où elle ne siégera point, toutes les 
iftaires économiques du pays ; 

6" Il sera établi des ayuntamientos dans les communes 
pour tout ce qui concerne leur gouvernement municipal 
ou intérieur. La loi générale détermine le oombre et le 
mode d'âlectinn de ces conseillers municipaux ; 

:■,. rihyGOOglC 



HISTOIRE ÉTRANGÈRE (18â2]. 



S* Les députalions provinciales contribneroot au service 
militaire du mieux qu'elles l'enteadroat ; 

9* OrgaHtMtion judiciaire .• la mSme que dans les autres 
parties du royaume ; 

lO" Le fuero spécial > relatif aux successions et autres ma- 
tières de droit privé, coutinuera d'être eu vigueur dans les 
provinces basques; 

11** Cmtribution ; Icâ trois provinces paieront annuelle- 
ment trois millions de réau^ , à elles imposés à titre de 
don , par le décret royal du 16 février 1821. La répartition 
entre les provinces, suivant ce qu'elles comportent , se fera 
par le gouvernement ; 

IS' Z7i)ifatt«5; elles continueront, d'être établies sur le lit- 
toral des provinces de Biscaye et de Guipuscoa , et sur les 
frontières de France, avec assujétissement aux tarifs qui 
seront ou qui pourront être en vigueur dans les autres par- 
ties du royaume; 

14' Les fruits et produits desdites provinces, provenant de 
leur agriculture ou de leur industrie particulière, circule- 
ront dans toute la monarchie, libres de droits, liomme pour 
le reste du royaume ; 

19" Réciproquement, circuleront librement dans les trois 
provinces les fruits et produits du reste du royaume ; 

16* et 17° Comme par le passé, les provinces jouiront de 
la franchise du timbre et de l'exemption des contributions 
directes du sel et du tabac ; 

19° Exportation du sel à l'étranger, mêmes facilités 
qu'aux autres provinces; 

23* Les nouveaux tarifs du commerce seront, pour les 
provinces basques , lus mêmes que pour les autres ; 
24° L«s répartitions des dépenses du culte et du clerf^ se 



i.,GtK)i^lc 



ESPAGNE. ftlî 

reroDt par les dépuUUons provinciales, et scroot payées par ^ 
les habitaats. 

Cependant le moment approchait où ce ministère, qui s'é- 
tait montré si faible et si insulTisant, allait se voir forcé à la 
retraite. Le 28 mai, lesdéputés Domenech, Fuenle, Andrès, 
etc., déposèrent une proposition tendant à ce que la congrès 
déclarât que, «dans l'élat actuel des choses, le ministère, 
malgré les bons sentiments dont il est probablement animé, 
niauque du prestige nécetsaire pour faire le bien du pays, a 

Les motifs sur lesquels s'appuyait cette proposition étaient 
œni-ci: le ministère n'a pas été fidèle è son programme du 
7i mai; il est sorti du cercle de ses attributions, au lieu 
d'établir sur des bases solides l'ordre public, sans lequel 
aucun gouvememeot ne peut exister et opérer des éco- 
nomies; 

N'a-t-il pas aussi déclaré qu'il ne ferait aucune conren- 
tion sans procéder parvoied'adjudicalion publique? Or, il a 
fait une cooTeslion sur les revenus nationaux sans se sou- 
mettre i l'art 74 de la constitution. Enfin le cabinet actuel 
n'a pas l'énergie nécessaire pour faire respecter le pouroir 
dsDs toutes les parties de la monarchie -, il manque de réso-r 
lutionet de fermeté, et dès-lors il n'est point parvenu à 
inspirer au congrès la confiance nécessaire pour obtenir 
une majorité respectable et compacte. 

M. Domenech développa ces considérations ; le ministère 
n'a même pas la majorité! Est-ce que trois voix sont une 
niajoritéP et cela suffit-il pour opérer le bien du pays? 
Quand la minorité est imposante, il faut que le gouverne- 
ment fasse des concessions sur des questions capitales j et 
que devient alors l'unité de système P 

H. Gonzalès défendit le cabinet qu'il dirigeait : le gouver- 
nement a promis de gouverner avec les cortès, il l'a fait. 
U majorité ne lui a pas failli ; son existence n'est donc pas 
incompatible avec la majorité. On refuse au ministère l'é- 
nergie, la conception politique. Mais quel système est le 

n,aN,-.^hyG00^lc 



hik HISTOIRE ÉTRANGÈRE (lS(i2). 

▼Mre? uù sont vos idées? nous ne les connaissons pas en- 
core. Le ministère n'a pas fait d'économies. Des projets ont 
été présentés , pourquoi ne les a-t-on pas discutés et votés ? 

• Od • dit que le gouTCrnemeot ne saTsit pu faire ntpeder llndépH- 
danca nalioQalc, Je réponds qull ii'e$l pas od cabinet qui m hU monirï 
pluslaloai de Ilndépeadanee du pifs. Tontes les réroriDe» idiumkJm pu 
le eomreriKneiit, H les ■ opérées. Que derltanfol dMC les leprodMS qu'os 
DODi I idregiës? Le gayTerneoicnt ■ bkoiwin prit llnitùtiTe des m/jtÊt 
nécesrairet pour sauver le pïfs. Lorsque la légitlalioD duo pays etl dér«- 
lueuie, comment serail-il pnssiblc i|ue le gouvenianeDtDenit pas Mie 
dans certains cas donnteF Aintl,par eiemple, quand le gonvmKmcnl 
donne un ordre! on cofisei] municipal, il s'a «dcdd no^ea de nimchré* 
sîitHKC s'il relUse d'agir. D'aprtt cet couiddraliois que vous paient 
BMùenrs, b proposition doit Stra njetde. > 

Combattue par M. Posada, la proposition fat vivement 
appuyée par Af . Lopez : l'opposition attaque le cabinet parce 
qu'elle veut un autre système; le ministère n& peut Taire le 
bien du pays. 

Pour M. Gortina, la question était de savoir si le minis- 
tère actuel avait le prestige nécessaire , la force morale. 
II a plusieurs fois élé en minorité dans des questions de 
finances j il ne remplit donc pas les conditions voulues'. M. 
Cortina prie la Cbambre de croire « que l'impartialité seule 
lui dicte ses observations. » 

« Je viens , dit enfin le ministre de ta guerre , défendre 
mon poste et remplir mon devoir. Tous les Jours on accuse 
le gouvernement : je viens aujourd'hui accuser les ennenûs 
du gouvernement devant le pays (agitation : h l'ordre....)* 
Le silence s' étant enfin rétabli , le ministre continua : « Les 
accusations dont le ministère est Tobfet sont tout-à-fiit 
banales et absurdes , aussi ma conscience est-elle tranquille ; 
elle ne me reproche rien , et il m'importe peu que le vote 
du censure soit approuvé... » 

C'était un discours militaire. Tint ensuite M. Olozaga: 
il est pour la proposition, pour la retraite du ministère, 
parce que le ministère ne trouvera personne qui veuille 



h,. Google 



ESPAGNE. 'Atfi 

s'sssocier à ses acles, etpar exemple prendre le portefeuille 
des fioincea. 

Le scrutin , sur la proposition Domenech , donna 85 voix 
|)ODr,et78contrei en conséquence, la Chambre censursât 
la conduite du ministère. 

La démission du cabinet Gonzalès suivit de près ce vote 
(S7 nui). Ce cabinet avait vécu près d'une année ; il ne 
pouvait en effet se soutenir dans la situation actuelle. Le 
17 juin, un nouveau ministère |»%nait les rânesde l'admi- 
nistration. Voici quelle fut sa composition : présidence du 
eoasài et ministère de la guerre, le général Rodil ; ministère 
de la justice , M- Zumala-Carréguy ; ministère des finances, 
le génial Ramon<CaIalrava j marine, 1» sénateur Capaz; 
iatérieur, te sénateur Torrès-Solano ; enûn , le préndent du 
sénat devenait ministre d'Etat. 

Les seoliments du nouveau cabinet se manifestèrent dana 
une circulaire qu'il adressa aux représentants espagnols à 
l'étranger. Les promesses y abondent comme k l'événement 
de tous les ministères. ■ Dans les rapports que le gouverne- 
nnotdeS. M. entretiendra à l'étranger, il saura procéder 
aTecladignitéetla fermeté qu'exigeront l'honneur national 
et la ju^ce des réclamations élevées. D'autre part il accueil- 
lera avec la plus haute considération celles qui lui seront 
faites par des gouvernements amis, s'efforçant de leur com- 
plaire dans tout ce qui sera compatible avec l'honneur et 
les intérêts du pays. Il ne méconnaît pas les grands bienfaits 
que la cause publique a dû à plusieurs d'entre eux dans des 
circonstances de douloureux souvenir! L'ingratitude n'a 
point de place dans les cœurs espagnols. 

» Le gouvernement île Sa IMnjesté aura toujours présentes 
les marques d'intérêt qu'il a reçues de ses alliés, durant la 
lutte fratricide qui s'est terminée par la consolidation défi- 
nitive du trône légitime de la reine et des droits politiques 
de la nation. Après un triomphe si complet, la politique, 
d'accord avec les intérêts matériels, semblait prescrire la 



hyGoogIc 



416 HISTOIRE ÉTft&NGBRE (16&2). 

reprise des relalions jadis existantes, et qui a'ont jamûs 
complètement cessé, entre ceriaïDes cours étrangères et le 
gouveraemeat espagnol. Mais, en même temps qn'il 
verrait avec plaisir renaître un écluuige decommankatiofii 
toujours profitable au bien-être et à la richesse des deux ba- 
tiens alliées, il n'autoriseraaucunedémarchecapabledebles- 
serenquoiquece soit la digDiléeirboaaeurde]aDati<n;il 
s'en remetilà jusUcedesa cause. » Le ministère abordait ai- 
suite les affaires de l'intérieur : « Attjoard'bui que le trOne est 
fortement cimenté , que les institutions sont coosolidées, 
queJa réTorme politique de l'État est avancée, ea uo mot, 
que les intérétscréés se trouvent si nombreux, la résolntioa 
du gouvernement est telle que toutes les manœuvres ten- 
dant à troubler l'ordre et là tranquillité puUiques échoue- 
ront , tant à l'extérieur qu'à l'intérieur. » 

La déclaration suivante servait de conclusion à ce pro- 
gramme : 

tt Le gouvernement veille ; il a la force et l'àurgie néces- 
saires pour mettre un frein aux désordres et chAtier /eysfe- 
mentj mais inslantanément, quiconque se ferait lo promo' 
leur d'idées subversives , quel que fttt le principe invoqné. 
Le seul que professent les Espagnols, et que le gouveme- 
menl de S. M. saura maintenir en fait , c'est le principe 
monarchique avec dona Isabelle II , la constitution de 1837 
et ses conséquences légitimes. Le gouvernement sait res- 
pecter les insLiLutioos de tous les pays :, jamais il ne s'érigera 
en censeur des oonstiLutions étrangères, mais ii croit qoe 
les mêmes égards lui sont dus. » 

La législature fut close le 16 juillet , mais convoquée pour 
un terme assez rapproché, le i" octobre. Le vote du budget 
le demandait, et d'ailleurs l'élat des esprits dans les pro- 
vinces exigeait tout aussi impérieusement l'exercice pro- 
chain de la représentation nationale. 

Les corlès se réunirent en effet le 1" octobre. Le mioiS' 
tère se dispensa de la formalité d'un discours d'ouvertiu«. 



ertbyGOOgIC 



ESPAGNE. 417 

U TOPliit iw li é¥iter du diacuaiMa, ^leut-âlre vires, et 

BW b!*9 gnade perte de teoips. La su|>prei9ioa du discours 
lUnertnre floti«lu naturelieptent l'atuencede toi» débals 



Mù U aesHOD ne Urdi pu à Atrf interrompue par uae, 
rircrite aérieiHe , doot li GiUlogne fut do nouveau, le IhéA^ 
tre, et qui , oatre les ooosâquences déplorafalesdu moaiest, 
sert saes douta pour l'avenir le çigovl de graves avènement» 
dans la vie politique de l'Espagne. 

CeUe révolte avait si cause réelle dans les souOJrances d^ 
riedutlrie et-dti coRUuerce en Catalogne : leasynipatbics (lu 
ragent ponr une uaioo commerciale arec l'Angleterre n'é- 
tsieat plue un secret , et celle uuion , si elle eût été accom- 
plie, était le coup de mort pour la Catalogne- D^ uo 
Btioistère veoaU d'être contraint de se retirer des afTaites 
pour sa molle résiateDce aux prétentions anglaises : rirrita* 
tien daaceadue dans les rangs du peuple devait se nunifes^r 
par de» «êtes de violeDc& Pourquoi faut-il qu*i la fureur 
aveo^ dflfl révoltés le gouvernement n'ait su opposer 
^H'DBe répreasiOD barbare dans la lutte, impitorible dans 
livictoira? 

Le 13 Dovepibre , au soir , des ouvriers voulurent intro- 
doire dans Bereelooedes pièces de vin sans payer les druta, 
U populace prit parti pour eux : la garde fut désarmée ; 
on bonne fut tué, quelques autres urétés- Ce fUt U le 
■igeel et le prétexte de U révolte. 

Bicatûl un rédacteur du Journal le Rtfnhlictnn fttt mi» 
en. prison : le mouveipant alla croissant ; les ouvriers quit- 
tèrent leurs ateliers* parcoururent la ville, et la garde 
orbaine , qui vint occuper quelques postes et les, abords de 
PiUtel -de-Ville, refusa de seUisser remplacerper la troupe. 
Or, dis. mille ouvriers font partie de la garde urbaine. 

Ui révolte triompha d'abord : les troapes.évieoAreot la 
ville tA ta repliant sur . le fort HooUuioll >. d'où elles diri- 
gimA «r BafcaliMie w fn oQoUmwl- HN^mi.ftlié U rébel- 
iim. MM.|WNr1SR. 27 



àt BISTODW iftllitl'GtSlB (IMS). 

lion s*Dr^nitn:wi6jûntBpn)viitotreAreCrQ'itent iMwiéft 
tx progrtHOins tpi^Blle pubHi ibBSfMt'MtaHWfttMrti* 
^^enemetit â'ESpsrtera , k nrébnton M cdMCi fettMMMABBlf 
à plusieura réBenti s'U fallut uoe t^geOM , tu MMllg» fl- 
nbcAle ivéc un fiqiigndl, eoBa I l^JbMMftaV'tfM pI^MMb 
éfflcace ta tkveût tte l'inâârtiie blrtldrurle: - 

Le ÉaoareDwat m propagei bieniai wir ^ittMa potabi 
Su peu de }6tin ïfhisicim (ilacés se p nw tf h eèwii tt ywfc 
Jante , notamment Vich, Miaresfc , IgtuMèi Tttfi^j^i 
Iteuss, Wtlls, Girane, Ttlence', Plgaièna et «nàlnB eh- 
mte. Ot>eùaantleeapftaiiie-g<adrM^te'miecift'MMcktt; 
il Stiit, le iSnOTCnibre, i deux hcUiits 4(r BkrttMW, iB^ 
raice , d'6ù n commnniqQa Bvec las tfMipM MMes A 

' Ub téodemafti , 10 noTembre. te i<egeiÀ MifttM)^ Ht 
éetrtès ^n â^part ^àr le foyer de Is revâlto. 

'Oh cAnprtml i]nb1a session ne ^GtMk 'fflOirt ItaAiOi- 
itlr kféc cairtik dans de tellet ËlrconAlfBtAa', K "fin o wni» 
BhiiM ci^t Aetoir proroger les «ortèii, «bafc JbdA iflMt k 
iS6nniiàifltfetioa tju'ïl venait de htdt'n/iHs. PMt^flMHNln 
fQt-il trouTé g6né dans son action en laissant ledm VMOZ 
setitiMhi^ér. IJtrt! elles knienttMiMS m Héga WkM fgfc- 
«un, ce nlmltmqta'cn tanliièBtenteM'qtffi MmM'- 
méiMMm les mesares légiifes AoooMtnttetinMMi 

(x cwnttibineBimHt oe Sessioii se bontt doM a fi fHMi* 
IfttioD par le gouvernement de quelques preftn 4a tai^^» 
aktK rUn tinft «npront 4e «W mîDlMii ^ réMX pniiti 
par les ttrvaùt de rEM, an inmt la «fiMMMta a 
rentes 9 D/& des îOlérCta de fk deHeactlw ibtériean «I <s^ 
Krieum, ftAos on ft Miotr ata l" tnai 1«I3^ en Mtn «itf> 
i la liqùidAton, au mbyeiidelioitodltt'ds l'MMMe, AWrt 
ce qat Itinilt été dû «t serait M êepm- te l'JiMtvivlttf 
Jtisqi^ito 31 iMeftnrfbre tMS. 

CripefidaM )ea0i'«iMRt«ntsMit1a'Qilklo(pie'AhltI*tMt' 
tf«prid(Jl|*ttidlvii()iJt liwBèwa. rèi m eMal w » »%f«*t 



ISPAfiNB. 41» 

fMM tewàuda la junta provisoire %a cellos lie deux 
amiM jmo^ l'uBe directrice, Tauire coDSultative. EUei 
— I f *wat l'in* «t t'iutre de discipliaer le «>ulè?etB«it. 

Lft i^gnt arrivait avec deax régicneaU d'iDraoterie, 
BBdBaiTaleris «t uoe haUerie- Le 26 novembre, il était 
I Sarti0O8H : le m^me jour, ud décret mettait eo état de 
blocus le port de Barcelone, depuis la rivière de fielos jiu- 
^'aaUobi^git. 

Mais déjA l'iosurrection s'aiTaiblissait par ses propres ex- 
•ii et pér MB luttes intérieures. La junte directrice fut trou- 
*ée trop tiaiide, et^ dans une réunion de la garde aationale 
tt daaalflRdei des districts, il Tut décidé qu'elle serait dis- 
■MCbWWioa pr^ideut seul serait conservé et qu'elle se- 
rait remplacée par une comnission «d intérim, composée du 
I de la garde natt(»uile, d'un alcade du district 
n des eiB4 quartiers doat se compose la capitale et 
d'ra eeaiBÙflaaira pour chacun des trois bataillons provi- 
Boires. La commiaàon ad intérim devait fonctionner jusqu'i 
l^sifMiMtieM de la juQte eonsultalive sous la préàdence de 
Jnan-Msnoel Carly. 

la régent s'approchait toujours et ses menaces le précé- 
dëwL Les députés caUbns résolurent d'aller au-devant de 
WiMNir le fléchir. Au nom de ses coliques, M. Massia Lleo- 
pirt su pp li a le priece de vouloir bien faire une distioction 
«fre tg» toB00«ts et les coupables, et de ménager la mal- 
iiairauaa Sereelooe. E^rtei-o répondit : 

< iefeuia SapagMli j'aime l'Espagne, et je suis convaincu 
^ue les Galalaas ont ose volonté nationale ; telle est aussi 
hLOMBoe. Je ne saurais croire le peuple catalan capable de 
le aoiUerer coatn U cause fispagaole. Je ferai une distinc- 
tioa «utrt la populatioa de la Galalogue et les fauteurs et 
proawlMKS de désordres qui auraient pu y chercher un sbri. 
ie sois déûdé è les ch&tier avec un bras fort, faisant tomber 
le gWvB de U loi d'une maojàre inexorable. (Haciendu ca«r 
<i rHftiHii4fel*ir|i «ontm Jm culpabiei, de vnamaaeru ituén- 



&20 HISTOIHE ^lUNGÈRE (1842). 

raie.) Il hat que les séditieux on moi nous cmsiods d'ods- 
ter. Je les connais, je sais qui rla sont, et Je wAe f«n U 
Catalogne non pas pour détruire, mais poar protéserl'iadDS> 
trieuse Barcelone. Tfti juré la constitutioii ; je l'tl eendÉte 
triomphante de victoire en victoire Jusqu'A II einaedeiP;- 
rénées, et je cesserai d'exister plutM que de lainer fooler 
aax pieds cette conathutton. » 

& ces dures paroles les députés ne r^KMidirent que pu 
un silence aignificatir. 

Les menaces du régent devaient se réaliser bientdt et Ba^ 
passer toute attente. Depuis pluEieurs Jours VâD-Halen an- 
nonçaît le bombardement, n commença le 3 décembre et 
dura treize heures; 817 bombes partirent du fort MenQoidi 
et portèrent le ravage dans U rille. 

A minuit le bombardement fut suspendu : une trêve de 
douze heures fut taisséeà la ville pour donner le temps aox 
propriétaires et aux cheb de famille de désarmer les oon» 
ftvncs. Ce désarmement fut en effet opéré. 

Le 4 décembre, à dix heures, les troupes prirent possas- 
sion du fort des Atarazanas. 

C'est ici qu'il convient de parler de la belle conduite do 
consul de France à Barcelone, IW. T.«8seps, et d'un autre 
Avnçais, M. Gatier, commandant du JIféUagrt et de la sta- 
tion. Le premier avait fait dés l'origine tous les efforts, tontes 
lesdémarchesqueconseiilaientl'humaBitéetlednntâesgeitft 
pour préserver nos nationaux aussi bien que las étnogen 
des suites de ces collisions civiles. Dés te S9 novembre, as- 
sisté des autres consuls, il s'était adressé au capitaine géné- 
ral pour protester contre tous dommages qui pourraieot 
menacer les personnes et les propriétés de leurs natkmanx 
par la mise k exécution de la menace de bombardemenL 

Lorsque te danger fut imminent, il fit embarquer tons les 
Français de Barcelone : lui-même prit place dans le dernier 
canot au moment où le fort Mon^uich commençait le tea. 
LeschefSmémes de la révolte, lorsque teor partie se bonn 



ESPAGNE. un 

perdue, vinreot » placer soiu la proledioa du comul d% 
. iVanee, et 80 d'entre eux Turent embarqués. De son côté 
M. Gatier, A U t£te de 300 marins du Jemm^e», parcourait 
Il Tille sous le Feu de Yan-HaleD, et parvenait à se rendre 
maître des Teux allumés par les bombes et i sauver les plus 
beaux quartiers de Barcelone. Au reste, la courageuse bu- 
rnauité deM- Lesseps s'était exercée sans distinction de parti, 
sus caractère politique : il avait sauvé des mains des insur- 
gea la femme et les filles de Tan-Halen, comme plus tard il 
devait sauver les insui^ èux-mémes. Aussi c'est avec dé- 
goilt qu'on vit quelques jours après dans quelques journaux 
espagnols, et entre autres dans la Gazette oiBcielle de Ma- 
drid , M. Lesseps accusé d'avoir pactisé avec les rebelles et 
d'avoir excité, conduit et protégé l'insurrection. La réponse 
du gouvernement Français fui noble et digne : M.Ferdinand 
Lesseps fut nommé oflicîer de la'Légion d'bonneur. 

Barcelone avait succombé. Les vengeances des vainqueurs 
furent terribles : la malheureuse ville, encore fiimaote de 
l'iocendie allumée par Yan-Halen, fut livrée i la terreur et 
au despotisme militaire. Un bando signé Van-HaleOi comte 
de Péracamps, enjoignit k tout habitant de livrer ses armes 
dans UD court délai, prononça la peine de mort contre tout 
individu qui offrirait un refuge aux proscrits et qui conser- 
verait nne arme, promit à tout dénonciateur une prime de 
2.500 IÏ-. et, par une injonction absurde si elle n'eût été 
odiflàse, Ordonna anx coupables de se livrer fuix-mémes 
au jugement d'une cnumiasion militaire. A dMut de cbeft, 
près de trois cents milicieDS et bourgeois furent arrêtés, 
tralaés i la citadatte devant nne rnmmiininn militaire aié- 
SMot ea pennaneiice , et fusillés, pour la plupart, après on 
simalaora de Jugement des plus sommaires. 

Espartero s'était étoigoé après la victoire, comme pour 
laiuBr le champ libre aux fureurs réictioanaires. Le 38 dé- 
cembre, le chef politique Guttieres quitta le commandement 
de la province, et le capitaine-général Sant eo fiit cbai^. 



&2S . HISTOIRE JÉnUANGËRE (1842). 

Ainsi étaient rénnies en une seule maîo l'iatovité onik «t 
l^atorité tnïlitaire, et Barcelone, «i étst ie si^, 6Uit adi 
minîstrée par une dictature. 

Jusque li les vengeances n'atteignaient 'qne ("htsiUTee- 
tion : le régent voulut punir Barcelone elle-mdme; une 
contribution extraordinaire de 12 millions de réaux fat im- 
posée i la ville, et la province fut assujétie de nourein i h 
loi du recrutement, à laquelle elle avait essayé de se sous- 
traire. 

Oa lit dans l'exposé des motifs dos ministres, précédant 
la mesure relative i la coolributîon extraordinaire: > La 
justice, une justice rigoureuse et sans cruauté ^i condes- 
cendance, est réclamée par le peuple. C'est aux tribunaux 
civils et militaireà à faire cette justice. Le désarmement de 
la garde nationale est une mesure indispensable, ainsi quq 
Iç désarmement des hommes qui n'ont pas le droit d'avpir 
des fusils, La courtine intérieure de la citadelle doit être re- 
construite aux frais de ceux qui l'ont d^olie. La Mr 
coode ville d'Espagne a été jusqu'ici tro{> lente k fournir soa 
contingent d'hommes à la conscription et d'ai^nt au trdsor 
public. Ces lenteurs sont scandaleuses. La çiche Barqelonf 
dQtl payer comme des villes plus pauvres. » 

En vain V«if/iMtav»iaUa «dre^rt-U it4C)^iti^qf^géni^ 
une KOtestalioD s'fjMWyant sur la cwsttti)ti(w>- Il lui f#v^ 
pcwto q«9t la TtUe étaul en ét«t <te ôége., l'fx^K^^S/m 
Alt«iBe derait ^Vf> e^éçnjt^ sau qu'f^ktç)ii)Q r^^fj^^XtoR P<H 
$tr« «d^ifi». 

Celait fâ le premier témoignage da dantour et dtedigi» 
lion arracM buv esprita modérés et aex mbuf^ Tiai^a^l 
espagnols. La près» indépendante d« lanla p«t A mimaat 
eïemph) j de tons edlés on prtHesta $oalre os bombankBwnt 
inutile et contre tes rigueurs sauvages qui l'avaieat suiii 
Les députés de Baro^ooe adressèrent au régeot l'expesi 
suivant : 

D,Bt,,-ertbyGOOglC 



BSf ACNK. 4U 

> Lu UfaUt itatàgU» ia !■ pniTlue de Birealaac m nuraUnt plai 
InelMps ailMlcirir de tétndgaer 11 Votre Aliène li pTofondt douleur tvee 
bquelle ils ont tu les meturfS adopl4ei pir le eenrernniKiI contra !■ vUlt 
fcBMcriOH. QMH«t«M totml Im aaMS dM IrMbki 4i eelU odhai- 
RWilta, a RiiB tméKW «*dr< «If la ewmmteiKBt n'a p»a|i du|i IN 
liaUtide Ulol.qn'ilimdcoDnu le» *ceus des dumbrQift^u'Uaearfdçl 
l> tetsUittUaa de l'Eut, et qo'il s'est moalrA sourd 1 li voit de rtiuiniailé. 
Les iipa\H KMêigait servent Indignes de représenter !■ rrofiw» d« 
BvctloM si, i U me Ae tant d1lMg*IUts et de t»l de scindiles, cl ^uand 
fis M peaml fslre eDleaire leur toIs an sein de U représnlalioD uHo- 
oile, ils l'idreuMol pu i Votre Altesse, en leur nom et an non de leurs 
Biililaires, de Jute) «t nOn» plaloief qu'ils ont Jusqu'A prtent déVo- 
ta. ndtiailsilerpfilei des sanlbnenta et des désirs d'nn pays qui les a lu^ 
Wi de sa coDiUDcr , Ils recourent k Votre Allesae pour qu'il sait mil 
PTMtpte et beane fin aux maux qui anUgenl l'induslrieiue et patrfaïUqae 
àti de BaredoM, d^ne à tant de libetd'nn neUlrar sort. Ulol, U Justice^ 
Is paliUqM et Itiutarité demandent une nesnre énergique et digne d'ane 
UiwUbw. 

• Le* ndtdatPM. acliieU ne peoTnt pas gourcraer plus kwglemps la na- 
tien.ATee eax dolTent diaparallre leurs mesures iBconsUtutloBnelles ; at 
iH apparUeal auK dmnbres de les accuser et de les Jngw, il vens appar- 
lial, Aliène, de leur retirer innédUleaKOl roire owOanee. Tels sont les 
UMwM et )M Mdn des députés io«silenés ; nau espérons qoe Voira 
UlasM lai prewlra en eoDsldératian. 

• lhdrU,3SdéccsidirelS«. 

■ Pkdm Hà», t»Ltwm Aiceuu, JuH VuisiBcvr, An- 
Toma Vuu, Pubo Pblaoi, • 



A Hidrid , les élections manicipales fareot Ikitea dans ua 
esprit d'opposition au gouTernement d'£spart»t). Enfin, tu 
reUrar du r^ent, la municipalilé de la capitale se refusa i 
toute d^ooitration et l'accueillit avec un silence signifi- 

caur. 

Telle était la Ntuatioo dans les derniers jours de l'innée : 
quelques villes iniai^ées, terrifiées par l'exemple de Barce- 
lone, a'étaientsotimises : mais la révolte n'était pas terminée, 
et une révolution morale commeoçait dans toute l'Espagne. 



ertbyGOOgIC 



424 HISTOIRE ÉTRINGËRE (1842). 

Espartero s'était mis en dehors des voies d'une action calme 
et régulière, et tout pouvait faire présager que le gouvenn^ 
ment du régeat, désormais aaU-Bttioiul, BU-ait btealât en- 
traîné à sa perte sar oette p»|e IMale ds la violeiKe où il 
s'était eng^ 



n,gn,-.^hyG00^le 



CHAPITRE VU. 



PiiTWAt. ÉUl dM partis.— Les charlUlei el 1m sqUembriiteï.-lnfluenM 
des aTiirei fËspagDf.— Oa»CTture de la teMlon.— DlBCon» fc la MBf 
rmne.-ProroeaHoti dw Corlês.— ÔeeUmi* miwie^W.-- DéWMtr»- 
U«M ctaartiiin i Oporto.— TenUUTe deinoi(»«iJ»irt.— l«wn«H«.— 
ProdtnttloB da CotU-ObriI.— DeslUaUoo du minlslre .-Pruclamitioii 
de la rtine-r-Adrew du dépnl*» de Lisbonne.-DéTclopperaeDt de l'iB- 
lorrection.— Démission en mtue du miniilère.—MlnlslÈfe nOUTtau.— 
Son canctire.— L'émenle i Ltabonne.— InwrrtellaB do la prtltOB.— 
IMcIiratiea de la reine.— HlDltUretMurean.-SMdfapenUow ■ppvcDlH 
et Ms ijmHtb^ rMXe.— MpiitAliuii de la nuniupaUU.— R^talilisK- 
DtDi de la çfauU.— Siloatioa TÎt-i-Tù de l'EiptgDe et de l'Anglelerre.— 
Adminliirallao DouKlle. — Traités afee rAcfleterre. - Régir menl de 
commeTce pour Madrid.— Rapports «vec Rome,— EImHom— Oû*ert«« 
delà seuioH.— IHseonn de h reine.— Adres» de* 4«s OUMbW».— 
tHMndM i W OMbre d« pain ani^el dn dnil de iliiU.— SUnalifin 



Oosait que le paili septembriste a une tene rtMibblMna 
d'origine, nne telle conformité de vnes dims la potiUiqM M- 
têrieure avec les exaltés d'Espagne, qn'il fié réfoult de'teops 
triomphes et s'afflige de leurs édieca. GepMdaMt aH' mo- 
ment mfime où les exaltés, arrivés au pouvoir, fl'y affar- 
nainaient par la répression de l'émeute, les septembrJbtM 
semblaient avoir perdu de leur force et de laur'ci'édft, sttit 
que lescbarlistes offrissenten effet plus de garantie^ de pros- 
périté pour le paya, soit qu'Us eussent pour eux pins dliàbi- 
leté goavernenientale et pliis de moyens d'adjon sur Ms 
esprits. Aidés, d'ailleurs , par les secrètes «ympatlHea de la 
reine et les vceux actifs d'une puissance influente i Lia- 
bonne, ils avaient acquis une cerlaineautorité'datis' les 
chambres et une certaine confiance en eux-mêmes, qui leur 



ogie 



U* aiSTOUUB $T«m<eApiE (1M3). 

permeUileot A'oaer et leur eonaeilUient d'eolreprendre. U 
ilatpamt non pu teularaeitt de gouveroer 8uix4Bl l« priii- 
cipet cbarlistes avec la consUlutioa établie ea 1839 ^ on 
poussait l'ambitioD et l'espérance jusqu'à vouloir et stteo* 
dre le renversement de cette cunstituLioo et le réublisse- 
ment de la charte de don Pedro. Si, d'une part, la cour 
çomp^^nait, les dangers, ou. du ipoins les iDconvénienb 
Sravetedç celte siobilitô des lostitMlions., 4e l'autre elle 
mniX dM prénjgaUvea ijracopquirir que lui 9T«4 aolevéesla 
dernière coostituUoD , «H que hit devait rendra k dwte. 
Feut-^tre le piouvement christino qui avait eu Heu en Es- 
^ga& avait-il paru une occasion favorable ; peut-4tre avait- 
oa ^ »vr le poJAt d'agir ^ i| est «u moioa vrais^blqble ^ue 
la vietoire des îbmii^ aunit dàLtrmioA lu tcAtatito <1^ 
chartjsles en PtHrtngal , et ^e le aaeeéB des naUéa fut la 
cause qui St différer la réalisation de ce projet. Le secret de 
«9Ma oofic^itigf^ apparteii^t | la copr et i q^çlques-uostles 
otwfi du p«tli , dont l'un wçup^it un q^ djÀ(|;Qi^é diu 
le mfdisttoe aetuek Vel était l'él«t des chaaea ml aowfn- 
cement de cette année. L'ouverture de 1^ session légiaMtve 
se &t au milieu d'un grand calme dans les écrits. Le dia- 
;CtlMnjH3IW»DG<Ï9U «94 <le i^ mue, Vf^r ^ pj^jj^iïfiUn- 
(MWfTf H* AHHUQi^tfA MglM&IDt, 91,«e|)té.p^-4tl9 40 

•«»i|iiUoiinM«^lesff^ni98.'L9copvfiiT99W# «mpM't^iu'^ 

IViKwtiW étfi etwmbref. sjur ceUe. f^i\i» àfi roy v;tiifui, (Mt 
Ift «ttt^o. «t Us, bp|p|û4 >^. W<^ ^>^>^^^ e''°W'' 
«fdflNM* tMt (^WK tçbiwd^leiirati^tfli^ <^m 
U. pmeécM sMf^ 4<;i fowneffe «t çle U^ i^Yiffi^ du 

b^ v^ l«f piiiswuuç«s étrangères, et lea ef^^t^ 4V'>1 ^' 
mt. 9tm ^l«»lw 96% r<wwtj\ ^ l'e^lériçur et ouvrir ^ 
waw«ip« d^lwuç^ «u]^ produits |i|arti^p;iVi>, 
DMi la dernier ptragcf pbe, U ex(^9Ui,i( Iç \av i^ ^'^ 

I ,1,. ih,Google 



otsuaintiaa ifli fliuiiees. Lu cortès furent inunédiateioeDt 
promit ifl H ttvriaik 

Ua ijDtir^ta polUig^ce ^dâtajUaient ailleijrv q,ue d^ns les 
obaïQbres.i t^paasit^ des partis avaient Iroayé on champ 
4e b^UiUa dau tea ^M49» q;t,uai(;ipales, qpi ^uniireot 
aux charlîstes l'occasion (fiiQ oouveau «t ^latanl succès. 
Ce fut dans la ville d'Oporto que la joie de ce succès éclata 
arae lepliis de nvacité ; Mb ae aaaaifeata pubU^tteaKlrt et 
pour la première fbis aa théAIredoSaint-Jea»; après le pi>fr 
nier ac^ du drame qu'on représentait sur ce Ib'éàtre, les 
tpactalMiTK çxi^è^ S^'of\ découvrit U logç TPyle, dani 
laquelle se trouve placé le porUvt de la reioç \ atovs loi 
applandineraenta et les vivata s'élevèrent de tovtas parts : on 
entonna ITiymne de la reine , les cris de ww k ni don PsN 
dioapd fMjrent métés k cet^ de Vive la reîDÇ, et le. nom de 
d(Hi Pedro fut prononcé avec enthousiasme' Dans l'inter- 
valle des deux premiers actes du dranrt, rorekestca joua 
rhymne impérial composé k l'époque où la durtepcrtu^ise 
fut donnée au pafs. Le parlf qui «Miiptatt aop mi eMig»t 
ment de constitution ne laissa peint s'étetade* oat Mlkoo- 
siasme ': et comme ces bvonUes dlsporitt»*» ikS' esprits 
■'étaient monMet partionlièpeveill à Oporto, M AeisUcalta 
ville pour centra de aon aelieai CM U qaUMe déwcMl w 
tioD arni^ en faveur de la charte offrait le plus de chances 
çle ràissite- \^ chef A^otié de C9 mouyçmeot, le ministre de 
kjiuliM laHoéoM. M. OosMi-CabirtU m mM 4 tM)QCb>.«t 
rftat a B we î Mi aves anattouMama haliiaimit nteafii 
I« Jont- même, la seine de tbéMM que now venoDS dsra^ 
portejr se reproduisit. Le Imdemain, les chartf(Etea,*dirieés par 
Iç frj^ 4U iii¥^^^, ptirent k VépreuYÇ la &d^(((é de;; trpu; 

pas, et D'ityHt poïat Etaiiii i ïm sdnbm, &iîl«e « i» i&i 
roetéAi eomMadaak as abal, 1* giah» I iiati Maria, ita 
se mii^Qt i parcourir tes roes, et pour fias de sArélé se 
l^tirônpt ÇfWVte î TUIa-NoVa de GaTa. }* (hiblesse, rio- 



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hit mSTOIRS ÉTRANGÈRE (1842}- 

riiitléctsion daAs ses mesures, et les menaces pensiérieuiei 
qu'il opposa à la conspiration n'eurent auc'nne poissmin- 

L'intrigue, plus encore que la Torce, triompha de ta réds- 
tance des colonels de la garnison, et Go8ta-€abral se yit 
bientôt è la tôte de riasurrectioô Tictorïeuse. Iladressaaux 
troupes la prodamation suivante : 

■ SoMBtt,1« cri untrend da edta bAoIqne dU «a ùrtat d« U Ovlt 
«ouUlnUiwD^ dt ia moiurctiie eatlawl d« ion lai PortusaM qid r» 
pwlcolla nialali di),!enncot tl santal tyçttda le bonhmir di Uw par*- 
Noui, «tmpagfiDDi dn duc deBragaaea, ne pourlont retUterd'adbJnrina 
mourement si gierieuxi si nous eui^ou hAsité, Uwi anriosi BtrlU le tUe- 
initc de rtngralitude et du parjure, 

' • Sald■U,)eeo■^)Ucl>rTv«upéKaqtl•iecopluUUD•bIMH4aTMMa• 
lte«aU;ta1rk^lreienàBOlll,ca^letllqaTOH■td'OportoerilltI mmt- 



I Vive U rùue ! vItc Ii conslitation et la Charte de la monarchie ! ' 

Le goîivernemBat s'était décic|é tout d'abord à relever 
H. CosU-Cabral de ses fonctions de oûaiatFe, et & nuneltn 
prorÎBoirMBefit l'admiDistratioa de lajustioe et des aEDÛRS 
•oeiésiHtùluesMaintiiwdeM. Aguar. . 

JLe leutomaip, en mâme temps que li pràsédente jirod»- 
■utim adressée aux troupee d'Opodo, paniatait une pro- 
duatioa de U reios, akiai oQiuffm : - . ' 

* Porlogalf , (M Teal voua tromper tn inroquiiil futsemeot moa dmi 
pour (oui engager dans dei moaTemeuti révolnlioiuatrci qui, au népita 
des loii et en Ttolatfon palenle de h'c«nilltat)oD par mot ]iirde, IMt eatrir 
MèteKerle plu fmnlaint ta bSM et an HlMrUi pvhUqoia, mapparial 
aM^MteiHtaUlUéiUMrwdHWMlde. fttfi^tli^ytmt^ÊtaTt* 
tf lMiLdeloii>mea,e(b^;Jecn^ que U liberté tadÀi sur ktloiiestli 
garaatie la plus eCQcace de ma éouronne ; mais ni celle liberU ni U cea- 
roane b« peuTent subttiler , et riodépendaïKi natioDale ne uartll fc Mt- 
tenir al I'*a eoplale dea botcu réroloUMiatM' poir dnger, mm nétw- 



qn'MMt«eo«aUJ*Béeaiailé.Fart«ieaii,J'aieonSapce dansTotre lajaai' 
cl dans l'arTecUon qua *oui porlei à ma pereoane. Ecoolei U * oîi de wM 
niât. Lea corps millUlrea qui ont pria part i eea Bouranéau datent K 
relinr imOAdiattoeM daaslenra cmUmiw mmU . Je paitlMN A M*J> 



h,. Google 



Mhidai de «et eorpa miUiaim et 11 «tniawqae iimll noneBUDAnut dérié 
de MD dcToir. 
. PlUs des N«oeuitfe,}7'}itrTler 1842. ' ' U unn. > - 

• Lvdéputéa présents iLisboone se réunirent et adressèrent 
i It reine qn message qui se (tistioguait par un caractère de 
dignité calme qui n'est point. habituel dans ce pays. 

• ■■AHM,ki MiiiÉigB4i,«patéideta BiUod paitBg^Mtêttiikn 
Iw ^MllU ft TeBIn plat «fertk»liaraMit à U déAaie de ta contUtolioa de 
linMEMu, H pntentgftrdtr le illeiNe ea millin de l'ansiéLé que loat 
Uneideépr(n*e, par tulle dsa tctes crimiDeli, efftls d'nae réaction qui 
nvt It reoTerser. Coanmciu que la tenltthe a^ant pour objet de détniii^ 
kpKteqne nonisTiHU tom Juré comproniel graTenett lelrtae «tlitll- 
tarUi dv pa^i, et mmaee Ma iBd4p«ndinM peUUqoe , let g<n»dg|)éi «M 
rM* de p rfce a lf a Votre Bltjeiid eeile admtc, et de maoUe&ter k la na- 
lioa lai leotiBmti dont tous wat animéi pour la eonferntioa de la consll- 
UtioD de 1838. Les soutsignét ont la plus entière coallance dans TotrB 
Majcati, Ils ont la conviction qu'elle ne négligent rieo de CA'qui peut con- 
txiliiKr i matbteatr la constitation et Tordre légal, «I t >sincMr1a«)M0rda 
Mb irMftDBlé quiiait nlmrd'bai tot prenefi-bMdlof dqpvi *tte Tœn 
■nnini des Poriaglia. • 

Les partisans de Costa-Cabral n'avaient point signé cette 
■dresse. 

A cette époque (28 janvier), le journal officiel considérait 
encore le mouvement d'Oporto comme mettant en péril la 
c>uie de la litwrté et de la paix ; suivant l'organe du minis- 
1^, la charte, proclamée par une révolution, renversait les 
roodements les plus solides de l'ordre social et menaçait la 
cioiiarchie. La même feuille pensait que la voix de la rdUe 
fie retentirait pas en raln k l'oreille des Pot^ngais, que si lè 
«otraire arrivait, le gouvernement ferait tigonrensemenl 
soD devoir, que si les événements provoquaient les moyens 
^e répression, il les emploierait pour éviter des désastres & 
"Qe Dation digne d'un meilleur sort. Cependant, sit4t que le 
i^^inistère apprit que les insurgés se disposaient' à tniirdier 
Ur Lisbonne au nombre de 6,000 hommes, il donna <te 
>»«N sa démisHon. Le t^uc de Palmella fut chsi^ de la 



ÈrtbyGOOgIC 



&s4 KBramB tttiAtteèhB {i«&s). 

tonnation d'un noaVeiu cibïntt ; Vetérïiîea ââ fXt^iXt^A 
»npimia, «ta It fkveur dftl^iMoUaida geavamaiHat,!^ 
KHTectioo ae répandait dans le nord M y recueilkit inces- 
samment' dé nourfellM àdhMOQI. ttrtEo, t^lttà ftalittn 
Jours de'cnsâ mÎDÎUérteftA, \krëiM sl^ )i fid« MtMMï 
Président Âù coiïseil , avec te ^ortefctrillfl M tflkbà 
MnBftreiï iB 4M cU VrimH* f MBiatra 4a la «uerta, £^ 
KnideMi^ MtalMra Ae flMMaak-, i.HL MahUhasst ira» 
Ire ati littiarine, Jfih^ d'Alîb^;<ÉiMlM«attt)««ni 
&-F. de Soare; muiislre dés iSnatices, ^r IfitfrtÉti, Aito 
Mm ^m réiéawBt «eptflaabriate 7 dcuniD&t, ce mioùtèn 
MM n de OH Biahitots de w^iUra fenBésd'tiémalshélA- 
rogtnifes tpAnb m miMftMiMt «fw ^ tes mmimiUmm»- 
ceâsioQs hè leurs mémb'res.lEft t[dl toM ^l a ï UniB WtiB Mft te- 
pviasuta dans les moment difficiles, où ûne'gi*tfide qnestiai 
iM^siatMMl oMipriae uiee «m aolutioa preuuita. La 
1M«iMdrt* dMpoAtMK '^'il il poor ftréveMT t'éMMte i Us- 
bonne furent ausatdt paralysées ; la gHVÉWft 4* U «Ht>- 
lease de Saint-Georges proclama la charte sans qu^oo [rilt 
prendre aucune mesure pour la rappeler i VtlfcâiasifMe. fitt 
partisans septenbristes, agissant par leur pro|M« itAplilIiin 
ea dehors de l'activilé adttiini^ratÎTe, avaietrt tMotii'stnb 
qnelque fermée de résolution 1 nià& une grande ^rtiedt 
Ja^amtoon, qui avait re^u l'ordre de seconder b iréMstUtO, 
refua de marcher, et le cri de Vive la charte retenUtliJeaUt 
jMrtoute la viUe. Alors une députallon des officiers de la (^ 
deUe ae présenta ^ palais duS Nécessités et dfi&ianâa 1 Mt 
NCM par la reine, pour connaître sesoplaioQS'pârsoiinelItt 
wr la rérolutioQ qui s'opérait ; ils furent admfe. La reiM 
jugeait les érénements assez avancés pour be plos douter 
dusuooëadeschartistes, mais, retenue par la crahitedeS 
•oapçMS qoe pouvait soulever un empresseOieaT trop vif 1 
désespérer de la constitution de 18; 8, elle (bonlra use grande 
indédsioD et répondit d'une manière évasTre. ERe déclara 
qu'elle m sanctkmnflrait jamais le renversemeat de la ftnne 



atSMlteAi toWKirMtteot ^m 'M «wmnoft Mlittfra) 

qn du nUt «Rê teit ipfW* i m liU i fc i im h «cm 
de II njMM é»U BUiott, qwt -qo^ Vtt «a*. L'ar- 
dn nt f«iUi M, A II (M«ar da eataHi, la «kato ft éi 
Boarein frosMflot. Le miaktAn^ vojaAtqB'ilteit ioi- 
ptfhMMAMUpMrk «iHln fokr liqnrile iliwliHH*i>rtf 
MtoftoA, pMBn MAndhHH. n «ot nafitaaé fv ane 
•iBtaîHntMB «omposée de M. de TfWainsfIéiidUilA 
ooMSil et viatatrt de là goem, deX. Moriabe dïttuiifMr- 
qoe, ntaMn de l'hténeari da codoBat howàm, nlniiCn 
de la mirine et des colonies ; les départements de la jotfUn 
A deiaflMrea ittrangàrM deneiiHroBt vaeaato. 

BR^kcomt poa ew ioo du pcafoir, le mteUèradéefan 
qwsMiBleMUM était desoutuiir la coostilDUon deitM^ 
DUtlBlBaeptwdirbtfls o« as firent pas illtyio»sac«etla 4^ 
mNNtntioB pea atoeèra et qui ne «appuyait w Mr lea aati- 
cédaati de» mcaMirM da cabinst ni aar le» ^mpattiaa 
letBeUes. Ils mitiiwt eatr» les raaiaa 4e l^adniaiattttloa 
kearAeii quilsar miast âUwHtfiteiet im ifÉjaèiifiatl 
Mbir les évéMinents. 

DautimatiDéada 10 nnier, les binlcadaa élai>éaalH 
Joora préeédenU araient toutes été renversées ; desbaadai 
detfcar fti te g parcouraient iifcwwBt et gaiem e allearMea de 
Usbome; dnqnaHta ou aoixHrte jeunes -flena d'nae bponb 
ternie se préseMftàrent sonate fflotoanla la Mmaicipsiné, et 
nfflpSrant Wltr des «ris de Tire la cbarta, sans faMrteftis y 
BUtXn cet atmot d'enihoBBiasme et de aaMeM afcire qtn^ 
daiMde parMb nwmeDta, dosne aux masses un cantotAi* 
imposant, ta nonieipalité, i déhut d'une diBOBstratintt 
T^DB pwrb, stiaitavoe empnasanent cette oocAiiDa da tenter 
aupria de la reine, «o ftveur de la charte, nae démante 
qu*ele sanit devoir Aire bien acaneiltie. Eaie eavofa un» 
dépMatioii att peins avec mïMioo de dire qu'une tettle in* 
ntnnbPkWe, vrériatAle, deoniKteit la rharta. 

MMsidrinvIasrdiTiaBBdferéeadniMMToirtaa avait déjà 



ogie 



ASS HISTOIRE iTtLàXteàKE {UM). 

mtsA'profitlM^TéaoïiKBts; m acmpUU «vec boQhaur une 
«ntratote ippannte, contre liqtNfle M h^vait Mt Qu'une 
•jl^renle ré^attOM, eofle glonBaol nfims d'où tinsse dé- 
féMièe pour Ift TOiiutA natioHie. Lonqt» l« muoioijiUté 
w prsMnUau pataih ^ dèeretde rétabliiseBMiit deMctMrte 
étfft dttà rtadu; la magiitratiira suprême avait pràvena 
flstteoGçaaioii.de partira oéder aax irœtixdarAUtoriliei- 
vUeeUMaBéne, et l'iOipolitHiueproiDpUludedu psHvoirA 
nen^Ur la fruit d«s iotrigoes qu'il avait proposées avait 
nette foJB davaocâ la promptitude des autpalteriMS à le lui 
ofiHr. 

Cette révolulioa n'avait poiat coûté de saag -, It. royaulé 
7 anrit peu gagnéïcar sa fcvce B'eat point daa» réteodne 
de ses privil^es, mats dans la.soliditâ des prinetpn siffle»- 
quittes elle repose. Mats on devrait encore joger la stua- 
tioo DouvaHeareo indulgence, qi dunitHos )m pays, par l'af- 
ftiiblissoment'' d'un parti , y avait gsgaé un* plus, grands 
stabititAmbrisfeérielIe el par saite plus de force dans L'eier- 
cioedupi»HTeîretf>Uis.d'aBilé.daDtle» lois. EneBU.avec 
l'E^tagne, tûeD que sur une échelle moins large, le Portugtl 
est te' pays de l'Europe qui sent le plos le beaoio d'être 
gouvernée' - 

Dewx puissances étrangères étaient inté rc ss é aii dans les 
dMngeiaants polittquea qui venaient d'avoir lieu en Portu- 
gal,-c^étaieat t'Angleturs et l'Espagne. Espartero devait voir 
ayeo dépliinrla dMiaite d'un parti qui ressentait poar lui 
de vives ar»P*thies, lui prêtait son appui moral et pouvait, 
dans Un temps et dans des cÎKOonstances donn^, lui rendre 
d'utiles service» li n'ignorait point les .liens moraux qui 
QBlssent Irachartistesde la cour de Portugal À Ucwisedes 
modérés espagnols et de. la régente déchue. VAng'^t*'^ 
■■ eOntraire s'était ouvertement réjouie du succësil'uii parti 
élevé dans le rfespect de t'alitaoce anglaise et d'une .co»^ 
tution conçue sous (tnâuence doi'esprit anglus; cetteom' 
^dicUon d'intérêts mollement pinesanta, eaire U Gnwie- 



PORTUCAL. 4S3 

Bretagne et Espartero au sujet de la révolution portugaise, 
le crédit et au besoin l'autorité du cabinet de Londres sur 
celui de Madrid, assuraient i la cour de Lisbonne ia jouis- 
UDce paisible des bienfaits de la charte. Les autres puis- 
sauces n'ayaient point, dans la question, d'intérêt immédiat 
et appréciable. 

Vne fois le pays rentré sous le régime de la charte 00- 
troyée, il lui fallait une administration en harmonie avec la 
constitution nouyelle. Les auteurs du mouveoient qui l'avait 
rétablie se présentaient pour recueillir la succession d'un 
ministère entièrement transitoire de sa nature st des fonc- 
tions militaires ou administratives remplies auparavant par 
des seplembrîstes. M. deCosta-CabrBl.promplement rentré 
CD grâce à la cour, fut chaîné de la formation d'un minis- 
tère; mais les services éminents qu'il ven;:it de rendre à aqn 
parti ne lui avaient point assuré l'autorité' morale qu'il es- 
pérait; la franchise audacieuse qu'il avait déployée en quit- 
tant son portefeuille pour se mettreà la tôte d'une émeute 
titravailter.iuiminJstreen vertu de la constitution de 1838, 
à renverser cette constitution, avait blessé certaines suscep- 
tibUités jalouses de la dignité des hauts fonctionnaires pa- 
blics, certains esprits méticuleux qui ont horreur de« allures 
brutales et veulent qu'en tout on sauve les apparences. 
M. de Gosta-Cabral prit le portefeuille de l'intérieur, qu'il 
ambitionnait depuis longtemps , mais il rencontra de nom- 
breuses difficultés dans la constitution de son cabinet. Plu- 
sieurs départements demeurèrent sans chef. 

Les Chambres avaient d'abord été convoquées pour le 10 
juin ; mais le temps demandé par les élections nouvelles, 
suivant le système à deux, degrés établi par la charte, fit 
reporter l'ouverture de la session au 10 juillet 

Dans l'intervalle le gouvernement signa deux traités qui 
étaient depuis longtemps l'objet de son attention et dont 
les derniers événements rendaient la conclusion plus fa- 
cile; l'un concernait la traite des nègres, l'autre le com- 
Am. Mit. pour im. 38 

: . ih,Goo^lc 



ft3& HISTOmE ÉTHANGËRE (18&2]. 

merce ; tous les deux étaient conclus avec l'Anglelerre, qni 
avait déployé dans celte circonstance toute l'activité de si 
diplomatie et l'habileté qu'elle met d'ordinaire dans les 
questions qui intéressent son cooimerce. Dans le premier, 
le Portugal, dont les colonies pratiquaient encore la traite, 
reconnaissait le principe du droit de visite et l'accordait i 
l'Angleterre avec la clause illusoire de réciprocité; dans le 
second, il réglait les relations commerciales des deux pays, 
rendues incertaines durant les dernières années par les dis- 
positions hostiles des septembrisles pour l'Angleterre; toute- 
fois le gouvernement obtenait pour le commerce portugais 
des facilités dont il n'avait point encore joui jusqu'alors, et 
quoique le royaume ne fût pas soustrait aux conséqueuces 
de l'importation des produits anglais, la situation de l'in- 
dustrie portugaise se trouvait désormais placée dans des 
conditions meilleures. 

£n même temps, le ministère avait établi un règlement 
de commerce pour l'Ile de Madère; les représentants des 
puissances absolues.ceux de Rome, de la Sardaigne et de la 
Prusse étaient arrivés à la cour et témoignaient au chef de 
l'État les plus bienveillantes intentions ; ils n''avaieiit pu 
qu'applaudir au rétablissement de la charte octroyée ; l'in- 
ternonce de Rome avait été l'objet particulier de l'empres- 
sement du gouvernement et de la reine. En effet, si 
présence à Lisbonne était une précieuse garantie de la sou- 
mission du clergé à l'autorité établie, et un dernier coup 
porté aux prétentions miguélistesi enfin elle prévenait de 
ficbeuses scissions religieuses, qui auraient pu édaler au 
sein du clergé, affliger l'Église et le pays. 

La reine ayant donné le jour à un fils, le pape cou' 
sentit à en être le parrain, et tint en effet le jeune prince 
sur les fonts baptismaux par l'intermédiaire de son inler- 
Donce. 

Ce fut une double cause de satisfaction et de joie pour le 
gouvememeot. 



ertbyGOO>^IC 



PORTUGAL. 4S5 

Tel était l'état des choses à l'ouverture de la législature 
Douvella. Le ministère se présentait derant elle arec con- 
fiance -y le résultat des élections lui avait été favorable : 
l'esprit de la charte semblait avoir subitement passé dans 
le pays légal. 

La reine ouvrit elle-méine la sessiop par le discours d'u- 
sage. ;p;i1e commença par rappeler les événements qui 
■raient amené le renversement de la constitution de septeo^ 
bre. S. U. s'exprimait ainsi k ce sujet : 

• [i* TolonU iiitl«4*le ipwUDteiait ntuiiresUt diai ca royiainc me U- 
tmnise, ^si qoc la pmerit un deroîr ucf^ 1 (Mdarei «s iigiieiir.coiami 
Igi COQdamcDlile de l( monarcbie, U Charla coatUlutioniielle ëmaiiée dfi 
moauigDilepMs.d'heareuBeinàiioire. • 

Les paragraphes suivants du discours royal avaient trait 
aax faits de politique extérieure qui s'étaient accomplis de. 
puis la dernière session et en contanaieot la simple exposi- 
tion. Gependapt le paragraphe relatif aux relations du pays 
avec la cour de Rome mérite d'être cité pour montrer le 
sentiment de joio sincère que le rétablissement do ces rel^ 
lions causait au gouvernement de la reine : 

• C'cft mec luu yiit uliïiRction qu« \'i\ tu •rriitr à nu gdu l'inter- 
MBUdc SaSùatetélePjqw; leBlniniiraetUtTWliiiduioPfwaiBpMUIb 
MU un tflr garant dt concorde et permelteot d'esp4r<r que l'Ëgliie porto- 
gaÎK jQuira (sans aucune iarraOion ans prérogalîTei d« mi conrooiie, tfw 
mon gouTernemeol ne laiisera jamais attaquer) de la paix dont il a tant 
iKtoinponrlaconBcrTatian de l'ordre publie et le repos des caotcitaces. ■ 

La reine terminait en invitant les cortès A poser déâniti- 
veipeDt les bases du nouveau système financier, à dévelop- 
per les vastes ressources des colonies et à perfectionner tou- 
tes les branches de l'administration. 

Des adrrases entièrement conformes aux vues du minis- 
tère furent votées à une grande majorité, tes cortès y ex- 
primaient le vœu que le régime constitutionnel fût appliqué 
aux colonies d'outre-mer. 



ertbyGOOgIC 



ù36 HISTOIRE ËTRANGÈIIE (18&2). 

Cependant la discussion arait élé vive à la Chambre des 
pairs sur la coQcIu»on des alTaires relatives au droit de vi- 
site., 

I^e Comte de Larradio dit qu'il approuvait le traité ainii 
que le décret relatif à l'abolition de l'esclavage, mais il 
ajouta qu'il avait des doutes sur l'exécution d'un traité fait 
entre deux nations dont l'une est plus puissante que l'autre. 
Il demanda si, avant de signer le traité, le gouvernement 
britannique avait donné satisfaction pleine et entière de l'in- 
jure faîte à la nation portugaise par le biU voté en août 
183d (f'oy. l'Annuaire de cette année). Enfin, il s'enquit des 
caractères et des limites de durée de ce traité , des mesunB 
prises pour assurer le commerce et l'indépendance du Por- 
tugal contre les abus possibles du droit de visite. 

Le négociateui' du traité, M. de Palmella, répondît : 

* Les questions d'bonneiir ne se inlienL pas entre les gaaTenxnaU 
comme entre les particuliers; lorsque le bill en question Hil publié, 11 fît 
fit de part et d'iutre tout ce qu'il était posstbie de dire; mais quant il'ac- 
tSoB, il ne realatt au Portugal que le diolx entre U guerre ouverte et la 
riclamations et les protestations. Le premier mojea était ditBdle, ponr h 
pu dire imposùble. Aussi le gouTcruement de Sa Majesté suivit-il le itaai 
en adressant sa protestition ans puissances, et en denundint même ta me- 
ntion d'un goufemenient puissant signataire du traité de la quadruple al- 
liance. 11 n'y a pu en, que }e sache, de réponse I cette protestation , pis 
DBmo d'accusé de réception, et quanti la médiation demandée, l'onnootH 
wnAi que notre désir ardt été communiqué au gonTcnienient briiaonifU, 
que la réponse (dont la copie nous fut montrée) était une nouTelle insoiu 
beinconp plus grave que la première bien que moins ostensible, et que It 
gouTemement français ne ferait rien en notre Ikveur; par conséquoit mua 
fflmes compltlement abandonnés, et cependant nous avons continuel pr»- 
lester, toutes les fois qu'on nous en a donné un motlT. Le seut mo^en it 
sortir d'une position ai désagréable et si humiliante éUdt de s^ner aa 
iralté qui mit no terme i eet état de choses et qui contint les mêmes Mndi- 
ttons stipulées entre l'Angleterre et les grandes puissances de l'Eunft. La 
tlgnalnre de «e Iraité par l'Anglelerre est une dëdaration ladte et eipll- 
dte que le moyen emplojé primiLTcment contre le Portugal n'etail ni Jodi 
ni régulier, par conséqutnt c'est une s«lisr«cUon, la seule qu'on ait pu aU^ 
nlr dans 1« drconsUnees oà nous mus irouTons et arec des fofBM tui 



ii^gilM. Pir déduiUon dn oiitiatn de Si Majesté BriUnnique, le blll de 
1109 eoten d'Clre cd ligueur lUHÎldt sprts l'échioge de riliScation. • 

Qaial à la durée du traité, elle était illimitée , et, en 
ceqni touche l'exercice du droit de visite, il est stipulé que 
dans le cas d'abus on fera un article additionnel. 

L'adresse de la Chambre des députés avait aussi soulevé 
une Tire discussion , mais saos apporter aucun fait nouveau 
i l'histoire parlementaire du pays. 

La session législative s'acheva dans le calme, sans laisser 
derésultatsqui puissent être signalés. Des troubles éclatè- 
rent i Braga et à Medoès, mais sans caractère vraiment po- 
litique. Le moment semble venu, pour le gouvernement de 
la reine, de donner la mesure de sa force et de sa puissance, 
puisque les motifs qui pouvaient jusqu'à un certain point 
servir d'excuse à sa faiblesse tendent chaque jour à dispa- 
raître. 



D,gt,,-.rihyGOO^IC 



BISTOIRE ËTàANGËRE (ISAS). 



CHAPITRE Vm. 



GRANDB-^BTAGire. — BXTBtlBUB. 

ÂFMMiiMAK. Combats dans Caboul. —Conrércnct a*ec UkbaT-Rhao.— 
AssualDit deW, M. Naghten el de Treror.— Trall* condu p»r le nuior 
PotUnger — Rf inlte et misucrc de l'a mrie.— Jonction dn g^nénl M- 
lock tl du pénéral Sale.- Évacuation de l'AI^DÙtaD.— (^ms. PMi- 
quederetnperenr.— Succisduarmes anglaiici.— Prtiede Mng-P* — 
Proclamilioa de sir Henri l^iltinger.— Proclamation de l'empcKnr,— 
Autres suute— Rapport de sir Henri Pollinger.— PriM de Chapoo.- 
Prise de Tebln-Kiang Fo. — NattVing menacé. — Traité. — Triilé de 
commerce avec la Perse.— Négodationj arec le Brésil pour le monnlle 
ment dn trùtë de 1827.— Traité conclu avec le Portugal.— DifflcollJi 
■vee l'Union amérie<iDe.— AtTaire de la Cr^ofc.— Traité, —Traité da 
cipq puisunccs.— Question du droit de Tlitte au point de rue de 1'illg1^ 
terre.- Kefusd'aetessiondela France.— Enet produit ea Angleterre.- 
Algérie.— Araire de Porte ndic— Règlement des pêcheries.— Esp^M.- 
STrie.— Guerre arec les Boors boltandiis de Port-Nalal.— SttuaUoa M 
pirtù au Canada. 



JainBis pnut-ètre des événements plus graves, pltu im- 
portants pour l'avenir du pays, ne s'étaient rencontrés réu' 
DIS dans son histoire d'une année. Sans parler de ces luttes 
commerciales qu'elle soutient de tous cdtés avec une adtni- 
rable énergie, do cette politique adroite et constante qu'elle 
déploie dans sa marche insensible vers la domination iadDS- 
trielle, l'Anglelerre a dans l'Orient deux grands but& i ti* 
teindre, deux grandes victoires à remporter*, victoires com- 
merciales, buts d'inlérét tout pratique, bien que les moyeiij 
qu'elle emploie soient grandioses et gigantesques. Ouvnri 
son immense fabrication des débouchés dans l'Inde, créer 



i.,GtK)i^lc 



GRANDE-BRETAGNE. M9 

■rec la Chine un commerce nouveau, et lui imposer 
les prodaits de son agriculture, voilà les vastes desseins 
du gouTernement britannique. S'il triomphe dans l'un, dans 
l'autre il succombe, et ses déraites sont aussi terribles 
que ses victoires seront fécondes. Peu lui importe que le 
droit ou non soit deson câté; peu lui importe que, même dans 
te sein du parlement, des voix généreuses élèvent contre 
ces grandes injustices d'impolitiques protestations: il pour- 
suit sa route, réparant les désastres, organisant les succès, 
pourvoyant à tout, prévoyant tout, soutenu par l'énergie 
inratigable qui fait sa force, et conduit par la nécessité qui 
l'aiguillonne. 

Afghanistan.— DansI'Inde, des revers inattendus vinrent 
cruellement éprouver l'armée d'occupation. Pour trouver, 
dans rhisloire contemporaine, un autre exemple d'un de 
ces tristes retours de la fortune il faut remonter jusqu'à la 
retraite de Russie. Bien que le précédent annuaire ait déjà 
donué un aperçu des premiers désastres de l'Afghanistan, 
Dous en reprenons cependant les détails pour les compléter, 
et parce qu'ils sont nécessaires pour l'intelligence des évé- 
nements qui suivent. La révolte avait éclaté le 2 novembre 
1841. Le prétexte fut une réduction faite dans le tribut que 
percevaient les Ghilgies derest,pourtenir ouverts les déd- 
iés qui se trouvent entre Caboul et Djellalabad- Caboul en 
fut le théâtre. Lorsqu'elle éclata, le général Sale avait déjà 
tenté, mais avec pertes, de déloger les bandes qui s'étaient 
emparées des défilés. Nous n'énumérerons pas les excès 
commis; ils furent atroces : aucun quartier ne fut fait aus' 
Anglais. Le IS, l'insurrection durait encore et avait atteint 
son paroxisme ; on se battait daos l'intérieur de la ville. 
Et qu'on se figure quels combats! 60,000 insurgés contre 
une faible troupe. Cependant le général Sale se frayait à 
grand'peine un chemin vers Djellalabad, d'où il était solli- 
cité Se s'avancer vers Caboul ; mais le moment n'était pas 
Tenu. D'ailleurs , l'ennemi avait si bien pris ses mesures 

, . .i.,Gtx)glc 



4&0 HISTOIRE ÉTRAJ4GËRE (ISAS). 

qu'oD ignorait, à quelque distance du tbfer de l'insurrec- 
tion, ce qui s'y passait. La révolte gagnait en tous sens. Le 
25 novembre, le fils favori de Dost-Mohammed , Moham- 
med-Ukhbar-Ktian, jeta le masque et prit parti pour les in- 
gurgés. Il est inutile de dire que ceux-ci puisèrent dans 
cette adjonction une force et une audace nouvelles. I^s 
choses se prolongèrent ainsi jusqu'au 20 décembre : ce ne 
furent jusque là que combats meurtriers et souffrances du 
cOté des Anglais. L'ennemi n'avait pas réussi, néanmoins, i 
déloger les troupes anglaises de leurs retranchements; mais 
les communications étaient interceptées, les rations dimi' 
nuaient. Le jour de Noël, 25 décembre, des oQiciers de 
l'arbiée expéditionnaire, les capitaines Conolly, Laurence 
Trevor, Mackensie et sir W. H. Naghten , se rendirent h 
une conférence avec Ukhbar-Khan. Là devait se passer un 
acte de férocité sauvage. Le terrible chef des insurgés tira 
sur sir \V. M. Naghten un coup de pistolet qui retendit 
raide mort. Comme le capitaine Trevor se précipitait pour 
tirer vengeance de cette trahison infâme, il fut luï-mèoM 
mis en pièces. Presque tous ses compagnons éprouvèrent le 
même sort. 

Mais les circonstances étaient les plus fortes , et il en 
fallut bien passer par les conditions qu'imposait un en- 
Qemi tout-puissant combattant sur son propre territoire. Va 
traité fut donc conclu entre Mohammed-TJkhbar-Khan et le 
major Pottinger, qui remplaçait sir W. M. Naghten. Par 
suite de ce traité, les troupes britanniques durent sortir, au 
nombre de 4,000, de leurs retranchements- Il D'y avait que 
le dâsepoir qui pût conseiller de prendre un tel pflt-tij car 
comment compter qu'après tant de violations du droit des 
gens l'ennemi le respecterait jusqu'à ne pasinquiéter l'armée 
dans sa retrailePCcpendant promesse avait étéfaite que c«tte 
retraite pourrait s'effectuer avec sûreté jusqu'à Djellalabad. 
Comment qualifier l'incroyable aveuglement du général 
ElpbÎDStone, se confiant à la loyauté d'Ukhbar-KhaD, et se 



G&A>1DE-B11£TAGNE. Uhi 

reposant sur lui du soin de guider sa retraite? Que penser 
du malheureux sir William Mac-Naghten qui, trois jours 
avant, renvoyait avec le général Sale une partie des Torces 
qu'il avait sous sa main, et écrivait à son gouvernement que 
tout était tranquille et qu'on pouvait enfin diminuer l'armée 
aoglaise d'occupation dans le Caboul ? Comment expliquer 
sous quelles iniluences les chefs de deux ramilles ennemies 
depuis plus de trente ans purent s'entendre et confondre 
leurs intérêts, et surtout comment comprendre qu'une con- 
spiration si redoutable put s'ourdir dans le secret, sous les 
feux de deux des agents les plus distingués de la Compa- . 
goie des Indes ? Quoi qu'il en soit , l'imprudence mt pous- 
sée ï son comble, et , des olaps ayant été livrés , la garni- 
son de Caboul , forte de 5,000 hommes, se mit en marche 
pour opérer sa retraite. Mais à peine les troupes britan- 
oiques furent -elles sorties des retranchements que les 
Afghans, dix fois plus nombreux, tombèrent sur elles. Ce- 
pendant elles parvinrent à se faire jour jusqu'au Khourd- 
Ctboul ; mais ici leur position devint désespérée. Un ren- 
voya alors les femmes à Caboul ; des Afghans les escortaient. 
A partir de ce moment, la désorganisation fut complète. 
Les soldats, abrutis par l'excès du froid, depuis longtemps 
privés de nourriture, tombèrent, les uns les après autres, 
sous les coups d'un ennemi devenu maître de toutes 
les positions , embusqué dans tous les escarpements des 
montagnes; 5,000 hommes furent massacrés par ces bar- 
bares; 16 femmes, épouses d'ofDcters, furent prtseiï. Un 
seul homme, un Européen, le docteur Brydon, échappa aux 
Afghans, et vint porter ces horribles nouvelles à Djellala- ■ 
bad. Quelques prisonniers importants furent épargnés; en- 
tre autres, le général Elphinstone, le brigadier Shelton , le 
major Pottinger, lady Mac-Nagbten et une quinzaine d'au- 
tres personnes enfermées dans le fort de Bad-Deabad , A 
60 milles de mellalabad. Mohammed-Ukhbar-Khan les traita 
avec une apparente bienveillance, et il est juste de dire que 



n,aN,-.^hyG00^lc 



<U2 HISTOIRE ËTRANGËRE (18fi2). 

les I^mes furent respectées par leurs féroces vainqueurs. 
L'impression faite en Angleterre par ces nouvelles inat- 
tendues fut douloureuse, et l'Europe entière s'associa i la 
Tive sympathie que, sans acception de partis, la France té- 
moigna à son alliée malheureuse. Mais le découragement 
est incompatible avec le caractère qui distingue l'Angleterre, 
et le gouvernement redoubla d'énergie pour réparer ces 
désastres et en prévenir le retour. Avec son esprit éminem- 
ment pratique , il s'occupa d'abord d'estimer le dommage 
réel. A l'examiner en lui-môme, en l'isolant des conséquen- 
ces qu'il pouvait produire, l'échec de Caboul n'était paj 
aussi terrible pour la puissance anglaise que pouvaient le 
croire au premier abord les imaginations effrayées- Des cinq 
garnisons qui occupaient le royaume de Caboul, l'une seu- 
lement, et non pas la plus considérable ( celle de Candahar 
compte 10,000 combattants), était détruite. Une division de 
5,000 soldats avait été anéantie; mais qu'est-ce que 5,000 
soldats sur une armée de plus de 200,000 hommes.' Quatre 
régiments, dont un de l'armée royale, n'existaient plus; 
mais était-ce une perte bien considérable pour une armée 
composée de I87 régiments d'infanterie et de cavalerie, ap- 
puyés par 29 régiments européens, sans compter encore ni 
l'artillerie , ni le génie, ni les corps irréguliers, ni eoGn les 
C(»itingents des princes tributaires ? Un pays que l'Angle- 
terre croyait avoir soumis à son influence, car elle n'a ja- 
mais demandé plus, était en état d'hostilité ouverte : mais 
ce pays est séparé des possessions anglaises par dès déserts 
affreux ou par des Élata indépendants, dont les princes et 
les peuples n'ont cessé, depuis bienlât un siècle, de faire aux 
Afghans une guerre acharnée. Et ne soat-ils pas prêts à la re- 
commencer encore de concert avec les Anglais? N'ouvrent- 
ils pas leur territoire aux troupes anglaises , ne les refoi- 
veot-ils pas avec empressement dans leurs places fortes, ne 
leur fournissent-ils pas des vivres et des munitions i* Et d'ail- 
^urs, si le royaume de Caboul peut échapper à la GotDpa- 



GRANDE-BRETAGNE. &43 

gnie des Indes, ii ne faut pas croire que cette perte lui ea- 
lère rien de sa puissance immédiate : iuin de lui avoir jamais 
rien rapporté, le royaume de Caboul lui a , au contraire, 
coûté des sacrifices énormes d'hommes, d'ai^ent et de ma- 
tériel. 

Ainsi l'échec essuyé par le général Elphinstone n'était 
pu en lui-même un évéDement qui menaçAt immédiate- 
mebtla siluation de l'empire britannique daûs l'Inde. Ce 
3ont les conséquBDcesqu'ilentralnait forcément arec lui qui 
étaient de nature h donner de graves inquiétudes. 

La première et la plus importante de ces conséquences 
élsil de forcer, boii gré mal gré, l'Angleterre à refaire au 
moins une nouvelle campagne: et dans les circonstances 
Ktuetles^v'élait, sous le point de vue financier seulement, 
UD très-grave embarras. 

Depuis quatre ans, le budget de lA Compagnie des Indes 
présente potir chaque exercice un excédant de dépenses sur 
les reœUes. Aujouitl'huij le déficit de ces quatre années est 
estimé à 250 millions, la tnoitié des revenus annuels de 
l'Inde anglaise-, et c'est un si lourd fardeau qu'au rtiois ds 
septembre, l'un des che(^ de l'adttiinistration du Bengale, sir 
Henry Willock, écrivait aux directeurs de la Compagnie que '' 
le godvememerït de Calcutta allait être Obligé de suspendre 
ses paieinenls. La letlMi lut publiée par suite d'une indis- 
crétion ; et si la tristei prévision qu'elle annonçait ne se réa- 
lisa pas, c'est parce qu'on consentit à emprunter sur des 
bons du trésot* i des conditions usurairts, c'est parce qu'on 
trouva quelques ressources dans l'emprunt sollicité des ca- 
pitalistes indiens pAr lord Auckland ; mais encore ne fïiut-il 
pas oublier que cet emprunt de 75 millions, offert k un Uut 
(rè»^levé, ne fut cependant pas complètement rempli. 

C'est dans de telles circonstances, avec un crédit profon- 
dément altéré, sous le coup d'un déficit qui parait impossi- 
ble i combler^ que le gouvernement anglais se vit contraint 
d'augmenter son armée, de rentrer en campagne avec des 

, . .i,Googlc 



bA4 HISTOIRK ÉTBANGËRE (18ft2). 

forces plus imposantes que jamais, de reprendre une entre- 
prise où depuis trois ans il a englouti quatre ou cinq cents 
millions, pour arriver en dernier résultat i une défaite. 

Noils résumerons rapidement les nombreux faits du reste 
de la campagne. 

Le général Sale était renfermé dans Djellalabad , et si le 
général Poliock parvenait à pénétrerpar la passe de Khjber, 
Djellalabad était mise à l'abri de tout danger. Le shah 
Soojah était toujours dans Caboul ; avait-il été pour quel- 
que chose dans l'insurrection î* on le soupsoonait. Qut» 
qu'il en rat, il écrivit à str Robert Sale (janvier) pour l'in- 
viter à se retirer et à évacuer le territoire; ce qui pour 
mit faire donter de la complicité du shah, ce souverain de 
création anglaise, c'est que, dans une nouvelle insurrecUon 
à Caboul, il fui tué par un coup de feu parti sans doute de 
la main d'un des habitants. Cependant la jonction des deux 
généraux, qui devait être le signal du salut des Ai^tlais, 
put enfin être effectuée. Le général Poliock réussit k tra- 
verser le défilé du Khyber, le plusfonnidable, dit-on, qu'il 
ï ait dans l'Asie. C'est i peine si trois hommes y peuvent 
passer de front ; le sentier qui le traverse est bordé de pré- 
cipices ^ les cimes des monts qui le dominent sont couverts 
de neige. 10,000 hommes, campés sur ces hauteurs, atten- 
daient le général. Cependant il parvint à les déloger (5 avril) 
et joignit sir Robert.Sale, qui, de, son cOté, dans une sortie 
faite en vue de secourir l'armée qui lui venait en aide, avait 
mis en déroute 6,000 Afghans qui assiégeaient la place. 

Le général Nott était à Candahar- Un instant, les indigè- 
nes avaient pu conserver cette place ; nnis ilsen furent bien- 
tôt chassés par les troupes que le général, en s'éloignanl, 
y avait laissées. 

L'ennemi avait été plus heureux à Ghuzni. Dès le mois 
de novembre, l'insurrection s'y 'était propagée, et au mois 
de mars, la garnison de Candahar n'ayant pu secourir celle 

D,gt,,-ertbyGOO>^IC 



GRANDE-BRETAGNEt AftS 

de Gbuzni , les 700 hommes qui composaient celte der- 
nière avaient dû l'évacuer. 

Dans le couraDt de juillet, les choses iraient peu changé \ 
cepeudant le général Nott, vainqueur devant Candabar, 
avait va se rendre i lui le prince Suftur-Iung, Qls favori de 
l'aocien shah Soojati. D'autre part, quelques succès étaient 
remportés à Pesh, Polak et dans la vallée de Sbinvrarôe,par 
UD autre cher, le général Montealh. 

Le 10 août, le général Nott se mites marche avec 7,000 
hommes pour Ghuzni et Caboul. Prenant une direction 
opposée, le général Englaod se rendait, partant de Canda- 
bir, à Guettah, d'où il devait regagner le Scinde. 

EnBo, le général PoUock, parti de Gundamack le 7 sep- 
tembre, trouvait le 9 l'ennemi, au nombre de trois ou qua- 
tre mille hommes, posté dans le défilé de DJagdalIack. L'a- 
vant-garde enfonça bientôt les Afghans. Ce succès sulGt pour 
ouvrir au général PoUock ces redoutables passes, où il ne 
rencontra plus que des squelettes décharnés, tristes débris 
de l'armée du général Elphiaslone. Ce fut seulement au 
Ehourd-Caboul, le dernier de ces déblés du cdté de Caboul, 
qtie les Afghans tentèrent, le 13 septembre, un effort su- 
prême. 14,000 hommes, réunis sous les différents cheb du 
pays, furent mis en déroute après un combat qui coûta aux 
Anglais 164 hommes tués ou blessés, et, le surlendemain , 
15 septembre, le général Poilock arrive sous les murs de 
Caboul. II n'y trouva que des malades. Tous les prisonniers 
valides avaient été évacués sur le nord ou dans les monta- 
ges, pour être réservés comme moyen de négociations avec 
les Anglais. 

Les nouvealix succès des armes anglaises avaient refroidi 
l'ardeur inspirée aux Afghans par leurs premiers avantages. 
Déjà Ukbbar-Khan avait entamé les négociations. Il avait en- 
voyé l'un de ses prisonniers, le capitaine Colin [Mackensie, 
pour traiter avec le général Pollock de la liberté des sujets 
anglais tombés entre ses msins : il avait eu soin de Uin 

, . .N,Gt)ogle 



ftA6 HISTOIRE ÉTRANGÈRE (t8&2). 

ressortir la maoière bienveillante et pleine d'^rda dont il 
avait traité ses prisonnières , et avait fait savoir au g^éral 
que le corps du général Ëlphinstone, (nort d'un accès de 
goutte, allait être remis aux Anglais- 

Si les Afghans se montraient plus favorables i la paix de- 
puis leurs derniers revers, l'Angleterre vengée ne pouvait 
que saisir.une occasion de terminer honorablement cette 
guerre désastreuse. Les prisonniers furent reœjs et l'éva- 
cuation fut résolue. La proclamation par laquelle lord Gl- 
lenborough, gouverneur général de l'Inde anglaise, annon- 
çait cette mesure déRnitive, est remarquable par les consi- 
dérations qu'elle exprime. La nécessité de l'évacuation n'y 
est pas cachée, non plus que l'impossibilité de sontenir plus 
longtemps les dépenses inutiles de cette guerre. 

Noos donnons en entier cette pièce ofTicielIe : 

Département des affairée sfcrius. 

> aml4 rdiDG l'Inde}, IsIvotfobN 1841 

> Lfl gonreniNnent de l'Inde avait ordonné i. mq armée de passer llndi^ 
aln de ehasur de l'Afghaniitan nn chef qni ptUMfl pour hotlVe lui &ilt- 
t(lB angliii , et de nplMer cur «on trAne un noT vûn qni pouail jwv 
ttrt aUaehi à ces Intérêts et populotre parmi wa andeiu si^cta. 

> Le chef qni païaalt pour être bnlile ■ étd fait pritouder, et I« Mon- 
Mnqn'on disait (Ire pi^nlaire dans sonpayiaëli Tepiac^annoa tilnt; 
cependant, «près des éréoemenU qui ont donné lieu de SDSpeçtçr sa Bddil' 
tp gooTemement qui lui avait rendu le pouvoir, le sbuverala a perdn pv 
les mdJH d'un («assin un Irdne qu'il n'afait occupé qn'au mil<«u d«t tnair- 
rpcfaoni , et sa mort ■ été préeédéc, comoM elle a étd snirie, par ranarcUt 
qid règne encore. 

> Des désastres sans exemple, qui ne penrent se comparer qn'an bntts 
d'où iif sont sortis et i la trahison qui les a rendus poiùbles, mt dté na- 
ges en une courte campagne sur les lieux mêmes qui va aTsleot été les té- 
mûM. Des Tlcloires répétées, la prise des Tilles et des citadelles de Gbuni 
•t de Caltoul ont releTd l'opinioin que le moude arait de l'IoTiiidldlllé dti 



ertbyGoogle 



GAANDE-BRETAGNE. hhl 

• L'timée ugUie qui occupe aidoud'hiiî l'AfghanisliD te retirent inr 
leSulledJe. 

I ht goiiTerDeiir général laisser* aux Afghans le soiii d'établir enx- 
atoM nn gi>a*eniemeDl eu milieu de l'anarchie qui est U conséquence de 
Erancrimn. 

• tmpoier par ta fbree uu souTcrain i un pays qui le repousse est autH 
emlrairt aux priticlpei qu^à la politique du gonvernement anglais; te 
sérail mettre les armes el les ressources de ce pays (c'es[4-dire de l'Inde] t 
Il di^osiiion du premier eriTabisseur, et lui imposer le fanlean de souteidr 
ng sonTeraln, sani mime être certain d'avoir le bénéSce de son alliance. 

• Le gonTemeur-général reconnallra Irès-Tolontler» tout gouTernement 
ifal] plaira aux Afghans d'établir dans leur pa;t, et qni paraîtra désireux 
■nul bien qne capable d'entrcteidr des relations amicales avec les Étala aea 
Toliins. 

> Sallsfalt des limites que la nature semble a?oir imposées elle-mlme k 
sm empire, le gouTcrnement de l'Inde Teutconsncrer tous ses efTorlsiré- 
taïliesemeot el an maintien de la paii générale, i la prolecUoa dea soutc- 
nios et des cbers ses alliés, 1 la prospérité et au bonheur de ses Bdélei 
sujets. 

• Les nenres du Pen^iaub et de l'indus, les déâlés des montagnes et let 
Uibni barbares de l'ArgbanisIan seront désomuit placés entre l'armée au- 
KWse et lout enDeml ^nt pourrait Tenir de l'oueal i sa rencontre, s'il a 
est qni ait Jamais ce dessein ; Us ne sépareront plus , comme par le paesé, 
l'araée anglaise de ses magasins et de sa base d'opérations. 

> L'énorme dépense que nécessite l'eolrelien de forces considérables, pla- 
cées dans une fausse position militaire, à une longue dislance de leurs fron- 
tièrei et de leurs magasins, ne «tendra pas pendant plus longtemps antter 
les nesuKt qui ont pour objet le développement de la prospérité du paji. 

> L'armée combinée de l'Angleterre el de l'Inde, supérieure par l'org»- 
lisalion.parla discipline, par lecoursge.par le mérite des otOciers qui U 
(ommindcnt, ii loulrs les armées de l'Asie, restera dans une posUlon fnatlo- 
qnabte sur le sol qui lui apparlient, ei sulOra toujours, arec l'aide de la dt- 
Tine Profidenee, I garder avec honneur et sécurité le glorieux em|dre 
qu'elle a conquis. 

• Le gouvernenr général , en exposant ainsi avec une franchise sans ré- 
serre aux Ëtats voisins ta politique pacifique et conservatrice de son gou- 
vernement, croit que personne nesemépreudrasurses motifs. 

• L'Argbanistan et la Chine ont vu simultanément les forces dont 11 dis- 
pose, et ils ont appris ce dont elles sont capables. 

• »M«reiMBt «Bi le lu pais, en vue des avsolagei qjtt les peuplée •■ 



ertbyGOOgIC 



U>8 HISTOIRE ÉTRANGÈaE (1842). 

Kllrenl, le gouverneurgénùral uIti^Id à la miinlenir et li emplorcr n 
besda loale la puissance dont dispose le eauTeruemeat ponr ronet lit 
respecter loai Éiat qui Toudrait la tranbkr. 

• Par ordre du très-honorablB, gouvenisur giuéral de l'Iode, 

T. H. HuMCK, 
■ SecrOaiu du gouMnwmftil de Vlndt et du 0ouwrMW 
général. • 

Quettab fut évacué et l'armée anglaise se mil en mesare 
d'opérer sa retraite sur le Sutledje. 

Telle fut l'issue decette malheureuse campagne qui coûta 
sans fruit tant d'argeat et tant de sang. 

Ses malheurs aussi grands devaient donner lieu à des ré- 
criminatioDS amëres. Le ministère actuel, accusé par le pays, 
rejetait sur le cabinet qui l'avait précédé au pouvoir, les 
conséquences d'une politique qui n'était pas la sienne. Sir 
RobertPee! accusait lord Palmerston et lui renvoyait toute 
la responsabilité des désastres de l'Afghanistan. Lord Pal- 
mei'ston, à sou tour, défendant les actes de sa politique, 
laxait d'imprudence et d'impéritie un ministère qui n'avait 
pas su récolter le bien qu'il avait semé. 

• Les désastres qna nous aToni récemment snbig, s'écriait tord Palmer- 
slOD, o'oDt ricD de commun arec l'eiftreprlseprimUiTe; on aurait pu j para 
avec des précaalioas miltlaires ; on aurait pu, avec des troupes, tenir dwi 
Caboul comme le brave général Sale a teoa dsni DJellalabad. Je le dédirt, 
Je ne connais rien qui puisse (Mre monter au front de l'Angleterre une plu 
proToBde rongeur, rien qui plusse Taire nue pins prcfonde blessnre 1 noire 
booneuf que ne l'eût fait celte (nlla précipilAe. CApplaudiuemenls.) L'an- 
Bir est daus tes maios de la Provideace , m^ j'ai la conSaïKe que le sob- 
Tcroemeut donnera des ordres qui ne pubsent pu être mal intcrpréUs. Toit 
etia Mail bon quand nous étions au pouvoir et qu'on vwilait nous battre ei 
brËchc; tout cela était bon quand des déclamations contre la goerrede 
Afiglians pouvaient tenir des intérils de parti ; mais aujourd'hui il Tint nel- 
Ire lia <filé ces tristes passions. Sscliez-le Incn, des résulUts désasirein 
pourraient seuls suivre ert abandon. Dieu seul sait ce qui en arrivcTïtl! U 
temps viendrait, so;ez-en sûrs, où vous s*riei obligés de réoccuper ce ffi 
que vous auriez abandonné. • {Chambre da commune», tO août). 

Dans UD admirable discours, sir Robert Pe^ pnoant l> 

D,gt,,-6rtbyGOOgle 



GRANDE-fftEl'AGNE. UHO 

iMfcaHde toute m politique extérieure, répoodiît à lord 
Palmonfam pir ces puoles accuutrices : 

< Qndla moquait*. V<ns «mi pirler d« Ii riloiltm gkrieiiM qM nos 
■mna Ugtte lani rA^budiUal Va» eoiiiptef donc braoconp nrnu 
plkMa!lbUJaMiMMn«d pMnbateràdMindlKrMiuktqDlpnr- 
ntatlbsbU)MàioiCOiidloycn«.llTaiueM titile de Urrcr dut ceUe 
«Mfate ImImIiUIm del'lDds, etde parler Id de prendre Ctboul et Cu- 
Uur. Vou mo ditecQoiaeu lldte d'abandoucr l'AIghaoUlan? Bu 
Ha! nul fe répeadi : C'est teas! Vons voudriei me ftfre parler, Je ne par- 
hralpu. Caque Je dMi Miait EMin dauirix Hnalm nr totUMfede 
UcHfi*. JadalimeUire. • 

Sir R(rf>ert tenninait linsi : 

• Lcf aflUrei de rAl^tuniilan méritent d'èlre l'objet de fMeOMt CD- 
futta ; CCS enquêtes auront Uni. Le noble lord me presse de queslioDS au 
ni}<t de cette guerre de l'Af^baniilan. Il sait birn eependint que je M peux 
pas, qae )e ne dois pas lai répondre. Mais dût-il me prendre encore pour 
l'objet dlinpatalioDS ptas hasardées. Je no in'jndioeral pas devant le derolr 
de sa diarge, et Je sapporlerai les coups d'un adrersalre peu loyal, plutôt 
qne de cainproa>ettre un bomme qui sert son pays. > C Applaudissements.) 

DftMle âÎMOurs de prorogation du parlement anglaiaClS 

août) on put remarquer cette phrase, dont la rédaction sèche 
etbantaine contrastait âlrangemeQt avec l'émotioa visible 
de U reine: 

• Bien qne J'aie à dfplorar prorondémenl les revers qui imt Trappd une di- 
'fisioDil'onestde rindus,cependintj'ai la satisfaction de réfléchir que la 

«aillante déToise de ta Tille de Jellalahad, couronnée par une Tictoire déd- 
stre en rate campagne, a prouvé d'une manière telatante le conrage et In 
diaeipliDe des troupes euTopécones et indigéoes, et le nririta el tlatré^dhé 
de lear liabile comiundant. • 

Dans le parlement on chercha à déterminer la part d'in- 
fluence que la Russie avait pu avoir sur le sort de la domi- 
nation anglaise dans l'Afghanistan , et un membre de la 
Oiambre des communes, M. Baillie, demanda communica- 
tion de la correspondance de sir Alexandre Btiraes avec' le 
procureur général des Indes, pendant sa miaùoo i Caboul, 
dans les années I837etl83g, etdescoinesdelacorreepon- 
inn. hfs(. jMmr IWi. V 



ÈîibyGOOgIC 



UK HISTOIRE ËTR&lf^RE {IShi). 

dance du gouv6^eUr g^éral des Indet avtifr Ift prMdeitt 
du bureau de coutrAIe et la eotninUtdOD BteriXa di It Com- 
pagnie Jes Iade«-OrientaIes, du l"£eptepibre 1837 au 1"0& 
tobre 1829, relativeaaeot i rACgbantsUii. Gette iDOtùw dt- 
rigie contre la ftossie étatt un vote 46 cetiMin coeMic 
dernier ministère. Sir Robert Peel la combattit eit réOssK I 
la faire rejeter- Il ne put, ii est yrai, s'eqipécher de convenir 
que la coaduita des agents dans l'Asie rMsse avait ét^ hU' 
peele; nais la Russie ayant d43a¥oué ces agents, eo ne 
pouvait douter de sa bonne foi. 

• Quelque luspecle, *]oala le minutre, i}u'iH Mé la coâMtc du V^t* 
ruMeg, el j'aToae qu'elle l'a ili ri qu'elle rjciamait An éclùrcbMUXlili, 1< 
ptuTcrnemenl russe !'■ complètement désavouée , et t'emperettr i Ml ^ 
Dcr l'assannce la plus poûtive qu'il n'avait en aucune TaçoD le ij^r le 
troubler la suprématie hiilannique dans l'Inde. Aulant que J'en puis porta 
léoiDignage , ta conduite de cette grande puissance télé conrormeicdK 

aisurance Et je dois dtelarer publiquement, ila race de l'Europe, qalt 

esl Unpossltile qu'aucune puissance eût pu agir avec une bonne toi plu 
slHete et un aenllment plus amical que ne l'a Tait la Russie, en ce qol (M* 
tfnt la PcfM st r&rgbanktan. Lliarmaiùe la ^v cordiale aubslile « <* 
■DmcDl entre le* deux Ecuvememaits, el ie put^ pifime ajouter, prennsa 
Bain, que la Russie est prjte A donner des lémoigDagrs pratiquée de soi 
bon Tonlolret de son désir d'appuyMT le développement de la suf^énalle 
anglaiu daai Unde. Tel éUit l'état dei cboies; poarqD<rii«IMt tap»- 
piert qn) aonnenl un état de choses dttTérenl f Si nous avons des prorts 
ri évidentes d'une telle bonne Toi, d'une amitié d cordiale, serrit-D nge et 
troubler ces bons tenlimenls par la production de documents qnl leelraleU 
ï prouver que les chosea n'ont pas toujours été ainsi ? > 

Peut-étre sir Robert Peel dépassait-il le but en exagérant 
ainsi l'innocence du gouvernement russe : mais il Crtlt saDS 
doute devoir ces assurances à un gouTerneineBt allié, et il 
pensa qu'il serait superOu dt; réveiller des ressentianeDlsaa- 
jourd'liui apaisés, du moias eo apparence. Un bomiue qui 
a dirigé pmdaot pluùeurs années la politique de l'Angle- 
teiTe dans l'Asie, sir Jofan Cam Hobhouse, aoci^i siiaistie 
des «Obireades bides, n'en jugea pas de mâme, et, rappelant 
las iotrigues de la Russie, il termioait unsi : « Le teraps si 



ertbyGOO^IC 



JDgnnt prédit est arrivé. U faut bjea qu« Dotu preoioDi «ih 
jDurdliuna Russie pommeellees^.ja^t le inoDdflSfi(cqwt 
bien ell^ s'^teBchj tout le mpnijç panq^jBf)* pr#wlU«W *»"f 
celte iper qiù touche 911Ï ^erriloiroj; «D.(|ifeitipa. Deviaqi* 
0008 traiter ces manœuvres comme des QHiiœanff d'e^H 
but?» 

C'est à ces explicatioDS qa'en re3t« cette annéie U que»- 
VoD indienne. . ' 

Cbine. — Les fmw «tttf aiaet f^rMit |)lW) bmfmmàim 
k Intte engagée cootm le Càleate eiapir*- Nom b» roBOOte- 
rons pas i la source déji connue de cedifKmid, traduit 
maintenant en hostilités dont t'issûej au moins pour le pré- 
sent , fat toat à l'avaDlage de l' Angleterre. Noitf repcçp-, 
dronsles événements au. point oii notre dwniar rtciit lw« 
liiHés dans le préeédent Aanoaire. 

On peut conjectnrer que des Européens, \6i 'RQ!»e9*eH 
particulier, ont instruit l'empereur, et qu'il a appris d''eu;L 
comment procëdenl les armes britanaîque^ â îl aiuYdvqjVM 
qne «• q'eM pas uae conquâte daasla aaafl yrai éo «lot ^olil 
but redouter, mais une influence commerciale. Le GélMle 
empire résistera donc quelque temps peut-être pour s'appro- 
prier la tactique et les armes d'Europe; peut-être au^ pAf 
le vague espoir d'arrêter leaariaes«iiglaiwBdNr4B(lwliprtâ- 
ficatioog qu'il construit sur toM lea points aooesmblas. Mdi 
enfin, poussé dans ses faibles retranchements, on le verni se 
décidera la paix et payer de son or ses velléités de résistanpe. 

Telle est en peu de moU l'histoire des opérations de cette 
année et de leurs résultats. Reste k savoir si ce n'est pas l|[ 
une paix tout apparente, destinée à donner i la cour de Fé, 
king le temps de se reconnaître et de préparer des moyens 
nouveaux et plus sérieux de résistance. Toici maintenaoï 
le détail succinct des événements : 

BepBis la prise imputante d'Araoy, les troape» angUises 
n'eurent guère qu'à s'applaudir de leurs succès. Le 10 et lé 
13 octobre, elles ^'empai^rant des villes de Chiog-Né et do 



ertbyGOOgIC 



hSÎ HISTOIRE ÉlllANGÈRG {18&2). 

Ning-Pd, pendant que d'Antre part elles reprenaient Tiiig- 
hai) la Tille principale de llle de Cftnsan. 

Une prOËlantalioD de air Henri Potlinger, datée du 15 oc- 
tobi^, l'end compte^ dans les termes qui suivait, de la red- 
diïion de Ming'-I'd. 

. Çetta Tllle M Mjtk 1 l'tmbondiue de U riTlirt EVaerPt; eUi éliil il 
biffidéhudoeparMcilidelleet UD grand nombre de bitlerio et d'onm^ 
mériegn que le eommbuin impérial Josllen, qui ëtall t«ui tptdikaat 
ponrtadiRndratllM lubei MHiiriiA errtie* edniUUirei l'tairal Imi- 
gidéi à ca }ogcr pn lem lirortwiiUamfy» 1m tnapa ugUan h ptir- 
nient i'eD-«npanT. . . 

• )kUis cMte illp«iai| n'a pas duré longtemps ; d bien qne Us troopct 
diiiwises k soient liraTcment defendnn, et n'aient pdnl Toala re- 
cnier dans pli» d'nne Gireonsianee, bien qu'elles russcnt abandonnées pw 
IMn affieM-Sila dMuie mt bieiilftt gélule et te fort ainsi qneleiOB- 
Trages de défense furent démolis. On dit qdc:bt«iicoDp d'oncios et de nI- 
daU cUaol* oot péri, maii on n'a point ï cei égard de rtnseigBeaeBts pan- 
iMs. On dit qu'après la bataille le commissaire cblnois a teiitd de se BOja 
et qu'A est mort depnls. Nom af oni pris enriroa cent dnqnante piioes de 
eanon d'airain et deftr, dea pièces de campagne de divers cslibret el qnelqna 
iiUHar* dîmes de gnerre. On a bit aaater plusieurs grands magasbit l 

•ndre.- 

• Le 13 courant, one escadre ajanlibord des troupes a renoui la ri- 
Tlère ikinr se rendre 1 Ning-PA : elle troura cette ville ans dtfoise; les sol- 
dats diincda avalent refusé de se battre, et en eoneéquence les aolorlUsd- 
vBea M mBitriree étalent parties deux beurei avant l'arrivée de l'escadre. 
Hm IhUfM angltisu ont tranquillement occupé la vlUc snis les mrdrH it 
lirBii^Goagb. • 

Cette proclamation porte un certaiu caractère de vérité 
peu urdinaire dans les pièces de ce genre. U n'en est pas 
de même dans les docuoneots émanés du Céleste empire, et 
nous en donnerons pour exemple là curieuse pièce qu'on 
lit dans le Canton Regiater du 19 octobre ; c'est l'empereur 
qui parle (27 juillet). 

: > AiiaMnMnlmil«sbmiMr«s<ànslais}mMatnBtIeaiimrmiesdeUville 
■nient ouvert leur feu conlre la coUine de Jnesew.la déesse Kwangin a na- 
aifeslé M puissance i la race du peuple en éteignant eUe-mime Irt fiuéet; 
mutlOt la gr«l<^ et la pluie ont asMllil lu barbares, qui ont été f xIMminés. 



GfiA»OK-BIU£rAGNE. &d3 

AB}oir<lHit l'asiUtieD <le l'O^ a cessé, b lille n rfpris tim oUh lubl- 
iMlgleinj) est gardé et le peuple proUsé paru déeaae Kwnsiii- Sur ee, 
■ci 1 «Dpcnur, redierdiaDl U ttvtut dei dieux cl m& par une reconnai»- 
UDCt respeelueuse, J'ordonpe l'epTot de lableilts volivei à IttbaD cl A m* 
tol^gatt-, ils dCTroDl Taire iiupeadre arec le plui grand reipect ces tableau 
daai iM lanples, en sigiie de recoonaiwancc de la proleUioD de la dieue. 
• Reapedci ced, > 

D'autres places fureut bientôt prises à la suite Je celles 
dont il vieot d'être parlé. Ce fut d'abord Haog-Kow-Fow 
ou UuK-TcboO'Fow (Dée) -, pui8:yij^Xft?v1's>kee et Fung- 
hawa, c'est-à-dire qae lesADglflis ptfwssèreitt Jusqu'à 20 ou 
iO milles de leur dernière conquête, Ning-Pd (décembre). 

Nous laissons encore parler, pour le d^il, l'hislorieD mi- 
lUaire dé ces événements, sir Henri Pottinger j son rapport 
est du 24 janvier : 

• OiMlaauUBdedii27ddc«Blm:,lMateiiMnM(eff4(9N,A!NwfrMcl 
Ntmitli, partircDl de Niag-PA et reoontèreiit la rlTilra ine dei Iroupet t 
twri. LedébarqaeBMiitB'opiraiYiijao, loiit la difcelioB du général Hngli 
Gtngh. Lei tnxipM a'emparireal d'au pellle batterie de quatre taBDni 
duliDée à dérendfB l'eolrée de la ri'iére, mais que les.ciiinoia D'earral pai 
le ONin^ de défendre. Lea tnMipet pauérent la nuit dani on temple fîliié 
ni sua hauteur qui domine la ville. Le lendcmalD on raUail déii des pré- 
pariUIi pour donner l'aesant, lorsque pintieuri babitanli vinrent anoonecr 
qne la garnison, composée de 1 ,200 hommes de troupes régulières et de 1 ,300 
ndtielens, l'avait quittée pendant la nuit et ((ue les portei étaient ouverln, 
Ausaiiôt l'ordre rut donné de se porter en avanl. 

■ La dirlslou navale étant arrirée A une certaine distance, on corps con- 
ildénble de soldats cliinoi!, qui avaient pris position hors des renpirts, 
Mvrireat nn Teu bien nourri ; mais cette démonstration ne ttal que passa- 
gère. Lé corps de soldats se relira. On se mit i leur poursoite, «t dans la 
fuila un grand nombre jetèrent Inurs armes. Une position milllalre sur Ic- 
qoelle Us se repSirent, A cinq milles de Yu^ao, fut incendiée alntl qu'on 
vaste teni[de prés de celle ville, contenant un magasin de poudre et une 
grande quantité d'armes, d'habillements et de munlllous de guerre. Ou Bl 
38 prisonniers, parmi lesquels plusieurs ofSders subalternes. 

• Kles Cblnois avaient attendu nos troupes, pas nn tMHame l'eBl édiappé, 
mais eomialisant bien les rentes, et la terre étant converte de aclge et de 
*cr|Us, Ils eurent nn avantage marqué sur nos troupes. 

■... * L« 30, lea troupes débarquèrent A Tiikce, le lendemain cUcs en- 



i.,Gt)o^lc 



ft5& HISTOntE ÉTRiNGËRS tl8&2}. 

irtMBt da&i niu fllt«, Ip» la ^tnOua et Iwlrbupes ktilmt dmiUniA. 
Lu aistn publics hirent déindts ; od pcnnil i la popiflatlon de prorfn 
le blé <pil M troaTalt daDk U gnain- d'abooilkMe. 

• Le 31 décembre dani la mirée, Im troo^ rtladrntrent k Hlng-M. 

• KoDi n'aTou (ait aiuuiié perte ; an lenl hamnie a été légénOeit 
blesié. • 

EnfiD vient le compte rendu de l'expédition contre Fimg- 
hawa : 

• Ellee«tUeflte10}A(ni',''dltieMirMt«ir,inlll«lni«p«tnaRl- 
Tint appriraot qie lagminoet M avIoriW s'éWcal MiMi.. U1% M 
traupes éUteot de retour k Ning'f ■•■ ■ 

Sir Pottinger juge lui-même ces opérations, et avec fran- 
chise. Considérées sous le point de vue militaire, elles ne lui 
paraissent avoir aucune importance ; mais il dit vrai en ajou- 
tant quXIflS n'ont pa ouinqutt d'^lercef ane grande in- 
fluence sur lës Cflinoia. 

< JUdiI, dlt-tl, lorsque la DonVeTle du débanpiement des troaï>« t T117M 
eil >rrf*ée Ji RoDg-Chow-Foo, capitale de II province, Eilnée i eefti Uei, 
la terreur 7 nit d grande que les conunhMires Idpérliai et d'autres M- 
cierS supMeun chinois m réTugîèrenl dans la ville de Soudiong, Â'tlÔ mUItà 
pins avanldiDi le ni>rd..„. 

• Enfin, le rapport annonce en lerminral Ici expéditions qnf délvMt 
Mirre A compléter Tcéuvre des précédentes : • le fiteamer PAb^Aon tl le 
briek de Ruerre Smftncfe sont partis pour recouDitlre la baie de flôDE- 
Kow-P(wctI(p>rtdeCbapoa. > 

Cbapoo tomba bientôt en efTet au pouvoir des troupes ei- 
péditionnaires. Cette affaire, doDt itne fut puUîé aucun rap- 
port officiel, semble avoir colUé aux Anglais p?us de monde 
qu'aucun de leuirs précédents exploits. Dix- huit hommes, 
dît-on, auraient été tués, ce qui serait fort peu considérable 
asBui^oiont, à l'on ne comptait dans le nomlire deux offi- 
dennipérienrsi les colonels Tomlinson, do 18' rAgimeat, 
et Mountain, adjudant-général attaché & l'état-major de sir 
Hugh Gough. Le nombre des blesses se serait é\ev6 k plus 

Lj'. .i,GtK)^lc 



aRA^PJB-BRETAGNE. h5i 

de çinqtuote. Toici les détails que publie sur celte action le 
Cantm-Registert 

• Celle Tille, cdtiirt enlrcpdt du commcne de )a Cbine avec le Japon, a 
cU priu, «pris une faible résUlance, le 18 mai. • Nous partîmes, dît un ot- 
ficier, le B, et le16, ta JVAn/ri* et U PhUgéton allèrent retonnatire t loiiir 
m hrtifleaUon* de U pUce. La ligne de défeoM, étendue de l'est 1 l'ooea 
HT ni «pan de Irais aiUea, eonprenait dans son dërdeppenenl mis hau- 
Kun, dent les Uiler*alle» tiaieot couT«rts par des ouTnset de cimpaBne. 
Sar l'une de ces eollincs, au tiers de ta bautenr, ilaienl deux balieries, et 
coaviDtdelaoilleon Sfaitconslruil une batterie Kuii-circulaire, année de' 
Hoolâ canons; l'eitrémiltoueEl était défendue par une grande batterie 
araée de 45 citées au iBotni. Les hautenn M lu ouTraget wabtaleal con- 
wii d«aeHnta. Le 1T, Bans prîmes nos poslcs de combat, et le 18 le Cor»- 
KoUit, ia Bitmia et la .Uoàute, présentant le travers an balLeries et s'en 
aj^rachant aussi près que possible, ouvrirenl un Teu IréS'vir, auquel on ne 
répondit que Irès-moHenient. A noire droite, c'est-1-dire i l'est, les Iroupei 
lébtrqûèrenl stus aeddent sur une grève salrionneuse, et, ceaduitea par 
■ur braw g/éùini, Budifreiit drnl au kaolnin, que l'cuatai Itar abaa- 
doaM «las résMUMe. En mené tenpt que les trovptt dékarqnajcnl i l'est, 
h brigade navale prenait lerre a l'ouest des banleur», et Tenait bientôt après 
hiresa janctionavec les troupes. Tous les ourrages avaient été ainsi em- 
portéi Bans ancun accident de notre pari. Mais malhenrensemenl 900 sol- 
dalsbrurvs, «oyait leur rctnlle eovpCe, et imagitUnt ^M l» Anglala U 
l(«r KMtderMoU uisaD qitarthr, ^'eofenièreol dans <p grand isRpte, s'r 
délnidifeiil aTec la rage du désespoir, et ee ne fut que quand l'édifice, balla 
par Bolnt artillerie, s'écroula sur eui, qu'on réussit à taire une quarantaine 
de piisonniers. Dans cet engagement nous avons eu des perles cruelles i 
d^DTer. La gamisoH se composait d'environ dix mille bommei , dent nli 
tiers de troupes larlaras. HauamiE pris nn '■"— " qnutiU d'amaa de 



Pour réunir les trois ou quatre mille baloonettes avec 
lesquelles U s'éUit emparé deChapoo, le général anglais 
avait dû évncuer Niug-pd ei réduire considérablemeDt les 
gamisQDs de Cbtn-bu et de l'ile de Chusau, où il n'avait 
laissé pooT la défeiise du port qu'un petit biick de jj^uene, 
k Hgaeintlu. Encouragé^ par cet affiiiblisseifient momenlané 
de leurs ennemis les Ctiiaois, dont l'olistination ne se re- 
tkhe ianÙB* essayèrent de repreniiro l'Ile deChusan cl 



rihyGOOglC 



(Ï5fi H1ST0III£ ËTRANf^HE (16A2}. 

dlDceadter, à l'aide de brûlots poussés par la marée, les bâ- 
timents mouillés dans le port. Mais au sombre de ces bâti- 
ments se trouvait la Trégate française rÉrigone, qui, malgré 
sa neutralité dans le différend, était ainsi menacée comme 
les autres. Nos marins se mirent k l'œuvre, et ib en eurent 
biglât rini avec les brûlots.» C'est à cette belle trémie, aussi 
bien tenue et aussi bien équipée que navire peut l'être, dR 
un journal de Canton, qu'on est peut-être redevable du sa- 
lut des bâtiments anglais k Cbusan- » 

Les rapports de l'Angleterre avec les autres nations dus 
ces parages éloignés n'étaient pas toujours empreints de 
cette bienveillance. Ainsi le commodoreKearoey,arrÎTédes 
États-Unis sur la ft-égate la ConBteUation, ayant appris qu'on 
attendait à WbampoB plusieurs bâtiments américains venant 
de l'Inde, avec des caisses d'opium dans leurs cargaisons, 
saisit l'occasion pour Taire annoncer oiBciellemMit, par l'or» 
gane dn consul des États-Unis à Canton, que le gouverne- 
ment de l'Union s'étant toujours fait un devoir de respecter 
scrupuleusement les lois 'de tous les peuples, sa protection 
serait naturellement retirée k tous ceux de ses sujets qui 
oseraient faire lacontrebandede l'opium contrairement anx 
lois de l'empire {mttggling the opmm ageirut Ihe toKS ùf A« 
JEmptre), et que les navires saisis pour ce délit par les auto- 
rités chinoises le seraient bien et dûment- Cet étalage de 
moralité pouvait passer pour une leçon indirecte. 

Cependant la flotte parvenue à l'embouchure du Yatg- 
tsé-Kiang, après avoir emporté les positions de Shang-Haî 
et de Wo-Seng, se préparait à remonter le fleuve jusque sous 
lesmursdeNanking. Le SO juillet, l'expédition, forte de 
soixante-dix voiles et portant huit à neuf mille bommes de 
débarquement, arriva devant Tchin-Kiang-Fou, grande ville 
située sur la rive gauche du Yang-tsé-Kiang, à l'intersectioD 
du grand canal dont l'occupation formait le point stnté- 
gique de la campagne, et A tr^te-cinq ou quarante milles 
(quinze ou seize lieues) de Nankiog. Cette marche ne f^t 



GKANUE-BRBÏAGHE. hil 

d'uUeurs signalée par aucun iocîdeat qui mérite d'être rap- 
porté. 

La position démette ville forçait les Anglais à s'en empa- 
rer. Aussi, dès le lendemain 21 juillet, Tut-elle attaquée et 
prise après un comtut très-sérieux, le plus sérieux mAme 
que les Chinois eussent encore livré depuis le commence- 
ment de la guerre. 

Nous rapportons sur cette afTaire quelques détails donnés 
par un témoin oculaire, officier attaché à la colonne d'at^ 
laque du centre, celle qui escalada et emporta la ville : 

*L'aII*ipieaiapTUe(l'twtDtdeT<hiii-Kiiiig-l'oai4(ëlipli»liii]Mrlut 
congu inui le plus ungliot eombat que noat •jont encore Hvri «t CMne. 
L'innée de terra a seule dit toale li betogM. Lw troupes miratélé pir- 
itgia rai Iroh brigtdea qui derileat allaquer l> flUe rbKone mr ta pehit 
JilTérail ; et comice on ne B'allendail i lucine réablunee , on n'irait pcAnt 
(teoundé aux mirini de Mconder »» efTorts. Le bateau i rapeur VMelitand 
enl icul, de tout les bltimeuts, l'honueur d'appu7«r l'arlillcrie rojale char- 
gée de dire nne briche dioi la partie de la olirMlle qui a vue sur le fleuve. 
Ctuil )e point par lequel la colonne du centre devait s'iulroduire daus U 
place. 

• La mur qui entoure la Tille Mt bUi en briques, bauldeTingl-dnq oii 
IrcDle pieds, parlUlemcnl bien garni de ba«tioi»,d'eabnHire(, de imer- 
sai, etc. ; U était annd de ^èceidelSet de6,fa«B compter les pcrrien. 
Is partie <|ul a*oiilae b rivière, â environ deux cents pas de distance, t'é- 
Itve sur an terrain difficile et très-incliné qui donne i la place une grande 
apparence de fbrce. C'est sur ce point que l'Auckland tt rrftiUerie roTale, 
plac^ sur nne émineoce voisine, ouirirent leur feu vers lei dix beares da 
malin. L'diat dans lequel iieui vîmes enioile la nnirallIe.lâBc^ait son- > 
timmeat de <'excelleace de leur ptiutage, Cependant on ne leur laissa pat 
le temps de blre brtctie. Depuis une demi-beure ils foudrojaleot les rem- 
paria, qui leur ripostaient avec une.eitrême tiraeité, lorsque les sapeurs du 
gjnle, saivts dn 65' régiment de l'année royale et de trois réglnenla indient 
de Kadrai, l'avancèrent avec des écbellea et forcerait l'artUlerie I cesitr 
aoofén. Les dcbeUes Hirenldressdee contre le nnr avec une rapidité magi- 
que, et les grenadier* du 55' s'y élaneèreol avec une ardeur merveilleuse 
sous an lien Irès-vir, qui nous coûta beaucoup de monde en tués et en 
blciadi. 

> Un quart dlieure apris, le drapeau angbli était arboré (ur la ■nraiRc. 
CipettdaBt la vUlc n'élail pu prise, et un eut Ibrl i Mra inar ^Mier l'éa-. 



Cl.H)^lc 



ti5i HISTOmE Ém&NGÊRB (48Q2}. 

oetA da rempart; In TarUresielMlUnat itm tiplntgruàintavilli 
cbargimil pluiieun rois DOS homiiMi U laoce oal'ipMlla nùB, et, c'ol 
im« iusUce i lear rendrs , lis pons dispaUreol avec acàsTomnil diifK 
pouce de terrain. A li fin cependaDt ia tMloDoetle iDglsise Irbmpha ; mail 
aiors en nous abandonaant la muraitie ils allèrent m pester dans tes bsI- 
soDS, d'où ils dirigèrent pendiDl lon^lenpt snrnoDsnn feu trte^tellrts- 
menrtrler. On tirait sur noua de inns lu cAtds, mh que nou pouiooa wr 
le plus souvent d'où partaient les coups; il lïUutelaq aagiKfacnretde taa- 
bat dans les met pour que les Tartarw nous cédassent la place. 

■ Je n'ai Jamais tu un pareil massacre : nous aTooi perdu bon nombre 
d'oincierE et de soldats; mais n est iinpnssible d'c.'tlme^,nlïme8ppmlDn■' 
U*ement,la perte des CMn<d«. Quand ils ont rnqalls ne pooraiept pal 
DODs résister, il 7 en a qui se sont mis i égorger leurs Temmu et leurs ei- 
U»U;à'aMtim wi les précipiUl«itdMStetpaiUelie suicidaient «usoiie. 
Il r • d« naiMM «É l'on a troa>é des domaines de cadaTres, ei uotmtoK, 
le lendemaiii riel'adairej'ai tuhm tTMpe de ftames et d'eafaDls qui sa 
jeulsitia désupoir dans na pnili. LaTtlIeot les Tauboarga m prémlnt 
plu QU'UN BiMe d* mlM*; bien des mo ont été délnaies par tas DawMi, 
et lonlB là TOk a été pUMe pv U popilace. • 

Ce combat coûta anx Anglais, d'après les rapports otScids, 
34 hommes tués et'llS blessés^ quelques-uns svaieot été 
frappés par Vardeur terrible du soleil de la Cbioe. 

Parla priaedeTchiD-Kiang-Fou, Naoking se trourait ne- 
nacé. La fhsUe arriva en vue do cette ?ille le 7 août. Dans 
uile dépêche adressée à l'empereur, le gouTemeur expose 
ainsi la aituaUon ^e'^anking : 
■<t II n'f a, dil-il, dans la ville que des débris d'armées 
déjà battsest les bonnes troupes se trouvent à Ctaao^too» 1 
500 milles de Nanking, c'est-i-dlre beaucoup trop lofa 
pour venir au secours de Nanking. ■ 

Seton air Hugh Gough, tout ati plus se trouvait -il 
ftiOOOtaomnMS dans. cette place, trop «uverte et trop vaste 
pèiïT résister. (Dépêche de lord Staaley.) 

La journée du 8 se passa en préparatifs, et le 9 on débar- 
qua les troupes commandées par lord Saltouo sur une éibi- 
nence i Toueit de la ville. £a même temps les navires pre- 
tudeiit leara posiea de combat Ahis m s'était plus i]a'uM 



GRANDE-BRBtAGNE. ASO 

rimple démonstration, car les tnurs de la ville étaient àé^k 
fout couverts de parilloas parlementaires. BienlM après on 
nt arriver trois mandarins d'un rang élevé, qui sollicitèrent 
UDe entrevue de sir Henri Pottinger. Ils étaient autorisés 
par l'empereur à traiter de la paix, et ils étaient porteurs 
d'une lettre signée de lui, dans laquelle il disait que, vu les 
■accès sans pareils de nos armesi et comprenant enfin qu'il 
lui était absolument impassible de se défendre contre dods, 
il était prêt ^accepter toutes les conditions qui ne porteraient 
pas atteinte à l'honneur du Céleste empire. 

Il fallut céder A la nécessité, et les négodations fur«it 
ouvertes. Le 29 août, le traité était signé : toutefois, pourra 
pas enft«indre l'étiqubtte traditionnelle, l'empereur ne rati- 
fiera le traité qu'après S. M. britannique (novembre). 

Nous aurons A revenir plus tard sur les conditions encore 
peu' connues de cette convention. 

Les principales clauses seraient : 1* le paiement, comme 
indemnité, de SI millions de dollars par le gouvernement 
obinoisiS" l'ouverture dea ports de Canton, Amoy, Ming-PA, 
au commerce anglais^ 3° la cession de l'tte de Hong-Kong ; 
i' la restitution des. priaonniers; à" la publication d'une 
amnistie; 6' le traitement sur le pied d'égalité des oUiciera 
des deux, nations; T'roccupatioiiicoaim^ garantie, des Iles de 
Qiusan et de Solong-Soujusqu'àpaiementintégraldu tribut 
Au moment où s'arrête l'histoire de cette année* l'escadre 
et l'armée de terre anglaises sont encore sous les murs de 
Nanking. 

La suite des relations extérieures sur d'autres points du 
globe ou s'étend la puissance anglaise ofTi^ des tableaux 
moins sanglants; au moment de devenir sérieuses, les dif- 
Qcultés avec la Perse prirent une allure plus pacifique. 
Tout prétexte' fut (Hé i une lutte, les Anglais ayant enSn 
consent à évacuer 111e de Sharrack. 

Un traité fiit enfin conclu, auquel coopérait la Rusde : 
les stipulations eb sont exclusivement commerciales, quoi- 



' k^li HISTOIRE ÉTAÀNGÉHE (lSfi2). 

qne, dans l'aveDir, les résultats puissent lui donaer une 
grande portée politique. L'article 1*' assure aux deux puis- 
sances des avantages réciproques. Les négociants de l'un et 
l'autre pays (Russie et Angleterre) pourront introduire eu 
Perse toute espèce de marchandises. Us ne paieront que lu 
droits imposés aux iiations les plus favorisées. 

J^ second article porte que, pour Eacililer entre les deox 
pays les relations commerciales, la Grande-Breti^e sefera 
représenter jl Téhéran et à Tabriz par deux agents com- 
merciaux résidents. Celui des deux qui résidera A Tabm 
aura seul le rang et les privilèges du consul- De son cAté, 
le goaTcmeur persan aura aussi deux agents qui le r^vé- 
seoteront, l'un i la résidence de Bombay, l'autre i celle de 
Londres. Ils jouicont des avantages et privil^es assurés aux 
agents anglais. 

En Amérique, c'était encore d'un traité de commerce 
qu'il s'agissait pour l'Angleterre. En 1827, un traité avait 
été conclu avec le gouvernement brésilien- Ce traité de 
15 ans de durée expirait en 184S, selon legouvememeat 
brésilien : selon le gouvernement britannique, en 1844 seu- 
lement. Cette prétention, élevée déjà par lord Palmerston, 
fut encore soutenue cette année par sir R(^rt Peel (Com- 
munes, 29 avril). C'est sur cette divergence d'opinions que 
roulent les négociations, qui n'ont encore atteint aucan ré- 
sultat. II en fut de même pour le désir témoigné parle 
Royaume-Uni de se' concerter avec le Brésil sur les moyens 
d'arriver à une répression efficace de la traite des noirs. 

Cette question de la traite, compliquée des intérêts qui se 
cachent derrière les intentions philanthropiques , tint eu 
éveil toute l'année la diplomatie d'Europe et d'Amérique. 
Le Portugal prCta plus facilement l'oreille auE propositioas 
qui lui furent faites à ce sujet, et s'unit plus iatimemeot 
encore avec l'Angleterre par un traité de navigation et de 
commerce. Nous dunnerons ici les dispositions les plusfiub- 

,Coo>>lc 



GRANDE-BRETAGNE. &6t 

staoltelles du traité, en tant qu'elles serapportcntà l'intérfit 
de la marine et du commerce anglais. 

Après avoir stipulé, dans l'art. 1*', des droits de protec- 
lion réciproque pour les sujets respectifs des parties con- 
tnctantes, il est ajouté dans le même article que t les sujets 
britaDQîques qui ne feront point le commerce en Portugal, 
mais qui tireront leur revenu d'une autre source, seront 
exempts de l'impdt connu soua le nom de mottoa, ou de- 
ema induatrial. v 

Autre cracesHOD non moins importante et plus ioattAO- 
dne : ■ S. H. la reine*d« PtHrtugal autorise les sujets de S. M. 
britannique à construire des chapelles et temples dans ses 
domaines pour les cérémonies de leur culte, à condition que 
les chapelles n'aaront point de clocher. 

B Les sujets de S. M. britannique auront aussi la ftculté 
d'enterrer les morts dans leurs cimetières avec les cérémo* 
nies de'ieur religion. Les tombeaux seront inviolables. » 

Di^tontion commereiaie, art. 3. — Il y aura liberté réci- 
proqoe de commerce et de navigation..., et ils ( les sujets 
des parties cootractantes) ne paieront dans les ports, havres, 
villes et autres lieux, d'autres droits, taxes et impôts que 
ceux qui sont payés par les citoyens de la nation la plus 
favorisée. Quant aux marchaDdises importées de l'un des 
deux pays dans l'autra , les droits et taxes s«ont réci- 
proqses ; il en sera de mAme des prohitHtions, droits et res- 
trictions, concernant l'importation de marchandises d'un 
pays dans l'autre ou l'exportation. 

Il est convenu, en outre, qu'il ne sera accordé aux ci- 
toyens d'aucune natioD étrangère des privil^es, droits et 
immunités de commerce ou de navigation, qu'ils ne le soient 
en même temps au même titre, gratuit ou onéreux, aux 
sujets des deux puissances parties au traité. 

Le traité durera dix ans. A l'expiration, celle des deux 
parties qui ne le voudra plus continuer en avertira l'autre 
douze mois h l'avance. Comme aussi dans les cinq années. 



hyGoôgIc 



Mê HISTOIRE ^TBANGËRE (IMS). 

et saaf averUsseinent tix mois à l'araiice. la rénaîoa de td 
ou tel article, laissaot d'ailleurs intact le priocipe. poorn 
être demandée. 

. En ce qui toucbe le prànt spécial de la traite, le dratds 
visite réciproque est accordé sans restriction aucune. H est 
évident qu'ici l'avantage est tout entier pour )a puissanca 
dpnt la marine .est la plus considérable. Nous rapportODS 
d{U)s tous leurs détails les dispoàtions accessoires destinées 
à mettre en applicatioa le principe du droit de visite : 

• 8. H., m nrlo dei pravi^ 4» M donMM I« acUf lUcanu ■■■- 
U«iq4>, at M l'ari* da Mi cMudl iiriTé; DrtonM 4M l«dlt irdU Mil laaf 
dialanul mil à nécutian cl qge toiitei ràftet, JtoiUoD t , oa^tara , 4**' 
dapiDsliotii, veDt» de vtlESUus ou niTlm, pour une Tloblion quekoifW 
dudtl traité ecronl légales. 11 sera permis, en outre, 1 tout offleier comnui- 
dant an riiiseiu de gnerre de S. M. on de li reine de PoKngal, qai stn 
dament poim et anlorisé enbrmteeot anx êlTcrMi dtayodUaai dndil 
Ifldld, de Tislter lent n«Tln nure)iud He l'uOf n de l'ulre utiaa fil, 
ptr des natifs raisnniubles , serait soupçonod d'neir i bord de> atffu 
pour tûn la traite ou qui aarait ilé éqnipé dans ce but, ou eniploj^ t cri 
elM pendant te tojnge dans lequel n aunil él4 rencontré par lesdils aé- 
■enrs, et d« dMeoIr oa eipMier nn pareil navire ivee la maître, tel tit 
dan , Me paaaagen , ki «sderat et la cargeiioa. pow ^nll aak mit m 
^gemctil on adjudication , devant une d« commiMioat miiiM qui lereM 
diablla en vertu du traité ,ou devant le eour de commission mixte aclMt- 
lement établie en vertu du traité conclu entre iePortugal et la Grande-Breta> 
gne, te 26 Jaillet 1817, et cela d'aprts les stlpalaUcas da traité tl decii 
ralald, sigaé i UsbMne le 3]uiUet de la prïtenle aBnde;«t t«as tonB ■- 
4aaU et uirts oSeton des valssean de S. H sont par osa p*^saUi|«i- 
loriséa et requis dans l'excrdce des droits de visUe, redurcbes, dtlentioa, 
expédition, transport, délivrance, etc., etc., d'observer et exécuter lesdiies 
ffisporithms et instructions dudit traité qui s'y appliquent respecUveoenL 
n'est ordonné, ea onlre, qne, inniédiat«nent aprtt la leBteBce deeondaa- 
Mtioa tendue par lea emnialiilMS Billes eonlre m mfiiie aetaid d'anir 
bit UUgaleneal It traite, tous les nègru ou autres qui se troneraienl t 
bord di vNfiean, et qui auraient ét« Iransrdrés pour «ire ré<iniui l'éW 
d'esclaves, seront llrrës au gouveroenient auquel appartiendra le croisatf 
qui aura Ikit la capture, et que les nègres, alnd mis en liberté et délivrés 1 
ee EsareneseBl, seront oosflés aux sdns et i la sarveilltMe d'une eom- 
niisloB composée de deux meoibrei on consitsaifBS, anc Jaealtd de i'ad- 
1 idadn iB (Nislène «enbra dins lei os prévu fwledit inUé. 



ertbyGOOgIC 



GRANDE-BRETAGNE. MS 

• n eit wdMmé M outre que, dau let nlMiei ou poMestiou de S. }l. 
d«u lesquelles dei commiasioDS miilei derronl siéger conrormtoieiil aa 
mité, leg bureaux de Bur^eillance des utgres mis en liberlé se eomposerdét 
dei saawmtnn desdiles eoionies du pmsestiois et deieoniBiMaini fK- 
ngrii de>dUe« c«iBBiul<Mi nisteg; etqoHHl les eoBmivdres pocttigiisic- 
nat tiitÊaU, Ui MbUret potUigais detdUes caniniHiDiu nUles (idyen)»! 
à U place des commitseires dans les bureaux de surrelIlUKe dee uègTM 
nis en liberU ; cl dans les colonies de la reine de Porlugal, où, coaronii^ 
mta tu présent Iraitd, ik» comndsEious mixles derriml liéger, Ie« M- 
TeMR 4e sarvelllMee detf irtgrei mis en liberté se KHnfOWrait.dei gn- 
wncw* de tes cohniet ou pqssessioiis et des conoiUMir^ bri^nttiifl 
dans lesdiles cwoBiissioDt mislas; et si les commissaires britanuiques so^t 
ibieals, les arbitres britanniques de Udile commission mixte sidgeronl t 
la place des commissaires dans les bureaux de surrdllum du Btgrei nils 
«Hbeiie. 

• Eu cas de captore d'an navire négrier et de emdMnnitton Mitiean, 
Mil les coodlUoDs et dans les fornm élablias par Ib préacnl liailé, on 
^en ux capteurs la porUon i laquelle S. H- la reine a droit, et celte 
portion sera disiribuée de ja maoitre indiquée ri-apr£s pour la dlslribution 
de primes pour les esclaves pris à bord desdits vaisseaux. 

11 esl ordonué, en outre, qu'il sera pa^é, nir le fonds consolidé du 
njrBuoie de la Grande-Bretagne et de l'Irlande, aui eomnuDdants, offl- 
d<fs et ft l'équipage des Taisseaus de S. M., autorisés à filre des eaptnpit 
ta wtu ^ At traité, um primo de 6 Ut. iierl. pour diaque homno, ttume 
««utatMclar*, saisi (liroiivéibord d'un vaisican el navire britawiiqio 
an portugais capturi, litre el condamné d'après les dispo^lions dudit traité 
et de U présente ordonnanee. 

Avec une puissance capable de lutter à armes ^les avec 
rUnion américaine, les choses ne Turent pas aussi faciles. 
Indépendamment des difficultés existantes, par exemple le 
conQit des rroaLières, des încidents particuliers, tels que 
l'affaire de la Créole, vinrent encore eoTenimer les rapporta 
entre les deux gouvernements. 

Qu'était-ce d'abord que l'afiaire de la Créole? Le fait était 
des plus simples. Des noirs embarqués sur le navire améri^ 
caip la Créole se révoltent, et, maîtres à leur tour, se réfu- 
gient sur le territoire de la colonie anglaise de Nassau. Les 
aut(Mités locales doivent-elles être tenues de déférer & la 



ÈrtbyGOOgIC 



âB& eiSTOlRÉ Ël-RANGâRE {1M2]. 

demande d'extradition des coupables? L'sffinnafive fut sou- 
tenue en Amérique. Dans le parlement anglais, on plaida la 
tbèse opposée, et il faut reconnaître que le bon droit semble 
se trourer de ce cdté. Quelques paroles nettes et précises de 
lord Brougham (chambre des lords, l& Terrier ) étabHsscmt 
1 évidence de la cause que soutient le gouvernement : « J'ai 
Oiamiaé sérieusement, dit ce savant membre de la pairie, 
cette queatioD ardue. Cet examen m'a cooSnné dans ran 
opinion relative au droit d'un pays étranger de rédamer 
l*extl-adition d'une personne réfugiée h l'étranger, après 
. s'être rendue coupable d'une violation de la loi. La première 
question k examiner est celle des traités. Dans le cas même 
où il existerait entre l'Angleterre et l'Amérique un traité 
ratifié par acte du parlement, permettant , d'une part, au 
gouvernement américain de retenir un sujet anglais, et, 
d'autre part, autorisant l'Angleterre à retenir prisonnier un 
sujet américain, ce traité ne serait pas susceptible de rece- 
voir d'application dans l'espèce, la loi municipale s'opposant 
i l'existence d'un pareil traité. Non pas que je prétende 
qu'un pareil traité ne pourrait pas exister, mais un pareil 
traité, même en le supposant conclu, demeurerait une let- 
tre morte, à moins qu'il n'eût été reconnu et ratifié par la 
loi municipale. » 

La réponse de lord Aberdeen se trouve de tout point god- 
forme à l'argumentation de lord Brougbam. « Cest sur cette 
base, dit le ministre, que les communications à ce sujet ont 
en lieu entre les deux gouvernements, s 

Lord Denmaa dit ensuite que cette doctrine était admise 
par tous les magistrat&siégeant dansWestminster-Hall.Tou- 
tefois, lord Brougham avait distingué ou plutôt émis un 
doute pour le cas où il se serait agi d'un acte de piraterie, 
n II est évident, selon lui, que l'individu coupable d'un acte 
de ce genre, fùt-il étranger, peut ôlre retenu squs les ver- 
roux. » 

L'ancien grief des frontières ne fut guère r^é que vers 



ertbyGOO>^IC 



GRANDB-BttETAGNE. &65 

lï fin de l'iDoée; et quant à la visite des navires pour, ar- 
river à l'eDlière suppression de la traite, ce but, poursuivi 
de tous cdlés avec tant d'ardeur "par le gouvernement de 
Londres, après de longs pourpsrlers, Tut plutôt éludé que 
décidé par un traité conclu le 9 août entre MM. Ashburtnn 
et Daniel Webster, au nom de leurs gouvernements respec- 
tifai II est inutile d'entrer dans le détail des interpellations 
adressées au ministère, au sujet de la question des fron- 
tières, par les membres de l'opposition ; le premier répon- 
dant toujours, ce qui était vrai d'ailleurs, que les négocia- 
tions étaient pendantes, et l'opposition, comme c'est d'usage 
dans le parlement, se donnant patience jusque là- D'aulre, 
part, les violences, les exagérations propres au caractère 
américain ne manquaient pas non plus de se m-inifester 
dtns ie congrès, (^oy. Amérique du Nord.) 

La résolution suivante, proposée au congrt^ (avril) sur un 
sujet étranger, il est vrai, aux deux points dont noas venons 
de parler, donne un aperça des difficultés qui s'opposaient 
encore à l'entier rétablissement de l'harmonie entre les deux 
pays. 

• 1* Là polUique et le dMr des ÉUU-Uaii tout d'obierrer le r^lement 
dei npporti commerdan entre )« ÉlaCt-Uiiis et d'autres pa;i, d'aprti du 
prindpef d'dqnllé et de rMproeiU ivniligfBi ans dan parili. 

• 2* LnaitugeBeBUexIitSBts qui rigleut le eoniDierce entre iMËlal»- 
Vaii et kê cohalea bri taDoiquea des Iodes occldeDtales et du continent tm^ 
TiodB MUt contraires i l'équité et i la Justice, et compromet lent les intérêts 
desËUte-Unis. 

> 3* Aussi longtempsque la Grande-BrelagnecouUtinerad'appIlqueTaul 
navim et produclioi» des États-UDti, dins les port; des colonies brïtsnni- 
lues « Amérlqne, des règlements pirticuliers de commerce autres que 
cen qni rtglent Iccvmroefce entre les Ëlals-Unis et Ica pauessinns brittn- 
riqoes en^Burope, les Étals-Unis ont, do leur cOlë, le droit d'appliquer des 
réglementa<de commerce spéciaux aux aavlrea britanniques et t leurs car- 
gaisous dans tes ports des Ëlals-Unis. 

• 4<> La Grande-Bretagne oontianant i frapper de droits diiïdrMitlels les 
prodacitaas des États-Unis imponëcs dans les colouies brUaaniquet d'Amé- 
rique sur des navires des Ëuts-Uni!', les Ëiat^-Unis ont, de leur c4té, le 

JHn. Mst. pour 1842 » 



&66 BISTOntE ÉTRANGÈRX (HbS). 

droit dé frepprt de droits dltTémUcli In prodalti dei mkmlts britumhlnei 
de l'Anérique IniMndM aax SuiIi-IIdIi inr ft aniim da U Gnode-Bn- 
I^M taétËm wlouln, 

( fi* t« dffeaw fiUe n;L laUseuu d» Élit»-Didi par U Gnnd^Brett- 
gM de T07>ger Indirectement «lire lei Ëtats-Unis, la colonies bribnnlqiM 
en Amérique et les poasestlons britanniquM en Euro)*, on entre lei Ëtsls- 
UlU et l'âne et Uotre de« colonies britmiiitiiMS en AmMqne, JoittOenil 
nMdHBUiimlogMtMIe pu les États-Unis un Tilaeenxdo la Grande- 
Brttagv tmittta calwles eo Andriqoa. 

■ 0* 61 la Grande-BrelagM troit de?oir adopler d fuiire nn lytifiiie de 
frohlbition et de restrielion contre les Ëtat-Unis, il appartient anxittls- 
DnUdeprotéeerleurscllo^eDs, leor commerce cl leur DarigaUen parte 
proMbillonB, des droits et des régiemenli analoeiiea, et de reftieer ^'accorda 
la lilMrié dn eommeree et de U narigatioii en dchaoge d'uB sftUtt» de 
reatrietlaiH et de veiatioas. 

> 7* Mais, annt d'iToir recours A des mesures législatÎTes ayant an ca* 
racttre restriclIT comme wojm ettlcace de protéger et de gar^ilir les droits 
des^lals-Unls dans notre commerça a*ec les coIodIcs brilannitiuea, ileos- 
Titnttpie le comité Dalionalail recounkdeasdgodatiww aaiaksaTacl* 



■ En canséi|iMnce, le comlld soumet la résolnlion snivanle > l'appioba- 
Uon de la dtambre des représentants : 

• Le préûdeni des États-Unis est inrité A entatner des oégodatlons itm 
le gonremement tirilanniqne, pourcondurenn traitdde commerce pcM^ 
nent, éqnttible etjuite, entre les Ëlsta-Unls et les colonies britannhiiw ta 

Le traité cDoolu le 9 août ne touche aucune des que>- 
tions abordées dans celte motion , 11 ne se rapporte qu'à do 

diUlcuités longtemps fort irritaDtes; d'abord et Snrtoirt lo 
conflit des frontières, puis une question fort étrangère i II 
preiDÎàre, quoique actuelle; il s'agit de l'abolition de la 
Uvite des ooirg, sur laquelle l'Angleterre, dans un intérêt 
de commerce, peut-être aussi d'humanité, semble JalouM 
de s'entendre avec tous les gouvernements, sans y réusdr 
pMiout. Enfin, il se rencontre dans le traité des dispositions 
qui se rapportent, quoique vaguement, à l'affaire de t* 
Créale, c'est-à-dire au droit d'exU'adiUon. La première par- 
tie du traité (art. l" à 7) s'applique tout entière aux fhM- 
tières contestées. Le surplus porte (art. 8) que les parties 



0ItAlinB-Bll£TAj8I(E. &67 

itipiileiif râdproquemeot que chacune d'elles préparer^ « 
^iU(nraetiD^iaUeQdra«iiservicef «ir la c6t9 d'Arrïque, 
nw npadn f>u fofc» uvale suffiwala de vaiawaui ea nom* 
bn ooamaUa, et ne portant pas moioB de 86 canons, pour 
teoErla main, séparément et réciproquement, A l'ezécutioii 
des lois, droits et obligations de cbaçune des deiit partie^ 
contractantes, pour la trajta àea noirt {«• <lauf «icadm 
nnal indépendantes l'une de l'anlra) inaîa lea gouvenie- 
auBts stipulent néaninoina qu'ils donneront aux officiera 
eopiniandant leurs forces respectives des ordres tels, qu'jU 
pourront agir de concert et coopérer de I4 fnapière la pli» 
efiicaoe, après délibération préalable, auivant que lea circon- 
riances pourront l'exiger, pour atteindre le véritable but de 
cet article. Les deux gouvernements devront se communi- 
quer réciproquement des copies des ordres délivrés èi cet 
effet. 



Art. S. Çenune, ti^obtUnt tout les idTorlf qui po|irrila>t Htt F*Ul W 
b cAle d'Alïiqne pour snpprinier 1« iraite drs ooire, let fxûlilés pour ttiif 
« tnflc tt M Mustrairt à U vigilance des eroiseurt p«r l'uuge frauduleux 
tepaiVlMM ataotrat moyeai mbI itgnndei.et la lentatlon si forte lut 
tn'iHi tron*era un mardië pour la Tenta dea ntgna, qoe U but tant dMr4 
Hniloa}oan difîMiU'on ne fermatc^t )ei^aKMi.t l'Hbat4np<srea 
sirtealiis, les pirÛM promettent de fafre des reprti«ilali»iMM des raoïif- 
tnnces en enouiiin aui puistanees dans les États desquels de pareils mar- 
Aéi (ont tolérés, et de blre tout let efforti en leur ponvoir pour cmi vaincre 
m Eut* de l'opponaBlU et du aevolr de fenner de paretls marAéi une 
fois pour tontea. 

Alt 10. n «st coutcdo que las Ëlatt-Unii et Ba Majesté britannique, inr 
réqnlritlans matneHes reapedlTcgient bitet par eus «1 leurs mlDitlm, of- 
Bders ou anloriléi, liTreronti lajusliee loifs individus qui, préreDUld'aTi^r 
cemmiR le crime dtiomicide ou quelque acte de violence tendant i llioiai- 
<^, on DD aeU de piraterie, d'Incendie, de roi on de contrefaton, ou émis- 
qoa ae vakuncOBlrefailet, eensb daas laJoridlctloH de I'db on de l'antre 
ta dfns pay t, tlierdieront nu aaiteouH liMvcrMSIaarlH lerritolrêide 
l'antre pija. 11 est enleidB que celle nbadition n'aura llca qu'afrèf pn>- 
dneUoB des preuves de criminalité qui, aux termes des loi* delà toçillléqii 
sera Iron vé le contumace ou llndiridu prévenu de cet (Hbmi, Jntlifietiieiil 



i.,Gtx)glc 



468 HISTOIRE ^ItANGËllE (18&2). 

•M ■rmUlioD et son jugnntDl, si le cfloe od délit «Tilt é\é « 
«M liens. 

Les Jugea reipecUri et autres nugislnUdeadeusgauTerMmenUiiraBl 
le poiiT<dr et leront eonpélentt li l'effet de dâimr, nr fitkilm enraée 
per termeat, un mandat d'errtt, I ntle On q« le cattaonee m l'iidiTUa 
prévenu pabte être Induit detant IndiU Juges on antres BagisUaUnspcfr 
tirenUDl. Les preoTH de la crimioalité datant ttreprodnilei et esa^Me^ 
A, «pris l'eumn, les preuves tonl Jugées sufllsanlrs pour établir la pré- 
Tcntioa, il sera du devoir do Jnge dluslracllon ou du nagistnldeVellesKr 
au ponveir exéentit eompétait.afin qo'wdre loit donné de livrer ledit indi- 
vidu. Les rraia de l'arreslalion et de l'extra^Uon seront luppartés et pa^éi 
par la partie qai aura bit la réquùilion et qui recevra le prisonder. 

Art. 11. Le hnttiéme article de ce traité sera en v^nenr pendul dnf 
années à partir de la date de la ralincalion et oltérleoremMt Jnsqn't ce fw 
l'une o« l'atlre des paKies cootraelanta ait liguiaé llnienLion de te Un 
ee&ier. 1^ dixième arlide sera «i vigueur ]<uqu'A ce que l'une on l'anlie' 
des parties aunonee rinlenlioo de le Mre cesser, et pas davantage. 

' Le 3 fârt'ier, lorsque la reine ouvrit le parlement, elle an- 
nonça aux chambres réunies qu'un traité avait été conclu 
avec l'empereur d'Autriche, le roi de Prusse, le roi des 
Français et l'empereur de Russie , n pour la suppression 
plus eOicace de la traite des noirs-, et qu'aussitôt que les 
ratifications auraient été échangées, ce tiïité serait com- 
muniqué au parlement. ■ 

Or, l'époque fixée pour l'échange des ratifîcalions devait 
expirer le SO du mémo mois de février. 

Qu'était-ce que ce traité ? quel en éligt le but ? Le vole 
des chambres Trançaises ( Fou- la 1" partie ) l'a interprété 
d'un point de vue tout français. 

Dans le parlement et aux yeux du ministère Peel , con- 
tinuant ici la pensée du ministère Russell, il n'y avait pres- 
que rien de changé aux traités primitifs de 1831 et 1833. 
Selon lord Palmerston, la France, aussi bien que l'Angle- 
terre, avait demandé le traité nouveau. Voici , au surpins. 
un aperçu des observations échangées à ce sujet. Le 8 fé- 
vrier, lord Palmerston interpella sir Bobert Peel ; et, siirè; 
avoir annoncé sa motion , il Bt l'histoire des D^w<*ti(W 



ertbyGOOgIC 



GRANDE-BIUiTAGNE. fi69 

qui avaient amené le traité. ■ C'a été, dit l'ancien ministre, 
lerétDltat d'une conrérence tenue en décembre 1838, au 
Fbre^n-Oflice, dans le but de permettre aux plénipoten- 
tiaires d'Autriche , de Russe et de Prusse , la contiouNtion 
des n^ociations commencées au congrès de Vienne pour 
l'abolition de l'esclavage. 

«Dans cette conférence, une circonstance vraiment re- 
marqQable eut lieu. Tandis que, lors du traité de Vienne , 
l'Angleterre seule insistait auprès des puissances pour con- 
clure ce traité, en décembre 1838, la ttussio occupait la 
mâme position honorable qu'avait eue l'Angleterre isoléCt ' 
et cette fois les deux pays, France et Angleterre, avaient 
pris l'initiative; tous deux avaient l'honneur de la proposi- 
tion. Les plénipotentiaires des puissances répondirent A 
cette [Htiposition qu'ils allaient demander des instructions 
à leurs cours respectives; la France et l'Angleterre soutin- 
rent qu'elles avaient l'espoir fondé que le déttill des clauses 
du traité serait trouvé conforme aux droits et aux intérèU 
des sujets des puissances. 

> Des négociations furent ouvertes et suivies à ce sujet, 
et vers la (în de Tété dernier les choses en étaient là. Le 
traité avait reçu l'assentiment des trois puissances. Il ne 
restait plus k r^ler que des questions de furme. Mainte- 
nant je demanderai au très-htniorable baronnet si des modi- 
fications importantes ont été apportées au projet de traité, 
s'il a été changé depuis là modirication du cabinet; je vou- 
drais savoir si déji les ratiBcations de l'une des parties con- 
tractantes sont arrivées i Londres, et si elles ont été échan- 
gées contre la ratification de la couronne d'Angleterre. Je 
ne terminerai pas sans dire que jamais aucune des cinq 
puiasances n'a signé un traité plus honorable ni basé sur 
des considéraUona plus pures ni plus complètes de désinté- 
ressement. Je me contenterai de la déclaration que ferait le 
très-honorable baronnet qu'il lui est impossible de s'explii 
quer, si cette impoesibihlé existe réellenwnt. n 

I ■,:,., rihyGOOglC 



hlH BiSTOœK ÂTRANeÉRE <18&2). 

Nous dtODfl textuellem^t la réponse de sir Rc^wrt Pe&tl 

Je ne vois, dit ce ministre, lucun incoavéaieDt à ré- 
pondre aui. questions qui me sont adressées pif le Bobh 
lord. Je pourrais, s'il en était besoin, confirmer rexactitude 
des détails donnés par le noble lord sur les circoustanoeB 
qui ont présidé i l'examen et à la signature du traité. 

■ La France et l'Angleterre se sont adressées co^oinle- 
ment aux trois autres puissances signataires du traité, pour 
les prier de combiner leurs efforts dans le but d'aboUr dd 
trafic proclamé par l'Angleterre entière odieux et impie. Le 
traité a été signé par les cinq puissances postérieurement i 
la Domination des ministres actuels. Je puis dire qu'il n'a été 
apporté à la rédaction primitive du traité, tel qu'il avait été 
convenu précédemment, lorsqu'il a été signé, aucune modi- 
fication importante. Quelques changements ont eu lieu, 
mais ite n'étaient pas de nature à ce qu'on pût les caracté- 
riser d'importants ; c'étaient des modiiicaLiDas tendant à a^ 
surer les résultats généraux que le traité estait proposés. 
Je râpondrai à la seconde question du noble lord (Palmer- 
ston) qu'il n'y a encore eu aucun échange de ratifications. 
L'époque fixée pour l'échange des ratifications ne doit expi- 
rer que le 30 de ce mois. J'ai lieu de croire que la ratjficn' 
tioii de quelqu'une des parties est parvenue à Londres; mai», 
le délai déterminé pour l'échange dçs rati^cstionB n'expi- 
rant que le sorévrier, il ne serait pas étonnant que l'échange 
n'eût pas encore eu lieu. • 

On sait quelle fut l'attitude des chambres françaises. Les 
espérances qu'exprimait le ministère no se réalisèrent point, 
et les chambres apprirent la non ratification du traité par la 
Fiance; lord Aberdeen, qui fit la communication A la c^umbre 
haute, enp-i dans des détails assez précù. La oonrenuice 
de bon langage semblât tendre i un double but: celui *te 
prouver je désiotéresseqienf dq gouvernement, et l'espoir 
d'ubieair plus tard racçcfsic^ fie la puisHUca qui rafusalt 
tniVintepint. 

D,gt,,-ertbyGOOglC 



GRANDE BHEXAGftC. 47 1 

■ Je r^rette, dit le noble comte, de ne pu ponroir ■anoncec i li cbimbre 
que la Franoe a ralifié le traita. Je ne uanU m(me dire 1 quelle époque on 
peut eipérer celte raUScition. Va« Seignejries connda^eat ptut-êlre les 
niwngqDi ont iDiïné celle diTergence aTCcle goa*eniement Mofati. Sa 
■hteiié le nri dei Frasf^ a jag4 qoe le* noUb spécifié) par *ob gouver- 
KDUBt éuienlauei puitHPts pour l'engager à tuipeadru celte ratification ; 
TMwignearleseoDDaUseDt la nalaredece«D»lirs,eli«crDisde mondefolr 
de ne rien dire et de ae rien Taire de nature i soulerer la tnoinilre dincalld 
qui puisse iITeeler ce Iratté. Le protocole demeure ouvert pour l'acenûon 
de laFraiK» : on verra par l'cumen da trallé qnll rentre dauf celui qu'anll 
CMdii la FraïKe arec l'Angleierre en 1831. Le traité de 1833 demeure en 
pldne Ttgneur ; il n'était autre que le irailé primitir de 1831 . Le traité ac- 
iDclesi rédigé jur les bases des deux précédenU;it ne contiput aucune 
disposition noutelle, ancun nouvel eogageraent, t une seule exception pria. 
Le trallé de 1831 reconnaissait et consacrait entièrement un droit de Miila 
ubiel : dhen artietea du traité de 1S33 démontraient, de prln>e iborl, 
que te principe avait été reconnu; le tndléMtuel ne Tait rien de pins, il n'y 
aqn'noe légère adililioo.ellea Iraili la latitude du droit de visite. C'est i 
celte partie du traité que la France a rerusé d'accr'der; oiaisl l'égard de 
cette latttade donnée an droit de visite, toutes let quatre autm puliunce* 
ont eonBrmé H nllflé le traité. C'était le seul article importait qni étdrilt 
une dUTémca entre Im traités que Je vleoij de dter. J'espère que le temps 
viendra bientôt où les causes auxquelles je ne Tais pas aujourd'hui plus 
ample allusion, et qui ont amené cette résolution du cabinet rran^is, cesse- 
ront d'eiisler.iC alors le Irillé recevra la conclusion que vous déslrlei. 
(tcaulez !) s 



Ce hjt lord Bronghatn qui se cbai^ea du'rdle d'opposunl, 
ou pluLdt du rôle d'interprète des paroles du ministre : A Te 
fit avec élévation : a J'éviterai Sussi, dit-^1, de prononcer 
un seul inot teudanl à faire durer les obstacles apportéi i 
la consommaUon d'un faft politique désiré par toiit lés 
partis fk par les hommes de toutes les nuances. 

• Je De ferai qu'une observation : si «Quelque part existe 
l'opinion que, derrière le vœu universel formé par la natfiAi 
anglaise dé voir ratifier cet important trafic et de voir ses 
dispositions honnêtement et 'fidèlement exéculécs, se racfie 
qtlietque vœu sinistre , quelque chimérique fiction, soft d« 
raccroisseménl d'un droit maritime d hypoihélique, mil 



ertbyGOOgIC 



UT2 HISTOIRE ËTAANGÈRE (1862). 

del'établiisementd'un droit général de visite, soitde lirtt- 
lisation d'une prétention déjà émise, je déclare pontivement 
que des ti-aités en question il ne réaullerait pour l'Ao^e- 
terre aucune augmentation de puissaDce maritimej je déclare 
également qu'aucune arrière-pensée, aucun projet , aucune 
combinaison occulte ne se rattache à cette question. Toute 
autre supposition est une erreur absolue ; je crois impor- 
tant qu'il soit et demeure bien établi que l'abolition de la 
traite est Tunique pensée qui domine et le gouvemraienl 
anglais, et l'opposition , et même la fraction la ptos minime 
du parlement. Tout le monde ne veut et ne désire qu'arriver 
à une solution, c'est<à-dire à l'extinction d'un hideux trafic 
J'aime à croire que toutes les personnes qui se scmt ocoi- 
pées de la question reconnaîtront que mes assertions sont 
entièrement conformes à la vérité (sensation]. » 

A peu de chose près, sir Robert Peel avait parié le il dans 
les communes comme le flt lord Aberdeen : regret de la 
non-ratificationpar la France; espoir, u bien que non fondé 
■ sur une assurance quelconque reçue du goUTeroemait 
ti français, espoir que la ratification n'est qu'ajournée et 
u que les raisons qui ont engagé la France à signer, de 
» concert avec les autres puissances, un traité ayant pour 
» but de rassurer les intérêts del'humanité, la ramènerooti 
• l'exécution de ce traité... » 

» Les traités de 1831 et de 1833 conclus avec la Francei 
ajoute le ministre, n'ont rien perdu de leur vigueur ; nuis 
j'espère qu'il ne se passera pas longtemps avant que Ii 
France prête la haute sanction morale de son nom aux ef- 
forts des autres grandes puissances pour la suppression d'un 
tralicsi détestable. 

Toute la pensée hostile aux résolutions de la France en 
cette occasion, si l'on peut s'exprimer de la sorte, se résume 
dans le discours de lord Palmerston,qui parla après ar Ro- 
bert Peel. S(m argumentation est trop remarquable, elle 
paraît d'abord trop plausible et porte trop bien r«npreiale 



GRANDE-BRETAGNE. &73 

des sentiments et de la politique de l'iDCien ministre des 
tffiures étniDgëres, pour] que nous ne la reproduisions pas. 

■ La chambre me permettra de poser M quelques principes saicepUblei 
d'ippUcilioa 1 U qoeilion dont on s'occupe. Il est d'niage, en pareille ma- 
tUre , que les seules raisons qu'un sourertin puisse alléguer pour rcfOser 
4e nlUer nn tralU anclu par nu pKnipotenliaire sent : 1* que le pUnipo- 
teatiaire a entind des néifocUlions el conclu un inili! sans; avoir ëlé auto- 
risé spMalement par son gouTcmemenl, ou 2° que le plénipotentiaire, an- 
t«riEJpar son souverain, a dépassé ou violé ses instructions. (Ecoulez!) 
VoiUles rdsons plansiblesquid'ordinaire peuvent se présenterpoorja^tl- 
ftcr on reltis de ratification. Je ne Tois pas qnid le gouvemcmeal frantaii 
se Birit trouvé dans aucun des cas prévus par la coutume qui domine U ma- 
tière. Ce n'est pas l'Angleterre qui avût eolamé tes négM^tiona primitives 
avec la Franee;c'est la France qui, de eonurl avec l'Angtelerre, avait entamé 
ces négadationa avec les trois anlres puissances. 

> Le pf«4et de traité a été proposé aussi bien par le gaaTersement fran- 
çais que par le goateroement anglais. Ainsi, l'on ne peut pas dire ^oe la 
négoeiatloDs aient été entaoïées i l'iasu du eoavemtmentfran{ais;aii con- 
traire, elles avaient reçu sa sanction et son approbation, el j'esptre aiieore 
«lae la France aancUonnera et ratlRera nn trailé honorable pour elle et pour 
le général Stiiutiani, son ambassadeur, qui avait présidé 1 ces négodalions. 
Je ne vois pas, dts-lors, comment la première fin de non-recevoir pourrait 
Ctre opposée. La seconde ne Murait pas l'tlre itivanlagci et, àmoaavis, 
elle n'aorait pu plus de poids. Le traité actuel a été signé par le représen- 
tant artnel de la France i notre cour, par auile d'instructions spéciales qai 
loi avaient été adressées i ce sxlet.ou enverto de pouvoirs qui luiavaient 
été donnés avanl son départ de Paris, i IVttet de conclure le traité. 

• 11 me parsdt démontré qu'aucune des objections consacrées par la pra- 
tique eonstante des gonvemements ne milite en bvenr do refus dp raUflca- 
tion par le gouvernement français; car enQa le traité avait été condn pu 
son ordre et avec son autorisallon. Aussi ^-Je, comme le trés-honorable ba- 
ronnet , l'espoir et la confiance qu'aucun désir, si véritablement ce désir 
existât, de donner de la forcelnn gonvernemeni onànn ministère, ne 
peurraieat déterminer le souverain de la nation française t remiser sa ratUI- 
catloQ i un traité qui , }e d<ns le prodaraer, doit tkire un bonncnr inSnl i 
tons les signataires. (Applaudissements.) • 

L'espoir et la confiance de l'honorable lord dirent égale- 
ment trompéfl. Le ministère français se trouvait tnoraleinent 
eocbatoé par l'attitude des chambres dans cette question, et 
à moins de s'engager de la façon la plus grave, il ne pou- 



kU HlSTOmE ÉTRANGÈRB (1S42). 

Tait pas aller plus loin. Aussi IïI-od dans le tfomtewr du 
10 novembre la dôdaratioa suivante, datée du 18 du même 
mois, et qu'on a tout sujet de croire officielle : 

« te goureraement du roi ayant déclaré qu'il ne croyait 
pas devoir, ni en ce mument, ni plus lard, ratifier le traité 
du sodécembre 184i, les représentants de la Russie, delà 
Grande-Bretagne, de la Prusse et de l'Autriche, réunis en 
conférence à Londres, mercredi dernier, d novembre, ont 
décidé que le prf>tocoIe était clos, et que le traité cooser- 
vait d'ailleurs, quant i ces quatre puissances, toute sa força 
et valeur, n 

La jalousie inquiète que cause chez quelques hommes 
politiques l'occupation de l'Algérie par les Français se ma- 
nifesta encore par des observations et explications édtian- 
gées dans le parlement. Mais le cabinet, en ce qui le regar- 
dait, parut avoir à cœur de ne rien dire k ce sujet qui pût 
devenir un arme contre lui. (Réponse de lord Aberdeea, 
7 mars.) 

b'autres difEcuités moins importantes sont pendantes : 
l'affaire de Portendic, le règlement des pêcheries. Quant à 
la première, la réponse des ministres fut qu'une commis- 
sion était chargée de vider le débat, mais que les travaux 
de cette Commission n'étaient pas encore k leur terme. 

Quant aux pêcheries, ce fut encore i des cofnmissaireB 
qiie s'fin remirent les deux gouvernements. « La dirncblté 
t'oule,ditsir Robert Peel, sur le mode d'exécution ; mais le 
point est peu important ; aussi j'espère qu'avant l'ouverture 
de la pâcbe, en avril, l'affaire sera réglée. Le droit lie pdc&e 
accordé A l'Angleterre est limité à trois milles, i partir d« la 
noarée basse. On discuta la question de savoir si lesbai-qiies 
n^ocaiset auraient le droit d'entrer dans le rayon des trois 
BiilleA, non pas poui- pAcher, mais pour se reposer pendait 
la ouit. Voilà le grand diSérend ; mais je répète que j'ai l'ai- 
poir (^ue tout bientôt s'arrangera. » (Communes* 18 fénier.) 



GRlNDlt-BaETACflB. 6T5 

Les afOnres d'Sspagae et de Syrie attirèrent de même 
FaUeptiOD du parlemeat. 

QUInt aux premières, c'est surtout le diïférend élevé au 
Ntjet de l'flD^ssade française qui occupa les chambres. Le 
miaistère ne parla de son interventioQ que pour faire savoir 
qu'elle consistait à proposer une sorte de moyen terme 
qae le gouTeroement espagnol n'accueillit d'ailleurs pas- On 
M rappelle (année 1841) qu'il s'agissait de Taire remettre 
les lettres dfl créance dla reitu, m présence d» régent y mais 
l'accommodement proposé ne trouva pas plus de faveur 
dans le cabinet fraoçais. 

En ce qui touchait les affaires de Syrie, le ministère té> 
moignaàdiversesreprisesqu'iln'approuvaitpasles procédé! 
de l'administration ottomane, surtout par rapport i la nomi- 
natioD d'Omer>Pacha au gouvernement de la Montagne 
(wy. Turquie, Egypte). 

Bn Afrique, la politique anglaise eut k lutter contre un 
ennemi nouveau, peu redoutable sans doute, mais qui lui 
Dppoea quelque temps une terrible résistance. 

Il y a quelques anuées des Hollandais s'étaient é^ttlis à 
Port-Natal, près du Cap de Bonne-Espérance. Cette colonie 
nns métropole prit bientôt une véritable importance, grâce 
i l'adjonction de tous les mécontents accourus du Cap, et 
môme grâce â l'émigration européenne, qui se porta avec 
une certaine activité sur ce point. 

L'Angleterre s'inquiéta bientôt de ce voisinage : un certain 
nombre de ces colons imlép^idants lui avait appartenu na- 
guère \ il lui parut que des sujets anglais ne pouvaient se 
soustraire aux lois de le mère-patrie et n'avaient aucun 
droit 4 fonder un état nouveau. Une colonne d'environ 350 
bonunei fut envoyée pour occuper Port-Natal, ce qui fut 
fcit sans combfit, avec l'aide de la population d'origioe an- 
glntse. Mais les colons d'origine hollandaise, fermiers qui, 
tHmrlfl plupart, habitent la campagne et sont connus sous 
le MH9 de Awr«, dédarèreot qu'ils ne cqruegliraient jamw 



M6 yiSTOlHE ÉTH&MGÈRE (l»à2). 

à rentrer sous la loi anglaise, et qu'ils étaient déternûDès à 
hire la guerre plutôt qu'à se soumettre. Adversaires redoU' 
tables, habitués k combattre les tribus des Cafires, exoéRtets 
tireurs et armés de longues carabines, les Boors s'établirent, 
avec quelques pièces de canon, dans un camp fortifié i qua- 
tre milles de la ville. 

L'attaque des Anglais, conduite par le capitaine Smith, 
fut malheureuse : ils furent forcés de se retirer avec une 
perte considérable et en abandimnant .deux pièces de canon 
(juin). Les Boors vainqueurs prirent à leur tour l'offensive, 
et la petite troupe du capitaine Smith, attaquée dans son 
camp retranché, ne dut son salut qu'A des renforts arrivés 
du Cap. Alors toute résistance devint impossible, et Im 
Boors furent obligés de faire une entière soumission (juillet). 
Ce qui peut expliquer les eRorts désespérés de ces malheu- 
reux, c'est l'étrange conviction dans laquelle ils restèreat, 
pendant la durée de cette petite guerre, des intentions pro' 
tet^rices du roi de Hollande à leur égard. Ainsi Prétorius, 
commandant des Boors, répondait aux sommations qui loi 
étaient faites de faire sa soumission à la reine : « Nous avons 
déjà livré ce pays à S. M. le roi des Pays-Bas, et nous avons 
demandé à la Hollande de nous proléger ; ainsi nous avoiu 
lieu d'espérer que notre cJuse sera soutenue en Europe. 
— Je regrette beaucoup , répondit le lieutenant-colonel 
Cloote, que vous ayez consenti à vous laisser tromper ausi 
grossièrement que vous l'avez été par un individu sans mis- 
slon« quant aux intentions du rot de Hollande, et que vous 
vous soyez décidés à agir comme vous l'avez fait , dans b 
vaine tiypothèse qu'une des puissances européennes vou- 
drait se mêler de la solution de quelque queslipn entre l'An- 
gleterre et la colonie du Cap de Bonne-E^ralK». ■ 1^ 
Boors payèrent cher leur eireur et leur ignorance des duses 
politiques de l'Europe. 

Une autre colonie, le. Canada, donne à l'Angleterre de 
plus sérieuses inquiétudes pour l'avenir. Il est impossible àt 



GRANDE-BRETAGNE. 477 

ne pas prévoir, entre la Grande-Bretagne et les colonies 
imérkaines, une lutte semblable à celle qui se termina par 
rémaocipation des nrovinces dcTenues depuis les États-Unis. 
Celle lotte, qui a déjà commencé dans la sphère de la l^is- 
lalure, pourrait bien se terminer un jour sur un cbamp de 
bataille- Cette émancipation inévitable, que ne prépare au- 
CDDe influence étrangère, le gouvernement de la métrop(de 
Tint lai donner lui-même l'impulsion. L'administration fit 
voter par le parlement deux mesures qui Teront plus pour 
préparer l'iodépendance future de la colonie que n'auraient 
pa faire les efforts réunis des radicaux anglais et des tj/mpa- 
OàmiTê des États-Unis. La première mesure est celle qui 
réuDit les deux provinces du Canada en une seule, la se- 
conde eat celle qui rend le pouvoir exécutif du Canada res- 
ponsable devant la législature locale, comme le pouvoir 
exécutif de la métropole est responsalde devant le parle- 
ment. 

Tant que le Canada restait divisé en deux provinces , le 
Haut et le Bas, l'antagonisme des intérêts maintenait intact 
le pouvoir arbitral de la métropole. Le Ba»4^nada, qui était 
entièrement ti^n^^ais par Torigine, les mœurs, le langage et 
la religion, et qui renfermait la populaticm la plus nom- 
breuse et la plus démocratique, était tenu en échec par l'op- 
position de la province du Haut, qui formait la partie an- 
glaise, protestante et ariatocratiqne de la colonie. La lutte 
qui s'établissait régulièrement entre les législatures séparées 
des deux provinces était la garantie la plus réelle du main- 
tien de la suprématie de la législature supérieure ; et ceux 
même des colons du Haut-Canada qui formaient dans leur 
légblature locale le parti de la réforme et des idées libérales 
faîsaien t cause commune avec le parti tory et aristocratique 
contre le Bas-Canada, par esprit de nationalité. Il était clair 
que, dés que ces distinctions nationales s'eOsceraient ou 
s'atténueraient, dès que les deux provinces et les deux lé- 
gislatures séparées ne formeraient plus qu'une seule pro< 



. '[.Google 



tilt MISTeiltE ËntANGÉRÊ {1R&3}.! 

vince et une seule législaturej il était clair, disons- houfl, 
qu'on verrait se constituer au Canada, comme dans la mé- 
tropole, une majorité et une minorité parlementaires dont 
le pouvoir exécutif serait entièrement dépendaDt. C'est ce 
qui arrive aujourd'hui. 

La seconde des mesures dont nous avons parlé doit en- 
traîner des conséquences plus graves encore. Constituer un 
gouvernement colonial responsable devant la législature 
locale, c'est rompre tous les liens qui rattachent la colonie 
k la souveraineté de la métropole ; c'est Caire d'elle, k pro- 
prement parler, un Ëlat indépendant. Le gouverneur deli 
Colonie, qui dépend du gouvernement central , lequel dé- 
pend lui-même de l'accord des trois pouvoirs, se trouve 
encore dépendre dételle bu telle majorité qui se présentera 
dans l'assemblée coloniale- La souveraineté réelle est ainsi 
complètement perdue de vue, et le gouverneur de la colonie 
devient lui-même le souverain d'un royaume indépraidanL 

Les conséquences ne se firent pas attendre, et l'événement 
prouva bientôt que si la mesure n'était pas politique, elle 
était au moins libérale. Ainsi le gouverneur général. (]ui 
avait un cabinet tory, rencontra dans la chambre une oppo- 
sition .telle qu'il Tut obligé de capituler et de remettre le 
pouvoir eiécuUr à la discrélion du parti français et du parlj 
radical anglais. Jusqu'à présent le parti français était frappé 
d'une sorte d'ostracisme, et c'est cette injuste exclusion 
qui avait amené l'insurrection de 1837. Aujourd'hui M. La- 
fontafne, chef reconnu du parti français, siège dans le con- 
seil, et un nouveau ministère complètement libéral gouverne 
le Canada. 



ertbyGOO>^IC 



GRANDE-BItETAGflK. 



GIANDS-BRETAGKE. — Di'riBIZnL 

OoKrtiire dn parienriil. — Oisranre d'onTcrtare. — Niiuaim do priMe 
<cGin«s. — Vojagedu roi deprauc. — Défltlt flnuider. — Mtttn 
du pcQple. — Modificalien du ablnct, — Meure* nouvrilM. — L*f 
dMtMuda. - TirU noblle. — DIkdmImh. — AdoptUadalaM. — 
TtritdM maïu. — Dirasctun. - Adoplioa. — IrUad*. — QueiUw 
dn Ttptal. — O'ConiHU. — Csrruption électorale. — Motioii Roebadc 

— EnqaSle. — TroQbles de* ditliieU tniDuraclarien. — Hnte* dM 
eluribles. — Arrotallon el uDdimnatloo. — ProrOf;itlM da |wHa- 
tBut. — Atuquct ovDtn )■ pcnonne ds la nfae. ~ Bill da prolKtlM. 

— lUtatiUiHDUiil dn aflUnk. — \ojtgt de )■ rtiiic en Ecosh. 



Danslediscoursd'ouverturedii parlement (3 février), après 
s'être félicitée de la naissance du prince de Gallei et t'étre 
applaudie delà bienveillance qui araitportéleroidePriuse 
i venir, en personne, assister en qualité de parrain au bap- 
tême d